hachette
La colère des hérissons - Jacques Cassabois
Caractéristiques :
Genre : Jeunesse / Roman
Grand format : 384 pages / 15,90 €
Résumé :
Clémence et Louis sont ensembles depuis des années. Ils ne conçoivent pas la vie l’un sans l’autre. Depuis la mort de sa mère, Clémence s’est investie contre tous types de pollution, et les deux jeunes ne tardent pas à faire savoir leur colère lorsqu’un projet terrifiant prend forme dans leur ville : un forage pour en retirer du gaz de schiste. Réagissant immédiatement en parallèle d’un mouvement adulte qui ne semble pas faire bouger l’opinion, les deux adolescents créent « Les hérissons » : un groupe d’adolescents opposés aux projets. Les gens ne tarderont pas à s’intéresser à ces jeunes qui n’ont pas froid aux yeux et ne reculeront devant rien pour préserver la planète et le futur de l’Humanité. Pourtant, c’est un chemin difficile qu’arpentent les deux amoureux… Un chemin parfois très dangereux.
Avis par Jake :
Un très bon livre jeunesse qui fait réfléchir. On sent la plume de l’auteur investi, et cela fait plaisir. Si la romance est au centre de l’histoire, elle n’est pas trop appuyée comme c’est parfois le cas dans les romans d’ados, ce qui rend le roman tout a fait abordable pour les adultes. En revanche, l’engagement des héros est tout à fait exemplaire et ne manquera pas de remuer le lecteur, le forçant à prendre position et à se demander jusqu’où il irait lui-même à la place des deux personnages. Un livre qui éveille donc, sur les dangers écologiques qui ne cessent de planer au dessus de l’Humanité ces dernières décennies, qui donne de l’espoir également. Cependant, ne soyez pas certains de la fin du roman, car l’auteur ne manque pas de jeter une véritable bombe (arrivé aux 2/3 du livre environ) qui prendra de court tous les lecteurs ! Un événement qui rend le livre et ses personnages beaucoup plus adultes et qui (étrangement) rend l’histoire plus vivante et réaliste… Un roman engagé qui plaira aux jeunes pour sa force, et qui (avec un peu de chance) éveillera les moins jeunes sur les risques de notre société.
Icônes - Margareth Stohl
Caractéristiques :
Genre : Jeunesse / Science-fiction
Grand format : 406 pages / 18,00 €
Résumé :
Le jour J, les seigneurs sont arrivés sur Terre. Des aliens qui ont fait de la planète la leur, et des Humains leurs esclaves en déposant dans les plus grandes métropoles des « Icônes », des avatars que personne n’a jamais vus et qui ont éliminé toute forme d’énergie et de vie alentour. Les survivants travaillent pour les ambassadeurs, une élite à la solde des seigneurs. Doloria Maria de la Cruz n’avait qu’un an lorsque le Jour est arrivé, pourtant, elle est la seule à avoir survécu dans sa famille. Ses parents sont simplement morts, comme tant d’autres autour… Ro, un garçon sans famille et elle ont été recueillis par le Padre et vivent relativement heureux loin des grandes villes. Mais Dol et Ro ne sont pas des enfants traditionnels, c’est d’ailleurs ce dont s’aperçoit l’ambassadrice. Elle fait tuer le Padre et les fait rapatrier chez elle, avec son propre fils et une fille du nom de Tima. A quatre, les jeunes se rendront compte de leur différence et de leurs pouvoirs. Ils sont les « enfants icônes », la seule chance de l’Humanité…
Avis :
