• Les gens heureux lisent et boivent du café - Agnès Martin-Lugand

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Grand format : 126 pages / 14,20 €

     

    Résumé :

    Diane, perd son mari Colin et leur fille de 5 ans Clara dans un accident de voiture où elle aurait logiquement dû se trouver. Pendant une année elle va continuer à vivre recluse chez elle dans le déni de leur mort. Elle n’a plus goût à rien dans la vie. Heureusement pour elle, son ami Félix avec qui elle avait ouvert un café littéraire lui apporte aide et soutien. Un an après le drame, elle décide de changer de vie et de quitter Paris pour un coin perdu en Irlande. Pourquoi l’Irlande ? Eh bien parce que Colin rêvait d’un voyage là-bas.

     

    Avis par Lolo :

    D’abord j’ai été choquée entre le décalage du titre et du contenu du livre. En effet je pensais à quelque chose de « cosy », « feutré » par un tel titre si évocateur de « bien-être ». En fait, il s’agit juste du nom du café littéraire tenu par Diane et son ami Félix. Donc, dès les toutes premières pages, on est dans le vif du sujet. A savoir, qu’une jeune femme perd et son mari et sa fillette en même temps. Et c’est avec ce vide incommensurable que Diane va devoir vivre ou plutôt survivre. L’auteur va décrire de façon simple et réaliste les différents sentiments de Diane tout au long des terribles deuils qu’elle doit faire. Le cheminement de l’histoire est logique et crédible. Ce n’est pas une « recette » pour s’en sortir après un tel drame mais plus une façon d’essayer de se reconstruire et surtout d’être capable d’avancer. C’est à cela que va servir son retranchement en Irlande. Les personnages qui gravitent autour d’elle ne m’ont pas toujours paru sympathiques mais il en va ainsi dans la vraie vie !


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  • La fille du parrain - Gabrielle Zevin

    Caractéristiques :

    Genre :Roman

    Format poche : 393 pages / 16,90 €

     

    Résumé :

    A peine Anya – dit Annie, pour les intimes – est-elle sortie de ses trois mois d’enfermement, pour avoir tiré sur son cousin (qui rappelons-le, avait lui-même tiré sur Win, le petit ami d’Annie), qu’elle est forcée à un exil hors des Etats-Unis. Sous la menace du père de Win, prétendant à un poste politique important dans les élections à venir, Annie est obligée de se réfugier chez des amis de sa famille, en Amérique du sud, au sein même des cultures de fèves de cacao, ingrédient principal des célèbres tablettes de chocolat Balanchine. Là-bas, elle retrouvera le goût de sa famille pour le chocolat, et la vraie valeur de celui-ci. Mais lorsqu’une tentative de meurtre frappe en même temps Annie, sa sœur et son frère, la jeune femme sait qu’il est temps de rentrer à New York afin de faire face à un rôle qu’elle a jusque là craint : celui de fille légitime du parrain…

     

    Avis:

    Cette suite de « La mafia du chocolat » est bien plus sombre que le précédent tome. En effet, les meurtres et décès y sont nombreux (on ne vous dira pas qui, pour ne pas vous tuer le suspense ! (notez le subtil jeu de mots)). Et c’est la force de cet opus ! Bien qu’utilisant les mêmes qualités que le premier roman de la saga, à savoir : une écriture fluide, une narration personnelle, un personnage principal simplement extraordinaire et une histoire profondément originale (houla, ça en fait des qualités !), le récit évolue avec son personnage. Annie est plus grande, plus mature… Et c’est bien logique étant donnés les événements qui ont frappé son entourage. Gabrielle Zevin arrive à nous offrir une suite qui s’individualise complètement ! Oui, on a affaire aux mêmes personnages, mais l’histoire grandit et mûrit ! Difficile alors de dire lequel de ces deux romans m’a le plus plu… La description du chocolat et de ses recettes donnent envie de se préparer un bon chocolat chaud fumant (ce que j’ai d’ailleurs fait !) Une seule chose est sûre : cette auteure a une plume incroyable et il me tarde de découvrir ses autres romans (« Je ne sais plus pourquoi je t’aime » et « Une vie ailleurs »). Quant à la fin de cette fantastique trilogie, je suis partagé entre l’envie irrépressible de me plonger dans le dernier tome, et le besoin que cette sensation grisante ne se termine jamais ! Alors, Oui à la légalisation du chocolat !!!

    Lien direct : Wiz Albin Michel


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  • Combien - Douglas Kennedy

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Format poche : 312 pages / 21,00 €

     

    Résumé :

    Nous sommes en 1990 et l’auteur n’est pas encore connu, juste un écrivain fauché qui essaie de percer. Au cours d’un repas de Noël avec d’anciens amis de la fac il va s’intéresser au monde de la finance à travers eux qui sont pour la plupart « traders »  à Wall Street. Douglas Kennedy se lance alors à la poursuite d’un monde ou la seule loi est : « toujours plus d’argent ».

     

    Avis par Lolo :

    Premièrement ce livre ne ressemble à aucun autre de l’auteur. Il s’agit ici d’un document voire même d’une sorte de carnet de voyage à travers le monde impitoyable de la haute finance. L’auteur ne juge pas mais relate simplement des faits et des conversations. A cette époque il n’a pas du tout le même rapport à l’argent que la plupart de ses amis. Il va donc constater que rien n’est laissé au hasard, que la vie d’un « trader » doit notamment aux Etats-Unis se plier aux conventions et à une logique implacable : le job, le mariage, les enfants, la superbe villa dans les Hamptons…Aux Etats-Unis l’échec n’est pas toléré, il faut gagner de l’argent, toujours plus sans savoir si vous aimez ou non votre travail. Le maître mot est : « réussir » et le faire savoir. Malheureusement, ces personnes habituées à tout contrôler et pour qui l’argent n’est pas un problème sont complètement désarmés face aux soucis de santé. Car ça personne ne maîtrise.  Partant de Wall Street, l’auteur nous entraîne à Sydney dans des salles de marché assez surréalistes puis à Casablanca ou la place boursière ressemble beaucoup aux souks. Il va rencontrer des traders atypiques tout au long de son périple. Le constat est que la carrière d’un trader est très courte. Leur vie est une course perpétuelle contre la montre et les ouvertures des différentes places boursières dans le monde. C’est un job plus qu’à plein temps je dirais où tout peut basculer d’une minute à l’autre… Finalement, le jeu en vaut-il la chandelle ?


