Juste avant le bonheur - Agnès Ledig
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 352 pages / 19,50 €
Résumé :
A vingt ans, les jeunes filles ont pour seules préoccupations : sortir, s’amuser et rencontrer des garçons. Pour Julie, ce n’est plus tout à fait le cas. Sa préoccupation à elle, son trésor, c’est son fils Lulu. Devenue maman célibataire très jeune, délaissée par ses parents, elle est obligée de travailler comme caissière pour essayer de faire vivre sa petite famille. C’est donc avec une tête pleine de soucis que cette jeune femme doit composer jusqu’au jour où elle croise le chemin de Paul, un quinquagénaire empli de bonnes attentions qui va, à tout jamais, changer l’existence de Julie et Lulu. Une semaine après leur rencontre, ils partent tous les trois avec Jérôme, le fils de Paul, pour des vacances en Bretagne. Ce séjour sera l’occasion, pour chacun d’eux, de colmater leurs fissures, de s’apporter mutuellement un peu de bonheur. A la fin du séjour, chacun repart un peu plus complet et heureux. Malheureusement, sur la route du retour survient un terrible accident qui va de nouveau blesser leurs cœurs…
Avis par Audrey :
Voilà une histoire qui ne laisse pas indifférent. Elle nous fait tour à tour rire et pleurer. Le récit du voyage en Bretagne m’a particulièrement touchée : ce sont des êtres singuliers qui au contact des uns des autres vont apprendre à se reconstruire et vont finir par s’aimer. La tragédie qui touche les personnages à la fin du séjour m’a tout de même pas mal ébranlée. D’ailleurs, encore aujourd’hui, trois jours après avoir refermée le livre, j’y pense avec émotion. Du coup, je dois avouer que j’ai préféré la première partie du roman, plus optimiste, même si la fin renoue avec cet esprit. Par ailleurs, je dois préciser que le livre est très bien écrit, dans un style fluide. Ce n’est sûrement pas par hasard qu’il a obtenu le prix de la maison de la presse 2013. Je conseille vivement ce roman qui ne raconte pas forcément une heureuse et jolie histoire, mais une histoire, celle de la vie avec ce qu’elle peut avoir de beau et de tragique.
La part des ténèbres - Stephen King
Caractéristiques :
Genre : Horreur
Format poche : 541 pages / 7,60 €
Résumé :
Thad est père de famille : il a deux jumeaux en bas âge, et une femme aimante. Ce qu’il ignore, c’est que lorsqu’il avait 11 ans et qu’il a été opéré au cerveau, ce n’est pas une tumeur que les médecins ont excisée… Mais un jumeau qu’il avait absorbé in utero ! Thad est également auteur, mais il a eu beaucoup plus de succès sous le nom emprunté de Georges Stark à qui il doit trois romans très durs et sanguinolents, que sous son propre nom… Mais écrire sous le nom de Georges Stark l’a conduit à boire, l’a rendu plus sombre, plus grave… C’est pourquoi, lorsque quelqu’un découvre la double identité de l’auteur et décide de le faire chanter, Thad et sa femme font le choix de « tuer » publiquement Georges Stark. Une page se tourne… Sauf que Georges Stark, fou psychopathe, n’a aucune envie de rester mort. Il veut être bel et bien vivant et continuer ses aventures… Et quelques meurtres atroces ne lui font pas peur…
Avis :
Stephen King est le maître de l’horreur, il est également le maître du gore ! Cet auteur a un talent fou pour décrire des scènes qui vous glacent le sang ! On se contorsionne littéralement alors que les victimes tentent d’échapper à leur poursuivant. Le personnage de George Stark est délicieux : un fin psychopathe à la répartie acerbe qui ne laisse aucune chance à ses proies. Au contraire, il est extrêmement facile de s’identifier au bon Thad, père de famille et mari aimant. Cependant, la dualité est une nouvelle fois au centre de la trame. En effet, bien qu’il tente de le nier, George Stark est une part (même infime) de Thad… L’histoire est très bien conçue : on se demande durant le roman si Stark est une incarnation de l’imaginaire de l’auteur, s’il est son jumeau séparé à l’âge de 11 ans (par un quelconque miracle) ou s’il est simplement un psychopathe désaxé… Le personnage du shérif Alan est un peu le septique de l’histoire qui hésite à croire Thad. J’ai bien aimé leur relation, ils sont très complémentaires. Quand à l’épouse de Thad, elle est géniale : bonne mère en plus d’une femme qui soutient son mari… Mon personnage préféré, je pense. La composante des « moineaux » est une super idée, ou comment transformer un animal tout mignon et inoffensif en témoin d’une mort imminente ! « Les moineaux volent de nouveau » sont le leit motiv du livre et accroissent la tension… Bref, Stephen King n’est pas maître du genre pour rien, et ce roman est une pure réussite !
