Gangsta - Tome 06 - Kohske
Résumé :
Alors que les Crépusculaires s’occupent des nombreuses victimes des exterminateurs, Connie est toujours introuvable… Mais ses persécuteurs ne tarderont pas à envoyer un message très clair à Miss Christiano. Grâce au docteur Théo, Nicolas utilise une nouvelle drogue plus forte encore que le Cerebrum pour se confronter à la force incroyable des deux exterminateurs, mais cela pourrait ne pas être suffisant… Delico est sur les traces de sa sœur Erica, mais cette dernière semble avoir définitivement tiré un trait sur ce qu’il reste de sa famille. Alex s’occupe de Warwick qui se remet doucement de ses blessures. La personne derrière les attaques de Crépusculaires s’affiche bientôt…
Avis par Jake :
Gangsta reprend le chemin de mon cœur avec ce tome très émouvant. Ce seinen n’est pas très riche en dialogues, ce qui rend parfois la compréhension assez difficile pour le lecteur, mais il parvient grâce à la précision de ses dessins à transmettre avec brio les émotions. C’est le cas notamment pour le deuil de Galahad pour Doug. J’avais beau ne pas croire à la mort du jeune Crépusculaire, il faut bien s’y résoudre, mais le mangaka parvient à rendre ces instants très forts. La relation Delico / Erica en revanche ne va pas très loin : les deux personnages me rendent assez indifférents. En revanche, l’auteur nous titille encore avec la trame sur Alex, qu’il nous tarde vraiment d’apprendre, car elle est un personnage très attachant que l’on veut plus découvrir. Ce volume est donc beaucoup mieux équilibré que les deux derniers : il mélange parfaitement les combats et les interludes… Espérons que cela dure !
Altaïr - Tome 02 - Kotono Kato
Résumé :
Mahmud est remercié de la pire des façons alors que son ami Ibrahim est innocenté ! En effet, alors qu’il a sauvé Hisar aux prises de brigands qui faisaient chanter Ibrahim, Mahmud est destitué de son titre de Pacha ! La raison évoquée est qu’un vrai Pacha fait passer son royaume avant ses amis… Mahmud ne peut que se résoudre à cette décision, et décide d’en apprendre davantage afin de récupérer son titre grâce au mérite. Il choisit donc de découvrir le reste du monde, et d’apprendre comment celui-ci fonctionne… Ainsi, il se mettra en relation avec les espions de Zaganos, le pacha des poisons. Il rencontrera une nouvelle fois la belle danseuse qui a déjà croisé sa route, et les deux se retrouveront confrontés à une bande de voleurs qui s’en prennent à sa troupe de théâtre…
Avis par Jake :
Ca y est : Altaïr décolle ! Il n’aura pas fallu attendre longtemps… Si dans le premier tome, le mangaka nous montrait à quel point Mahmud est fort et intelligent pour son âge, avec ce deuxième opus, nous apprenons également quelles sont ses faiblesses et ses limites ; ce qui, au final, nous le rend bien plus humain et sympathique ! J’étais également très heureux de retrouver la belle danseuse du premier tome, mais il semblerait que ses aventures communes avec Mahmud soient terminées… Dommage ! Le chef des espions, l’homme de Zaganos, pourrait tout à fait prendre le rôle de mentor pour Mahmud, c’est en tous cas le cas ici. Il n’y a plus qu’à espérer que sa route croise de nouveau celle du héros. Car s’il y a un petit bémol à ce shonen, c’est le fait que son personnage principal soit aussi solitaire (on exclut son aigle, of course… ^^). Les dessins sont magnifiques, on retrouve les paysages de Magi, avec beaucoup plus de précisions et de détails. On est immédiatement transportés dans l’univers d’Altaïr… Très réussi !
