nouvelles
Nocturnes - John Connolly
Caractéristiques :
Genre : Horreur
Grand format : 320 pages / 22,00 €
Résumé :
Quel est le secret du cow boy mystérieux qui laisse sur son chemin des gens mourrant de tumeurs agressives ? Que cachent Miss Froom et son jardin aux roses somptueuses ? Quel est le revers de la médaille, lorsque l’on obtient une bourse dans une prestigieuse école anglaise qui ne réunit normalement que l’élite ? Que renferme la plage de sable noir d’un village d’adorateurs de dieux païens primitifs ? Quelle est la créature qui se terre au fond d’une grotte, en haut des montagnes, et qui fait disparaître les rares moutons qui s’y aventurent ?
Avis par Jake :
« Nocturnes » était la première œuvre de John Connolly qu’il m’ait été donnée de lire, et je ne le regrette pas, car peu nombreux sont les auteurs qui manient aussi bien l’horreur… Ce format de nouvelles donne lieu à de belles trouvailles : j’ai particulièrement aimé celle sur le cow-boy cancéreux qui aurait tout à fait pu être un épisode de The X files, ou celle beaucoup plus courte du prêtre qui a eu le malheur de creuser sous l’église… Bien sûr, les nouvelles ne permettent pas totalement d’apprécier les personnages, mais c’est peut-être aussi bien car leurs destins sont funestes, 9 fois sur 10 ! En revanche, c’est un format qui permet de laisser libre court à l’imagination de Connolly que l’on peut qualifier de florissante, sans se tromper ! La couverture traduit parfaitement l’ambiance qui ressort de chaque nouvelle : c’est noir, sombre. Sur la quatrième de couverture, on peut décrypter : « ne pas lire tout seul », et effectivement, au même titre que certains (la majorité ?) livres de Stephen King, les thèmes sont angoissants, et l’écriture l’est également ! On oscille entre le thriller, le fantastique et l’horreur… Mais j’adore ce style, et je pense qu’il ravira tous les fans du genre ! Cela donne très envie de se lancer dans un des romans de l’auteur…
Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent... - Eric-Emmanuel Schmitt
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 198 pages / 23,20 €
Résumé :
Eric-Emmanuel Schmitt nous compte combien Beethoven a pu marquer divers moments de son existence. Il cherche à retracer les moments importants de sa vie, afin de chercher pourquoi aujourd’hui, il s’est détourné de cette figure emblématique. Il s’agira donc ici, pour l’auteur, de faire une introspection qui lui permettra de nous livrer sa vision du monde et des Hommes. Cet ouvrage comporte une deuxième partie qui prend d’avantage la forme d’une petite histoire présentée par l’auteur comme une pièce de théâtre qu’il a écrite. C’est l’histoire d’une vieille femme vivant en maison de retraite qui comme l’auteur trouve un masque de Beethoven et se rappelle qu’étant enfant, elle entendait la musique en voyant cette effigie. Elle aussi se demande pourquoi elle n’entend plus le son de l’artiste en retraçant la même introspection…
Avis par Audrey :
Que dire de cet ouvrage ? Si ce n’est que je n’ai pas aimé la première partie, à mon sens bien trop différente de l’écriture habituelle de Schmitt. Cette introspection à la fois psychologique et philosophique est pompeuse et ennuyeuse. Le récit devient long et on perd son intérêt. Dans un autre de ses livres, Schmitt clame que le but de l’écriture est de provoquer le plaisir et qu’il ne doit pas y avoir d’autre intérêt. Or, ici il s’agirait presque d’un non sens car le récit expose des idées et essaie de démontrer un point de vu, mais n’est aucunement source de divertissement… L’autre partie heureusement relève le tout. L’histoire est drôle, originale et touchante. On retrouve bien la patte de l’auteur ici. L’amitié qui va naître entre Kiki et Boubaka expose un conflit des générations qui fait sourire. Ce qui est riche dans ce texte est qu’il traite à la fois de choses tragiques (il est question d’Auschwitz, de suicide) et de moments plus légers (conversation des petites vieilles autour de tasses de thé).
Les deux messieurs de Bruxelles - Eric-Emmanuel Schmitt
Caractéristiques :
Genre : Roman
Format poche : 220 pages / 20,00 €
Résumé :
Ce livre est un recueil de 5 nouvelles toutes portant sur le mystère des sentiments inavoués. Comme à son habitude Eric-Emmanuel Schmitt va nous dévoiler les secrets de plusieurs personnes et nous parler de l’amour sous toutes ses formes. Deux Messieurs qui se marient en secret lors d’un vrai mariage. L’histoire poignante entre un homme et son chien. Un homme obnubilé par l’ancien mari de sa femme. Une femme qui s’entend mieux avec son neveu que son propre fils. Un couple face à un choix terrible…
Avis par Lolo :
On ne présente plus Eric-Emmanuel Schmitt. Que dire de ce recueil de nouvelles si ce n’est un véritable « bijou », une « perle ». A travers celles-ci, nous partons à la découverte de personnages qui sont à la fois proches de nous avec des existences assez banales. Tous sont animés de véritables sentiments. L’amour de manière différente, mais également la haine (qui est somme toute le sentiment le plus proche de l’amour) mais aussi et surtout le pardon. Il nous met en garde contre les idées simples et abordent des sujets brûlants d’actualité. Les Deux Messieurs de Bruxelles parlent du mariage homosexuel, puis avec les autres nouvelles, sont abordés les thèmes non moins délicats de l’avortement et du don d’organe…L’auteur est un conteur remarquable et nous entraîne avec joie à travers des lieux et époques différentes au fil de ces histoires. De belles histoires tragiques quelquefois mais qui nous mettent du baume au cœur. Je réserve cependant une mention spéciale à celle du « ménage à trois » qui est étonnante, surprenante et tellement drôle à la fin !
Avis par Audrey :
Le fait que ce soit un recueil de nouvelles rend format très original. On a envie de lire cette multitude d’histoires dans laquelle on se plonge avec envie et curiosité ! Tableau d’honneur aux deux premières nouvelles (Les deux messieurs de Bruxelles, et Le chien). Les deux sont incroyablement touchantes, ce qui semble être le talent de Schmitt : faire vibrer notre corde sensible. J’ai adoré et je le relierai avec plaisir. Les histoires sont modernes (autant dans la façon de raconter que le sujet en lui-même : l’homosexualité) et pleines de sens.