Le cahier de Maya - Isabel Allende
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 462 pages / 21,90 €
Résumé :
Maya Vidal, choyée et élevée en Californie, par ses grands-parents, qu’elle adore voit son monde s’écroulé à la mort de son Popo. Elle va alors menée une vie d’excès en tous genres qui fera qu’à 19 ans à peine elle sera déjà toxicomane et alcoolique. Mais le plus grave, c’est qu’elle va non seulement avoir de dangereux individus comme des dealers à ses trousses mais également le FBI. Sa grand-mère, sa Nini va la retrouver et essayer de la remettre dans le droit chemin. Pour cela et après une cure de désintoxication, elle l’envoie en secret chez un ami qui réside sur une petite île (loin de la civilisation moderne) Chiloé au sud du Chili. Maya va-t-elle reprendre goût à la vie ? Va-t-elle rencontrer les bonnes personnes et faire enfin les bons choix ? Cet exil lui permettra t-il de résister aux tentations et de comprendre sa descente aux enfers ?
Avis :
Isabel Allende traite ici d’un sujet grave à savoir l’alcool et les drogues chez les adolescents. Le livre comporte 4 grandes parties qui correspondent aux 4 saisons que Maya passe à Chiloé. Il va alors y avoir alternance de sa vie sur l’île et de sa vie aux Etats-Unis. Petit à petit on va découvrir ce qu’elle a vécu. Maya est quelqu’un de très attachant de même que ses grands parents. Des gens formidables en fait qui vont lui donner une éducation exemplaire et beaucoup d’amour. Ils vivent tous en harmonie jusqu’au jour ou son Popo meurt. La douleur de Maya est terrible, et sa Nini pourtant si forte va elle aussi perdre un peu tout contrôle sur la réalité. L’auteur nous prouve donc que malgré une enfance heureuse, s’il survient un événement dramatique au moment de l’adolescence tout peut basculer. C’est ainsi que se sentant abandonnée et perdue, Maya va fuguer et de fil en aiguille tomber dans la drogue et l’alcoolisme. La façon qu’à Maya de raconter sa propre histoire au cours de son exil nous captive du début à la fin. On la comprend. De plus, il y a un vrai contraste entre les gens qu’elle a fréquentés quand elle s’est enfuie à Las Vegas et ceux qui vivent à Chiloé et qui ne savent rien à son sujet. Les descriptions de cette île magnifique nous font rêver, les gens sont gentils et prennent le temps de vivre. Elle va y apprendre la solidarité et une certaine sagesse. A travers les personnages de Maya, Nini, et Manuel Arias l’ami de cette dernière, l’auteur en profite pour retracer une sombre période de l’histoire du Chili. (Rappelons qu’Isabel Allende est la nièce de Salvator Allende président du Chili, assassiné par le Général Pinochet lors du coup d’Etat du 11 septembre 1973). Quoi qu’il en soit ce livre nous offre un magnifique voyage « intérieur » avec Maya qui va devoir retrouver la paix de l’esprit et « extérieur » avec cette île hors du temps où les gens sont en harmonie avec la nature.
