chronique
La ligue des coeurs brisés (1/?) - Pamela Wells
Caractéristiques :
Genre : Jeunesse / Roman
Grand format : 375 pages / 13,90 €
Résumé :
Sydney sort avec Drew depuis deux ans. Ils sont follement amoureux… Seulement, lorsqu’ils se sont rencontrés, Drew n’était pas le champion de l’équipe de sport du lycée qu’il est devenu… Toutes les filles ne lui couraient pas après, et il n’avait jusqu’alors aucune envie de participer aux soirées beuveries avec ces collègues. Tout à coup, la sage Sydney ne colle plus vraiment avec son image de bonne soirée. Exit Sydney. Raven enchaîne les garçons sans jamais vraiment ressentir quoi que ce soit, c’est d’ailleurs dans les bras d’un autre que la surprend son petit ami actuel… qui rompt immédiatement avec elle. Quant à Kelly, elle sort avec Will qui ne la considère pas comme sa petite amie officielle ! Alexia est la seule des quatre à être seule, ce qui la taraude également. Mais pour remonter le moral de ses trois amies au cœur brisé, Alexia instaure « La ligue des cœurs brisés » et une liste de règles à ne jamais transgresser, dans le but de se remettre au plus tôt de la rupture… Mais bien sûr, c’est beaucoup plus facile en théorie qu’en pratique !
Avis :
Loin du roman pour ados en mal d’amour que j’avais peur de trouver, « La ligue des cœurs brisés » est un roman très bien écrit et léger qui vous sortira de vos mauvaises humeurs pour vous faire relativiser vos problèmes. Les quatre personnages féminins sont aussi différents que possible, de sorte que vous vous retrouverez forcément avec une favorite (perso, j’ai préféré Alexia, qui a la tête sur les épaules et qui est la plus mature des quatre). Vous vous retrouverez également certainement dans une des situations vécues : largué par quelqu’un que vous aimiez, pas pris au sérieux par quelqu’un, ou incapable de vous retrouver dans une relation saine… Bref, ce livre parle à tout le monde, à un degré ou un autre. Bien sûr, il s’agit d’une trame de lycéenne, mais c’est vraiment conté de manière habile et dépourvue de passages « gnan gnan ». L’amitié des quatre est agréable, on regrette simplement qu’elles aient eu à rompre pour se retrouver (mais n’est-ce pas malheureusement ce qui se passe le plus souvent dans la réalité ?). L’ambiance est bien décrite, et malgré les températures en hausse dans le sud, je me suis retrouvé plongé dans le froid de l’hiver de nos héroïnes ! Bref, ce roman est idéal pour les vacances, et je me demande si la suite de la saga verra les mêmes personnages poursuivre leurs aventures, ou si de nouveaux cœurs brisés viendront prendre la relève…
Anthologie de la sodomie - Bernard Guérin
Caractéristiques :
Grand format : 279 pages / 18,20 €
Résumé :
Des nouvelles plus ou moins courtes choisies sur plusieurs siècles, ayant toutes attrait à la sodomie, que ce soit entre un homme et une femme ou entre deux hommes. Elles sont toutes datées, le contexte général de l’histoire est rappelé et un commentaire est fait sur l’anecdote ainsi que sur son auteur et le contexte historique.
Avis par maXXX :
En lisant ce livre, je m’attendais à trouver des passages sélectionnés selon leur degré d’excitabilité… Ce qui n’est pas forcément toujours le cas. Si certains de ces extraits sont très chauds et excitants, certains ne le sont pas du tout : il est question d’inceste, parfois de pédophilie et même de nécrophilie dans la toute dernière nouvelle ! Je retiendrai tout de même un passage extrêmement marrant qui consiste en une scène de sodomie narrée d’abord par le garçon, puis par sa compagne… Très drôle de voir comme chacun interprète la chose ! En fait, je pense que ce recueil peut beaucoup plaire aux gens qui désirent voir « tout ce qui existe » sur la chose… C’est en effet un recueil très complet ! Ces gens seront comblés par la diversité, autant du thème, que de la narration (puisqu’on retrouve aussi des poèmes sur la sodomie !). Malheureusement, ce n’était pas mon cas qui ne cherchais qu’à m’exciter ^^
Le cahier de Maya - Isabel Allende
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 462 pages / 21,90 €
Résumé :
Maya Vidal, choyée et élevée en Californie, par ses grands-parents, qu’elle adore voit son monde s’écroulé à la mort de son Popo. Elle va alors menée une vie d’excès en tous genres qui fera qu’à 19 ans à peine elle sera déjà toxicomane et alcoolique. Mais le plus grave, c’est qu’elle va non seulement avoir de dangereux individus comme des dealers à ses trousses mais également le FBI. Sa grand-mère, sa Nini va la retrouver et essayer de la remettre dans le droit chemin. Pour cela et après une cure de désintoxication, elle l’envoie en secret chez un ami qui réside sur une petite île (loin de la civilisation moderne) Chiloé au sud du Chili. Maya va-t-elle reprendre goût à la vie ? Va-t-elle rencontrer les bonnes personnes et faire enfin les bons choix ? Cet exil lui permettra t-il de résister aux tentations et de comprendre sa descente aux enfers ?
