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    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Grand format : 384 pages / 19,50 €

     

    Résumé :

    A quelques mois du Bac, Camille et sa bande qui comprend Léa son amie de toujours, Axel, Léo, Marie et Tibor pour ne citer qu’eux, ne savent pas encore vraiment ce que l’avenir leur réserve. Ils ne se doutent pas que l’équilibre tient à peu de chose et que le destin va mettre leurs nerfs à rude épreuve. Pour l’instant, demain se résume à passer le Bac et profiter avec toute leur énergie des délires, des fous rires mais aussi des doutes et des déconvenues liés à cette période de la vie bien particulière qu’est la fin de l’adolescence. 

     

    Avis par Lolo :

    Encore une fois Gilles Legardinier nous comble avec ce roman. C’est admirable et vraiment incroyable cette faculté qu’il a, à se mettre dans la peau des personnages. Cette fois ci, il devient littéralement Camille, jeune fille de terminale qui ne cesse de se poser tout un tas de questions sur sa vie, sur l’amitié et aussi bien évidemment l’amour. C’est vraiment bluffant et criant de vérité. Les personnages, qu’ils s’agissent des ados ou des adultes, sont attachants et bien réels. On ne peut s’empêcher de se rappeler cette époque où l’insouciance était le maître mot. C’est aussi la période des grandes questions philosophiques, le moment où l’on se projette dans le futur. L’auteur arrive à nous faire passer du rire aux larmes en un rien de temps. C’est touchant sans pourtant tomber dans le « mélo ». Les sujets les plus graves sont abordés mais de manière subtile et en les positivant. Toujours de façon à voir le « verre à moitié plein ». Une histoire magnifique, belle et émouvante comme on aimerait en lire plus souvent. Monsieur Legardinie,r vos livres agissent sur le moral comme de puissants anti-dépresseurs avec des effets secondaires magiques ! Un vrai rayon de soleil à travers ce début d’automne.

     

    Avis par Jake :

    Un livre qui ne peut que toucher son lecteur. J’ai personnellement trouvé des ressemblances entre le style d’écriture de Legardinier et celle du fantastique feu Patrick Cauvin. Peut-être est-ce dû au fait que le personnage principal de ce roman est une adolescente ? Le ton est très optimiste, bien que l’auteur se lance tout de même sur un terrain délicat : la fin de l’innocence, la mort, les interrogations sur le futur… Certains passages sont simplement hilarants ! Et cela est certainement dû au fait que l’écriture est très bonne et imagée. On voit donc complètement les scènes se dérouler devant nos yeux. J’ai adoré la relation de Camille avec ses amis, c’est le rêve de chaque ado d’avoir un groupe de copains soudés comme ceux là. Sa relation avec sa famille est très fidèle à ce qui peut arriver à tout un chacun, c’était très « juste ». Cependant, la trame est également très triste, puisqu’elle traite de la maladie (grave) chez des jeunes. Difficile pour un sentimentaliste comme moi ! ^^ C’était le premier roman de l’auteur qu’il m’ait été donné de lire (et on me l’a garanti, également le plus triste), et je renouvellerai bien volontiers l’expérience, en espérant que ses autres œuvres contiendront le même état d’esprit positif, la même légèreté et le même entrain pour la vie…

     

    Avis par Audrey :

    Un livre qui trouvera un écho en chacun de nous. D’abord, parce qu’il évoque les années lycée d’un groupe de copains, les premières amours, les premières prises de conscience, les premières trahisons… Mais aussi parce qu’il renvoie aux sentiments vrais, à ce que la vie peut nous réserver de meilleur mais aussi de pire. Il nous apprend de façon plus éloquente que ce dont on a l’habitude, que la vie est précieuse, que chaque instant est important, et qu’il ne faut pas attendre d’être au pied du mur pour en prendre conscience. On observe une dualité dans la lecture du roman : à mon sens, une première partie complètement hilarante (j’ai rarement autant ri en lisant un bouquin !), et une seconde partie plus dramatique, tout en restant cependant optimiste… Mais il faut bien le dire : nettement moins drôle ! Peut-être est-ce justement un stratagème de l’auteur qui vise à montrer à son lecteur que dans la vie, tout peut basculer du jour au lendemain, et comment on peut être poussé à grandir d’un coup… Un livre émouvant, touchant, qui nous fait à proprement parler, passer du rire aux larmes.

    Lien direct : Editions Fleuve noir


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  • Le pays du nuage blanc - Sarah Lark

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Grand format : 643 pages / 23,95 €

     

    Résumé :

    Londres, 1952, une petite annonce est publiée : des jeunes femmes honorables sont recherchées afin de contracter un mariage avec des messieurs résidant en terre nouvellement conquise, la Nouvelle Zélande. Hélène, jeune préceptrice londonienne, choisira de partir vers ces contrés inconnues afin de se marier avec « un homme à la réputation irréprochable ». Au cours de la traversée qui la conduira en Nouvelle Zélande, elle fera la connaissance de Gwyneira, une jeune et belle aristocrate au tempérament de feu, elle aussi destinée au mariage. A partir de cet instant, elles ne se quitteront plus et seront toujours là l’une pour l’autre afin de traverser les joies, les imprévus, et les tourments de leur nouvelle vie au pays des Maoris. Réussiront-elles à se faire à leur nouveau quotidien ? Leurs époux, jusque là inconnus, répondront-ils à leurs attentes ? Que leur réserve la cohabitation avec le peuple indigène Maori ?

     

    Avis par Audrey :

    Comme vous avez déjà pu le constater, je suis une grande amatrice de ce type de romans, celui qui allie voyage, Histoire et destins de femmes fortes. C’est donc avec joie et curiosité que je me suis plongée dans la lecture de ce roman. Dès les premières pages, j’ai été intriguée par l’histoire mais j’ai trouvé qu’elle traînait un peu en longueur… Elle se perdait un peu dans des détails superflus. A vrai dire, je n’ai vraiment été captivée par le texte que vers la 200ème page (après le récit de la traversée). Et à 200 pages de la fin, le livre est tout simplement devenu passionnant ! Autant dire que mon intérêt est allé crescendo… Ce qui m’a plu : c’est l’histoire d’amitié profonde et sincère entre les deux héroïnes, le récit de l’adaptation de ces femmes fortes et battantes, la cohabitation avec les Maoris, les rebondissements qui touchent vraiment l’intimité de chaque protagoniste. Pour conclure : c’est un bon roman, même s’il faut s’accrocher au début. Mais quand on a terminé de le lire, on n’est pas déçu et on peut se satisfaire d’avoir lu une « vraie jolie histoire »…