Les agents de M. Socrate (2/4) La cité bleue d'Icaria - Arthur Slade
Caractéristiques :
Genre : Jeunesse / Fantastique
Grand format : 287 pages / 12,00 €
Résumé :
Modo et Tavia doivent se faire passer pour un couple de photographes et partent jusqu’en Amérique pour tenter de découvrir la raison de la disparition de nombreux navires dans une zone très précise de l’océan. Alors que leur bateau est attaqué, Modo tombe par-dessus bord. Il est récupéré par un sous-marin… Il y découvrira le peuple d’Icaria, une cité utopique s’étant établie au fond des océans, mais également de Colette, une jeune espionne française qui ne le laissera pas indifférent… Elle cherchera, au même titre que Tavia, à découvrir le véritable visage du métamorphe. Mais alors que Modo cherche à reprendre contact avec M. Socrate et Tavia, il se rendra compte que la maléfique Confrérie de l’horloge est également sur les traces de l’insubmersible, et que leurs desseins sont une nouvelle fois diaboliques…
Avis :
Ce nouveau tome des aventures de Modo et Tavia est riche en rebondissements ! Tout d’abord, la relation entre les deux personnages principaux est bien plus profonde. Ils ont eu le temps d’apprendre à se connaître, et de développer des sentiments l’un pour l’autre. Les réactions de Tavia lorsqu’elle pense Modo perdu sont d’ailleurs très touchantes, et une nouvelle fois, on désespère de les voir entamer une idylle ! Mais le personnage de Colette est un ajout bien pensé, car la jeune espionne française n’est pas sans rappeler Octavia… Ce n’est pas pour rien que Modo en pincera pour elle, et elle se révèlera une alliée de poids dans leurs tentatives de fuite. L’idée de l’insubmersible est parfaite ! On se retrouve propulsé sous l’eau dans un univers qui est superbement décrit et qui donne terriblement envie ! Les produits de la mer, les technologies liées à l’océan… Tout nous pousse à devenir Icarien à notre tour ! La confrérie de l’horloge est une nouvelle fois présente et met en scène un personnage invisible (un grand classique !). L’écriture est fluide et sans accroche. Quant à ce mélange saisissant de science-fiction et de roman d’espionnage durant l’ère Victorienne, il se révèle parfaitement addictif ! Mon seul regret est que cette saga ne compte que 4 tomes… Car oui, c’est véritablement un coup de cœur qui se confirme de livre en livre !
Soul eater - Tome 21 - Atsushi Ohkubo
Résumé :
Alors que les élèves de Shibusen chassent le grande Célestacé, ils se rendent compte que la densité de démence est bien plus importante en altitude… En parallèle, Maka continue ses recherches pour retrouver Crona (qu’elle a pour ordre de tuer, malgré ses réticences…) et c’est là qu’elle fait une grande découverte… Au lieu de Crona, c’est le grand dévoreur dont elle ressent la présence, sur la lune ! L’école de Shibusen et le Dieu de la mort envoient leurs meilleurs Death Scythe et Meisters pour le trouver et le détruire… Franken Stein et le père de Maka font partie de l’armée, mais également Kid qui se chargera de combattre les hommes de main du grand dévoreur pour s’assurer un chemin vers la lune. De son côté, Maka trouve finalement où Crona se cache…
Avis :
Ce numéro de Soul eater a un rôle pivotant dans la trame de l’histoire. La scène d’introduction qui voit les élèves voler au milieu des nuages est magnifique, et l’arrivée de l’énorme Célestacé est superbe (la bête ressemble d’ailleurs beaucoup à un des monstres de « Satan 666 » pour les fans du genre !). La tentative de Maka de retrouver Crona qu’elle considère comme un être cher est très touchante, Maka se retrouve ensuite dans un dilemme horrible : peut-elle sauver son amie ou doit elle obéir aux ordres de Shibusen et la tuer ? La course de l’astro zeppelin vers la lune donne lieu à des combats magistraux dans les cieux et donne un avant goût à nos amis de ce qui les attend sur le Lune… Le grand dévoreur (dont l’illustration est géniale : on dirait qu’une partie de son corps est en flammes !) envoie ses hommes de main pour combattre. Franken semble se diriger vers son ennemi comme s’il savait qu’il allait mener son dernier combat, ce qui n’augure rien de bon pour ce personnage (déjà au bord de la folie). Enfin, j’ai surtout adoré ce tome car c’est Kid (sûrement mon perso préféré !) qui mène la barque dans les conflits aériens en cherchant à dépasser le niveau de Black Star. Vite, la suite !
