Interview Editions La belle colère
La Bibliothèque de Jake
Dominique Bordes pour La belle colère
Cette collection est à ses débuts. Quelles ont été les premières réactions des lecteurs, et des librairies ?
Nous avons, je pense, reçu un très bon accueil, La belle colère existe dans la tête des libraires au bout d'à peine quelques mois et avec seulement 2 livres et rien que pour ça, nous sommes contents.
On ne peut s’empêcher de noter que les couvertures sont très singulières (un effet papier / carton avec les titres en surbrillance). Personnellement, j’ai dû passer outre la peur maniaque qu’une goutte d’eau puisse dévaster la couverture… Finalement, elles sont toutes aussi solides, heureusement ! A qui doit-on cette idée de démarcation ? (A noter que l’on adore l’effet que cela donne dans une bibli !)
L'idée était de créer un objet-livre sans illustration sur la couverture, pour avoir un rendu à la fois brut et moderne, avec un papier rugueux et des titres flashy. Cette façon de faire est venue très vite, on ne voulait pas s'éterniser sur aucun des points. Toute la démarche, tout ce qui se passe avec La belle colère fonctionne à l'énergie qui nous anime, une énergie contenue aussi dans les textes, une énergie que nous ne voulions qu'à peine canaliser pour la rendre telle quelle aux lecteurs.
Votre premier roman a été Dieu me déteste, un titre qui ne peut qu’interpeller le lecteur. On l’a lu, et on l’a trouvé fantastique tant il était drôle et poignant… Qui choisit de traduire tel ou tel roman, et peut-on s’attendre à voir des romans français publiés à La belle colère ?
Stephen Carrière et moi, choisissons chacun de notre côté les livres puis on se les montre, mais aucun n'a de veto sur l'autre.
Vous avez annoncé une sortie d’environ 4 titres par an… Quand on voit à quel point les deux premières parutions ont été géniales… on est un peu frustrés ! Est-il possible de revoir ce nombre à la hausse si le succès est au rendez-vous ?
Je ne crois pas.
Pouvez-vous nous parler de la prochaine sortie ?
En octobre sortira Vous parlez de ça de Laurie Halse Anderson, un livre phénomène, vendu à plus de 3 millions d'exemplaires depuis sa parution en 1999, mais qui n'avait jamais été traduit à ce jour. C'est un livre qui parle d'une jeune fille, Mélinda Sordino, qui rentre au lycée, mais à qui on ne parle plus et qui ne parle plus non à personne… à part nous. Elle nous raconte son quotidien de façon très drôle, elle nous parle de sa vie de paria, elle nous parle de tout sauf d'une chose, une chose horrible qui lui est arrivé l'été précédent et qui reste dans sa gorge. C'est un livre sur un sujet très fort traité avec une étonnante délicatesse. C'est un personnage inoubliable.
Merci beaucoup d’avoir pris le temps de répondre à nos questions. Félicitation pour votre nouvelle collection, vous pouvez être sûrs que l’équipe de La bibliothèque de Jake continuera à vous suivre avec beaucoup d’intérêt !
Vous pouvez d’ailleurs retrouver nos chroniques sur les deux titres déjà parus chez La belle colère :
Hôtel - Chambre II - Emma Mars
Caractéristiques :
Genre : Roman / Erotique
Grand format : 426 pages / 15,90 €
Résumé :
Elle a finalement choisi Louis plutôt que son frère David. Mais ce n’est pas pour autant qu’elle peut jouir de son happy ending avec l’homme de ses rêves. Rapidement, ce dernier atterrit en prison et Elle va se rendre compte de son passé peu reluisant et de ses précédents déboires avec la justice. En tentant d’en apprendre davantage, Elle va entamer des recherches sur la fameuse Aurore, amour précédent des deux frères dont elle est le sosie. Sa foi en Louis est remise en question lorsqu’elle se rend compte que l’intégralité de leur vie sexuelle est publiée sur le net, dans un blog très libertin…
Avis par Jake :
Un roman résolument féminin et destiné à un public du même type dont je suis donc complètement passé à côté. Que ce soit du côté de la narration, bien trop riche en métaphores qui sont rapidement lourdes et dénuées de sens, ou de l’érotisme qui reprend les mêmes éléments pratiquement une page sur deux ; ce livre ne m’a pas convaincu. Je ne me suis attaché à aucun personnage, tout simplement car la morale des uns comme des autres est pour le moins limitée ! (Même Elle s’adonne au chantage envers une secrétaire lesbienne qui veut cacher sa sexualité à son patron !). La trame en elle-même ressemble de loin à celle de Vampire diaries, avec son histoire de sosie / amour perdu des deux frères ; mais avance à une vitesse d’escargot. Le tout rend la lecture assez ennuyeuse. Dommage, surtout que la couverture en elle-même donne très envie, mais là encore, elle nous renvoie à une époque éloignée, alors que l’action se passe bel et bien dans notre présent… Voilà ce qu'il m'en coute de vouloir découvrir les romans de ma femme ^^.
