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Claymore - Tome 24 - Norihiro Yagi
Résumé :
Depuis toujours, les démons peuplent la Terre et s’en prennent aux humains, les utilisant parfois les uns contre les autres. Pour les combattre, les Claymore ont été créées… Il s’agit en réalité de femmes à qui l’on a ajouté du sang de démons, transformant ainsi toutes leurs capacités, et ancrant dans leurs gènes une haine féroce envers ces créatures… Une nouvelle abyssale s’approche de la ville sainte de Ravona. Et Priscilla, libérée elle aussi, représente également une menace… En parallèle, deux exaltés mâles se présentent devant Raki…
Avis par Jake :
Parfois, il est possible de prendre le train en route, et certaines fois, ce n’est pas possible ! J’ai voulu découvrir le manga Claymore avec ce tome 24, mais j’avoue avoir été complètement perdu ! L’histoire est trop complexe, malheureusement, pour s’investir pleinement dedans avec un seul tome pris au hasard… Côté dessin, c’est assez minimaliste, mais très précis. L’auteur n’a pas peur d’aller dans certains détails (notamment les armures) au détriment des paysages. C’est aussi assez gore ! Etrange que Claymore ait été classé dans les shonen et non dans les seinen, car côté coup de crayon comme côté scénario, c’est un peu hard ! Les dialogues sont relativement rares, et cela appauvri un peu l’histoire : ainsi, elle avance assez lentement. En revanche, cela confère un aspect très dynamique au tome qui se lit, par contre, relativement vite ! Les combats, qui foisonnent, sont assez répétitifs… Et je dois avouer que je n’ai pas été convaincu par l’œuvre en général… Peut-être trouverais-je un jour la motivation de lire le premier tome, mais je ne suis pas pressé…
La lettre oubliée - Nina George
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 400 pages / 21,00 €
Résumé :
Jean Perdu est libraire sur sa péniche, où il joue le rôle de pharmacien de l'âme en dispensant les livres en dépit des goûts des gens, mais plutôt par rapport à leurs besoins. Cela fait 21 ans que la femme qu'il aimait passionnément l'a quitté en lui laissant une lettre qu'il n'a jamais eu le courage d'ouvrir. Poussé par un jeune auteur qui l'a pris d'affection, Jean va larguer les amarres et conduire sa péniche dans le sud de Manon, son amour perdu. Mais ses diverses rencontres vont façonner un nouveau Jean Perdu...
Avis par Jake :
Vivant moi-même dans le Sud depuis toujours, j'attendais certainement un minimum d'authenticité dans ce roman. Peut-être est-ce la raison pour laquelle ce livre m'a profondément déçu et énervé ! L'écriture est lourde, trop "littéraire", les personnages sont détestables tant ils sont hautains : le jour où je rencontre un libraire qui se permet de me dire ce dont j'ai besoin, il se prendra son livre en pleine face ! Les idées colportées sur les gens du Sud sont complètement erronées : l'auteur nous compare à des gens calmes et posés alors que nous sommes plutôt connus pour nos tempérament passionnés voire explosifs (il n'y a qu'à voir cette chronique, mince !). Le style m'a insupporté avec sa flopée de formes interrogatives répétées et utilisées à outrance... Bref : je n'ai pas du tout aimé !
Kamikaze kaito Jeanne - Tome 01 - Arina Tanemura
Résumé :
A première vue, Maron Kusakabe est une jeune lycéenne ordinaire qui vit chez sa meilleure amie Miyako, depuis que ses parents l’ont laissée pour partir à l’étranger, des années plus tôt… Mais en fait, Maron a la possibilité de se transformer en la réincarnation de Jeanne, une chasseuse de démon épaulée par un petit ange, afin d’exorciser certaines œuvres d’art peuplées par des démons… La police, et Miyako, n’ont de cesse de traquer la magnifique héroïne, considérée comme une voleuse par beaucoup. Bientôt, un jeune homme débarque dans son nouveau lycée… et ne laisse pas indifférentes Maron et Miyako. Mais cela coïncide avec l’arrivée de Simbad, qui semble décidé à accomplir le même travail que Jeanne… avant elle ! Ne doutons pas que cette coïncidence n’en est pas une, mais qu’est-ce que cela signifie pour Maron ?