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  • La mafia du chocolat - Gabrielle Zevin

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Format poche : 390 pages / 16,00 €

     

    Résumé :

    En 2083, le chocolat, la caféine et l’eau sont devenus des denrées rares, et les deux premières sont même illégales. Comme dans toute bonne société qui se respecte, les interdits ont mené à un commerce illégal : c’est l’émergence du marché noir. Annie est la fille du défunt parrain d’une grande Famille. Orpheline, elle vit avec sa grand-mère dont la santé décline de jour en jour, son grand frère handicapé intellectuellement depuis un accident, et sa plus jeune sœur. La vie n’est pas simple lorsque l’on est constamment montrée du doigt… Surtout lorsque l’ancien petit ami d’Annie manque de mourir à cause d’une tablette de chocolat empoisonnée ! Et c’est sans compter Win, le fils du procureur qui ne la rend pas indifférente…

     

    Avis:

    Coup de cœur ! Ce premier tome est une réussite totale ! Je ne l’ai pas mis dans la section jeunesse tout simplement car bien qu’il puisse combler les adolescents, il est également parfait pour les adultes ! (Alors pourquoi être restrictif ?). L’auteur utilise une narration brillante qui implique directement le lecteur au cœur de l’histoire. Evidemment, son personnage principal : Annie, n’est pas en reste. C’est une jeune femme intelligente, intuitive et qui a vu suffisamment de cruautés pour être forte et résistante. Elle porte le « fardeau » de sa famille sur ses épaules et réussit avec brio à jongler avec les différentes facettes de sa vie. Win, le fils du procureur, est également un personnage super. Il a tout pour lui : il est fidèle et loyal et sa relation avec Annie est superbement contée ! Le piment de leurs répartis rend le texte agréable et dynamique ! Les personnages secondaires telles que Natty, la sœur d’Annie et Léo, le frère handicapé sont très bien conçus et rendent l’histoire pittoresque et prenante ! Vous l’aurez compris : la raison pour laquelle je ne taris pas d’éloge sur ce roman est qu’il est absolument génial, et ce, sous toutes les coutures (notamment sa couverture superbe et originale !)… Un vrai coup de cœur dévoré en une demi-journée qui me pousse immanquablement à me plonger dans sa suite : « La fille du parrain » !

    Lien direct : Wiz Albin Michel


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  • Les lames du Cardinal - Pierre Pevel

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Grand format : 400 pages / 7,50 €

     

    Résumé :

    Dans le Paris du roi Louis XIII, le cardinal Richelieu tente par tous les moyens de protéger le royaume de France de la guerre, des complots, de l’espionnage et surtout des dragons. Ces antiques créatures se fondent parmi les humains, complotant afin de prendre le pouvoir. Leur société secrète ayant déjà pris possession de la Cour d’Espagne, le cardinal Richelieu fait de nouveau appel à l’unité d’élite qu’il contrôlait. Ces cinq hommes et cette femme, bretteurs d’exceptions et fins aventuriers sous le commandement du capitaine La Fargue vont de nouveau former les Lames du Cardinal afin de protéger le royaume de la menace draconnique.

     

    Avis par Mathilde :

    J’ai adoré me replonger dans l’univers des romans de cape et d’épées. Tout y est : rapière, mousquetaires, gardes du cardinal… et dragons ! J’ai beaucoup aimé cette idée d’integrer les dragons à la société, à la manière d’infiltrés. On ne peut pas savoir qui en est un ou pas. Ils sont là et ils complotent. Le récit est très bien mené. Pierre Pevel a un style très cinématographique ce qui sert beaucoup pendant les scènes d’actions mais qui fait peut être un peu « too much » à certains moments. C’est le seul bémol pour moi : les punchlines, c’est  sympa à certains moments mais point trop n’en faut ! Sinon, on a des personnages attachants, une bonne part de mystère sur certains d’entre eux, et le plaisir d’avoir enfin une femme qui ne sert pas qu’a faire joli ! En tout cas, un très bon roman, bien mené et qui à l’avantage d’être disponible en intégrale chez Bragelonne (et qui commence à sortir en poche chez Folio).


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  • La maison d'hôtes - Debbie Macomber

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Grand format : 400 pages / 19,90 €

     

    Résumé :

    Jo Marie vient de perdre son mari, mort en Afghanistan quelques mois plus tôt. Afin de donner une nouvelle impulsion à sa vie, elle décide de quitter la grande ville afin de s’installer dans un petit village du nom de Cedar Cove. Elle deviendra ainsi l’heureuse propriétaire d’une charmante maison d’hôte qu’elle baptisera « La Villa Rose » en l’honneur de son défunt mari. Heureuse, elle apprendra à l’être de nouveau, tout comme les hôtes qui partageront son quotidien…des âmes solitaires et meurtries qui devront faire face à leur passé douloureux afin de reconstruire leur vie et aller de l’avant. Trois destins à la croisée des chemins qui se verront basculer lors de leur séjour dans la ravissante et mystérieuse Villa Rose.