La tour fantôme - Tome 04 - Taro Nogizaka
Résumé :
Taïchi et Tetsuo sont parvenus à réchapper vivants du labyrinthe souterrain de la Tour fantôme… Malheureusement, le cadavre de l’assassin est introuvable, et c’est vers eux deux que les suspicions de la police se portent ! Obligés de se travestir en femme, Taïchi joue les épouses pour Tetsuo afin de passer inaperçus. Bientôt, il se retrouve au sein d’un village caché qui survit grâce à la culture illicite de pavot, dont la fleur sert à faire l’opium… Interdits d’en sortir, ils sont prisonniers du village où le nombre d’habitants est contrôlé. Poussés à engendrés un enfant, ils devront également se méfier d’un tueur qui abat un jeune garçon lors de pluies torrentiels…
Avis par Jake :
Encore un tome génial pour La tour fantôme qui parvient sans mal à s’éloigner de son postulat de départ pour devenir une série d’enquêtes passionnantes ! Cela est principalement du à l’atmosphère oppressante de chaque situation dans lesquels les deux personnages se retrouvent. Ici, la trame frôle le surnaturel et laisse le lecteur dans un état où il doit lui-même se faire sa propre idée. Pour compliquer le tout, Taïchi est enfin au courant de la véritable nature (féminine) de Tetsuo, et se rend compte qu’il a des sentiments partagés et honteux envers cette femme qui se travestit… C’est un sujet parfois effleuré dans les mangas mais qui prend ici une dimension bien plus importante. C’est vraiment courageux de la part de l’auteur, et cette situation presque « malsaine » pique la curiosité du lecteur ! Il n’y a aucune longueur et on se demande toujours où le mangaka compte nous amener. Pas de précipitation envers l’enquête principale, il semblerait que les deux personnages aient beaucoup à traverser avant de pouvoir réellement s’innocenter. Du coup, cela passe presque au second plan, et on se demande principalement ce qu’il va advenir de l’étrange relation qui les lie… Côté dessin, le tout maîtrisé avec brio renforce encore l’oppressante atmosphère de ce seinen !
Lien direct : Editions GlénatLe voleur de regards - Sebastian Fitzek
Caractéristiques :
Genre : Policier
Grand format : 350 pages / 22,00 €
Résumé :
Pour faire face à une vague de crimes touchants essentiellement des enfants à Berlin, la police se fait aider par un ancien collègue devenu journaliste, nommé Alexander Zorbach. Le but consiste à retrouver les enfants kidnappés en 44 heures et 7 minutes précises ! Passé ce délai ils mourront, avec en prime l’œil gauche enlevé. Les médias ont surnommé ce serial killer, le Voleur de regards. Zorbach va se retrouver pris dans un jeu de « chat et de souris », où le tueur veut lui faire porter le chapeau. Le compte à rebours commence alors de manière insoutenable.