Cagaster - Tome 03 - Kachou Hashimoto
Résumé :
La fin du passé de Kidow est mise en avant pour expliquer son arrivée dans l’auberge de Mario. Mais bientôt, ce sont les antécédents d’Ilie qui reviennent la hanter. L’armée se rend compte que certains de ses souvenirs ne tiennent pas la route. Ainsi, nous apprenons sa véritable nature et son influence possible sur les Insectes et le Cagaster. Ce retour sur les origines de la maladie et sur les premières tentatives pour contrôler les insectes poussera les autorités à capturer Ilie. Forcée à quitter le territoire, la jeune fille sera aidée par les autres enfants du quartier et par Kidow, qui insiste pour rester à ses côtés. Mais Ilie sera confrontée à quelqu’un appartenant à son passé, et dont les pouvoirs sont très dangereux…
Avis par Jake :
Voici honnêtement le premier tome de Cagaster qui a su me captiver du début à la fin ! Il aura fallu arriver à ce numéro pour entrer véritablement dans l’histoire palpitante d’Ilie. D’un point de vue du scénario, c’est vraiment prenant : si la trame concernant le passé de Kidow se laisser lire sans véritablement passionner, celle d’Ilie est intrinsèquement liée à la maladie Cagaster ! L’explication est assez complexe (comme l’est la pathologie, il faut le dire) et s’étale sur trois générations. Il faut donc s’accrocher pour suivre, mais cela vaut le coup car le suspense est très bien maintenu ! La quasi intégralité de cet opus est donc constituée de flashbacks et nous rend Ilie encore plus sympathique ! Les dessins sont toujours aussi parfaits, il n’y a franchement rien à redire. Le tout nous donne donc très envie de nous plonger dans le prochain opus, qui devrait entrer directement dans le cœur du sujet ! Vous l’aurez compris : ce tome est véritablement une réussite (dommage qu’il ne soit pas venu plus tôt) !
Le foie gras du Périgord sublimé par ses chefs
Résumé :
20 chefs du Périgord (parmi eux des étoilés) proposent leurs recettes, créatives et accessibles, autour d’un ingrédient phare : le foie gras. Qu’il soit consommé cru, cuit ou mi-cuit, le fois gras est un mets de choix aux tables de fêtes et, ici, il nous est présenté sous toutes ses formes dans des compositions originales et alléchantes : en bonbons, tatin, tournedos, profiteroles… de quoi régaler vos papilles et celles de vos invités !
Avis par Audrey :
Voici un livre de circonstances : les fêtes de fin d’année approchant, on se demande déjà quel en sera le menu ! Le foie gras est un des mets typiques, servis pour ces occasions particulières. Ici, 20 chefs ont relevé le défi de proposer des recettes à la fois originales et accessibles aux cuisiniers amateurs que nous sommes : en ce qui concerne l’originalité et la créativité, le défi est en effet relevé. Par contre, en ce qui concerne l’accessibilité, je suis bien plus sceptique : certes, certaines recettes sont facilement réalisables (les escalopes de foie gras poêlées aux pêches de vignes de Lionel Lascaud, par exemple) mais sont du coup moins spectaculaires. Quant aux recettes les plus alléchantes et remarquables, autant vous dire qu’il faut quand même avoir un peu d’expérience en cuisine et notamment dans la maîtrise de mets délicats tels que le foie gras, pour oser s’y risquer (par exemple : les profiteroles de foie gras, mangues, douceur mas amiel réduit au cacao et saveur framboise proposé par Philippe Latreille). Pour conclure, je dirais qu’il s’agit là d’un très beau livre de cuisine qui pourra être justement apprécié par les grands amateurs de foie gras mais qui ne fera que faire rêver les petites cuisinières (ou cuisiniers) lambda telles que moi ; ce qui en soi, n’est déjà pas si mal…
Tokyo ghoul - Tome 08 - Sui Ishida
Résumé :
Ken a été éveillé à sa nature de goule, et le résultat est assez effrayant ! Sa force et sa capacité au combat ont été décuplées. Après s’être débarrassé de ses opposants, il rejoint immédiatement Toka qui affronte son frère Ayato. Celui-ci ne fait preuve d’aucune pitié, ce qui pousse Toka à se plonger dans ses souvenirs… Lorsque les deux goules enfants vivaient en paix au milieu des humains, sous la tutelle de leur père aimant. Pendant ce temps, les Colombes testent de nouvelles armes contre la Chouette, une goule de rang SSS qui, dix ans plus tôt, a mis à mal le CCG en faisant de nombreuses victimes. Pendant que le combat entre Ayato et Ken bat son plein, la véritable nature de l’attaque semble dévoilée…
Avis par Jake :
Ca y est, on a repris le dessus avec un tome explosif qui voit Ken changer du tout au tout ! Maintenant que son côté goule s’est éveillé, c’est devenu un monstre de combattant avec un maximum de confiance en lui. C’est même un peu effrayant car on ne reconnaît pas grand-chose du personnage gentil et naïf des débuts, bien qu’il prenne tout de même soin de Toka. Les souvenirs liant celle-ci à son frère son très touchant, et s’inséraient parfaitement dans la trame pour couper un peu le siège des colombes contre les goules. Le conflit avec la Chouetteet son histoire sont emplis de mystère, et cela donne un rendu très réussi, on se demande véritablement l’identité de cette goule. Le plus effroyable n’est révélé qu’à la fin, et on se questionne sur la suite de l’histoire. Il semblerait que l’on soit loin du compte, car Ken a un nouvel objectif qu’il garde pour l’instant secret, et il compte des alliés (on pourrait presque parler d’adorateurs) qui comptent bien l’aider dans sa tâche. Seule ombre au tableau : il semblerait qu’il doive se séparer de Toka pour l’instant. Côté dessin, rien à redire : le côté sombre marche, et le tout est mené sans accroc. J’ai appris que ce manga avait pris fin au Japon au terme du 14ème opus, il n’y a plus qu’à espérer qu’on nous ait concocté un final magistral !