Avis par Jake :
Kamikaze kaito Jeanne a tout du shojo qui ravira les jeunes filles, avec des atouts qui ont déjà fait leurs preuves. En effet, il utilise la touche « magical girl » de Card captor Sakura avec son héroïne pleine d’optimisme et de bonne humeur, et de jolies transformations qui nous font immédiatement rapproche ce manga de Sailor moon, dont le succès n’est plus à expliquer. Il a également un petit côté moderne, à la manière de D.N.Angel avec son principe du super héro voleur d’objets d’art, même si ici le but est nettement plus noble… Côté scénario, ce premier tome campe évidemment les personnages principaux et l’intrigue, sans perdre de temps. Reste à savoir si les prochains volumes parviendront à conserver l’intérêt du lecteur, sans se montrer répétitifs. Au niveau du dessin, on est sur un shojo par excellence avec des personnages aux yeux immenses qui sourient la majorité du temps. Ce n’est pas ce que je préfère, mais cela colle au genre. J’ai beaucoup aimé les deux petits anges, qui jouent les guides pour les héros. Dommage que le titre n’ait pas été transformé en quelque chose d’un peu plus parlant, histoire d’annoncer la couleur…
La ballade d'Hester Day - Mercedes Helnwein
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 366 pages / 20,00 €
Résumé :
Hester est une fille qui ne se sent pas du tout à sa place dans sa famille, et pour une bonne raison : son père se fout de tout, sa soeur est inintéressante au possible et sa mère, une véritable psychopathe en quête du moindre drame ! Lorsqu'elle rencontre Fenton à la bibliothèque, peu avant son 18ème anniversaire, elle décide de se marier avec lui. Après tout, il est le seul avec lequel elle peut discuter (et se disputer) de n'importe quel sujet. Il faut dire que c'est un peu un poète perdu à la logique singulière ! Hester part avec Fenton dans son camping-car, et elle emporte avec elle son jeune cousin de 10 ans qui lui demande simplement de venir... La famille d'Hester ne tarde pas à déclencher toutes les alarmes pour retrouver les disparus...
Avis par Jake :
La dernière nouveauté des éditions La belle colère nous en met plein la vue avec ce roman complètement déjanté ! Hester est un personnage attachant, pas tant par sa façon de pensée, qui est tout de même singulière, mais par son humour, et surtout par sa situation. En effet, la psychorigidité de sa famille est à faire peur, et on ne peut que comprendre qu’elle ait décidé de prendre le contre-pied ! Elle a donc développé un humour sarcastique et une répartie inimitable qui font le bonheur du lecteur en s’incorporant dans une narration délicieuse ! Le road-trip ressemble beaucoup à une fugue : c’est un départ et un voyage sans logique, à la recherche du sens de la vie, presque. J’ai adoré la façon dont l’auteur a su poser le doigt sur la sensibilité adolescente / jeune adulte d’Hester, et sa manière de la partager. Disons le franchement : on se bidonne de A à Z, tout en se demandant comment l’histoire va prendre fin… Avec La ballade d’Hester Day, la nouvelle collection « La belle colère » parvient à égaler les plus grands (on pense au fantastique E=mc², mon amour de Patrick Cauvin) dans un genre qui vaut à être connu : des livres pour des adultes, sur des ados.
L'hiver des enfants volés - Maurice Gouiran
Caractéristiques :
Genre : Policier
Grand format : 240 pages / 18,50 €
Résumé :
Clovis, ancien reporter international, passe un hiver tranquille à la Varune, dans ses collines de la Nerthelorsqu’il reçoit la visite de Samia. François, mari de Samia et ami de Clovis, a disparu depuis plusieurs semaines alors qu’il menait une enquête sur le scandale des enfants espagnols volés aux famille républicaines. Qu’est devenu François ? Quelle motivation l’a poussé à mener cette enquête, alors qu’il coulait une retraite paisible dans le marais Poitevin ? Clovis va partir en Espagne à la recherche de son ami et des réponses à ces questions. Il découvrira l’ampleur de ce scandale qui a touché des milliers de familles espagnoles jusqu’au milieu de la décennie 80… ainsi que le rôle des autorités religieuses d’hier… et d’aujourd’hui.
Avis par Kiki :
Inconditionnel des romans de Maurice Gouiran, je me suis plongé avec plaisir mais également avidité dans L’hiver des enfants volés. « Plaisir » tant l’écriture de Maurice Gouiran est simple et directe. Il arrive à concilier un personnage sympathique et bon vivant, Clovis, et des faits historiques dramatiques. Son amour de Marseille constitue également un filtre qui nous invite à découvrir des régions et villes de la Méditerranée« proches » de la citée phocéenne. « Avidité » car chacun de ses romans ouvre des pages d’histoire que l’on connaît mal… mais qui sont rarement fermées. Si L’hiver des enfants volés nous amène à découvrir ce scandale Franquiste et le rôle de l’église catholique, il nous permettra aussi de poser un regard sur les massacres de Sabra et Chatila en 1982 à Berouth, rappelant la sauvagerie des Phalangistes Chrétiens ainsi que le rôle de l’armée Israélienne. Il nous fera en outre découvrir ce qu’étaient les Lebensborns, pouponnières créés par les nazis pour favoriser la pureté de la race Aryenne…
La chasse à l'ours - Michael Rosen & Helen Oxenbury
Résumé :
Un beau matin, une famille et leur chien décident de partir à la chasse à l'ours. Et il leur en faut un gros ! Alors, ils n'hésitent pas à traverser tous les obstacles : les rivières, les champs, la boue avant de se retrouver face à une tanière sombre... Mais s'ils tombaient véritablement sur un ours... Que feraient-ils ?