Avis par Lolo :
J’avais lu il y a quelques mois, la suite de ce livre, à savoir : « Le chasseur de regards ». Je dois dire que cela m’a perturbée car je connaissais en quelque sorte le dénouement. Bien sûr, j’ai eu dans ce premier tome pas mal de questions restées en suspens dans le deuxième. Du coup, je n’ai pas pu m’empêcher de trouver des répétitions dans les enlèvements, et certaines longueurs dans la première partie du roman. Passons maintenant aux points positifs : c’est un vrai thriller très sombre, et très perturbant. Au départ, le livre commence par l’épilogue et les chapitres sont numérotés du dernier au premier. Ceci accentue vraiment le compte à rebours imposé par le tueur, et rend les choses encore plus angoissantes. Les personnages sont bizarres, perturbés et se mettent dans des situations pas possibles. Surtout le héros, Zorbach qui est aussi le narrateur quasiment tout le temps. Quand on s’imagine avoir deviné qui est derrière toute cette horreur, les pistes se brouillent à nouveau, et on se retrouve à la case départ. D’ailleurs les derniers chapitres sont terribles pour le lecteur. Il y règne une pression et une tension telles qu’il est impossible d’arrêter là, la lecture. C’est magistralement bien écrit, mais il est impératif de commencer par ce premier tome, pour apprécier l’auteur à sa juste valeur.
Food wars ! - Tome 01 - Yuto Tsukuda & Shun Saeki & Yuki Morisaki
Résumé :
Soma est un adolescent qui a grandi dans les cuisines du restaurant familial de son père. Depuis toujours, il maîtrise tellement cet art, qu’il s’amuse à créer des recettes folles… parfois désastreuses ! Alors que son père ferme le restaurant pendant trois ans pour faire un tour du monde culinaire, Soma, dont le rêve est de dépasser son paternel, est inscrit dans une très prestigieuse école culinaire. Il se rendra rapidement compte que l’école compte majoritairement des élèves issus de milieux aisés, et qui considèrent le jeune Soma comme un gueux. C’est principalement le cas d’Erina, considérée comme le « palais divin » qui se refuse à voir en Soma un adversaire à sa taille, alors que sa cuisine l’aura émerveillée…
Avis par Jake :
Un shonen qui met l’eau à la bouche ! Aucun doute là-dessus, Food wars ! va vous donner faim ! C’est seulement le deuxième manga culinaire qu’il m’est donné de découvrir, et je me rends compte que j’adore ça ! Il faut dire, que cela surfe sur une vague de tendance qui gagne actuellement toutes les formes de divertissement : la cuisine est « in » ! Plus particulièrement, les dessins sont très réussis et les plats sont magnifiques. Les explications suivent et se tiennent parfaitement, de sorte que l’on a presque l’impression de regarder une émission culinaire à la télévision ! Les personnages sont peu nombreux pour l’instant, mais ce tome nous suffit pour mettre en évidence ce qui va certainement constituer la trame de cette série : Soma contre Erina. Les deux venants de deux milieux complètement différents et ayant une culture culinaire très différente, les duels ne manqueront pas d’être explosifs ! Soma a un caractère plutôt cool, mais devient très sérieux lorsqu’il s’agit de prouver ses capacités. Il prouve aussi dans le chapitre du « bœuf bourguignon » qu’il a bon cœur. Les métaphores d’Erina lorsqu’elle critique les plats sont très drôles et amènent une bonne dose d’humour, même si c’est très décalé. En revanche, la forme de jouissance à laquelle accèdent les goûteurs lorsque le plat est divin est franchement exagérée et le manga n’a pas besoin de cela pour être réussi selon moi. Car oui, c’est une réussite totale : Food wars ! est un coup de cœur. C’est un shonen génial dont il me tarde de découvrir la suite !
SHOKUGEKI NO SOMA © by Yuto Tsukuda, Shun Saeki / SHUEISHA Inc.
Les petites confidences du Tea-club - Vanessa Greene
Caractéristiques :
Genre : Roman
Format poche : 378 pages / 18,90 €
Résumé :
Trois femmes se rencontrent par hasard au cours d’une brocante, alors qu’elles sont toutes à la recherche de services à thé. Elles en trouvent un magnifique et plutôt que de se battre, vont l’acheter à 3 et décident de le partager. Elles deviennent amies et forment une sorte de « Tea-Club ». Il y a Jenny qui va épouser Dan l’amour de sa vie. Maggie elle, a une boutique de fleurs et s’occupe aussi d’événementiel. D’ailleurs elle se consacre à fond à sa carrière, car elle sort d’une déception amoureuse. Puis, Alison qui semble tout avoir : un mari parfait, 2 filles parfaites, bref une vie de rêve, à moins que…
Avis par Lolo :
Un roman adorable, sans prétention qui nous plonge avec ravissement dans une ambiance : « confidences/british tea-time », que j’ai adoré. On est tout de suite immergé dans cette petite ville anglaise, autour de ces 3 jeunes femmes sympathiques et attachantes. Tout y est ! Des magnifiques jardins anglais, aux brocantes où l’on vient chiner ces merveilles d’un autre temps. C’est le point de départ de cette belle amitié et leur point commun. Un certain nombre de personnages plus ou moins important gravite autour des 3 amies. On a l’impression de faire partie de leur « club », parce qu’elles sont proches de nous. Leurs vies évoluent au fil des pages, mais cette belle amitié reste solide et sincère. Avec chaque chapitre, c’est une des 3 amies qui parle à tour de rôle et qui rythme l’histoire. Le tout est plaisant, un brin suranné, bien dosé au niveau des sentiments. Je dirais, un livre qui se « déguste » avec quelques « scones » and « of course, a nice cup of tea »!