     

    Avis par Audrey :

    Un très joli roman que j’ai lu assez rapidement tant je me suis vite sentie prise par l’histoire. Je voudrais avant tout parler des personnages, criants de réalisme. Ils ont su m’émouvoir, chacun à leur manière. En effet, ils ont tous dû faire face à un drame qui a considérablement marqué leur existence et ce qui est touchant, c’est de voir tout ce qu’ils vont mettre en œuvre pour s’en sortir. Josh, qui a perdu sa mère très jeune puis a été mis à la porte par son beau-père reviendra malgré tout vers ce dernier lorsqu’il vivra ses derniers instants. Abby qui, elle, a eu il y a quelques années un accident de voiture dans lequel sa meilleure amie a trouvé la mort devra faire face à ses démons et déculpabiliser afin de pouvoir recommencer à vivre vraiment. Et bien sûr, Jo Marie qui malgré une histoire d’amour terminée trop tôt sera l’image même de la gaieté et de la générosité, jusqu’à adopté un chien dans un refuge, Rover, battu par ses anciens propriétaires. Entre ces deux-là, c’est un vrai coup de cœur qui va opérer et qui va, à nous lecteur, nous mettre la larme à l’œil. L’écriture fluide, légère, sans prise de tête, nous offre un vrai moment de détente. Il est d’ailleurs spécifié en quatrième de couverture : « à lire bien douillettement sous sa couette » et je confirme qu’il n’y a rien de mieux ! J’ai aimé ce roman parce que j’ai eu l’impression de partager l’intimité de ces personnages, un peu comme si j’avais été l’une des pensionnaires de La Villa Rose et que le soir venu, mes voisins venaient me raconter leur histoire (d’ailleurs, je dois bien vous l’avouer, j’aurais bien aimé que ce soit le cas : la ville de Cedar Cove m’a littéralement fait rêver…..je vais de ce pas aller voir si cette bourgade existe vraiment…peut-être pour de prochaines vacances ?).

    Lien direct : Editions Charleston


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    Caractéristiques :

    Genre : Roman / Erotique

    Grand format : 220 pages / 8,95 €

     

    Résumé :

    Ce livre raconte l’histoire d’un homme (alias Stephane Rose himself) qui, après avoir vécu une aventure érotico-amoureuse avec une rousse incendiaire, vouera un véritable culte à la femme rousse, la vraie : à sa peau laiteuse, à la couleur flamboyante de ses poils et cheveux, à l’odeur particulière de son corps, à la fougue et la « coquinerie » propre aux rouquines. Les discussions qu’il entretiendra avec de nombreuses rousses sur Meetic, lui permettront d’en rencontrer certaines afin de les connaître de façon plus intime. Ces nombreux « échanges » (verbaux et autres…) lui permettront de pousser plus loin son analyse des femmes rousses et à se poser la question du rapport qu’il entretient avec celles-ci.

     

    Avis par Audrey :

    Avant de commencer la lecture de « Pourvu qu’elle soit rousse », je me suis demandée si cela n’allait pas être un peu trop « hard » pour moi, et si j’allais adhérer à ce genre d’écrits. En effet, même si dans les premières pages, certains mots un peu crus m’ont d’abord choquée, ensuite je me suis complètement fondue dans le style de l’auteur. L’écriture m’est alors apparue pleine d’humour, d’ironie et de sarcasmes, comme si l’auteur en personne me faisait des confidences. J’ai lu ce livre en peu de temps et c’est celui vers lequel je me tournais au réveil, c’est dire à quel point il m’a plu ! J’ai aimé être dans le secret de ce qui se passe dans la tête de cet homme. C’est une introspection loufoque mais bien menée. L’auteur peut quelques fois choquer dans le verbe, mais on aura été prévenu par sa 4ème de couverture : « carnet de route pornographique ». En réalité, ce n’est pas si dérangeant… Je n’irais pas jusqu’à dire que j’ai pu être excitée dans certains moments du livre, mais parfois, l’effet voyeur de cette lecture a un petit côté plaisant. J’ai aimé le cheminement de sa pensée et de ses expériences, mais pas forcément l’aboutissement de sa réflexion car elle est quelque part attendue : il cherche dans chaque rousse ce qu’il a connu avec la toute première… Quelque chose qui paraît évident assez tôt. Ce que j’ai aimé dans ce livre, c’est qu’il m’a surprise. J’ai probablement écarquillé les yeux à certains moments, et souri à d’autres. C’est un livre drôle. Stéphane Rose a vraiment su rendre les femmes rousses attirantes et sexy, loin des clichés péjoratifs qui leur collent à la peau. J’en viens presque à regretter de ne pas être rousse…


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  • Nos séparations - David Foenkinos

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Format poche : 224 pages / 6,50 €

     

    Résumé :

    Alice et Fritz s’aiment mais vont passer leur vie à se séparer. Plusieurs raisons à cela. Les parents et beaux-parents bien sûr ! Le travail et les collègues. La jalousie, une incroyable histoire de dents….et de cravates…Les définitions du Larousse et la biographie de Schopenhauer vont agrémenter ce roman au fil des pages.

     

    Avis par Lolo :

    La complexité de la vie de couple vue par David Foenkinos. Même si l’amour est très fort, il suffit souvent de pas grand-chose pour que le couple se sépare. Il y a malgré tout beaucoup d’humour dans ce livre bien que l’histoire en elle-même soit assez triste. Fritz, le héros ressemble un peu à un adolescent qui ne se rend pas toujours compte de ses actes et de ses paroles. C’est ce qui fait son charme. Alice nous paraît moins sympathique parce qu’elle est plutôt « psychorigide ». Paul et Virginie forment un bel exemple de couple « solide » et fait pour durer. Je trouve l’histoire vraiment proche de la réalité. Pleine d’émotions, de joies et de doutes que l’on peut ressentir dans une vie de couple. Il y a une sorte de fatalité quant à sa longévité. Quelle est la part de coïncidences dans une vie ? Nos enfants peuvent-ils réussir là où nous avons échoué ?