Avis :
Isabel Allende traite ici d’un sujet grave à savoir l’alcool et les drogues chez les adolescents. Le livre comporte 4 grandes parties qui correspondent aux 4 saisons que Maya passe à Chiloé. Il va alors y avoir alternance de sa vie sur l’île et de sa vie aux Etats-Unis. Petit à petit on va découvrir ce qu’elle a vécu. Maya est quelqu’un de très attachant de même que ses grands parents. Des gens formidables en fait qui vont lui donner une éducation exemplaire et beaucoup d’amour. Ils vivent tous en harmonie jusqu’au jour ou son Popo meurt. La douleur de Maya est terrible, et sa Nini pourtant si forte va elle aussi perdre un peu tout contrôle sur la réalité. L’auteur nous prouve donc que malgré une enfance heureuse, s’il survient un événement dramatique au moment de l’adolescence tout peut basculer. C’est ainsi que se sentant abandonnée et perdue, Maya va fuguer et de fil en aiguille tomber dans la drogue et l’alcoolisme. La façon qu’à Maya de raconter sa propre histoire au cours de son exil nous captive du début à la fin. On la comprend. De plus, il y a un vrai contraste entre les gens qu’elle a fréquentés quand elle s’est enfuie à Las Vegas et ceux qui vivent à Chiloé et qui ne savent rien à son sujet. Les descriptions de cette île magnifique nous font rêver, les gens sont gentils et prennent le temps de vivre. Elle va y apprendre la solidarité et une certaine sagesse. A travers les personnages de Maya, Nini, et Manuel Arias l’ami de cette dernière, l’auteur en profite pour retracer une sombre période de l’histoire du Chili. (Rappelons qu’Isabel Allende est la nièce de Salvator Allende président du Chili, assassiné par le Général Pinochet lors du coup d’Etat du 11 septembre 1973). Quoi qu’il en soit ce livre nous offre un magnifique voyage « intérieur » avec Maya qui va devoir retrouver la paix de l’esprit et « extérieur » avec cette île hors du temps où les gens sont en harmonie avec la nature.
La dame de Saïgon - Karine Lebert
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 272 pages / 20,00 €
Résumé :
Lorsque Marianne débarque avec sa famille en Indochine, colonie française en 1906, elle n’est encore qu’une petite fille. Elle se demande alors ce que lui réserve son avenir dans cet environnement aux abords hostiles où sa famille est venue tenter de faire fortune. Peu à peu, Marianne va découvrir les joies et les beautés de cette Indochine qui deviendra son pays jusqu’à tomber éperdument amoureuse d’un autochtone : le jeune Anh Dung, à la fois beau et intelligent. Contre toutes les conventions, ils décideront de se marier. Ils devront alors faire face à l’Histoire afin de protéger la leur…
Avis par Audrey :
Les drames n’ont pas épargné cette pauvre famille Frémont. On va de rebondissement en rebondissement. On peut dire que la vie n’a pas été tendre avec les colons français entre 1906 et 1954. J’ai aimé suivre l’évolution de Marianne que l’on voit grandir jusqu’à devenir une femme mûre. Cependant, je dois dire que je n’ai pas lu ce livre avec l’intérêt que je porte habituellement à ce genre d’histoires, mais j’ai tout de même éprouvé une certaine curiosité à l’égard du contexte historique décrit : la vie dans les colonies françaises sur fond de guerres mondiales. J’ai éprouvé de l’empathie pour la famille Frémont qui va avoir des difficultés à s’intégrer et qui va devoir renoncer à ses idéaux et ses rêves de grandeur. Mais j’ai éprouvé bien plus de sympathie envers le peuple Vietnamien qui se voit dominé et souvent maltraité par les colons français. En bref, un livre qui fait la part belle à l’Histoire à défaut de l’histoire (celle des personnages) qui m’a un peu moins passionnée, bien qu’étant divertissante.