    Lien direct : Editions L’archipel


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  • Les vieilles - Pascale Gautier

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Format poche : 224 pages / 6,00 €

     

    Résumé :

    C’est l’histoire de plusieurs vieilles qui pourraient même devenir centenaires sans problème, et qui vivent à Le Trou, petite ville ou le soleil brille toute l’année. Bien sûr leurs maris sont morts depuis belle lurette mais ça ne les empêche pas de continuer leur rythmes et habitudes. Une va prier, l’autre parle à son chat, une autre encore est en prison, la suivante met sa télé à fond pour embêter les voisins…Elles se regroupent, vont ensemble chez le coiffeur, jouent au scrabble, prennent le thé, ou l’apéro et passent leur temps à commenter les infos et à critiquer leurs enfants. C’est leur quotidien. Aussi quand Nicole une petite jeune de 60 ans tout juste retraitée débarque dans leur immeuble en même temps que l’annonce par les médias d’une catastrophe imminente nos « vieilles » vont réagir de manière singulière…

     

     

    Avis par Lolo :

    Le mot qui me vient naturellement à l’esprit après cette lecture est : caustique !! C’est bien écrit et on se laisse vraiment aller de chapitres en chapitres. L’histoire est originale même si la fin m’a semblée tour à tour dingue, loufoque, trop facile ? Bref, j’ai trouvé le descriptif des vieilles trop vrai et c’est d’ailleurs ce qui m’a fait le plus peur. Elles sont criantes de vérité : J’en ai reconnu quelques-unes de mon entourage…Qui fait la sourde quand elle ne veut pas entendre ce qu’on lui dit, qui ne comprend rien au simple fonctionnement d’un téléphone, qui ne veut pas voir ses enfants mais pourtant leur reproche de la laisser seule…Plus toutes leurs manies et habitudes de vieilles qui ne se soucient plus que d’une chose : leur propre personne. Heureusement il y a quand même 3 figures masculines dans le livre. Un marathonien nonagénaire, un curé, et un jeune et beau garçon qui s’occupe du crématorium…Ils pimentent tous les 3 le roman, chacun à leur manière, et sont eux très sympathiques. En ce qui concerne les vieilles ça ne donne pas envie de leur ressembler mais en même temps on dirait que c’est inéluctable ! A lire donc sans tarder si on veut en vitesse prendre le contre-pied de ce qui pourrait nous « pendre au nez ».


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  • Dans la peau de Meryl Streep - Mia March

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Grand format : 368 pages / 19,50 €

     

    Résumé :

    Deux sœurs : June, Isabel et leur cousine Kat se retrouvent à la demande de Lolly la mère de cette dernière dans son auberge. En effet, elle les a réunies  pour leur faire une importante révélation. Cela ne semble pas gagné d’avance car bien que parentes, les 3 jeunes femmes ne s’entendent plus depuis le drame survenu dans leur enfance. Malgré tout, elles acceptent et participent également à la soirée ciné organisée chaque semaine par Lolly. Cette fois ci il s’agit de l’actrice Meryl Streep qui au fur et à mesure de ses films va apporter des réponses aux questions  de ces femmes qui petit à petit vont commencer à parler, à se révéler et à débattre ensemble de leurs problèmes.

     

    Avis par Lolo :

    D’abord le titre m’a accrochée car je suis une grande fan de Meryl Streep. Ensuite j’ai trouvé le sujet drôlement original. En effet, organiser des cycles autour d’acteurs/actrices comme le fait Lolly dans sa maison d’hôtes est tout simplement génial ! D’autant plus qu’avec une filmographie aussi exceptionnelle que celle de Meryl Streep, chacune va se retrouver dans l’un ou l’autre de ses films. Les débats qui suivront les projections vont les aider à comprendre les situations qu’elles sont en train de vivre. Ce roman sans fioriture nous raconte l’histoire somme toute banale de 3 jeunes femmes. Leurs vies, leurs sentiments, leurs peines de cœur. Mais c’est tellement prenant et si proche de nous à tous les niveaux qu’on partage avec elles joies et désillusions. Elles sont toutes attachantes, captivantes et criantes de vérité. On rit, on pleure aussi mais on ne reste pas indifférent. Pas besoin de dire qu’à la fin du livre on a qu’une envie c’est de se faire ou plutôt se refaire les films de Meryl Streep !


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  • Le garçon qui voyait des démons - Carolyn Jess-Cooke

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Format poche : 390 pages / 12,50 €

     

    Résumé :

    Alex est un enfant très en avance sur son âge. Il y a d’ailleurs été forcé, puisque sa mère souffre de graves problèmes psychologiques, qui ont accompagné une dépression et plusieurs tentatives de suicide… Mais ce qui fait d’Alex un garçon vraiment spécial, c’est sa capacité à voir les démons qui nous entourent, ces êtres qui poussent les hommes à faire de mauvais choix… Rueen, est d’ailleurs son meilleur ami, un démon sensé l’observer et l’étudier. Anya, elle, est une pédopsychiatre de renom. Une mère et une fille schizophrènes l’ont poussée dans cette voie. Depuis la mort de sa fille, Anya cherche à aider les autres, surtout pour comprendre là où elle a échoué avec sa propre famille. L’attachement avec Alex est quasi immédiat, ce qui rend le parallèle avec sa fille encore plus frappant. Mais lorsque Alex semble en connaître davantage sur la vie privée d’Anya, la doctoresse en viendra à se demander si Rueen n’est qu’un fragment de l’imagination de l’enfant… ou un véritable démon.