Avis :
Cela fait vraiment bizarre de découvrir un album qui vous a marqué... et de faire lire ce même album, 20 ans plus tard à votre propre enfant ! J'avais adoré La chasse à l'ours, pour son aspect cyclique (à travers les différents décors). Outre l'aspect nostalgique qui s'en dégage, puisque c'est une oeuvre qui commence à dater, on apprécie le côté familial des enfants et de leurs parents qui partent ensemble. Cela a une petite touche de "ballade du dimanche". Les dessins sont sympathiques, sans être exceptionnels, avec des couleurs plutôt sombres, en adéquation parfaite avec l'ambiance de l'album. Un très beau souvenir...
Lien direct : L’école des loisirs
L'été devant nous - Jenny Han
Caractéristiques :
Genre : Jeunesse / Roman
Grand format : 352 pages / 13,50 €
Résumé :
Voilà deux ans que Jeremiah et Belly sortent ensemble. Cette dernière est désormais à la faculté pour devenir médecin. Mais après avoir appris que lors d'une brève rupture, Jeremiah l'avait trompée, Belly est bouleversée ! Jusqu'à ce que ce dernier la demande en mariage, l'assurant ainsi des ses sentiments. Leurs familles respectives s'opposent à l'union, ce qui n'aura d'effet que de les pousser davantage l'un vers l'autre. Conrad lui, réalise qu'il a probablement perdu Belly pour toujours... Partagé entre la promesse qu'il a faite à sa défunte mère de prendre soin des deux jeunes, et ses sentiments pour Belly, il devra prendre conscience de ce qui a le plus d'importance pour lui...
Avis par Jake :
Dernier tome de cette trilogie qui suit la transition de trois adolescents en jeunes adultes. Belly est nettement moins appréciable que dans les opus précédents : elle s'est transformé en une jeune femme bornée qui a une tendance à se voiler la face. Exemple : son copain l'a trompée et elle décide de l'épouser sans être certaine de ses sentiments ET sans avoir couché avec lui... C'est un petit peu léger... De son côté, l'attitude de Jeremiah détonne un peu avec le garçon que l'on connaissait jusque là. Il était gentil, responsable, avec un talent pour apaiser les tensions et les relations. On le découvre ici plutôt agressif, égoïste et buté... Ce coup-ci, la narration est partagée avec Conrad, qui reste très mystérieux, autant dans ses décisions que dans son attitude. Taylor, la meilleure amie, est excellente, et j'aime beaucoup le caractère de la mère de Belly. Un dernier volume encore très différent des précédents...
Urban rivals - Tome 01 - Makma
Résumé :
Bastien est orphelin, mais comme la majorité des ados de son âge, il est fou du concept Urban rivals. Mais ce jeu de cartes coûte relativement cher, et il est obligé de collectionner les fausses cartes, jouant simplement avec ses amis. Mais il reçoit un cadeau anonyme pour l’anniversaire de ses quinze ans : une vraie carte inconnue au bataillon, celle de Dregn, ainsi qu’un gantelet Urban rivals… Potentiellement, cela peut lui ouvrir les portes du jeu officiel ! Il ne manque plus qu’un coup de pouce de la part de son meilleur ami, et de la très sexy conseillère de son école, qui ne manque pas de trouver un tournoi auquel il peut participer. Malheureusement, tout n’est pas aussi facile : le tyran du lycée se retrouve être un de ses adversaires, et une étrange fille au franc-parler s’intéresse à son jeu…
Avis par Jake :
Un shonen dans la lignée des Yu-Gi-Oh !, basé sur des jeux de cartes. Le concept est intéressant, mais paraîtra certainement étranger à ceux qui ne connaissaient pas antérieurement le jeu Urban rivals, qui semble connaître un joli succès sur internet. Dommage que le thème ne soit pas mieux expliqué en amont. Par la suite, l’histoire est bien construite : Bastien est un garçon plutôt défavorisé qui vit pour sa passion. En cela, le personnage est assez « commun ». La trame se complexifie vers la fin du tome, et pose quelques questions qui interpelleront le lecteur et le pousseront à se plonger dans la suite. Côté dessin, si les fonds sont souvent ignorés, le travail est très précis et classe. A l’image de ce shonen en général, le design comblera les gamers et les fans de BD, car on reconnaît immédiatement son côté jeune, tendance et classe : on a pratiquement l’impression de se retrouver devant l’adaptation d’un anime ! Pour ma part, il me faudra poursuivre encore un peu la lecture avant d’être complètement addicted…
Tirs croisés - James Patterson
Caractéristiques :
Genre : Policier
Grand format : 347 pages / 22,00€
Résumé :
L’inspecteur Alex Cross fait sa demande en mariage à Bree Stone. Mais lors que celle-ci accepte, Alex est à nouveau confronté à son pire ennemi à savoir Kyle Craig. En effet, le but de ce dernier est de décimer Cross et les siens. Parallèlement, à cela, une sorte de justicier armé flingue le plus de politiciens et notables de Washington. Dans quel but ? Est-ce un simple tueur à gages ou un tueur en séries ? Le FBI affecte alors l’agent Siegel afin qu’il travaille avec Cross pour résoudre au plus vite l’affaire.
