Automne - Jan Henrik Nielsen
Caractéristiques :
Genre :Jeunesse / Science-fiction
Grand Format : 330 pages / 15,90 €
Résumé :
Nanna et sa petite sœur Fride vivent dans un bunker sous une île avec leur père, depuis qu’une catastrophe écologique a transformé notre planète. Les animaux ont disparu, les humains sont tombés malades… La plupart sont morts et le reste a perdu le peu d’humanité qui leur restait… Les filles n’ont pas le droit de sortir du bunker, malgré leur envie… Finalement, elles franchissent un jour le pas à l’insu de leur père et sortent sur l’île. Mais lorsque l’homme se met à tomber malade, les filles sont contraintes de quitter l’île seules, dans le but d’aller trouver des médicaments dans la ville fantôme qu’elles ont fuie des années plus tôt…
Avis par Jake :
L’écriture au présent m’a quelque peu perturbé au début, ainsi que le personnage principal qui est assez jeune… Mais passées les premières pages, l’histoire m’a complètement envoûté ! Chapeau au responsable de la couverture qui a parfaitement retranscrit l’ambiance de ce roman. Les filles sont un symbole très fort de famille. Leur lien est touchant, pourtant, elles évoluent dans un monde qui n’est plus sur, et où chaque instant emmène son lot potentiel d’horreur, de peur et de crainte… La trame est très bonne, et explore plutôt les suites d’un scénario catastrophe (plutôt que le début, comme chaque blockbuster américain !). On fait face aux conséquences, aux retombées… L’écriture, qui pour ma part me gênait au départ, nous plonge aux côtés de deux adorables filles très courageuses qui doivent faire face à l’absence d’une mère et à la crainte d’un futur sans leur père. Très beau, très touchant, et véritablement original… J’ai été conquis !
La trilogie des Illumières (3/3) La cité des âmes - Neal Shusterman
Caractéristiques :
Genre : Jeunesse / Fantastique
Grand Format : 503 pages / 17,00 €
Résumé :
Mickey sombre avec Nick – l’ogre en chocolat – jusqu’au cœur de la Terre, mais il fait son possible pour les tirer tous les deux de ce mauvais pas. Mary Tourcéleste est tombée dans un coma de six mois sous la forme d’Illunymphe, et ce sont ses hommes qui prennent sa suite en conduisant le train par delà les frontières connues, jusqu’au domaine de la cité des âmes, où le roi gouverne… Allie fait son possible pour empêcher Milos de tuer d’autres enfants, afin de les transformer en Illumières pour gonfler l’armée de Mary. Jix, un émissaire du roi de la cité des âmes et amoureux des félins, prend contact avec Jill… un contact explosif !
Avis par Jake :
Neal Shusterman, auteur de la célèbre saga des Fragmentés, conclut ici sa trilogie sur les Illumières avec brio ! Ce beau pavé parvient à donner une fin très satisfaisante à chacun de ses personnages… Jix est un très bon ajout et sa relation avec Jill est très drôle et pleine de piquant ! Mickey mûrit énormément et devient un des personnages phare, quant à Nick, sa renaissance est très touchante : il se cherche… Mary est fidèle à elle-même, et non, ce n’est pas une qualité ! Quant à Allie, elle est toujours l’aventurière au grand cœur que nous avons su apprécier. Ce tome revient sur les bases pour permettre au lecteur qui aurait pris le train en cours de route, de comprendre. Mais heureusement, il pousse bien plus loin l’histoire. La trame est incroyablement originale, et l’écriture de Shusterman est brillante ! C’est fluide, mais suffisamment complexe pour ne pas prendre son lecteur pour un idiot ! En fait, il n’y a vraiment rien à rejeter dans ce livre ! Tout n’est pas rose, et tout ne « finit pas bien », pourtant on ne peut s’empêcher d’éprouver un sentiment d’accomplissement… Difficile de dire adieu à l’éternéant malgré une si belle conclusion !