     

    Avis :

    Un livre très intéressant et parfois perturbant, qui sait vous prendre aux tripes dans ses descriptions de flashbacks (notamment ceux concernant la fille d’Anya). Une ambiance assez sombre pour un sujet très difficile que sont les maladies psychologiques chez les enfants. Le contexte lui-même est assez compliqué : on nous présente une Irlande dangereuse dont je n’avais aucune idée. Le tout donne un roman pittoresque où l’on oscille entre la réalité et le fantastique sans jamais réellement savoir si le démon Rueen est réel ou non. Alex est un petit garçon des plus attachant, forcé à grandir avant l’heure avec un père disparu et une mère suicidaire. Anya, elle, est un personnage plus complexe, qui tente de se protéger derrière son travail, afin de conserver les gens à distance et de ne jamais se rendre vulnérable. La relation entre l’assistant social Michael, et Anya est d’ailleurs très réussie, bien qu’elle ne soit pas au centre de l’intrigue. Pourtant, le personnage le plus intriguant reste selon moi « Rueen ». Il est déroutant et perturbant… Quant à savoir s’il existe ou s’il n’est qu’un dédoublement de la personnalité, vous vous ferez votre propre idée à la lecture… Je sais pour ma part que je ne dormirai pas très bien cette nuit ! ^^

    Lien direct : Editions JC Lattès


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  • La plus belle histoire d'amour - Lucy Robinson

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Format poche : 300 pages / 12,50 €

     

    Résumé :

    Fran a le boulot de ses rêves, elle travaille à la télévision. Elle a également Michael, le petit ami dont elle est follement amoureuse. C’est quand il s’apprête à lui faire sa demande en mariage… qu’il lui demande de faire une pause. Il a besoin de 90 jours afin d’y voir plus clair… Condamnée à obtempérer, Fran passe les premiers temps à pleurer dans son lit, vivant de chips avec son chat, une petite boule d’agressivité nommée Duke Ellington. Puis ses amis fidèles s’en mêlent : sa voisine Stefania à l’accent à couper au couteau, Léonie sa meilleure amie, et Dave, l’ami le plus fidèle qui soit… Tous la traînent hors de son lit pour lui imposer une règle : il lui faudra accepter 8 rencards avant la fin des 90 jours… Fran n’a pas le choix, pourtant, elle est certaine que l’histoire d’amour de sa vie est Michael…

     

    Avis par Jake :

     « La plus belle histoire d’amour » est un véritable coup de cœur ! C’est un livre hilarant aux personnages bien écrits et bien trouvés ! Stefania est un personnage hilarant et intriguant. Fran, est imparfaite (paranoïaque, quasi alcoolique et agressive), mais tellement impliquée dans ce qu’elle fait qu’elle en devient très vite attachante. Et que dire de Duke Ellington, le chat antipathique ? Cette petite « saloperie » est vite hissée au rang de personnage important. La trame est réaliste, drôle et tout à fait accessible. Chaque personnage à sa propre histoire personnelle, ce qui les rend plus entiers. Ce roman m’a ramené au film « Le journal de Bridget Jones » : c’est tellement marrant que vous ne pourrez réfréner les éclats de rire qui vous prendront sans aucun doute à la lecture ! L’écriture est fluide et vous immerge complètement. Ne vous fiez pas à sa couverture « banale », car ce roman a tout du best-seller ! Il vous fera passer un moment délicieux et oublier vos soucis. « La plus belle histoire d’amour » est un roman anglais qui vaut à être connu car il est inoubliable ! Un coup de cœur pour cette œuvre délectable à l’humour omniprésent !

     

    Avis par Lolo :

    Il m’a fallu arriver quasiment à la moitié du livre pour enfin en apprécier l’histoire. Tout d’abord concernant le style et la façon d’écrire pas assez littéraire à mon goût. Le « franc parler » des personnages est à mon avis trop « vulgaire » et c’est quelque chose qui me choque toujours dans une lecture. Les personnages et notamment Fran ne m’ont pas du tout plu au début. Leur façon de s’exprimer de se comporter, de picoler sans arrêt et de vivre comme s’ils avaient 5 ans d’âge mental m’ont sincèrement affligé. Mais bon je suis passée outre et finalement la dernière partie du roman relève un peu le niveau. Quant à l’histoire elle-même et bien elle traîne en longueur et vous l’aurez compris ne nécessite aucune notion de philosophie. Alors si vous chercher un livre « sans prise de tête » ça vous plaira sûrement. Quoi qu’il en soit il en faut pour tous les goûts, et chacun doit se faire sa propre opinion.

    Lien direct : Editions JC Lattès


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  • White - Marie Darrieussecq

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Format poche : 192 pages / 6,60 €

     

    Résumé :

    Peter Tomson et Edmée Blanco tous les deux scientifiques, se retrouvent au pôle Sud pour une mission de 6 mois appelée le « projet White ». Ils l’ont acceptée pour faire le vide et se retirer du monde pour un temps, mais ils se sont vite rendus compte qu’ils emportaient leurs fantômes du passé avec eux. Ils vont finir par devenir amants mais la vraie question sera de savoir si l’amour peut durer au-delà de cette expédition. Le couple peut-il survivre malgré ces démons du passé ? Comment est-il possible déjà de survivre dans ce froid polaire où les températures les plus chaudes frisent les – 40 ° ?

     

    Avis par Lolo :

    White est un roman intéressant à plusieurs niveaux. Au départ on se croirait dans un roman de Jules Verne avec ce voyage incroyable en bateau pour arriver au pôle Sud un des endroits les plus inhospitalier de la planète. La traversée est vraiment racontée de manière vivante et prenante. Il y a aussi un parallèle avec Edmée qui fait ce voyage en bateau et Peter qui lui arrive en avion. Certes avec escales et péripéties au fur et à mesure qu’on s’approche du Pôle. Il y a un côté fantastique car Peter devait plus ou moins se rendre sur Mars mais finalement il se retrouve à la place sur ce projet « White » au Pôle Sud. Quelque part il ressent comme un sentiment d’échec. J’ai trouvé un côté burlesque à la façon dont le roman est écrit comme si les fameux « fantômes » eux-mêmes parlaient. Enfin le lieu magique qu’est le Pôle Sud. La manière dont les scientifiques envoyés là-bas en mission font pour survivre. Chaque geste, demande un énergie incroyable, les conditions sont pires qu’extrêmes ! C’est à la fois splendide car quasiment vierge de traces humaines mais par conséquent d’une terrible hostilité. Malgré cela une histoire d’amour va voir le jour (qui au Pôle Sud dure presque 6 mois !!!) et cela prouve encore qu’en dépit de terribles conditions et au bout du bout du monde il est toujours le grand vainqueur.


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  • Maudit karma - David Safier

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Format poche : 342 pages / 7,20 €

     

    Résumé :

    Animatrice de talk-show, Kim Lange est au sommet de sa gloire quand elle est écrasée par une météorite. Arrivée dans l’au-delà, on lui signale qu’elle a accumulé trop de mauvais karma dans sa vie. Elle a non seulement négligé sa fillette de 5 ans, puis trompé son mari mais a été une vraie peste pour son entourage. La sentence tombe, elle va se réincarner en fourmi ! Mais le plus terrible c’est qu’elle va voir son ancienne meilleure amie Nina la remplacer auprès de son mari. Elle va devoir remonter l’échelle des réincarnations si elle veut essayer de regagner sa place parmi les humains. La route va être longue et semée d’embûches pour Kim qui va devoir changer radicalement de caractère si elle veut s’en sortir.