CIEL (1/4) L?hiver des machines - Johan Heliot
Caractéristiques :
Genre : Science-fiction
Grand format : 304 pages / 16,00 €
Résumé :
Peter, militaire, ne parle plus à son père Tomi depuis que ce dernier vit en ermite dans l’est de la France. Le fils de Peter est en internat alors que sa fille participe à une grande fête en Allemagne. Quant à son ex-femme, elle appartient à une organisation visant à défendre la planète. Leur monde est organisé par le CIEL, le futur d’internet… mais c’est sans imaginer que cette intelligence artificielle puisse se retourner contre les Humains en imaginant le seul scénario possible pour préserver la Terre. Ainsi, le CIEL retourne les machines contre leurs créateurs. Peter s’organise immédiatement pour créer la résistance, et c’est également le cas de Tomi, qui recueille plusieurs personnes grâce à son anticipation. Les deux jeunes adultes font leur possible pour survivre dans ces difficiles conditions. Sarah, quant à elle, est utilisée contre son gré en tant que porte parole du CIEL…
Avis par Jake :
Voilà une superbe nouveauté chez Gulf stream ! Si le thème des machines et de leur rébellion est utilisé depuis très longtemps, que ce soit dans les BD jeunesse (Qui arrêtera Cyanure ? pour Spirou) les romans de SF pur et dure adultes ou le cinéma (I, robot), c’est très agréable de le retrouver dans un roman très fluide qu’on adore dévorer ! Les personnages sont très différents les uns des autres, ce qui fait que vous trouverez forcément un auquel vous identifier. Pour ma part, je n’ai pas du tout apprécié Peter, alors que Sarah et les enfants m’ont beaucoup plu ! L’écriture est simple et très agréable. L’alternance des personnages principaux selon le chapitre donne une narration très aérée et prenante. La trame en elle-même n’est donc pas hyper originale, mais on se laisse captiver, et elle a le mérite de voir son action se dérouler en France ! J’ai lu très vite ce livre relativement court, mais je pense qu’il aurait été très agréable également de le lire progressivement : on se délecte de ses pages. C’est donc une très bonne chose que cette saga compte 4 tomes. On attend d’ailleurs (avec impatience) le second pour début 2015 : Le printemps de l’espoir.