Le garçon qui n'existait pas - Patrice Leconte
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 166 pages / 15,00 €
Résumé :
Gérald n’existe pas. Ou du moins, pas aux yeux des autres. Il a le don, ou la malédiction, selon le point de vue, de passer complètement inaperçu et ce, depuis sa naissance. Oublié, même par sa propre famille il mène une vie sans ambition, si ce n’est celle de conquérir le cœur de la somptueuse Victoire, un prénom qui sonne comme une promesse. Mais comment attirer l’attention sur soi lorsque l’on est « l’homme invisible » ? C’est alors que Gérald va pendre l’incroyable décision de traverser la Manche à la nage afin d’impressionner sa belle.
Avis :
Plus que le récit du passé de Gérald, à la fois drôle et émouvant, c’est la description de sa traversée qui m’a particulièrement plu. A chaque instant, je me suis demandée comment allait se finir ce voyage : loin d’être un long fleuve tranquille, le parcours de Gérald dans l Manche va l’exposer à de nombreux dangers qui vont tenir le lecteur en haleine (attaque de mouettes, perte de palmes, ingurgitation d’algues hallucinogène, et bien pire encore…). J’ai trouvé le personnage et l’histoire complètement loufoques, un peu dans la lignée des œuvres d’Amélie Nothomb. Autant vous dire que j’ai adoré le verbe franc et incisif employé par l’auteur. Un livre hors du commun par son thème, par le rythme et le ton utilisé que j’ai dévoré en moins de 24h ! Je salue le talent de Patrice Leconte plus connu pour son statut de réalisateur mais qui gagne largement à être reconnu en tant qu’auteur.
Vertiges mortels - Neal Baer & Jonathan Greene
Caractéristiques :
Genre : Policier
Grand format : 376 pages / 20,00 €
Résumé :
Une jeune psychiatre Claire Waters est attirée par les cas incurables. C'est-à-dire les psychopathes purs et durs. Spécialisée en médecine légale, elle va aider la police New Yorkaise à retrouver Quimby, son dernier patient qui semble depuis sa libération s’être transformé en un redoutable serial killer.
Avis par Lolo :
J’ai été quelque peu frustrée par ce roman, parce qu’en fait il y a trois enquêtes. Certes elles sont intimement liées, mais la fin de la première partie s’est révélée abrupte à mon goût. L’histoire est banale et j’ai trouvé les solutions trop simples avec en plus des coïncidences qui tombaient chaque fois à pic. Cependant, les personnages principaux comme la jeune psy Claire Waters, ainsi que l’inspecteur Nick Lawler sont très détaillés. Ils ont bien sûr tous les deux un lourd passif et sont criants de vérité. Ils sont humains, font des erreurs et n’hésitent pas à se remettre en question. Les auteurs ne s’appesantissent en revanche aucunement sur les personnages secondaires. En conclusion, ce livre écrit par les scénaristes de la série télévision « New York Unité spéciale » ravira les amateurs du genre, pour les autres : un bon moment de détente les attend.
La dame de Saïgon - Karine Lebert
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 272 pages / 20,00 €
Résumé :
Lorsque Marianne débarque avec sa famille en Indochine, colonie française en 1906, elle n’est encore qu’une petite fille. Elle se demande alors ce que lui réserve son avenir dans cet environnement aux abords hostiles où sa famille est venue tenter de faire fortune. Peu à peu, Marianne va découvrir les joies et les beautés de cette Indochine qui deviendra son pays jusqu’à tomber éperdument amoureuse d’un autochtone : le jeune Anh Dung, à la fois beau et intelligent. Contre toutes les conventions, ils décideront de se marier. Ils devront alors faire face à l’Histoire afin de protéger la leur…
Avis par Audrey :
Les drames n’ont pas épargné cette pauvre famille Frémont. On va de rebondissement en rebondissement. On peut dire que la vie n’a pas été tendre avec les colons français entre 1906 et 1954. J’ai aimé suivre l’évolution de Marianne que l’on voit grandir jusqu’à devenir une femme mûre. Cependant, je dois dire que je n’ai pas lu ce livre avec l’intérêt que je porte habituellement à ce genre d’histoires, mais j’ai tout de même éprouvé une certaine curiosité à l’égard du contexte historique décrit : la vie dans les colonies françaises sur fond de guerres mondiales. J’ai éprouvé de l’empathie pour la famille Frémont qui va avoir des difficultés à s’intégrer et qui va devoir renoncer à ses idéaux et ses rêves de grandeur. Mais j’ai éprouvé bien plus de sympathie envers le peuple Vietnamien qui se voit dominé et souvent maltraité par les colons français. En bref, un livre qui fait la part belle à l’Histoire à défaut de l’histoire (celle des personnages) qui m’a un peu moins passionnée, bien qu’étant divertissante.