     

    Avis par Lolo :

    Un sujet original traité de manière drôle et légère. En effet, la réincarnation est un concept fascinant. L’auteur s’est donc amusé à nous raconter les différentes vies réincarnées de Kim. D’abord en fourmi avec tout ce que cela comporte comme situations amusantes mais surtout terrifiantes. En effet ayant été humaine Kim va alors réaliser à quel point la vie d’une fourmi tient à pas grand-chose. Mais ce qui est mené avec brio c’est la transformation de l’état d’esprit de Kim au fil de ses diverses réincarnations. Elle va percevoir les choses et les personnes de manière différente. De désagréable et complètement imbue d’elle-même au départ, ces métamorphoses successives vont l’interpeller. C’est divertissant et émouvant à la fois. Les dialogues quand Kim est réincarnée sont vraiment comiques. Le but du livre est de nous faire réfléchir sur la vie qui passe si vite et sur ce que nous en faisons. Il faut de temps en temps quelques rappels à l’ordre pour réaliser que notre situation pourrait être pire et que souvent le bonheur est à porté de main. Ce roman nous aide à ne pas l’oublier.


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  • J'aime pas les autres - Jacques Bertrand

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Format poche : 122 pages / 6,60 €

     

    Résumé :

    Depuis sa prime jeunesse, les autres n’arrêtent pas de mettre des bâtons dans les roues d’Anatole Berthaud. Sans leur existence, sa vie aurait pu être si heureuse ! A travers toute une série d’anecdotes plus drôles les unes que les autres, l’auteur nous donne son avis sur des choses aussi diverses et variées que la philosophie, le gruyère, le fait d’appartenir à un groupe et bien évidemment… les femmes ! Cependant il qualifie ces dernières « d’autres à part » étant donné la complexité qu’elles représentent.

     

    Avis par Lolo :

    J’ai tout d’abord choisi ce livre car le titre m’a bien plu. En effet, comme le disait si justement Jean-Paul Sartre « l’enfer, c’est les autres ». Voilà donc comment Jacques Bertrand voit ceux qui l’entourent à commencer par son père instituteur mais aussi les commerçants, ses copains, les officiers de l’armée… Mais il le fait de manière légère et amusante avec tellement d’autodérision qu’en fait c’est tout le contraire. Anatole nous fait partager sa vie comme si nous étions un ami à lui. Il se compare à un « clown-poète », qui sera en fait sa philosophie pour se sortir de situations parfois difficiles. Cette autobiographie est remplie d’humour et de finesse mais tous les sujets sont juste survolés. C’est plaisant mais cela manque de profondeur à mon goût. A noter les discussions imaginaires entre Sartre et Beauvoir qui agrémentent joliment le récit.


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  • Timeville - Tim Sliders

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Format poche : 380 pages / 19,50 €

     

    Résumé :

    David Cartier est un businessman qui a percé, et a installé de grands restaurants aux quatre coins du monde. Mais c’est également un père de famille dont le divorce est sur le point d’être prononcé, et qui n’entretient avec ses enfants et sa future ex-femme que des rapports à peine cordiaux… Alors qu’il se prend une dérouillée par un duo de cambrioleurs atypique, il perd connaissance et se réveille chez lui… En 1980 ! Mais il n’est pas seul : à l’étage, son fils, sa fille et sa future ex-femme. Avec un retour trente ans en arrière, à l’aube des 80s, David n’a pas le succès qu’il connaissait en 2012… Pire : il est obligé de vivre avec une famille qui a une bien piètre image de lui, et d’ouvrir une « minable » brasserie. Un retour en arrière difficile pour les Cartier, qui les poussera peut-être à reconsidérer leur vie…

     

    Avis :

    Une réussite ! Avec une touche de science-fiction, ce roman nous (r)apporte dans le début des années 80, une période simplement mythique pour sa musique (et désastreuse pour sa déco !). La trame parle à tout le monde : un homme dont le succès financier a fait éclater la vie de famille. Le bond dans le temps (un thème que j’apprécie particulièrement !) est l’occasion rêvée pour un nouveau départ. Tout y est : le côté aventure des cambrioleurs, la romance à refaire, le mystère du voyage dans le temps… Le personnage principal n’est pas particulièrement attachant au départ, puis l’auteur parvient à révéler certains aspects de sa personne qui font que le lecteur se met à l’apprécier. Reste que mon personnage préféré est sans conteste la fille aînée (adolescente), qui dit à haute voix ce que tous les autres pensent. Se retrouver dans un monde dépourvu de la technologie actuelle (Facebook, portables, consoles de jeux…) est clairement quelque chose qui effraierait n’importe quel jeune (et probablement de nombreux adultes adeptes des réseaux sociaux !). L’histoire donne lieu à beaucoup de situations et dialogues comiques, le texte est riche en humour, et c’est très appréciable… C’est un roman qui se lit avec beaucoup de plaisir, et que l’on ne souhaite pas lâcher : il apporte une certaine nostalgie bienveillante. On regrette cependant l’absence d’une conclusion un peu plus claire pour le voisin, et les cambrioleurs (comme si l’auteur avait oublié un passage ?)… Mais « Timeville » est sans conteste un livre qui vous plongera dans une ambiance que vous adorerez revivre, ou découvrir pour la première fois…

     

     

    Avis par Lolo :

    D’abord le sujet très « alléchant » : Une famille toute entière passe du jour au lendemain de l’an 2012 au début des années 1980. Comment vont-ils s’en sortir ? Surtout Agathe l’ado rebelle pour qui cela correspond à l’âge de pierre. Comment vont-ils faire pour « rentrer » dans leur époque ? Est-ce que ce « transfert » va changer leur vie ? Vont-ils saisir cette seconde chance ? Mais la grande question est : « qu’est ce que le bonheur finalement ? ». C’est le message qu’a voulu faire passer l’auteur à travers un sujet original. Il y a pas mal de situations drôles forcément. Toutefois les 2 cambrioleurs sont à mon avis en trop car on ne saisi pas vraiment ce qu’ils apportent en plus à l’histoire et je les ai trouvé vraiment très « limités » intellectuellement. J’ai remarqué qu’il y avait un grand nombre de personnages célèbres qui gravite autour de la famille Cartier,ce qui est assez déconcertant et du coup moins crédible. Mais c’est une bonne comédie, divertissante et très amusante surtout quand on a bien connu les années 1980 !