Balefire (3/4) Plume de pierre - Cate Tiernan
Caractéristiques :
Genre : Jeunesse / Fantastique
Grand format : 240 pages / 17,00 €
Résumé :
Clio et Thais semblent toujours être les cibles d’un des membres des Treize, de nouveau tous réunis à la Nouvelle Orléans. Le nouveau cercle approche et les avis sont très divergents… Daedalus met la pression sur tous les autres pour que tout se passe selon son souhait. Mais si Clio se laisserait bien tenter par la vie éternelle, ce n’est pas le cas de Thais… Richard développe son étrange attirance pour Clio, mais cela n’empêche pas d’être la cible de Petra qui pense qu’il veut du mal aux deux jumelles… Pendant ce temps, les deux sœurs revivent ce que les Treize ont expérimenté il y a plus de deux cents ans, et découvrent les plans de chacun…
Avis par Jake :
Un troisième tome extrêmement décevant. L’histoire n’avance pas et ne semble que prétexte à faire durer le suspense jusqu’à l’ultime opus. C’est bien dommage, alors que les Treize sont enfin réunis. Certains personnages ont d’ailleurs un fort potentiel, notamment Claire qui semble avec un tempérament explosif… pourtant rien n’advient véritablement hormis les mésaventures des jumelles. Idem sur le plan amoureux, c’est au point mort et les trames n’avancent pas. L’écriture est bonne – heureusement ! – mais ce volume n’a malheureusement rien de commun avec les deux premiers… Même au niveau de la couverture, c’est la déception : la même image utilisée depuis le tout premier tome. Quand on voit que MSK est capable de faire des chefs d’œuvres (avec « La cité des âmes » qui sort en même temps, pour ne citer que lui), on se dit qu’il y a eu un problème ici… Enfin, espérons que le final relève le niveau !
A Mélie, sans mélo - Barbara Constantine
Caractéristiques :
Genre : Roman
Format poche : 256 pages / 6,60 €
Résumé :
Mélie, âgée de soixante douze ans apprend qu’elle a un problème de santé. Elle vit seule à la campagne, alors quand elle sait que sa petite fille Clara vient passer tout l’été chez elle, cela devient sa priorité et elle va vouloir lui fabriquer plein de jolis souvenirs.
Avis par Lolo :
Encore un petit bijou que nous offre là Barbara Constantine. Pas de surprise par rapport à ses autres romans. Tout est dans le même style et état d’esprit pour notre plus grande joie. Que l’on soit jeune ou vieux, riche ou pas, seul ou en couple, on a tous droit au bonheur. Tous les personnages, de Mélie à Clara, en passant par Marcel ou Fanette, sont hyper attachants et nous donnent une belle leçon de vie. L’optimisme est le maître mot de ce roman car même si nous connaissons tous des hauts et des bas, un petit plaisir simple peut se transformer en grand bonheur. Il suffit de le vouloir ! Encore un livre qui fait du bien et qui nous rassure dans un monde où tout est tellement incertain. A consommer sans modération !
Le petit mensonge de Dieu - Cyril Massarotto
Caractéristiques :
Genre : Fantastique
Grand format : 297 pages / 17,90 €
Gagner la guerre - Jean-Philippe Jaworski
Caractéristiques :
Genre : Fantastique
Format poche : 992 pages / 13,30 €
Résumé :
Gagner la guerre, c’est l’histoire de Don Benvenuto, assassin de son état, qui travaille pour l’un des dirigeants de la République de Ciudalia, le Podestat Ducatore. On est donc dans une république style Grèce antique avec un Sénat et trois grands dirigeants élus (les podestats). Des l’ouverture du roman le lecteur est catapulté sur un navire en plein milieu d’une bataille navale et Benvenuto a pour mission de contacter l’ennemi afin d’y mener de secrètes négociations au nom de son patron. Après d’âpres pourparlers et de non moins âpres châtaignes dispensées par ses hôtes, notre ami rentre en ville. C’est à partir de ce moment que le thème principal du livre se met en place, à savoir que le pire dans la guerre, ce n’est pas nécessairement de la gagner, c’est ce qui se passe après. Surtout dans une république. Benvenuto va se retrouver au milieu des querelles de sénateurs, de complots, d’alliances et de trahisons…Ce qui a beau représenter son fond de commerce n’en est pas moins périlleux. Difficile d’en raconter plus sans en dévoiler trop ! Je laisse soin au lecteur d’en découvrir la suite.
Avis par Mathilde :
Cela faisait assez longtemps que l’on me disait de lire « Gagner la guerre », que c’est un bouquin exceptionnel et de fantasy française en plus ! A raison. C’est vraiment un livre extraordinaire ! L’ambiance et l’atmosphère y sont superbement décrites et la gouaille avec laquelle Don Benvenuto nous conte son histoire est proprement géniale ! Benvenuto est certes un assassin mais aussi un artiste et un homme instruit, ce qui se ressent dans sa manière de parler et d’agir. Les personnages sont hauts en couleur avec notamment Léonide Ducatore, sénateur, opportuniste, intelligent, menteur et rusé… peut être même plus encore que Benvenuto lui-même qui pourtant possède tous les atouts de l’antihéros. Enfin, l’univers est très bien ficelé en un mélange de renaissance italienne et de république antique. On voit que Jaworski a fait un très gros travail de recherches historiques pour que tout soit aussi cohérent et cela rend à merveille. Bien évidemment, il y a quelques défauts, minimes, notamment des longueurs sur certaines scènes. Mais cela reste très secondaire face à la maestria avec laquelle l’auteur gère les intrigues, imbriquées savamment les unes avec les autres. En bref, la réputation de ce formidable roman n’est pas usurpée et l’on a sans aucun doute affaire à l’un des piliers de la fantasy française !