Une (irrésistible) envie de dire oui - Meg Cabot
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 317 pages / 13,70 €
Format poche : 320 pages / 5,90 €
Résumé :
Heather est heureuse : elle a un petit ami ! Qui plus est, c’est son prof particulier de maths… Bon, bien sûr, il est végétarien et la pousse à faire du jogging alors que ce n’est pas vraiment dans ses convictions… Mais tout de même ! Et puis, la vie avec son père s’est parfaitement organisée… Et même si son nouveau boss est psychorigide, le travail va bien… Enfin, jusqu’au moment où Heather découvre ce nouveau boss avec une balle dans la tête. Et c’est juste en même temps qu’elle apprend que son ex fiancé va être papa. Ah, et il semblerait que le petit ami prof de maths veut lui mettre la bague au doigt ! Alerte rouge pour Heather Wells, vite : des gaufres avec du chocolat !
Avis :
C’est un véritable plaisir de retrouver Heather dans une aventure qui nous ramène dans le dortoir – heu, résidence universitaire, pardon ! – de la fac de New York ! Le ton est toujours positif, plein d’humour. Meg Cabot n’a rien perdu de son piquant, de son sarcasme et surtout… de sa gourmandise ! Difficile de comprendre comment Heather n’est pas devenue obèse à l’heure actuelle… On adore la présence de Tom, l’ancien chef homosexuel et bourré d’ironie de l’héroïne. On regrette que ce tome soit un peu plus court que les précédents (on voudrait que les histoires d’Heather ne finissent pas !), ce qui est certainement du à une trame un peu simplifiée. Heureusement, non seulement la fin heureuse était attendue depuis un moment (mais chut ! Je n’en révèle pas plus !), mais en plus, les aventures d’Heather Wells se poursuivent dans « Ready to rock ! » qui sort ce mois-ci ! Au final, j’ai adoré la trilogie « Irrésistible », qui est rassemblée dans un intégrale (pour ceux qui ne connaissent pas encore). Pour son écriture légère et pleine d’humour, je suis devenu un inconditionnel de Meg Cabot : au diable les soucis, oui aux calories !
Le cri de l'ange - Carole Lawrence
Caractéristiques :
Genre : Policier
Grand format : 420 pages / 20,00 €
Résumé :
Une jeune fille est retrouvée nue sur l’autel d’une chapelle du Bronx avec sur le buste le premier verset du Notre Père gravé. Lee Cambell, psychologue devenu profiler est appelé par la police pour aider à l’enquête. Il accepte malgré le traumatisme dû à la propre disparition de sa sœur 5 ans plus tôt. Il pense à juste titre que ce meurtre sera suivi par d’autres et qu’ils sont en présence d’un serial killer. Peu de temps après, une deuxième jeune fille est retrouvée tuée dans les mêmes conditions avec la suite de la prière…Le temps est alors compté pour mettre un terme à ces horreurs.
Avis :
Ce thriller commence tambour battant avec le premier meurtre dès la première phrase. Lee Cambell profiler va tout mettre en œuvre pour essayer de comprendre le tueur et par conséquent l’attraper. Outre les enquêteurs de la police dont son collègue d’université Chuck Morton il y a aussi son ancien mentor le professeur Nelson puis Eddie un ami et 2 ambulanciers pour l’épauler. Ils ne seront pas de trop car le meurtrier ne laisse aucun indice derrière lui. Tout va donc s’enchaîner de manière rapide et efficace en alternant, les crimes, la psychologie du meurtrier, la vie des personnages principaux. Cependant j’aurais aimé une part plus importante sur le meurtrier lui-même qui semble quelquefois relégué au second plan. Un bon point concernant le personnage de Lee Cambell qui est hyper attachant et dont 3 autres romans le mettant en scène devraient suivre. Tourmenté à souhait par la disparition de sa sœur, sortant à peine d’une dépression, très humain et compréhensif… Bref, on a envie de savoir comment Lee va régler ses problèmes dans le futur. L’intrigue est bien menée sans temps mort et en ménageant toujours un certain suspense. Petit bémol pour le dénouement qui m’a semblé un peu facile par rapport à la qualité du livre. En conclusion, un bon thriller qui détend.