    Lien direct : Editions Fleuve noir


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  • La nostalgie heureuse - Amélie Nothomb

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Format poche : 162 pages / 16,50 €

     

    Résumé :

    Amélie Nothomb retourne au Japon avec une équipe qui va la filmer afin de faire un documentaire sur certains moments spots de sa vie là-bas. Elle n’y est plus retournée depuis 16 ans et est nostalgique à l’idée de revoir et sa nounou qui s’occupait d’elle ainsi que Rinri le fiancé qu’elle a failli épouser.

     

    Avis par Lolo :

    D’habitude j’attends la sortie de chaque Nothomb comme un événement à ne surtout pas rater. En effet, comment résister aux histoires complètement loufoques dont elle a  l’habitude de nous régaler ? Cependant elle a un deuxième sujet de prédilection, c’est elle-même. Et pour quelqu’un comme moi qui ne manque aucun des ses bouquins je n’ai rien appris de nouveau dans celui-ci, car si vous avez lu « Stupeur et tremblements » (excellent !!!) et « ni d’Eve, ni d’Adam), (pas mal non plus) vous avez l’essentiel du contenu de « la nostalgie heureuse », et donc d’une grande partie de la vie « Japonaise » d’Amélie Nothomb. Malgré tout, les quelques jours qu’elle passe dans le Japon de son enfance ne sont pas dénués d’intérêt et je conçois bien qu’elle soit nostalgique toutes ces années après. Le Japon ayant subi depuis de terribles tremblements de terre et un tsunami le choc affectif est d’autant plus grand. C’est bien écrit évidemment mais hélas de mon point de vue le livre n’a pas l’attrait espéré !

    Lien direct : Editions Albin Michel


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  • Les perroquets de la place d'Arezzo - Eric-Emmanuel Schmitt

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Grand format : 700 pages / 24,90 €

     

    Résumé :

    Sur la place d’Arezzo, en Belgique, les perroquets et autres volatiles exotiques cohabitent et constituent un joyeux petit monde qui passe son temps à jacasser, s’amuser, tisser des liens et quelques fois même à se livrer à quelques combats pour déterminer lequel est le plus apte à s’accoupler avec telle ou telle femelle. On pourrait en dire autant des autres habitants de la place d’Arezzo, les humains cette fois, qui verront leur quotidien par l’arrivée d’une lettre anonyme adressée à plusieurs d’entre eux qui a pour message : « ce mot simplement pour te signaler que je t’aime. Signé : tu sais qui ». Derrière ce mystérieux expéditeur, chacun imaginera qu’il s’agit d’untel ou untel, plus ou moins selon ses propres désirs ou espoirs. Mais qui est donc la « colombe » du quartier qui sème le trouble dans les cœurs et les esprits des habitants de la place ?

     

    Avis par Audrey :

    Remarquable ! Schmitt nous dépeint un véritable théâtre de l’humanité. Il met en exergue les différents traits de caractère des personnages, leurs qualités et leurs défauts mais surtout la dualité des sentiments qu’ils peuvent éprouver. Au début, on a un peu peur de s’embrouiller vu la multitude de protagonistes présents dans le roman, mais c’est tout le contraire qui se produit : on s’attache à chacun d’eux et l’histoire se trouve largement enrichie par la multiplicité et la complexité des personnages. Il faut noter que chacun se présente un peu en stéréotype humain (le politique harceleur sexuel, le gay très extraverti, la méchante mariée au très gentil, la jeune maîtresse d’un homme marié…).  Mais on a aussi l’inverse de stéréotype : le beau gosse qui s’éprend d’une plus tout à fait jeune, ni tout à fait mince ; la bourgeoise ruinée qui a tout perdu aux casinos… J’ai adoré ce roman pour tout ce qu’il a à offrir au lecteur : richesse des personnages, réussite de l’intrigue très bien menée tout au long du récit, aisance de la lecture grâce à une fluidité du texte, sujet original et histoires multiples et touchantes. Eric-Emmanuel Schmitt signe là une nouvelle réussite dans sa carrière littéraire. A découvrir absolument !

     

    Avis par Lolo :

    Encore une fois Eric E Schmitt nous régale avec ce roman. Tout d’abord le sujet très original avec le message signé « tu sais qui » laissant planer le mystère sur l’éventuel « corbeau ». Autour de cette fameuse place remplie de perroquets et d’oiseaux exotiques se trouve le répertoire incroyable d’habitants plus différents les uns des autres. Nous assistons presque à tous les cas de figure en matière d’individus et surtout de couples. De la nymphomane en passant par la mère de famille aux gays qui s’affichent et ceux qui n’osent le reconnaître tous sont animés de désir. En effet, ce livre est un hymne à l’amour mais surtout à l’attrait que les êtres que nous désirons d’une manière ou d’une autre ont pour nous. La ronde des sentiments qu’éprouvent ces différents personnages est tantôt révélée au grand jour, mais la plupart du temps cachée. Comme d’habitude il y a le clin d’œil avec l’actualité car Zachary Bidermann est sans conteste le « jumeau » de Dominique Strauss Kahn. Tous les protagonistes sont attachants et malgré leur nombre important nous gardons leur histoire en mémoire de façon très claire. Le livre se compose de 4 grandes parties bien structurées qui vont crescendo quant à la progression des émotions de chacun. Nous rions beaucoup surtout au début des histoires amoureuses. Malheureusement et hélas comme dans la vraie vie, certaines finissent quelquefois de manière pathétique allant parfois jusqu’au tragique. Comme d’habitude Eric E Schmitt connaît bien l’âme humaine et ses personnages sont bien réels. Un roman magnifique qui se savoure, une belle leçon sur les apparences….qui sont parfois trompeuses. 