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  • Trois définitions de l'amour - Caroline Bongrand

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Grand format : 355 pages / 20,00 €

     

    Résumé :

    Gilles est un chimiste de renommé travaillant pour une grande société créatrice de fragrances internationales. Son métier l’amène à trouver, pour Monsieur Karl Laggarfeld, la fleur qui lui permettra d’en tirer un parfum incomparable : une odeur qui rend amoureux. Cette quête du grand amour le pousse à remettre en cause sa relation avec Ina. A quelques jours de son mariage, il brise ses fiançailles et avec, le cœur d’Ina. Quelques jours passent, et Gilles réalise son erreur. Mais quand il va chercher Ina, elle est partie… Il voulait une preuve d’amour : elle a donc choisi de partir à la recherche de cette fleur unique et introuvable… Celle du grand amour. Gilles n’hésite pas un instant et se précipite à la poursuite de celle avec qui il souhaite passer le restant de sa vie. Son périple le guidera jusqu’en Chine et lui révèlera des secrets sur sa famille qu’il n’aurait jamais imaginés…

     

    Avis :

    La narration à la première personne de Gilles m’a posé problème de façon épisodique, mais tout au long du roman. J’ai eu la net impression que l’écriture particulière féminine (et bonne, d’ailleurs !) n’était pas exactement adaptée à un personnage principal masculin. Signalons que sa couverture est particulièrement jolie, mais encore un peu en décalage avec l’histoire que je m’attendais à découvrir… L’idée de départ est excellente, et sert d’excuse pour des tonnes d’explications très enrichissantes sur les parfums, les arômes… Cela donne prétexte à de nombreuses anecdotes sur certaines marques que l’on connaît bien. Outre ce premier point, le récit est agréable et Gilles est un personnage attachant. De même, les recherches de l’auteure sur les cultures Juives en Chine sont particulièrement poussées et très intéressantes ! Le mystère de la fleur unique, transformé pratiquement en conspiration gouvernementale est un peu exagéré… Il ne manque pourtant pas grand-chose à ce roman pour en faire un incontournable, juste un petit « je-ne-sais-quoi »… Cela reste tout de même un livre très agréable, idéal pour passer un bon moment sans trop se poser de questions…

    Lien direct : Editions Robert Laffont


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  • Noces de neige - Gaëlle Josse

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Grand format : 176 pages / 14,00 €

     

    Résumé :

    Irina, une jeune femme russe mène une vie sans surprise, sans attrait à Moscou. Par un site de rencontre sur internet elle rencontre un homme habitant à Nice. Elle va entreprendre le voyage de trois jours avec le transsibérien pour le rejoindre et l’épouser, afin d’enfin pouvoir changer de vie. Elle n’a jamais entendu parler d’Anna Alexandrovna, une jeune aristocrate russe dont la famille passait ses hivers à Nice, près d’un siècle plus tôt. Les deux jeunes femmes n’ont rien en commun, si ce n’est un voyage en train qui a changé leur vie.

     

    Avis par Mathilde :

    Gaëlle Josse nous livre une fois encore un roman d’une sensibilité remarquable. Elle arrive parfaitement à nous faire entrer dans l’ambiance de la vie de ces deux jeunes femmes. De la place d’une jeune aristocrate vivant dans les fastes des salons de Saint Petersburg et les successions de bals au XIXe siècle à la triste vie d’une jeune femme désabusée survivant de petits boulots comme elle peux en rêvant de mieux. L’écriture délicate l’auteur nous plonge au cœur des pensées de ces jeunes femmes à qui l’on s’attache forcément. C’est un magnifique petit roman (176 pages) qui ne manque pas de nous toucher.


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  • La femme qui décida de passer une année au lit - Sue Townsend

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Grand format : 448 pages / 21,00 €

     

    Résumé :

    Eva, mariée, cinquante ans, mère de jumeaux au QI exceptionnel décide un jour de se mettre au lit pour ne plus en sortir. La raison est simple : elle est excédée par son train de vie. Et si les jumeaux ont enfin quitté la maison, c’est le bon moment pour se relâcher. Adieu les responsabilités, bonjour la paresse ! A ce moment, elle est loin de se douter que sa décision va entraîner de nombreuses conséquences plus ou moins inattendues. Bien que clouée au lit, elle fera la rencontre de plusieurs personnes qui vont rythmer son quotidien. Alexander, son chevalier servant, l’homme à la camionnette, celui qui n’était venu faire que de menus travaux prendra finalement une place importante dans la vie et dans le cœur d’Eva. Sa maman Ruby et sa belle mère Yvonne veillent toutes deux sur elle. Son mari Brian qui a une relation extra conjugale depuis huit ans va très mal vivre la situation… surtout car il n’est pas habitué à faire les choses par lui-même ! Fort heureusement, sa maîtresse Titania ne tardera pas à emménager dans la remise avec lui pour le distraire… Alors qu’en s’allongeant, Eva pensait pouvoir se reposer, elle ira de déconvenue en déconvenue : boudée et incomprise par sa famille d’un côté, mise au rang d’ange mystique par des âmes tourmentées de l’autre, elle n’aura de cesse de chercher la paix ….