Avis par Lolo:
J’ai été très déçue par ce nouveau thriller de James Patterson. Il n’est vraiment pas à la hauteur de ce qu’il écrit d’habitude. C’est encore la même sempiternelle guerre entre Cross et Craig et on a l’impression que rien n’est nouveau depuis leur dernier affrontement. Bien sûr, c’est bien écrit et on a malgré tout envie de savoir comment ça va se terminer, mais là encore j’ai trouvé la fin « bien pratique ». Il y a en parallèle, l’enquête du « sniper fou ». Mais alors qu’une grosse partie du roman lui est consacrée on ne sait pas le « pourquoi du comment ». Bref, il manque des morceaux à cette histoire !!! J’ai trouvé l’ensemble plat, genre « vite, il faut sortir un livre », sans l’exaltation que l’on trouve habituellement chez cet auteur. Je pense qu’il a fait le tour d’Alex Cross, et qu’il est temps de passer à autre chose, pour le bien de ses lecteurs !
Crazy zoo - Tome 02 - Kohei Horikoshi
Résumé :
Hana s’est habitué aux étrangetés qui foisonnent dans le zoo Oumagadoki pour lequel elle travaille. Car en effet, Shina, son propriétaire est un garçon maudit, condamné à se retrouver sous la peau d’un lapin foldingue, jusqu’à ce qu’il ait rendu son zoo le plus populaire du monde ! En contrepartie, il a le pouvoir de transformer chaque animal du zoo en un hybride animal / humain, comme il est devenu lui-même… Mais récemment, Shina a retrouvé sa véritable main ! Bientôt, une orque à allure semi-humaine vient à Oumagadoki en tant que représentant du grand aquarium Ushimitsudoki, qui à priori a à sa tête un être aussi maudit que Shina. L’orque commence rapidement à agresser les membres du zoo, et va même jusqu’à kidnapper un de ses participants, forçant ainsi Shina, Hana et leurs amis à les poursuivre jusqu’à l’aquarium Ushimitsudoki. Nos amis découvriront rapidement que ce n’est pas la même ambiance, qui règne dans ce lieu…
Avis par Jake :
Ce tome est encore meilleur que le précédent ! Si le premier opus nous campait les personnages, la malédiction et la dynamique du zoo Oumagadoki, celui-ci rentre plus franchement dans la trame et dans les aventures de nos (anti)héros. Shina y est moins énervant, il a trouvé un certain équilibre, imputable sans doute à l’arrivée d’Hana. Le tout, en conservant la dose d’humour insufflée dans le premier volume (pour en être convaincu, il n’y a qu’à regarder la couverture, avec et sans son rabat !). Les dessins sont magnifiques et très précis, d’autant plus que le mangaka nous présente de nouveaux personnages : les « méchants » de cette trame-ci. La malédiction n’est plus la seule, et d’un point de vue scénaristique, les choses se complexifient, ce qui happe davantage le lecteur. On se retrouve avec un adversaire limite antipathique qui ne fait preuve d’aucune pitié, qui présente ce qu’aurait pu devenir le zoo Oumagadoki si Shina avait instauré une dictature. De nouveaux ennemis impliquent de nouveaux combats, et ils sont très réussi : on a l’impression de se retrouver au sein d’une véritable baston qui n’a rien à envier à celles de One piece ! Cray zoo signe véritablement une réussite avec son second tome, et prend son envol !
Lien direct : Editions Delcourt (OUMAGADOKI DOBUTSUEN © 2010 Kohei Horikoshi / Shueisha)