    Lien direct : Editions Albin Michel


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  • Les mannequins ne sont pas des filles modèles - Olicier Gay

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Grand format : 349 pages / 15,00 €

     

    Résumé :

    Trois amis : Deborah, Moussah et Fritz ce dernier « dealer à la petite semaine » se retrouvent impliquer dans une sombre histoire d’enlèvement. Moussah est tombé amoureux tout récemment d’une superbe métisse prénommée Cerise mais celle–ci disparaît, à l’aube d’un concours de mannequinât qui aurait pu changer sa vie. Cette dernière était la grande favorite et nos 3 amis se demandent alors si une des concurrentes n’aurait pas eu intérêt à éliminer Cerise du tableau. Ils vont mener leur propre enquête…

     

    Avis par Lolo :

    Un livre que je classerais entre le roman un peu déjanté et le policier. L’histoire à du mal à se mettre en place. Le début est un peu « plan-plan » puis une fois les personnages campés ça part à toute vitesse. Nous en apprenons un peu plus sur ce milieu très particulier des « modèles ou mannequins » avec quelques clichés bien envoyés du genre : « qu’allons nous faire si ces filles là en plus d’être belles ont aussi un cerveau ? » et le fait que le directeur de l’agence soit bien sûr homosexuel. C’est un milieu sans pitié où chaque fille va se battre et littéralement piétiner sa concurrente pour être la première. Que dire des personnages ? Fritz deale de la coke à ses 2 amis surtout mais aussi lorsqu’il traîne à ce propos dans les milieux parisiens branchés. Malgré cela il est attachant. Assez « beau gosse », mais qui se retrouve à priori souvent dans des situations difficiles. Il a d’ailleurs du mal à se sortir seul de ses embrouilles et n’hésite pas à demander de l’aide à son ex qui est une femme flic. Quand aux 2 autres entre Déborah enseignante, accro à la coke et Moussah qui n’est pas assez présent bien que ce soit lui le principal intéressé  ils ont un rôle de figurant. Un peu de violence mais pas trop ce qui est bien dosé et une bonne dose d’humour avec une scène des plus cocasses à la fin du livre. De nombreux rebondissements viennent s’ajouter dans la dernière partie, donc tout ce qu’il faut pour passer un agréable moment.


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  • Des pêches pour monsieur le curé - Joanne Harris

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Grand format : 400 pages / 22,50 €

     

    Résumé :

    Vianne Rocher vit désormais avec Roux, et ses filles : Anouk et Rosette sur une péniche amarrée sur Paris. Mais lorsqu’elle reçoit une lettre de sa défunte et tendre amie Armande, lui demandant de venir une nouvelle fois apporter son aide à Lansquenet, elle n’hésite pas longtemps… Une fois sur place, elle retrouve ses amis Guillaume, et Joséphine qui a depuis un jeune garçon du même âge que Rosette et dont le père est mystérieusement absent… Mais Vianne retrouvera également le curé, qui a beaucoup changé en huit ans, évoluant vers une tolérance, sans pour autant perde de sa crainte de l’étranger. D’ailleurs, les Marauds ont de nouveaux habitants : une population musulmane s’y est installée, et les relations avec le village ne cessent d’empirer…

     

    Avis :

    « Des pêches pour monsieur le curé » est le troisième roman suivant les aventures de Vianne Rocher après le célèbre « Chocolat » (paru chez Charleston) et « Le rocher de Montmartre » (chez Bakerstreet). Pour cet opus, Vianne retrouve le génial village de Lansquenet ! Mais attention, ce roman n’est pas vraiment dans le même genre que « Chocolat »… En effet, il est bien plus sombre et sérieux. Il se concentre davantage sur la population musulmane qui s’est installée dans les Marauds et de ses relations conflictuelles avec les villageois. Vianne, également, est transformée (à priori par une rencontre dans le deuxième tome) : elle est moins sûre d’elle, plus en retrait... Les habitants que nous aimons tous (Guillaume, Joséphine) sont moins présents, malheureusement. L’ambiance légère de « Chocolat » s’est quand même bien assombrie. L’écriture est restée très fluide, mais ce qui selon moi fait le grand succès de ce roman tient à une chose : le curé Francis Reynaud. Un personnage que j’avais détesté pour son intolérance dans « Chocolat » et qui est devenu tellement complexe et contrasté, hilarant par moments ! Je n’ai qu’un regret : qu’il ne prenne pas davantage la parole ! Sa relation avec Vianne est devenue plus profonde. Il s’agit désormais de deux amis aux caractères différents mais qui se complètent si bien ! J’ai également apprécié l’indépendance qu’a acquis Joséphine : on la sent plus forte et sûre d’elle. Le livre, qui tombe dans la période de fin de Ramadan dévoile beaucoup de la communauté musulmane et nous fait découvrir les délices de cette culture ! Donc promis : la gourmandise est de nouveau au rendez-vous !

    Lien direct : Editions Charleston


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  • Chocolat - Joanne Harris

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Grand format : 388 pages / 16,00 €

     

    Résumé :

    Lansquenet est un petit village reclus où les décisions d’un chacun dépendent de l’approbation de Reynaud, le curé du village. L’homme en noir dirige ses ouailles comme un maire, poussant ses croyances dans un extrémisme effrayant. Lorsque Vianne, jeune mère célibataire, décide de s’installer avec sa fille Anouk, dans l’ancienne boulangerie pour ouvrir une confiserie, le curé ne le voit pas d’un bon œil. « Pour qui se prend cette femme qui ne vient même pas à l’église écouter ses sermons ? » Reynaud ne tardera pas à faire son possible pour retourner les villageois contre elle, transformant la boutique sympathique en maison du diable qui pousse les gens au péché en pleine période de carême… Heureusement, l’esprit ouvert de Vianne, sa gentillesse et sa bonne humeur lui vaudront également de nombreux amis : comme Guillaume, dont le vieux chien est également son meilleur ami, Joséphine la femme battue du propriétaire du bar, ou Armande, seule véritable ennemie du curé…

     

    Avis :

    Il me tardait de lire ce roman à la couverture si appétissante ! Petite frayeur lors des premières pages qui étaient pratiquement que du récit… Heureusement, après une dizaine de minutes, je suis accroché ! La qualité du texte est telle que l’on ne peut que s’immiscer dans la trame, au sein des aventures des différents personnages. Le roman est alternativement conté par Vianne, notre héroïne, et par le curé Reynaud, de sorte que les deux parties sont ouvertement présentées au lecteur. L’histoire décrit très rapidement une ambiance chaleureuse : les descriptions des différentes confiseries conçues par Vianne ne peuvent que mettre l’eau à la bouche (un roman à ne pas lire en période de carême… ou de régime !!!). La boutique du personnage fait rêver : il est de ces lieux comme le Central Perk de « Friends » où l’on se sent immédiatement chez soi. Du coup, impossible de ne pas entrer dans l’histoire. Le livre prône évidemment la tolérance et décrit de nombreux problèmes de société, ce qui le rend encore davantage réaliste…. Effrayant également, lorsque l’on réalise l’étroitesse d’esprit et les abus auxquels peut conduire l’extrémisme religieux. Le prêtre Reynaud est en réalité un personnage très effrayant qui s’attribue une juridiction quasi divine. Il est d’autant plus terrifiant que l’on sait qu’il existe des gens comme lui dans la réalité… Heureusement, l’humour des autres personnages diminue la tension de Reynaud dans l’histoire et rend le roman très agréable. Pas étonnant que le livre ait été adapté en film ! Et même si la fin m’a un peu déplu, je dois dire que « Chocolat » est un roman enchanteur avec un petit côté fantastique et un grand côté gourmand !  