     

    Avis par Lolo :

    Je dois dire que ce livre m’a beaucoup plu et que je l’ai lu d’une traite. Toutefois, je l’ai trouvé plus pathétique que drôle, mais je pense aussi que l’humour anglais leur est vraiment spécial. Du coup, chaque lecteur ne percevra pas forcément ce livre de la même façon ! L’histoire est à la fois banale et originale. En effet, chaque femme quinquagénaire avec mari et enfants se reconnaîtra  sûrement un peu à travers Eva. Sauf que c’est la goutte d’eau qui va faire déborder le vase… En fait, une tache de soupe sur le beau fauteuil retapissé par ses soins va déclancher le signal d’alarme. Son ras le bol, qui a mon avis était en « sommeil » va atteindre là son paroxysme. Elle monte dans sa chambre se couche, toute habillée qui plus est, avec ses chaussures et ne voudra plus se lever de sitôt. Elle va devenir spectatrice de ce qu’implique son geste. Son entourage va se révéler sous son vrai jour. Son mari Brian, égoïste et infidèle. Ses jumeaux Brian Junior et Brianne surdoués mais horribles dans leur comportement complètement centrés sur eux-mêmes, aucune compassion pour leur mère, bref selon moi, des enfants détestables ! Le personnage le plus drôle à mes yeux est sans conteste la mère d’Eva : Ruby. Elle concentre les aspects les plus négatifs qui soient. Elle est raciste, égoïste bien sûr ! N’a aucun instinct maternel et se permet de faire des réflexions à tout va. Le « beau » personnage de ce roman est Alexander. Une sorte d’homme à tout faire, un peu rasta aussi mais qui va être le lien entre tous ces loufoques. Tout le monde va se reposer sur lui. J’ai eu du mal à trouver Eva attachante car à mon sens elle va trop loin, mais c’est justement le but du livre. Il y a quand même beaucoup de répliques et de situations amusantes et la scène que j’ai adorée est quand Eva explique à son mari la préparation de Noël en revivant littéralement celle de l’année précédente… Fantastique mais terrible ! L’auteur réalise ici un tour de force magistral en traitant de sujets graves sur un ton badin. Eva est une femme « au bout du rouleau »… Se pose alors la question fondamentale de savoir sur qui nous pouvons compter en pareil cas.

     

    Avis par Audrey :

    Sur la couverture du livre, nous pouvions lire, en parlant de l’auteure : « l’une des romancières les plus drôles de sa génération » (The Times). Je suis toujours assez sceptique face à ce genre de déclaration mais là je dois bien l’avouer j’ai franchement ri en lisant ces quelques 450 pages. Quelle réussite dans l’écriture !!! L’auteur distille à merveille des petites phrases à l’humour piquant qui nous font sourire tout au long du roman. Les personnages sont juste délirants : surtout les jumeaux, Brian junior et Brianne (notez déjà la loufoquerie !) qui, du haut de leur 17 ans et de leur 250 de QI, tâcheront de s’adapter au monde des « djeunz » en adoptant leur vocabulaire et en essayant de devenir plus « sociables ». Tâche qui se révèlera ardue mais qui provoquera de nombreuses situations comiques, au plus grand plaisir du lecteur. Quant à Brian (senior cette fois-ci), je l’ai trouvé tout aussi drôle dans sa gaucherie et son innocence ridicule. On comprend pourquoi Eva a décidé de se mettre au lit et d’y rester quand on imagine ce qu’à pu être son existence jusque là. A son propos, je dirais que s’il y a bien un personnage qui nous a fait un peu moins rire mais un peu plus réfléchir, c’est elle. En effet, chaque femme peut se retrouver un peu en Eva… On a toutes eu, à un moment, lassée par notre quotidien, envie de jeter l’éponge et de s’arrêter un instant pour souffler, réfléchir et se recentrer sur soi. C’est ce qu’a fait Eva, elle ne savait pas alors que ça allait prendre plus de temps que prévu et que loin de ne bouleverser que sa propre vie, c’est l’existence de tous son entourage qui va s’en trouver modifiée. Par ailleurs, j’ai aimé son introspection qui pousse le lecteur à se demander si ce personnage est en proie à la folie ou non… Question qui rythmera l’intégralité du roman et dont on aura quelques éléments de réponse, simplement suggérés par l’auteur. En bref, un roman loufoque, drôle et prenant, aux personnages à la fois communs et complètement excentriques qui vous feront vivre de vrais bons moments !!!

    Lien direct : Editions Charleston


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  • Le potager des malfaiteurs ayant échappé à la pendaison - Arto Paasilinna

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Format poche : 384 pages / 7,50 €

     

    Résumé :

    L’inspecteur principal J.Jyllänketo est envoyé par la Sécurité nationale finlandaise au fin fond de la Laponie pour enquêter sur une florissante exploitation agricole spécialisée dans la culture biologique d’herbes aromatiques, de champignons, j’en passe et des meilleurs. Cependant, cette dernière, fait l’objet de nombreuses rumeurs. L’inspecteur va très vite découvrir que ces immenses champignonnières installées au fond d’une ancienne mine sont en fait un terrible camp de travail. Il découvre que le chef de cette exploitation est une veuve au caractère « bien trempé » et qu’elle séquestre des malfrats ayant échappé à la justice. L’enquêteur va être à la fois séduit par cette philosophie de l’entreprise et par Sanna la fille de la patronne. Il va se jeter à corps perdu dans cette incroyable aventure.

     

    Avis par Lolo :

    Sans conteste mon auteur préféré ! J’adore son humour et ses personnages complètement déjantés. Ils sont tous incroyablement attachants les gentils comme les méchants. Les héros sont embarqués dans des aventures complètement différentes de leur vie habituelle, et c’est toujours une vie qui est proche de la nature. Au lieu de s’insurger de la façon dont l’exploitation fonctionne : à savoir réduire des malfrats en esclaves, Jyllänketo va trouver cette idée géniale. En effet il ne faut pas oublier que le coût de la main d’œuvre est terriblement cher. Il va adhérer à 100 % et va même sillonner le pays pour trouver d’autres malfaiteurs et les ramener de force bien sûr à l’exploitation. C’est tout bonnement jubilatoire, décalé, hilarant bref génial ! Amoral au possible. Paasilinna nous fait passer comme toujours des messages sur des problèmes de société, de justice et il a des idées très simples pour y remédier. En effet, tous ces délinquants peuvent « se racheter une conduite » et retrouver « le droit chemin », après leur passage dans « ce camp de travail ». A noter comme toujours, les descriptions des magnifiques paysages du Grand Nord qui sont un vrai bonheur. Si vous aimez rire, casser la routine et voir la vie sous un jour nouveau et positif alors n’attendez plus et lisez autant de Paasilinna que vous pouvez vous ne risquez pas de vous ennuyer ! A bon entendeur, salut !