Dreamin' sun - Tome 02 - Ichigo Takano
Résumé :
Shimana a emménagé avec plusieurs garçons. Elle est rapidement tombée amoureuse d’Asahi. Sur les conseils du propriétaire Taïga, qui semble gouverner la maison, elle se motive pour avouer ses sentiments à Asahi… C’est ainsi qu’elle se laisse prendre au jeu de la jolie Miku, qui lui offre un relooking pour l’occasion. Mais Asahi en aime une autre… une fille à qui il n’ose avouer ses véritables sentiments… qui semblent bien réciproques ! De son côté, Zen se rend compte de ce qu’il ressent pour Shimana lorsqu’elle effectue son relooking, mais le communication n’est vraiment pas son fort, et les relations sont plus qu’électriques entre les deux !
Avis par Jake :
Je ne m’attendais pas du tout à être captivé par un shojo aussi girly (il n’y a qu’à avoir la couverture !) et pourtant, c’est super prenant ! Il faut dire que cela change des éternelles filles en larmes que l’on peut croiser dans ce genre de mangas. Au contraire, les personnages sont plein d’entrain, bourrés de défauts, et à l’exception d’Asahi, ils sont tout sauf calmes ! La relation « je t’aime / moi non plus » de Zen et Shimana est géniale. Et j’ai beaucoup aimé également le côté « seinsei / je peux m’énerver à tout moment » de Taïga. Au niveau du dessin, là aussi ce n’ets pas banal. Si certains aspects sont (trop) traditionnels comme le rouge aux joues de Shimana, le reste est assez « pop et moderne » pour citer la quatrième de couverture. On aime ou pas du tout, c’est assez spécial. Finalement, c’est plutôt bien passé de mon côté ! J’ai beau avoir pris le train en route, le tout était parfaitement compréhensible. Franchement, un shojo très sympathique en 10 volumes à découvrir !
Lien direct : Editions Delcourt
YUMEMIRU TAIYO © 2008 by Ichigo Takano / SHUEISHA Inc.
Un bon fils - Pascal Bruckner
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 264 pages / 18,00 €
Résumé :
C’est l’histoire d’un enfant fragile, qui va d’ailleurs attraper la tuberculose très jeune et qui prie Dieu chaque soir pour que ce dernier provoque la mort de son père. En effet, cet homme est non seulement un mari violent et un père humiliant, mais il est surtout antisémite et pronazi au possible. L’auteur, raconte alors la perception qu’il a de cette famille dans laquelle il vit, et où il ne se reconnaît pas. De son enfance à l’âge adulte nous allons vivre avec lui cette terrible expérience.
Avis par Lolo :
Un surprenant écrit autobiographique pourtant très agréable à lire. Le roman comporte 3 parties distinctes qui correspondent à 3 moments clés de la vie de Pascal et des siens. Dans la première, il nous raconte son enfance avec ce père violent, horrible, pervers et blessant. Ensuite vient le temps où il n’aspire qu’à partir loin de cet être abject. Puis, l’époque où son père se retrouve veuf et où, « Le bon fils » ne peut pas le laisser tomber. J’ai trouvé sa mère assez insignifiante dans la mesure ou en bon souffre-douleur du mari, elle n’a fait que subir. C’est toujours ce qui me dérange le plus dans ce genre de situation. Quoi qu’il en soit, malgré le sujet terrible et délicat, l’auteur relate les faits de manière positive. Il ne se plaint pas et nous montre plutôt les bons côtés de son père, qui était finalement un grand-père aimant pour ses petits enfants. Il met l’accent sur les relations tellement difficiles et complexes que chacun de nous peut avoir avec l’un ou l’autre de ses parents. Les défauts de ce père si détestable, vont l’aider à ne pas lui ressembler. Ca sera sa force à lui. Un roman poignant, sans mélo, ni pathos qui nous montre là, l’intelligence de l’auteur.