     

    Avis par Audrey :

    En me lançant dans la lecture, j’avais en tête le film du même nom avec Juliette Binoche et Johnny Depp en tête d’affiche : un classique que j’ai toujours voulu voir mais que je n’ai jamais eu l’occasion de visionner. C’est donc avec envie et curiosité que j’entame ce roman au nom ultra gourmant ! Tout de suite, je suis séduite par l’ambiance un peu mystique du livre, par ses personnages, tout particulièrement la petite Anouk, fraîche vive et innocente et Armande aussi, la vieille au caractère bien trempée. L’histoire est originale par son côté ésotérique, tout en traitant de sujets relativement communs : la tolérance, la différence, les croyances religieuses, le fanatisme… Ce que j’ai apprécié dans ce roman, ce sont les histoires d’amitié qui se nouent au-delà des conventions, la construction du récit avec double narrateur, mais surtout le sujet essentiel du livre : la gourmandise (avec les description des confiseries, pâtisseries… qui donnent l’eau à la bouche !). La lecture a donc confirmé mon envie de voir le film. Ce que je me suis empressée de faire, et autant vous dire que je n’ai pas été déçu… ni par l’un… ni par l’autre.

    Lien direct : Editions Charleston


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  • Autobiographie d'une courgette - Gilles Paris

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Format poche : 265 pages / 4,90 €

     

    Résumé :

    Icare, dit la Courgette, vit seul avec sa mère. Son père est parti avec une poule (comprenez « une autre femme », là où la courgette comprend une volaille), quant à sa mère, depuis son accident, elle est accaparée par la télévision et la bière. Alors qu’il joue avec l’arme de sa génitrice dans l’intention d’abattre le ciel, responsable de tous ses maux, un drame se produit et la Courgette tire sur sa mère… Retrouvé par Raymond, un gendarme au grand cœur et après un passage devant un juge clément, la Courgette intègre un foyer. Il y découvrira l’affection et la réelle amitié. Mais son plus beau cadeau reste encore l’arrivée de Camille, son « ange ». La vie n’est plus du tout la même, mais difficile de dire si elle est meilleure ou pire… Une chose est certaine : elle est forte en émotions.

     

    Avis :

    Avant de commencer le roman, j’avais fait promettre à Gilles Paris que je n’entamerais pas une histoire qui se finissait mal… Il a tenu parole et m’a permis de découvrir un livre magnifique. L’ambiance de l’histoire, et le style de l’écriture m’a rappelé « Tout ce que Joseph écrivit cette année là » de Patrick Cauvin. L’auteur ici parvient parfaitement à incarner la Courgette et à retransmettre le mode de fonctionnement et de penser d’un enfant de cet âge. L’effet nostalgique est garanti ! L’écriture est fluide, légère et vraiment très drôle. Les personnages sont quant à eux extrêmement touchants : Icare est un jeune garçon que la vie n’a pas épargné mais qui a sauvegardé son innocence initiale. Raymond, le gendarme est un homme au grand cœur, tout comme chacun des « zéducateurs » qui travaillent au foyer et font preuve d’une dévotion hors du commun. La trame est triste par moment, belle à d’autres, toujours vraie. L’histoire, plutôt que de miner le moral, donne au contraire du baume au cœur. Ce roman est émouvant, drôle et touchant… Tout simplement brillant.

    Lien direct : Gilles Paris


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  • Au pays des kangourous - Gilles Paris

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Grand format : 288 pages / 18,00 €

     

    Résumé :

    Simon petit garçon de 9 ans vit dans un bel appartement parisien avec ses parents. Son papa Paul écrivain s’occupe de tout car la maman qui travaille pour Danone est de plus en plus absente pour raisons professionnelles et à été récemment envoyée en mission « Au pays des kangourous ». Malgré tout le couple bat de l’aile depuis un moment déjà.  Il y a aussi Mona la mère de Paul qui n’apprécie pas vraiment sa belle-fille et qui est très présente pour son petit-fils. Un matin au réveil Simon entre dans la cuisine et trouve son papa recroquevillé dans le lave-vaisselle, le regard perdu dans le vague. Simon se demande alors ce qui arrive à ce papa qui est tout pour lui.

     

    Avis par Lolo :

    Il y a tellement de choses à dire de ce magnifique roman que je ne sais par où commencer. Tout d’abord c’est le petit Simon 9 ans qui parle et qui nous touche et nous émeut avec sa façon de voir les choses et de les ressentir avec ses yeux d’enfants. Son papa ne va pas bien et doit partir se reposer et se soigner car ce mal horrible qui le ronge est la dépression. Mais Simon se demande dans un premier temps ce qu’il a bien pu faire et si ce n’est pas à cause de lui que son papa va mal et que sa maman reste en Australie. Heureusement Simon est bien entouré. Par Mona et ses « copines » appelées les « sorcières » qui vont s’évertuer à lui changer les idées et surtout par Lily une enfant pas tout a fait comme les autres qu’il va rencontrer à la maison de repos où se trouve Paul. Elle va lui dire la vérité sur ce que traverse son papa et va ainsi l’aider à mieux comprendre ce qu’il vit. Lily (jeune autiste) est comme une petite fée et on se demande souvent si elle existe vraiment car elle disparaît aussi mystérieusement qu’elle apparaît. Tout est dit et fait de manière subtile sans jamais tomber dans le mélo ou le pathos. On a souvent envie de pleurer mais en même temps de rire tellement c’est écrit avec justesse et tendresse. D’ailleurs, ce qui est formidable, c’est que Simon ne juge pas mais nous fait partager ses émotions, comme ses craintes. Je suis persuadée que  l’auteur connaît bien cette terrible maladie,  pour réussir à en parler de cette manière. C’est un roman écrit avec le cœur, tellement beau et porteur d’espoir qu’il fait vraiment beaucoup de bien. Un petit bijou de lecture.