Kamikaze kaito Jeanne - Tome 03 - Arina Tanemura
Résumé :
Chiaki est kidnappé par son propre père, que Maron suspecte d’être possédé par un démon. Elle se rend dans sa demeure alors qu’il s’agit d’un piège pour la capturer, mais c’est aussi l’occasion de faire la paix avec Chiaki, son adversaire dans sa quête des œuvres d’art… D’ailleurs, la saint Valentin approche et Chiaki reçoit de nombreux chocolat, notamment de la part de Miyako qui semble très éprise du garçon… Puis Maron doit faire face à la perte de son rosaire, et réveiller en elle son pouvoir divin afin de pouvoir se transformer sans l’aide de l’ange Finn. Miyako fait également la plus étrange des demandes à Jeanne la cambrioleuse, car elle suspecte son frère d’être sous l’emprise d’un démon… La jeune fille qui aide la police comprendra mieux le véritable objective de Jeanne…
Avis par Jake :
Plus le manga avance, et plus les personnages deviennent mignons ! La trame avance bien, d’autant qu’on en apprend bien plus sur les familles respectives (et complexes !) de Chiaki et Maron. En effet, même la jeune cambrioleuse reçoit une lettre assez énigmatique de son père. Côté sentiment, les deux sont éperdument amoureux l’un de l’autre, mais Maron a encore du mal à se laisser aller d’un point de vue éthique, puisque Chiaki est en fait Simbad le voleur… ce qui ne semble pas déranger ce dernier ! Miyako revient un peu sur le devant de la scène, par rapport au tome précédent, et c’est une réussite : elle a vraiment son importance dans l’histoire, et sa relation amicale avec Maron est très bonne… Côté dessin, on confirme le statut de magical girl de l’œuvre, qui se destine plutôt aux jeunes filles ou aux adolescentes fan du girly. Les nombreux traits d’humour sont merveilleusement réussis grâce aux expressions hilarantes des personnages ! C’est vraiment un shojo mignon qui donne le moral !
L?homme à la bulle de savon - Sylvie Matton
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 240 pages / 18,90 €
Résumé :
Lors d’une visite avec sa mère au musée de Draguignan, Patrick alors âgé de 13 ans va littéralement s’identifier à l’enfant d’un tableau de Rembrandt. Cet enfant va devenir une sorte de double, l’ami à qui il peut se confier. En effet, Patrick vit un enfer, avec un père tyrannique, alcoolique et brutal. Au fil du temps, le tableau va devenir tellement obsessionnel, qu’il va vouloir le posséder. Il passe à l’acte le 14 juillet 1999, et profite du bruit des feux d’artifice pour dérober l’œuvre tant aimée. Mais, comme il va vivre avec ce terrible secret, il ne va pas profiter pleinement du tableau. Il va devoir le cacher et devenir de plus en plus paranoïaque. La peur que celui-ci se détériore ou pire encore va le décider 15 ans plus tard à le restituer.
Avis par Lolo:
Tiré d’une histoire vraie, ce roman est terriblement touchant. Il se compose de 2 grandes parties, tout d’abord l’enfance de Patrick avec ce père horrible, sadique mais que Patrick respecte pourtant et à qui il veut plaire plus que tout. La seconde partie, commence avec la possession du tableau, et la vie de Patrick avec lui. L’histoire est très bien écrite et on alterne avec le parallèle entre Patrick, son enfance, sa famille et notamment son père. Mais également avec l’enfant du tableau qui semble aussi triste que Patrick ; et Rembrandt lui-même en tant qu’artiste, mais aussi en tant que père. Il n’y a aucune longueur, les époques défilent sans que l’on s’en aperçoive. L’auteur ne juge pas, mais nous donne au contraire tous les éléments pour essayer de comprendre le passage à l’acte de Patrick. Il y a beaucoup de thèmes dérangeants dans ce livre. Tout d’abord le « syndrome de Stockholm », que vit Patrick et que subissent malheureusement beaucoup d’enfants maltraités. D’ailleurs le père de Patrick n’a jamais été inquiété, même si le voisinage était au courant. Mais également le « syndrome de Stendhal », provoqué par la vision de l’œuvre d’art. Ensuite se pose les questions de savoir comment à l’aube des années 2000, il est possible de dérober une telle œuvre. En conclusion, je dirais que l’art a été source de vie et d’espoir à cet enfant qu’était Patrick, et l’a aidé à traverser l’enfance traumatisante qu’aucun enfant ne devrait jamais connaître.