Mix - Tome 02 - Mitsuri Adachi
Résumé :
Sôichiro est le frère adoptif de Tôma et de sa sœur, Otomi. Les deux frères Tachibana font partie de l’équipe de baseball du collège Misei. Mais l’équipe ne subit que des défaites, jusqu’à ce que Tôma permette à son équipe d’accéder au tournoi de Tokyo. Ils sont bientôt confrontés à un lanceur brillant… De son côté, le père de Tôma reçoit la visite d’un ancien ami qui lui doit de l’argent. Et Tôma doit prouver qu’il peut réussir un test au collège, alors que le dernier l’a vu atterrir en bas du classement…
Avis par Jake :
J’ai été immédiatement attiré par les graphismes de ce manga. Pour la bonne et simple raison qu’ils m’ont plongé dans une nostalgie bien agréable ! Comment ne pas les comparer aux dessins très répandus dans les années 80 ? Que ce soit Kimagure orange road (Max & compagnie) ou Captain Tsubasa (Olive & Tom), la majorité des œuvres de mon enfance avait ce même coup de crayon… Peut-être la raison est que Mix prend la suite de Touch, la plus grande saga de son auteur terminée voilà 26 ans… Donc on a de grands panoramas magnifiques et plein de détails, et des gros plans sur des visages assez simples. Niveau scénario, on a affaire à un shonen sur un sport. L’aventure avance donc doucement, avec de nombreuses cases sans dialogue. Le baseball n’étant pas un sport très développé en France, j’ai trouvé cela assez intéressant, de même que la famille un peu particulière des Tachibana. Encore trop tôt pour se faire une idée, je pense découvrir la suite…
MIX © 2012 Mitsuru ADACHI / SHOGAKUKAN
Lire au lit - Sue Gee
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 335 pages / 22,50 €
Résumé :
Dido et Georgia pensaient que la retraite consisterait à lire avec leur conjoint respectif, à passer du temps entre amies et à voir leurs enfants s’épanouir… C’était sans compter que Georgia perdrait son mari contre le cancer, sans imaginer que Dido puisse douter de la fidélité de son propre époux. C’était sans une vieille cousine par alliance qui perd progressivement la tête, perdue seule dans sa grande ferme à Sussex… Sans une fille avec qui la discussion est difficile et qui cherche l’amour… Sans un fils marié, sans le savoir, à une femme lesbienne… La vie est plus difficile qu’il n’y parait, heureusement que la lecture permet toujours une échappatoire…
Avis par Jake :
Un roman qui explore de nombreux drames. Il est parfois difficile de garder la tête hors de l’eau, à la manière de chacun des personnages décrits dans cette œuvre. L’histoire n’est pas franchement positive, plutôt ponctuée de hauts et de bas, un peu à la manière de la vie elle-même. La narration est bonne, même si parfois la narratrice se fait un petit peu trop sentir, prenant le lecteur à témoin alors qu’il est immergé dans l’histoire. Car c’est pour moi la qualité indéniable de ce livre : il décrit avec brio chaque scène. On est littéralement absorbé par les personnages, par les événements et surtout : par les paysages ! C’est comme si on était directement précipité dans la campagne Anglaise, et j’ai adoré ça ! Il se dégage des lignes une espèce de fraîcheur printanière qui vous donne envie de vous prélasser (le livre à la main), dans votre jardin sur un transat ! Les personnages sont très réalistes, bourrés de faiblesses. On les aime tous d’une manière différente, sans que l’un ne prenne vraiment le pas sur les autres… à la possible exception de Dido, qui a tout d’une sainte ! Un roman qui m’a convaincu… notamment de lire les prochaines œuvres de Sue Gee ^^.