    Lien direct : Gilles Paris


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  • Grands boulevards - Tonie Behar

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Grand format : 402 pages / 18,00 €

     

    Résumé :

    Doria cherche à être comédienne, mais à part quelques pubs qu’elle râle à faire, il n’y a pas grand-chose à l’horizon… Côté cœur, elle vient de réaliser que son Don Juan la trompait… Alors que rien ne lui sourit, elle décide de retourner chez son père Max, qui habite les Grands Boulevards de Paris. Elle y retrouve son neveu, qui vit également avec son grand-père et apprend à connaître le voisinage. Si tout le monde tourne autour de Max et de ses parties de Poker, c’est que l’homme, loin d’être sénile, a un don pour vivre la vie sans soucis et pour créer une atmosphère de détente… Mais voilà que la petite vie tranquille du quartier est menacée, lorsque la banque propriétaire de l’immeuble décide de vendre. La société générale prévient chaque locataire de son expulsion prochaine… Doria, prête à tout pour aider son père à protéger le lieu dans lequel il vit depuis plus de quarante ans, va monter une véritable armée pour sauvegarder plus qu’un immeuble : un art de vivre.

     

    Avis :

    J’ai mis quelques pages avant de rentrer dans l’histoire, car elle est contée de la même manière que les personnages vivent leur vie : directement et sans artifices ! Mais au bout de vingt pages, c’est l’immersion totale dans un quartier de Paris dont je n’aurais jamais suspecté l’existence. Il émane de ce roman une ambiance assez singulière et rare, genre de mélange entre un Melrose Place et une Auberge espagnole. Tout le monde se connaît, tout le monde se côtoie et les drames et les passions se mélangent. Les personnages sont remarquables et assez bien trouvés : Doria qui n’a pas encore trente ans et qui souhaite réaliser ses rêves avant de vivre une vie plus terre à terre, Max qui n’a jamais cessé de vivre cette existence de célibataire mais très heureux de voir sa famille débarquer chez lui, et Simon, le petit fils qui manque de motivation et voit à travers ses aînés des (mauvais) exemples. Les personnages principaux sont entourés d’un grand nombre de secondaires : ce sont les autres habitants de l’immeuble. Ils sont pittoresques et s’incluent parfaitement dans la trame, créant des histoires secondaires que l’on préfèrera presque à la principale, grâce à leur humour. L’écriture est vive et sans longueur, parfois un poil trop « bilingual people » pour un personnage de plus de 60 ans, mais après tout : Max est très jeune dans sa tête ! En somme : un très bon moment de détente !

    Lien direct : Editions JC Lattès


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  • Angela Sloan - James Whorton Jr.

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Grand format : 256 pages / 19,50 €

     

    Résumé :

    Ray Sloan alcoolique, agent de la CIA va sauver Angela alors que toute sa famille est massacrée par les Simbas au Congo dans les années 1960. Il va adopter la fillette et la ramener avec lui aux Etats-Unis. Il est enseignant à « La Ferme » nom de code de la CIA et à en quelque sorte pris sa retraite alors qu’Angela est collégienne. Tout bascule lorsqu’un ancien agent surnommer TAON contacte Ray pour une nouvelle mission. Ce dernier va se retrouver mêler au scandale du Watergate et va prendre la fuite avec Angela au début puis seul car sa paranoïa lui fait se méfier de tout et tout le monde. Angela se retrouve donc isolée avec de faux papiers, une vieille voiture et quelques rudiments pour la conduire.

     

    Avis par Lolo :

    Je pensais vraiment trouver un roman d’espionnage avec en toile de fond le « Watergate scandal » mais rien du tout !!! Ou si peu ! De plus Ray le personnage principal disparaît de l’histoire comme par magie. Il faut également savoir que la quatrième de couverture raconte purement et simplement la quasi moitié du roman. Donc ce pour quoi j’avais envie de le lire était à mes yeux « une belle arnaque ». Mais bon voyons aussi le côté positif du livre à savoir le personnage d’Angela. On constate quand même qu’elle a retenu les leçons de son père adoptif en matière de filature et de débrouillardise, n’oublions pas qu’elle n’a que 14 ans et qu’elle va se retrouver livrée à elle-même. Elle va croiser quelques personnages plus dingues les uns que les autres. Notamment une serveuse chinoise maoïste sans papier et plus tard des hippies à fond contre l’impérialisme américain. Ces rencontres vont agrémenter le roman de passages assez marrants. C’est bien écrit et très aéré avec de nombreux chapitres très courts. Mais bon, il n’en reste pas moins que c’est une sorte de « road trip » du style de livres à la « Jack Kérouac » (que je n’apprécie pas) à réserver donc aux fans du genre.

    Lien direct : Editions Le Masque


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  • Paradis 05-40 - Charles Dellestable

    Caractéristiques :

    Genre : Roman

    Grand format : 300 pages / 14,00 €

     

    Résumé :

    Maurice a la mémoire qui flanche alors il préfère se taire. Pourtant, il aimerait raconter une période bien précise de sa jeunesse avant d’avoir tout oublié.  Nathalie l’auxiliaire de vie qui s’occupe de lui veut faire quelque chose pour l’aider. Elle va alors lui lire le journal intime de sa soeur Diane afin que ne sombre pas dans l’oubli ce mois de mai 1940. A travers la voix de Nathalie associé aux souvenirs de Maurice ils vont nous faire partager l’ambiance si particulière de ce printemps 1940. Maurice dit « le frelon » à l’époque, sa sœur Diane à la veille de ses 18 ans, leur mère qui attend désespérément son mari envoyé au front, vivent dans une grande demeure familiale appelée « Le Paradis » en plein cœur du Périgord. Mais l’arrivée impromptue de 4 parisiens « artistes et mondains » va révolutionner leur quotidien.

     

    Avis par Lolo :

    Dès les premières pages l’auteur campe son intrigue. D’un côté nous avons Maurice et Nathalie de nos jours et de l’autre ce même Maurice enfant au sein de sa famille en pleine France profonde. Ce qui semble banal à première vue ne l’est pas, car cela se passe au printemps 1940, époque du terrible Exode des Français vers des contrées neutres ou loin de la guerre qui s’annonce. De plus l’arrivée des 2 couples d’inséparables amis Parisiens va fasciner cette famille et va lui faire vivre des choses peu banales. Les liens qui vont se tisser entre ces personnes si différentes en si peu de temps sont incroyables. Ces personnages d’ailleurs sont très attachants. Le climat de la guerre qui s’annonce crée une alternance de sentiments et d’états comme l’insouciance et la légèreté qui contrastent avec la peur et l’horreur. Il y a aussi l’attente sans faille de la mère de Maurice pour son mari mobilisé et la fuite des 4 amis qui se doutent que plus rien ne sera jamais comme avant. Le livre se lit de manière fluide et ses multiples rebondissements viennent pimenter le suspens. C’est une belle histoire malgré le terrible contexte et c’est à mon avis une superbe prouesse de l’auteur.

    Lien direct : Editions JC Lattès


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