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  • L'ombre de ce que nous avons été - Luis Sepulveda

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Format poche : 145 pages / 5,70 €

     

    Résumé :

    Belle histoire contée pas Luis Sépulvéda à la frontière entre la fable politique et le polar déjanté. Quelques 35 ans après le coup d’état de Pinochet (11 septembre 1973), 3 anciens anarchistes se retrouvent dans un vieil entrepôt et attendent le cerveau du groupe appelé « l’Ombre ». Malgré leur soixantaine, nos joyeux lurons espèrent faire une dernière action révolutionnaire retrouvant ainsi un peu de leur jeunesse perdue…

     

    Avis par Lolo :

    Avec en toile de fond la réunion cocasse d’anciens anarchistes qui espèrent 35 ans plus tard faire un « dernier coup », l’auteur raconte le Chili au temps de Pinochet. Mais il fait cela en y mettant tout ce qu’il faut d’amour, de tendresse, de poésie même en y mêlant une histoire abracadabrante semée d’anecdotes « loufoques » comme par exemple l’histoire des poulets. Fait majeur, un tourne-disque jeté par une fenêtre au cours d’une dispute conjugale va tout remettre en question. Les dialogues à la fois drôles et absurdes font malheureusement ressortir des vérités oubliées. Ces 3 héros sont attachants même s’ils ont été brisés et par l’Histoire et par leur exil. Ils ont conservé leurs rêves et leur humour. Ils sont émouvants car quand ce n’est pas la dictature, c’est le destin qui s’en mêle ! A travers ses 3 hommes, c’est l’histoire chilienne entre Allende et Pinochet qui nous est présentée. Sous couvert d’humour désabusé et de personnages farfelus apparaît toute l’horreur que les Chiliens ne pourront jamais oublier : les disparitions, la torture, l’exil.


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  • Dolores Claiborne - Stephen King

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Grand format : 324 pages / 19,00 €

     

    Résumé :

    Dolores Claiborne est une femme vivant sur une île dans le Maine. La vie y est difficile, en particulier lorsque l’on y travaille pour une veille femme acariâtre et que l’on a épousé un alcoolique qui bat son épouse et a une bien piètre influence sur ses enfants. Pourtant, Dolores fait de son mieux pour assurer un avenir à sa progéniture, et elle ne recule pas devant le travail acharné pour cela… C’est pourquoi, il est difficile de vivre dans ses conditions depuis plus de quarante ans, en particulier lorsqu’on l’accuse d’avoir tué son mari, puis plus tard son employeur. Mais c’est également l’occasion de revenir sur sa vie et d’en faire un récit complet sans mensonge ni censure. Il est temps pour Dolores Claiborne de faire table rase du passé et d’assumer ses erreurs…

     

    Avis:

    Porté à l’écran avec la grande Kathy Bates en tant que Dolores, ce livre de Stephen King est une réussite. A croire qu’il n’a écrit que des best-sellers (mais je pense que ce n’est pas loin de la vérité). L’auteur parvient à créer un personnage criant de vérité, tellement humain qu’il ne peut qu’attiser la sympathie du lecteur. On plaint Dolores pour sa vie difficile, mais en même temps, on est ébloui par la force de ce personnage. Elle ne reculera devant rien pour ses enfants qu’elle aime par-dessus tout. Sa relation avec Vera Donovan (son employeur) est belle et traduit un portrait réaliste de la vieillesse et des difficultés qui vont avec, notamment le fardeau que l’on peut infliger aux gens auxquels nous sommes proches. Joe, le mari de Dolores est un personnage détestable et il mérite chaque seconde de supplice qu’il va vivre. Le parallèle fait avec le roman du même auteur « Jessie » est super ! (Je suis un vrai fan de ce genre de chassés-croisés, un peu fait à la manière d’un cross-over pour les séries TV) L’éclipse de 1963 étant ce qui relie les deux romans. Le livre ne contient aucun chapitre mais ne souffre pourtant d’aucun temps mort, on ne souhaite tout simplement pas lâcher le roman avant d’en avoir lu les dernières lignes. Cette histoire est extraordinaire, mais pas autant que son personnage principal qui restera dans les mémoires… Dans la mienne en tous cas, c’est certain !


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  • La famille Fang - Kevin Wilson

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Grand format : 392 pages / 21,50 €

     

    Résumé :

    De tout temps, la vie d’Annie et Buster a été difficile… Connus du public sous les noms anonymes de « enfants A et B de la famille Fang », les deux enfants ont dû depuis leur plus jeune âge, suivre leurs parents dans des « happenings ». Cette forme d’art consistant à produire une réaction originale de la part d’un public non averti, à partir d’une situation parfaitement décalée. Les années ont passé, et après un nouvel excès de leurs parents, Annie et Buster ont quitté la maison. L’une est devenue actrice et l’autre écrivain, deux formes d’art inférieur selon l’avis des parents Fang. Suite à des déconvenues professionnelles, les deux enfants se voient forcés de revenir vivre temporairement chez leurs parents. Après plus de dix ans loin d’eux, que leur réserve ce futur incertain ? Car la famille Fang est de nouveau au complet…

     

    Avis :