Une (irrésistible) envie d'aimer - Meg Cabot
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 416 pages / 14,20 €
Format poche : 448 pages / 6,90 €
Résumé :
Heather Wells, ex pop star célèbre, nouvelle directrice adjointe d’une résidence étudiante du campus de New York est connue pour avoir résolu deux prétendus accidents qui s’étaient révélé être des meurtres… Mais lorsque la tête d’une pom pom girl de l’université est retrouvée dans une marmite du réfectoire des étudiants, il n’y a pas beaucoup de doute quant à la nature meurtrière du décès ! Pourtant, la police ne semble pas prendre les choses aux sérieux une nouvelle fois… Poussée par son professionnalisme, et par un goût prononcé pour la résolution des crimes (et pour le chocolat !), Heather prendra une nouvelle fois les commandes de l’enquête. Elle pourra compter sur l’amour de sa vie (qui ne le sait pas encore), et accessoirement colocataire : Cooper. Mais les choses se corsent lorsque l’ex lolita apprend que son père est sorti de prison, et qu’il cherche à expier ses fautes…
Avis :
Encore mieux que le précédent, Meg Cabot assure un roman prenant et léger, avec un personnage que l’on adore suivre ! Plus piquant et sarcastique que le premier tome, cet opus d’Irrésistible se lit avec le même délice ! Bien sûr, il y a l’inconvénient que chaque page du livre donne faim… En effet, l’appétit sans fin d’Heather, qui utilise la nourriture pour combler à peu près tous les manques dans sa vie, n’est pas sans donner une grosse fringale au lecteur ! Mais c’est là le seul défaut du roman. Heather est drôle, relativement sûre d’elle malgré quelques incertitudes (qui la rendent humaine). Dans ce tome, elle prend d’ailleurs sa vie plus en main, autant sur le plan professionnel que personnel. Et comme je l’espérais à la fin du premier, l’auteur développe d’avantage les personnages secondaires, et c’est une réussite ! C’est un roman qui vous éloignera complètement de votre vie quotidienne pour vous plonger dans un univers léger… Car même si Meg Cabot parvient à inclure dans ses livres une note policière qui intéresse le lecteur, ce n’est pas l’attrait principal de la trame. Non : on suit Heather Wells, et on l’adore. Car ce livre, (comme son personnage) est IRRESISTIBLE !
Quantex (1/3) Le songe des immortels - Ludovic Albar
Caractéristiques :
Genre : Science-fiction
Format poche : 438 pages / 19,00 €
Résumé :
La vie s’est propagée depuis la Terre jusqu’à de nombreuses colonies, dont la lune, Mars et dans la plupart des planètes terraformées du système solaire. Mais là où les colonies ont proclamé leur indépendance pour édifier à leur tour des démocraties, la Terre s’est transformée… En effet, sa population s’est réduite pour ne former qu’une caste nommée « les immortels », des gens ayant maîtrisé le clonage et le transfert d’âme afin de vivre pour toujours. Lewis Khandra n’est qu’un petit garçon lorsqu’on lui annonce que son père – ancien membre de l’armée Martienne – est décédé. Il est recueilli par un ancien camarade de son père, dont la mentalité est très différente de celle qui lui a été inculqué jusqu’alors… Lewis est devenu un des meilleurs espions de la Fédération qui compte l’envoyer sur Terre, afin d’infiltrer un groupuscule révolutionnaire dont il apprendra que son père n’était pas complètement étranger…
Avis :
Fans de véritable SF, vous serez ravis ! Il est rare que l’on trouve du space opera écrit par des auteurs français, et c’est pourtant ici le cas. Les conflits sont nombreux et la composante politique très importante (comme c’est souvent le cas dans la SF). On sent clairement l’influence de Franck Herbet (« Dune ») dont l’auteur admet être fan, et certaines ambiances dégagées par l’histoire ne sont pas sans rappeler les histoires des sables… Mais je trouve également par moments que le genre ressemble à Peter Hamilton (grand champion anglais de la SF). « Le songe des immortels » n’est que le premier tome d’une grande trilogie qui passionnera les fans. Complexe, poussé et abouti, le texte nous propose plusieurs personnages extrêmement différents. J’ai particulièrement apprécié Loïs (le clone soldat) qui est presque comme un robot (avec une absence d’éducation puisqu’elle est née en cuve). L’assaut final signe le début des réelles hostilités qui prendront certainement toute leur ampleur dans le prochain tome. A lire pour tous ceux qui ne seront pas effrayés par la taille de ce pavé de SF conséquent.