La trame m’a beaucoup plu et montrait un réel potentiel. Cette histoire d’aliens « seigneurs » et d’extermination d’humains rappelait un peu la série « Falling skies ». De plus, l’idée d’utiliser des enfants pour construire une forme de résistance, et tout cela enrubanné dans beaucoup de mystère… Très bon. De même, les personnages sont variés : Doloria est une jeune femme courageuse qui porte avec elle le poids de tous les gens qu’elle aimait et qui sont décédés. Ro est fou amoureux d’elle et se retrouve confronté au fils de l’ambassadrice qui ne tarde pas également à développer des sentiments pour Dol. Malheureusement (pour moi), l’écriture et la lenteur du récit n’a pas réussi à m’immerger dans son histoire. Tout y était, mais il manquait l’étincelle qui fait que je m’attache ou non réellement à une histoire et à ses héros. Je reprocherais au roman d’être un peu brouillant, un peu trop lent alors que selon moi certaines parties auraient pu être accélérées, et d’autres mystères levés plus tôt dans le but de conserver intact l’intérêt du lecteur. Cependant, je suis certain que ce livre plaira à beaucoup de gens, qui n’ont pas les mêmes attentes que moi. Chacun ses goûts ! ;-)
Coldtown - Holly Black
Caractéristiques :
Genre : Science-fiction
Format poche : 471 pages / 18,00 €
Résumé :
Les vampires ont vécu en secret pendant des centaines d’années, jusqu’à ce que l’un d’entre eux – un nouveau né – ne défie les règles en contaminant les villes sur son passage. Car lorsque le virus s’instille en vous après une morsure, s’ensuivent 88 jours durant lesquels la faim de sang se fait dévorante… Mais une seule goutte de sang humain vous transforme à votre tour en vampire. Personne n’a pu arrêter l’épidémie, des villes entières ont été changées en quarantaines : en Coldtowns. Tana est une lycéenne vivant dans une ville relativement tranquille, mais lorsqu’elle se réveille dans la baignoire d’un de ses amis qui a fait une fête assez arrosée, tout le monde est mort dans la bâtisse. C’est un véritable bain de sang. Seul son ex petit ami Aidan est attaché à un lit, infecté par l’une des créatures. A côté de lui, un étrange vampire est également prisonnier… A trois, ils vont fuir le massacre et tenter de rentrer dans la plus grande Coldtown du monde…
Avis:
Sur la 4ème de couverture, vous pouvez lire « Un ton acide et de l’humour noir au service d’un univers vampirique pas comme les autres »… Et l’intitulé ne ment pas ! Là où ce roman se démarque des autres livres de vampires, est qu’il le traite à la manière d’un virus (comme habituellement sont contées les sagas de morts-vivants à la « Resident Evil »). Le genre bascule donc du fantastique à la science-fiction. Le thème est alors nouveau et parle de vampirisme comme d’une maladie qu’il est difficile à enrayer. Rien que cette idée était novatrice et géniale ! Mais la qualité d’écriture est également au rendez-vous ! Le texte est cynique mais très fluide. L’auteur parvient à décrire un univers tout à fait concevable et la narration parsemée de chapitres flash-back est très bonne ! Personnellement, j’ai adoré la première partie : le « road trip » qui conduit Tana et ses compagnon vers Coldtown. Les personnages sont très bien conçues : ni trop courageux, ni trop vertueux, encore une fois très réalistes. Et même s’il est question de romance, elle ne prend pas le pas sur la trame principale (ce qui est malheureusement souvent le cas en bit-lit). Bref : j’ai adoré ce roman qui parvient à remettre au goût du jour un thème qui avait été vu et revu. A lire !