Peps numéro 3
Résumé :
Peps est un magazine trimestriel dédié à la parentalité positive. Vous y trouverez tout un tas d’informations et d’astuces pour mieux vivre votre parentalité et bien faire avec vos enfants. Ce numéro 3 (Avril à Juin 2013) est consacré au thème de la non violence éducative. Au sommaire : un dossier sur « le corps : siège de la non violence ordinaire ? » ; un article sur l’art du lâcher prise ; un autre proposant différentes solutions pour nourrir les liens…
Avis :
Peps est un magazine intéressant pour tous ceux qui aiment les articles qui traitent de ce genre de sujets psycho-pratiques. Pour ma part, même si j’ai lu quelques pages avec intérêt, je n’ai pas vraiment accroché : un peu trop psycho et moralisateur à mon goût (pas assez de pages avec des thèmes un peu plus légers, si ce n’est le pêle-mèle ou des livres divers sont présentés). On aurait souhaité un peu plus de « peps » justement. Par exemple, en présentant une sélection d’objets (jeux pour enfants, équipements bébé…). Cependant, je conçois tout à fait que ce magazine puisse plaire à certains et je dois avouer que si l’on aime le genre, celui-ci est plutôt bien construit, avec des articles bien illustrés qui répondent au thème du numéro. Par ailleurs, la parentalité positive est un concept dont on entend de plus en plus parler ces temps-ci. Si vous désirez en découvrir d’avantage sur le sujet, alors Peps pourra sans doute répondre à certaines de vos questions.
Escort - Sabrina
Caractéristiques :
Genre : Témoignage
Grand format : 304 pages / 15,90 €
Résumé :
Sabrina, jeune fille de 19 ans à peine se retrouve déstabilisée à la mort de sa mère. Ne sachant pas vraiment vers quel métier se tourner, elle va finalement se retrouver à faire l’escort pour de riches hommes d’affaires. D’abord à Paris, puis Bruxelles et surtout Genève elle va alors découvrir un monde de plaisir et d’argent facile qui n’est toutefois pas sans danger.
Avis par Lolo :
Ce qui m’a tout de suite plu, c’est que le livre est très bien écrit. De plus traitant d’un sujet tabou on ne tombe jamais ni dans le vulgaire, ni dans le mélo. En effet Sabrina nous raconte une partie de sa vie sans se plaindre ou s’apitoyer sur son sort. Au contraire il s’agit d’un travail comme un autre qu’elle exerce de son plein gré et pour lequel elle va profiter de tous les avantages qu’il lui procure. Il lui a même permis de s’épanouir, de s’enrichir culturellement (voyages, aventures, luxe…), de se découvrir des talents de comédienne et de développer une certaine psychologie de la vie. Bien entendu, elle va devenir experte en sexualité masculine elle qui était novice en la matière. Elle raconte ses expériences et anecdotes de manière sobre et toujours avec humour et philosophie. Mais inévitablement elle va tomber dans le piège de l’argent facile et de la cocaïne qui vont souvent de pair. Elle va finalement prendre conscience de beaucoup de choses qui lui feront changer radicalement de vie. J’ai trouvé ce témoignage pudique malgré le sujet. Sabrina nous relate des faits sans jugement ni accusation mais en soulevant de vraies questions sur une profession qui suscite bien des débats.