Magi - Tome 10 - Shinobu Ohtaka
Résumé :
Nos trois amis sont finalement parvenus au labyrinthe du Djinn Zagan… En réalité, c’est plutôt le labyrinthe qui les a kidnappés dès qu’ils s’en sont approchés ! Leur nouveau compagnon : Harukyô, le prince de l’empire de Kô fait la promesse à une jeune villageoise de ramener ses parents qui ont été capturés par le labyrinthe. Une fois à l’intérieur, le jeune prince entre en conflit avec ses compagnons : il cherche à devenir parfaitement indépendant, et regrette de ne pas avoir le niveau pour assurer sa propre protection… A l’intérieur du labyrinthe, les choses sont très étranges : tout est calme et magnifique, les créatures sont paisibles… du moins jusqu’à ce qu’une étrange mélodie retentisse… Zagan fait alors son apparition et met les quatre compagnons au défit de le battre… Mais un autre danger se précise lorsque trois êtres malveillants cherchent à gagner la salle du trésor avant Aladin, Ali Baba, Morgiane et Harukyô…
Avis par Audrey :
Enfin le labyrinthe s’ouvre à moi ^^. Finalement, c’est un peu comme une pochette surprise et on ne sait pas sur quoi on va tomber ! Et bien j’ai trouvé cela assez marrant que nos amis atterrissent dans le repère d’un Djinn écologiste qui utilise les humains en guise de « terreau » ! Ce tome est assez sérieux et dramatique, seul le passage où Harukyô pète littéralement les plombs est hilarant ! Il s’en prend tour à tour à Ali Baba, Aladin et Morgiane. Le personnage d’Harukyô est de plus en plus difficile à cerner : il est parfois très dur envers lui-même, de temps en temps léger et drôle… Dur dur de se faire une idée concrète. Les trois ennemis qui débarquent à la dernière minute semblent appartenir à l’étrange organisation qui souhaitait détruire le royaume de Balbadd… Je ne m’attendais pas à les revoir aussitôt. Comme d’habitude, l’auteur nous laisse à un point crucial ! Vite le prochain tome !
Gone (5/6) La peur - Michael Grant
Caractéristiques :
Genre : Jeunesse / Science-fiction
Grand Format : 488 pages / 19,30 €
Résumé :
La moitié des enfants de la Zone a choisi de rester à Perdido Beach sous les ordres du roi Caine, et sous l’influence économique d’Albert. Quant à l’autre moitié, elle vit désormais sur des bateaux près du lac avec à sa tête Sam. Voilà 4 mois que suite à la mort de Pete, sa sœur Astrid vit de façon isolée… jusqu’à ce qu’un phénomène étrange la force à regagner le groupe : une tache noir bloquant la lumière se propage à grande vitesse le long de la paroi du dôme. Diana continue sa grossesse à un rythme alarmant, et cela semble intéresser grandement le Gaïaphage dont la peur grandit avec « l’effritement » du dôme… Mais c’est également le cas de tout le monde, à commencer par Sam, car si la lumière disparaît… La vie suivra également…
Avis par Jake :
Ce tome est excellent et relève le niveau du précédent. Ici, l’action se déroule à un rythme effréné car l’histoire se passe en moins de deux jours. Pour la première fois, nous découvrons véritablement ce qui se trame derrière la paroi du dôme, en suivant les tribulations courageuses de Connie Temple, la mère de Sam. Côté personnages, tous s’emblent avoir beaucoup évolué, à commencer par Astrid qui n’est plus ni bourrée de principes, ni hautaine… Elle réalise les difficultés de la vie (enfin). Diana est autrement plus sympathique et appréciable depuis qu’elle vit avec le groupe de Sam. Quant à ce dernier et ses phobies du noir qui reviennent à la surface, cela fait de lui quelqu’un d’encore plus humain. Orc, le repenti, est également très touchant avec sa nouvelle foi en la vie. Dekka fait finalement face à la Brise, et des révélations sur Edilio sont faîtes… Bref, on sent que la fin approche à grand pas, et cela donne encore plus d’impact à l’écriture qui est toujours aussi prenante ! Vite, le tout dernier tome de Gone ! Malgré toutes ses horreurs, la Zone va nous manquer…
Magi - Tome 09 - Shinobu Ohtaka
Résumé :