Pierre, feuille, ciseaux - Catherine Kalengula
Caractéristiques :
Genre : Jeunesse / Roman
Grand format : 304 pages / 13,90 €
Résumé :
Alice vit avec sa grand-mère maternelle depuis qu’elle a perdu ses parents dans un accident de voitures. Elle n’a plus goût à rien et ne va d’ailleurs plus à l’école. Elle oscille entre un mutisme complet et des phases dépressives, ce qui conduit sa grand-mère à lui faire voir un psy. C’est après une crise de panique qui lui évite la session qu’elle se retrouver coincée dans l’ascenseur avec Shane. Shane est un jeune asiatique adopté, qui ne partage pas les objectifs de son père, et a été rejeté dans ses tentatives pour retrouver sa mère biologique. Le jeune homme se laisse aller sans rien faire de sa vie, vivant pour des conquêtes sans lendemain. Mais lorsque les deux se rencontrent, c’est l’étincelle. Avec une partie de « pierre, feuille, ciseaux », ils s’observent, et s’ouvrent plus qu’ils ne l’ont jamais fait jusque là…
Avis :
Si j’ai apprécié le personnage d’Alice, qui est plutôt réservé, cela n’a pas été du tout le cas avec Shane. En effet, le bad boy au cœur tendre blessé dans son estime et persuadé que sa famille ne l’aime pas ne m’a pas franchement convaincu. L’histoire entre Alice et sa grand-mère est très touchante. Quant à la meilleure (seule) amie d’Alice, j’ai trouvé que c’était le meilleur personnage du livre. Dommage qu’elle n’ait pas été davantage au centre de l’intrigue : sa façon d’aimer ses kilos et de ne pas être dérangée par l’œil de la société fait beaucoup réfléchir. La narration est bonne, cependant elle est au présent (question de goût, personnellement ça me rebute un peu). Si le livre s’adresse à un public plutôt ado, leurs parents seront sûrement choqués de certains termes employés décrivant des passages chauds… Le thème du deuil est assez intéressant, et les phases que vit Alice sont selon moi assez honnêtes et « vraies ». En revanche, la romance est bien trop exagérée… Des corps qui se « consument » ou qui « s’enflamment complètement » en présence l’un de l’autre, je n’en ai jamais rencontré dans la vraie vie… Mais peut-être est-ce ce que recherchnte les jeunes femmes qui cherchent à s’évader ? « Pierre, feuille, ciseaux » est un roman pour adolescentes qui ne m’aura malheureusement pas du tout conquis.
Les effacés (5/6) Sombre aurore - Bertrand Puard
Caractéristiques :
Genre : Policier
Grand format : 375 pages / 14,50 €
Résumé :
Les effacés sont cinq jeunes adultes officiellement morts… Bien sûr, il n’en est rien en réalité. Triés sur le volet, ils ont subi un entraînement particulier avec leur mentor Nicolas Mandragore. Alors que les effacés ont réussi à empêcher la ré élection du président Etienne Hennebeau, l’avion de la nouvelle présidente est détournée avant de disparaître complètement des radars. Nicolas Mandragore, soupçonné par ses alliés de s’être trouvé dans le même avion est également introuvable… Les effacés doivent faire leur possible pour retrouver leur mentor, sur un fond de révolution Européenne qui voit naître de nombreux émeutes… Leur quête les mènera jusque dans la jeunesse de Mandragore, lorsque lui-même à été effacé… Mais la tâche est ardue et il se pourrait bien que tous les effacés n’y survivent pas.
Avis :
Cette saga, qui m’était jusqu’alors inconnue a gagné le prix polar jeunesse du festival de Cognac… Et on comprend pourquoi ! Même s’il est initialement destiné à la jeunesse, la complexité de l’intrigue et la qualité de l’écriture et de la trame en font un livre parfaitement adapté aux adultes. En le lisant, j’avais l’impression de voir les héros de Kathy Reichs (saga Viral) en un peu plus compliqué. Autant dire que j’ai dévoré ce polar ! L’union des 5 effacés est excellente : ils paraissent tous surdoués à leur manière. Leur dévotion envers Mandragore et leur force ne faillissent jamais. La relation entre Mathilde et Emile est très touchante et extrêmement bien menée (en particulier lors de la fin du livre). On croit vraiment que les événements décrits pourraient se produire tant l’histoire est criante de vérité ! Le ton est souvent sérieux, pourtant, les notes humoristiques de l’auteur sont cachées un peu partout à travers le texte sous couvert de diverses références… Ce tome n’est qu’une parcelle de toute l’histoire des effacés, et m’a vraiment donné envie de découvrir le reste de leurs aventures. Cette saga comblera les fans de polars, de sociétés secrètes et d’agendas politiques louches… quel que soit leur âge !