    Brillantissime ! Et complètement décalé ! Que dire de ce roman si étrange et ensorcelant… L’histoire est vraiment originale, tout comme les parents Fang. Si la mère est un personnage contrastée, partagée entre son sens de l’art et son amour de ses enfants ; son mari n’est qu’un bourrin épris uniquement de sa passion et prêt à tout sacrifier pour celle-ci. Annie et Buster sont deux personnages extrêmement attachants qui ont forcément des problèmes dus à l’éducation dérangée de leurs parents. Ils font de leur mieux, et se prennent à retourner chez leurs parents, comme pour leur offrir une énième chance, mais sont toujours déçus. Et c’est là la force de ce roman extrêmement profond… Il établit la limite du lien entre les parents et les enfants lorsque ces premiers ont à cœur quelque chose de plus fort que leur amour familial. Bien sûr, la situation et les sentiments sont exagérés pour prouver une théorie, mais je pense que le problème établi est bien celui-ci… et il est malheureusement d’actualité dans de nombreuses familles. Le roman est très intimiste et permet une immersion total du lecteur dans l’histoire. Quand au style, il est tout simplement parfait. L’écriture est fluide et agréable, et le lecteur ne s’attend pas à ce final. Je prédis un beau futur pour cette nouveauté que l’on doit aux « Presses de la cité ». Génial, tout simplement.

    Lien direct : Editions Presses de la cité


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  • Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de cretins vivent - Eric-Emmanuel Schmitt

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Grand format : 198 pages / 23,20 €

     

    Résumé :

    Eric-Emmanuel Schmitt nous compte combien Beethoven a pu marquer divers moments de son existence. Il cherche à retracer les moments importants de sa vie, afin de chercher pourquoi aujourd’hui, il s’est détourné de cette figure emblématique. Il s’agira donc ici, pour l’auteur, de faire une introspection qui lui permettra de nous livrer sa vision du monde et des Hommes. Cet ouvrage comporte une deuxième partie qui prend d’avantage la forme d’une petite histoire présentée par l’auteur comme une pièce de théâtre qu’il a écrite. C’est l’histoire d’une vieille femme vivant en maison de retraite qui comme l’auteur trouve un masque de Beethoven et se rappelle qu’étant enfant, elle entendait la musique en voyant cette effigie. Elle aussi se demande pourquoi elle n’entend plus le son de l’artiste en retraçant la même introspection…

     

    Avis par Audrey :

    Que dire de cet ouvrage ? Si ce n’est que je n’ai pas aimé la première partie, à mon sens bien trop différente de l’écriture habituelle de Schmitt. Cette introspection à la fois psychologique et philosophique est pompeuse et ennuyeuse. Le récit devient long et on perd son intérêt. Dans un autre de ses livres, Schmitt clame que le but de l’écriture est de provoquer le plaisir et qu’il ne doit pas y avoir d’autre intérêt. Or, ici il s’agirait presque d’un non sens car le récit expose des idées et essaie de démontrer un point de vu, mais n’est aucunement source de divertissement… L’autre partie heureusement relève le tout. L’histoire est drôle, originale et touchante. On retrouve bien la patte de l’auteur ici. L’amitié qui va naître entre Kiki et Boubaka expose un conflit des générations qui fait sourire. Ce qui est riche dans ce texte est qu’il traite à la fois de choses tragiques (il est question d’Auschwitz, de suicide) et de moments plus légers (conversation des petites vieilles autour de tasses de thé).


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  • Le châle de cachemire - Rosie Thomas

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Grand format : 500 pages / 22,50 €

     

    Résumé :

    Alors que Mair vient de perdre son père, elle retrouve dans la maison familiale un somptueux et mystérieux châle de cachemire accompagné d’une boucle de cheveux d’enfant. A partir de cet indice, cette Galloise partira à la recherche de ses origines et de l’histoire de sa grand-mère Nerys, ancienne détentrice de l’incroyable tissu. Lors de son voyage, elle fera la connaissance des Becker qui l’accompagneront dans sa quête à travers l’Inde. En parallèle, on découvre la véritable histoire de Nerys Watkins, qui se déroule en 1940 dans ce même pays. Dans un contexte de guerre, elle va découvrir différentes villes (Srinagar, Leh…) qui vont marquer diverses parties de sa vie : son travail en temps qu’épouse de missionnaire, la rencontre de sa meilleure amie Myrtle, puis Caroline, son émancipation. Ces faits marquants vont à jamais changer son existence.

     

    Avis par Audrey :

    Rosie Thomas est une merveilleuse conteuse qui nous livre les secrets d’une Inde à deux époques très différentes : celle des années 40, où la guerre sévit et où les populations Européennes riches et légères côtoient la misère locale ; et l’Inde contemporaine. L’écriture est fluide et facile à lire. L’auteur nous plonge dans toute l’atmosphère d’un pays sans apporter trop de détails qui rendraient le récit trop lourd. Thomas réussit à montrer des images qui forment presque un film, tant elles sont criantes de vérité. J’ai aimé que la découverte du châle soit un prétexte au récit qui se déroule en 1940, car pour moi c’est le réel intérêt de ce livre. On aime découvrir la vie de Nerys, son évolution d’innocente épouse à la femme libérée, vive et indépendante qu’elle devient. J’adore son histoire d’amour avec Rainer qui est pleine de bons sentiments et qui joue avec le thème de l’amour impossible… La « concrétisation » de leur amour est super ! Cependant, l’histoire de Mair reste très prenante surtout avec les parallèles qui sont établis avec Nerys (les ateliers de tissage, la visite du cimetière). Elle parviendra ainsi à regrouper les morceaux de l’histoire de sa grand-mère (c’est un peu une enquête avec une grande richesse de sentiments). C’est une intrigue passionnante ! C’est un récit épique fantastique qui m’a permis de voyager à travers les époques et les contrés de l’Inde. Je n’oublierai pas de sitôt l’histoire de Nerys Watkins et celle de sa petite fille qui m’a donné envie d’y croire…


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  • Oscar et la dame rose - Eric-Emmanuel Schmitt

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Grand format : 115 pages / 5,20 €

     

    Résumé :