Voilà bientôt six mois que nos amis ont trouvé refuge dans le royaume de Sindoria, dont Sinbad est le roi. Aladin s’améliore avec Yamuraïha, la magicienne. Quant à Ali Baba, il s’entraîne avec Shar Rukhan, un fantastique bretteur qui l’aidera à transférer le pouvoir d’Amon depuis son poignard brisé jusqu’à sa nouvelle arme. Même Morgiane voudra devenir plus forte pour porter assistance à ses deux amis. Mais bientôt, la princesse et le prince de l’empire Kô débarquent en accusant Sinbad et en lui imposant la main de la princesse. De son côté, le prince semble nourrir ses propres plans… Mais il ne tarde pas à se confier à Sinbad, et ce dernier décide d’envoyer Morgiane, Ali Baba et Aladin en quête d’un tout nouveau labyrinthe… Le prince de Kô décide de se joindre aux trois jeunes gens…
Avis par Audrey :
Un super opus bourré d’humour, en particulier lorsque Sinbad est confronté à ses propres conseillers et à l’accusation de la princesse de l’empire Kô. Sa relation avec son conseiller Jaffar est très drôle : le vizir est suffisamment complice avec son roi pour ne pas mâcher ses mots ! Aladin est également à mourir de rire par moment, notamment « grâce » à son côté obsédé qui ne manque pas de le faire chavirer devant des femmes à fortes poitrines (je pense à la scène sur le bateau !). Côté intrigue, c’est un peu un volume intermittent où les héros peuvent se reposer et progresser avant d’attaquer de nouvelles aventures. On découvre mieux la terre de Sinbad, et son pays semble presque utopique tant les choses s’y passent bien ! L’ambiance est donc bon enfant à travers tout ce tome, mais le lecteur est également très heureux de voir les trois amis reprendre le large ! Il me tarde de découvrir l’un de ces célèbres labyrinthes (puisque j’ai commencé la saga au tome 4), et surtout de voir Morgiane, Aladin et Ali Baba gagner de nouveaux pouvoirs ! Le prince de Kô est un bon ajout, un personnage très mystérieux, et je suis pressée d’en apprendre plus sur lui, qui semble tout de même cacher son jeu…
Le colonel et l'appât 455 - Fariba Hachtroudi
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 192 pages / 16,00 €
Résumé :
Un ex-colonel a fui l’Iran et attend une réponse depuis 5 ans à sa demande d’asile d’un pays nordique. Un matin tout bascule quand sa traductrice habituelle est remplacée par une jeune femme qu’il identifie tout de suite comme étant le numéro 455 de la prison Devine. Cet endroit était le bastion de la torture où les proches des prisonniers résistants étaient enfermés et appelés « appâts ». Ils vont se reconnaître mutuellement et ce rapprochement contraint va donner lieu à un terrible retour vers le passé. Leur passion commune et sans borne de leur conjoint respectif sera le fil conducteur de leur confrontation.
Avis par Lolo :
J’ai trouvé ce roman admirable à tous niveaux. L’auteur ne s’attarde pas sur les tortures et autres terreurs d’un régime dictatorial mais elle réussit la prouesse de mettre face à face 2 personnes victime/bourreau sensées se haïr à mettre en commun l’horreur qui a provoqué leur rencontre. L’auteur nous décrit l’absence de choix qu’on les gens qui vivent sous la gouverne des ayatollahs et les représailles quoi que l’on fasse. L’écriture est prenante et très émouvante et il s’agit presque d’un huis clos entre les 2 protagonistes. C’est finalement l’amour magnifique que chacun porte à son conjoint qui a conditionné leur vie. Il faut savoir aussi que la femme du colonel et le prénom de l’appât sont les mêmes et cela va entraîner une sorte de dédoublement et de lien. L’amour est bien souvent le meilleur moyen qu’ont trouvé les dictatures pour faire plier les individus. Le roman est bien construit avec au fil des pages les explications et le ressenti de chacun. Les faits sont décrits sans jugement, ça n’est pas la peine. Ce roman est une intense réflexion sur la nature humaine qui n’a plus rien d’humain quand le pouvoir absolu et totalitaire entre en jeu, mais aussi sur l’amour et l’espoir qui permettent parfois de manière incroyable à survivre. Un livre d’une grande profondeur.