Dans la peau du diable - Luke Delaney
Caractéristiques :
Genre : Policier
Grand format : 420 pages / 20,00 €
Résumé :
Sean Corrigan est un inspecteur hors norme de la police de Londres. Est-ce parce qu’il a été maltraité et abusé par son père dans son enfance qu’il arrive à deviner la part sombre des individus ? En tous cas il a la faculté de ressentir les choses les plus terribles sur les scènes de crime et réussi quasiment à se mettre dans la peau des tueurs. Cependant, il va se trouver confronté à l’assassin le plus tordu et intelligent qui existe. En effet, il ne laisse aucun indice et va même jusqu’à choisir des victimes très différentes les unes des autres pour qu’on ne fasse pas le rapprochement entre les crimes. Mais Sean est certain qu’ils sont l’œuvre d’un seul et identique meurtrier, le plus difficile pour lui sera d’arriver à le prouver.
Avis par Lolo :
Excellent !!! Décidément les éditions MA gagnent à être connues ! C’est mon troisième thriller de cette maison d’édition et je peux dire qu’ils sont fabuleux ! (Voir commentaires « Chambre froide » et « Le code du démon »). Celui-là est incroyable à tous points de vue. D’abord le fait que le tueur en série n’ait jamais le même « modus operandi », ensuite l’inspecteur Corrigan est lui aussi étrange avec cette sorte de vision qu’il a des crimes qui l’amène à douter de son état mental. Car enfin, il se met dans la peau des tueurs, ce qui traduit quand même une personnalité pour le moins tourmentée. Le roman est écrit, avec alternance de chapitres concernant l’enquête et les policiers d’une part et de l’autre le monologue de l’assassin. On nous présente ce dernier dès le début (original ça aussi !). Il se raconte avec souvent pas mal d’humour d’ailleurs. La double personnalité du tueur justement s’imbrique de manière parfaite tout au long du livre. Enfin la description de l’enquête saisissante de réalisme ! Mais il faut savoir que l’auteur fait partie de la police Londonienne depuis plus de 30 ans, il sait donc de quoi il parle. Toutes les émotions y passent au fil des pages et la fin est tout simplement géniale. Une grande réussite donc que ce thriller qu’il est impossible de lâcher une fois commencé.
Le code du démon - Adam Blake
Caractéristiques :
Genre : Policier
Grand format : 420 pages / 19,90 €
Résumé :
Heather Kennedy ancienne enquêtrice à la police de Londres est appelée par un ami pour résoudre le problème d’un étrange cambriolage au British Museum. Bien que rien ne semble avoir disparu Heather va rapidement découvrir qu’un livre ancien manque à l’appel. Ecrit par Johann Toller prophète illuminé du 17°siècle il prédit toute une série de catastrophes précédant l’Apocalypse. Heureusement, pour l’instant aucune ne s’est produite… Aidée d’une très jeune fille, d’un ancien mercenaire et de Ben Rush, jeune homme chargé de la sécurité du musée, Heather et ses acolytes vont essayer de découvrir ce que cache réellement ce livre et interrompre le cours impitoyable de ces horribles prophéties.
Avis :
Il faut savoir que ce roman vient après « L’évangile des assassins » (que je n’ai pas encore lu) mais ça n’est pas un problème car c’est une histoire à part entière. On y retrouve les personnages principaux : Heather Kennedy ancienne flic, Léo Tillman ancien mercenaire, et Diema la jeune fille qui fait partie du « peuple de Judas » qui est une sorte de tribu ancienne vivant en marge de la société moderne. Nous avons là le trio gagnant à savoir un homme et une femme aidé d’une enfant pour sauver le monde. Et bien sûr en face, il y a les méchants qui sous couvert de puissance et de religion vont cautionner leurs actes. La première grande partie du livre campe l’intrigue et les personnages. Beaucoup d éléments divers et enrichissants pour l’histoire. A noter la touche un peu drôle si je puis dire avec Ben Rush le personnage qui amène un peu d’humour dans sa façon d’être. Nous en apprenons davantage sur « le peuple de Judas », ses origines, son fonctionnement… D’ailleurs cela nous montre qu’il peut y avoir d’autres modes de vie et de pensée, d’autre codes en fait. La deuxième partie est plus dans l’action et le combat, mais j’ai trouvé qu’il y avait quelques longueurs. La fin appelle une suite qui concernera encore je pense le « peuple de Judas ». En conclusion, c’est un roman bien ficelé avec tout ce qu’il faut de mystère et d’aventure, bien aéré avec de nombreux chapitres et 6 grandes parties qui donnent un ensemble bien structuré. Les amateurs du genre seront ravis.