    Oscar est un petit garçon comme les autres… sauf qu’il vit dans un hôpital. En effet, il est atteint d’une forme très agressive de cancer qui ne lui laisse aucune chance de rémission. Son quotidien est loin d’être triste : il est entouré de nombreux amis tels que Pop Corn (un jeune obèse), Peggy Blue (maladie des poumons) et Bacon (un pauvre brûlé). C’est une mystérieuse dame rose qui l’aidera à vivre ses derniers jours comme il avait vécu une vie entière. C’est à travers sa correspondance avec Dieu que nous suivons ce petit être finalement hors du commun…

     

    Avis par Audrey :

    C’est une histoire qui pourrait faire partie de notre réalité, mais qui est tellement merveilleuse quelque part, que l’on a du mal à croire que ces choses là peuvent arriver… Heureusement, loin d’appartenir au registre tragique, l’histoire d’Oscar nous est comptée de façon heureuse avec beaucoup d’humour et de bonne humeur. On aime tout particulièrement le lien qui se tisse entre Oscar et la dame rose. Cette amitié est vraiment belle. Oscar est un enfant comme les autres avec ce petit quelque chose en moins : le temps, qui lui donne finalement quelque chose en plus… une étincelle de vie. Sa relation pseudo-amoureuse avec Peggy Blue est des plus touchantes et prête à sourire. L’écriture quant à elle est sensationnelle et l’on se demande comment avec un récit aussi court, l’auteur peut suggérer tant de choses. A travers les mots, Eric-Emmanuel Schmitt fait passer tant d’émotions… C’est phénoménal. C’est un livre que j’ai lu et que je relierais, encore et encore, car il met du baume au cœur et donne envie de vivre.

     

    Avis par Jake :

    Un superbe roman (ou nouvelle, puisque l'oeuvre ne fait qu'une cinquantaine de pages ?) qui parvient, malgré son court format à transmettre énormément d'émotions. C'est magnifique, mais incroyablement triste. Oscar est un petit garçon fantastique, touchant par sa bonté, son humanité et sa pureté. Mamie Rose est aussi un personnage très fort, qui agit un peu en "marraine la bonne fée" un peu décalée. Après avoir vu l'adaptation cinématographique, très fidèle au livre, il me fallait me plonger dans l'oeuvre originale... Un roman très fort émotionnellement, qui ne manquera pas de vous tirer des larmes.


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  • Trois hommes dans un bateau - Jérome Jérome

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Format poche : 248 pages / 5,40 €

     

    Résumé :

    Trois amis, George, Harris et Jérôme surmenés par leur travail à la City (Londres) décide pour faire un « break » de remonter la Tamise en canot. Le chien sera également du périple. Après la préparation de l’escapade ils montent enfin dans le canot, prêts pour de multiples aventures.

     

    Avis par Lolo :

    Le livre date un peu (première parution en 1889) et je pense que les situations pourtant drôles voire mêmes rocambolesques qui pouvaient faire bien rire à l’époque, font à peine sourire aujourd’hui. Pourtant ça semblait bien parti, car le début m’a vraiment plu tellement c’était marrant. Et puis fini. Alors que le périple commence et avec lui tout un tas de situations un peu loufoques, genre : comment préparer le thé dans un canot, comment ouvrir une boîte de conserves sans ouvre-boîte… le soufflé retombe comme par magie. Mais bon, il faut préciser qu’il s’agit là du fameux humour anglais qui n’est pas accessible à tout le monde. J’ai trouvé la plupart des situations plus absurdes que plaisantes, mais encore une fois, pour moi c’est un livre qui a mal vieilli. Les descriptions des villages visités et des lieux historiques sont intéressantes mais bon j’ai trouvé l’ensemble décevant. Dommage !


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  • Richard coeur de lion 1-2 L'ombre de Saladin - Mireille Calmel

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Grand format : 416 pages / 19,90 €

     

    Résumé :

    En 1189, alors que Loanna de Grimwald a désormais plus de soixante ans (mais une vaillance de jouvencelle), elle est de nouveau emportée dans une aventure qui la mènera au cœur de la guerre sainte. Dotée de l’épée sacrée Marmiadoise et accompagnée de ses proches, dont Jaufré, son amour depuis toujours et Aliénor, elle combattra pour l’Angleterre et son nouveau roi : Richard Cœur de lion. Pour cela, elle devra faire face à ses anciens démons, ainsi qu’à un personnage qu’elle a déjà croisé sur sa route : Saladin, le prince musulman.

     

    Avis par Audrey :

    Ce livre, qui est le premier tome d’une nouvelle saga de Mireille Calmel, est en réalité une suite de ses précédents ouvrages (« Le lit d’Aliénor » et « Aliénor », soit 4 tomes en tout). N’ayant pas lu les deux précédents opus, j’ai pu me retrouver frustrée à certains moments de ma lecture. En effet, de nombreuses références étant faîtes tout au long du roman, mieux vaut avoir lu ces livres. Ceci dit, ce premier tome peut largement se suffire à lui-même ! Etant une inconditionnelle de cette auteure, j’ai été heureuse de retrouver mes personnages fétiches, surtout après dix longues années d’attente ! (Le premier roman étant paru en 2002 !) C’est toujours aussi bien écrit et la lecture se fait très rapide ! Les personnages sont toujours aussi attachants et le fond historique est extrêmement bien documenté, ce qui le rend réaliste et détaillé. La force de l’auteure est que malgré l’âge, ses personnages féminins sont toujours aussi vivants et fougueux ! En conclusion, bien sûr il faut lire la suite ! Quant à ceux qui souhaiteraient découvrir Mireille Calmel, mieux vaut peut-être commencer par « Le lit d’Aliénor »… Et ils voudront sans aucun doute connaître la suite passionnante des aventures des personnages ! De mon côté, je n’ai qu’une envie : me plonger dans les deux seuls livres de cette auteure que je n’ai pas encore lus !

    Lien direct (extrait disponible) XO Editions


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