Liselotte et la forêt des sorcières - Tome 01 - Natsuki Takaya
Résumé :
Liselotte, jeune fille issue d’une famille noble, a été contrainte de s’isolée dans une maison perdue dans la campagne à l’Est. Elle est accompagnée de ces deux fidèles domestiques jumeaux qui ne la quitteraient pour rien au monde. Mais si Anna est d’une grande douceur, son jumeau Alto ne cesse de crier sur Liselotte… qui adore ça ! La jeune fille cherche à se créer un petit coin à elle en travaillant la terre lorsqu’elle rencontre un jeune garçon qui ressemble comme deux gouttes d’eau à un de ses anciens proches… Il est d’ailleurs celui qui la sauve d’une très étrange apparition. Car une légende veut que la région dans laquelle Liselotte s’est installée, soit le repère de sorcières, prêtes à envoûter les gens… D’ailleurs, un familier ne tardera pas à faire une bruyante entrée en matière dans le monde de Liselotte…
Avis par Jake :
On doit Liselotte à la grande mangaka Natsuki Takaya, célèbre dans le monde du shojo surtout pour Fruits basket… Elle signe avec Liselotte son retour dans l’univers du shojo fantastique. Le rythme est lent et plutôt calme et met en avant les relations entre les personnages, et leurs caractères propres. Ainsi, la petite Liselotte symbolise la pureté. Malgré sa naïveté, elle fait preuve de beaucoup de bonté et de gentillesse, et le lecteur ne manquera pas de se demander comment elle a pu s’attirer un si funeste sort. Certainement de quoi permettre à l’auteure de nous offrir quelques flashbacks. Les deux domestiques sont clairement là pour mettre l’ambiance, et c’est le cas aussi du familier de la sorcière. Alto et lui ont des caractères très forts et tranchés, et malgré leur gentillesse cachée, ils ne manquent pas de hausser le ton et de créer des circonstances cocasses ! Engetsu est quant à lui plein de mystère, et sa ressemblance avec l’ancien ami de Liselotte accentue son côté bizarre. Les dessins sont magnifiques, et bien que l’on note la délicatesse propre au shojo, il n’y a pas ce vide et ce manque de cohésion qui accompagnent d’habitude le genre. C’est donc un gros point positif pour ce nouveau manga ! Avis aux amateurs du genre, pour ce shojo de qualité…
Lien direct : Editions Delcourt
LISELOTTE TO MAJO NO MORI © 2012 by Natsuki Takaya / HAKUSENSHA Inc., Tokyo
Tugdual (1/3) Les coeurs noirs - Anne Plichota & Cendrine Wolf
Caractéristiques :
Genre : Jeunesse / Fantastique
Grand format : 403 pages / 18,50 €
Résumé :
Tugdual, Zoé et Mortimer forment les cœurs noirs. Devant subir la malédiction d’Orthon, cette nouvelle famille de « frères et sœurs » ne peuvent se mêler à la population humaine sans risquer que ces derniers ne tombent sous leur charme, avec un seul désir en tête : les embrasser… Ce qui conduirait à leur mort. Heureusement, Abakoum parvient à trouver pour les trois adolescents des bracelets permettant d’inhiber la malédiction durant la journée… Rapidement, les trois jeunes parviennent à recouvrer une vie semi normale en intégrant le lycée d’une petite bourgade américaine. La nouvelle famille se rapproche rapidement de certaines personnes, mais la peur de leur faire du mal rejaillit également à toute vitesse. En parallèle, les injustices du quotidien force Tugdual, Zoé et Mortimer à utiliser leurs pouvoirs magiques contre les malfaiteurs…
Avis par Jake :
Les personnages d’Anne Plichota et Cendrine Wolf grandissent avec leurs lecteurs, et c’est certainement la raison qui fait (pour moi) de cette saga, la meilleure des deux auteures ! Tout aussi prenant qu’Oksa Pollock, et encore plus adultes, Tugdual met en scène des personnages très humains (malgré leurs pouvoirs !), aux nombreuses faiblesses et au grand cœur. Le tout avec une histoire qui ne suit pas le politiquement correct et entraîne donc le lecteur dans un univers beaucoup plus proche de la réalité ! La touche musicale est clairement une partie intégrante de cette œuvre, et met en avant les goûts plutôt rock et modernes des auteures (je ne citerai que Linkin Park ^^). Si Tugdual est bien évidemment le protagoniste le plus connu, j’ai eu un gros faible pour Zoé, la plus jeune du groupe et celle qui met résolument de la bonne humeur dans le groupe, et pour Mortimer, qui est le plus touchant. Contrairement à Oksa Pollock, Tugdual met l’accent sur les relations entres les personnages, et les difficultés à passer l’étape de l’adolescence. Bien sûr, le tout est mêlé à un savant mélange de fantastique ! La narration m’a beaucoup plu et m’a immédiatement transporté dans le quotidien des trois jeunes. En sommes, une nouvelle saga géniale pour ados et adultes dont on attend avec impatience le second tome !









