adolescence
Le club des inadapté.e.s - Cati Baur & Martin Page
Résumé :
Martin, Edwige, Erwan et Fred savaient que ça finirait par arriver un jour… et c’est le plus gentil d’entre eux qui s’est fait tabasser, sans que l’on sache par qui ni pourquoi. Cette injustice les a tous blessés et leur colère débordante les a poussés à agir, à leur manière… forcément particulière. Cati Baur scrute le petit monde de Martin Page avec son œil de lynx, son humour et la tendresse de son dessin. Un album à conseiller à ceux qui trouvent que la vie est nulle, que grandir ça craint, mais qui croient aux super pouvoirs de la solidarité et de l'amitié !
Avis par Jake :
J’ai adoré cette BD ! Elle m’a replongé en enfance. Ce groupe d’amis soudés, malgré les difficultés de la vie du quotidien. Malgré ce qu’ils vivent à l’école… Ils s’épanouissent ensemble, en ayant créé un microcosme dans lequel ils peuvent être qui ils sont réellement. Je trouve que c’est fait avec beaucoup d’émotion et de sensibilité. C’est très touchant. C’est une histoire un peu intemporelle, je crois que c’est pour cela que cet album peut s’adresser à tout le monde. Ils retrouveront forcément un peu d’eux-mêmes en chacun des protagonistes principaux. Les dessins sont simples et fonctionnent très bien. La couverture annonce d’emblée la couleur : il y a une certaine chaleur dans cette histoire et chez ces personnages. Les couleurs sont bonnes, et il y a un équilibre entre la quantité de texte et les graphismes.
Lien direct : Editions Rue de Sèvres
http://www.editions-ruedesevres.fr/le-club-des-inadapt%C3%A9es
Lolito - Ben Brooks

Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand Format : 464 pages / 19,00 €
Résumé :
Etgar apprend que sa petite amie avec qui il entretient une relation passionnelle et décalée depuis 3 ans, l’a trompé lors d’une soirée alcoolisée. C’est durant l’absence de ses parents qu’il fera son possible pour tourner la page, errant sur internet et rencontrant une femme plus âgée, sortant (ou non) son chien, discutant avec une vieille dame au parc, buvant l’alcool de son père… Mais ce n’est pas si simple d’oublier ses sentiments, et on ne tourne pas la page si facilement…
Avis par Jake :
J’avais beaucoup apprécié le premier roman de Ben Brooks paru chez La belle colère, en particulier pour son écriture délirante et à prendre impérativement au second degré… Il est de retour avec la même narration incroyable et un protagoniste complètement attachant, qui fait son possible pour noyer ses sentiments… Etgar est parfois pathétique, mais on comprend toujours le cheminement de sa pensée, probablement d’ailleurs car on peut le suivre à travers cette narration intimiste et époustouflante ! Les personnages secondaires sont superbement conçus : on adore ses parents, on comprend que la vie est dure, et en particulier l’adolescence. Qu’il n’est pas lésé, qu’il a bel et bien des parents qui l’aiment, des amis fidèles… Tout est génial, on aimerait que le roman ne finisse jamais ! L’authenticité est palpable, et l’auteur est vraiment brillant ! Ce livre est la raison pour laquelle je serai toujours fidèle à cette collection hors du commun !
Nous, les déviants - C.J. Skuse

Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand Format : 381 pages / 19,00 €
Résumé :
Lorsqu’elle avait 16 ans, Ella passait tout son temps avec sa bande. Quatre ans plus tard, après la mort de Jessica, le groupe a implosé : Max est devenu un fils à papa avec qui Ella sort pourtant, Corey déprime et plonge dans ses mondes imaginaires, Fallon est tombée enceinte et ne voit personne d’autre que sa mère, et Zane est devenu un voyou après s’être plongé dans le sport. Ella quant à elle, se pousse physiquement afin de décrocher une médaille olympique, et en profite pour brûler l’énergie terrible qui bout en elle et qui la bloque physiquement dans sa relation avec Max. Mais afin de faire payer Zane, le groupe se reforme et s’inspire des histoires d’horreur que racontait Jessica… Les cinq intrépides sont de retour !
Avis par Jake :
Bon, si mon résumé semble décousu, il n’en reste pas moins que Nous, les déviants est un roman phénoménal ! Et comme souvent avec La belle colère, un coup de cœur ! L’écriture est parfaite, et ce groupe de copains est tellement spécial qu’il nous colle immédiatement un sentiment de nostalgie bienveillant ! Les histoires des uns et des autres sont terribles, incroyablement dramatiques, mais tout se tient, et leur union est magnifique ! Tous cachent une forte sensibilité qui les rend encore plus humains, et d’autant plus crédibles. Par moments (et notamment dans la trame principale), le livre m’a rappelé la première saison de Veronica Mars. L’intrigue est géniale, même lorsque l’on pense avoir tout compris, le suspense reste omniprésent. La fin est absolument terrible ! C’est le mot, et je peux vous garantir une baffe sans pareille à quelques chapitres de la conclusion : vous ne le verrez pas venir ! C’est beau, drôle, triste, touchant, frustrant… C’est superbe, et c’est destiné à tout le monde. Lisez-le. Merci.
Ce que j'ai oublié de te dire - Joyce Carol Oates
Caractéristiques :
Genre : Jeunesse / Roman
Grand Format : 343 pages / 15,00 €
Résumé :
Tink a mis fin à ses jours. Elle était une ancienne très jeune actrice et devait composer avec l’absence de son père, et avec un mère actrice / diva qui pourrait tout aussi bien ne pas être là… Pourtant, elle n’a pas laissé ses amies lycéennes pour autant. Sa présence reste avec ses amis pour les guider à travers cette difficile année de terminale. Merissa est l’une d’entre elle… Tout lui sourit au lycée : pièce de théâtre, admissibilité à l’université la plus prisée. Pourtant, elle ressent le besoin de se scarifier, pour au moins assurer un contrôle sur quelque chose. Quant à Nadia, elle doit faire avec son léger surpoids et le regarde des gens, alors qu’elle est tombée amoureuse de son professeur de sciences naturelles.
Avis par Jake :
J’avais déjà lu Un endroit où se cacher, du même auteur, et j’avais trouvé qu’elle décrivait une bien sombre adolescente. Oates a clairement dû avoir des problèmes dans sa jeunesse car elle réitère avec Merissa, à qui la vie sourit et qui pourtant parvient à se trouver des problèmes. La première partie du roman lui est consacrée, et je me suis dit tout du long : « ce n’est pas possible qu’il y ait vraiment des gens à problèmes, comme ça ! » Heureusement, j’ai bien accroché avec les deux parties suivantes. Celle intermédiaire suit Tink avant son suicide. Bien que marginale, c’est un personnage auquel on ne peut que s’attacher : elle est forte et drôle, bien que cachant manifestement un passé sombre… La dernière partie suit Nadia, à qui le lecteur s’identifiera certainement puisque c’est la plus normale. On comprend ses problèmes, et même ils nous parlent ! Je pense que c’est là que « l’adolescence » est la mieux décrite, notamment avec les problèmes de communication entre enfants et parents. L’écriture en elle-même est bonne, et j’ai simplement adoré la dernière page. Le mot de Tink, un message d’espoir…

