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Les vieilles - Pascale Gautier
Caractéristiques :
Genre : Roman
Format poche : 224 pages / 6,00 €
Résumé :
C’est l’histoire de plusieurs vieilles qui pourraient même devenir centenaires sans problème, et qui vivent à Le Trou, petite ville ou le soleil brille toute l’année. Bien sûr leurs maris sont morts depuis belle lurette mais ça ne les empêche pas de continuer leur rythmes et habitudes. Une va prier, l’autre parle à son chat, une autre encore est en prison, la suivante met sa télé à fond pour embêter les voisins…Elles se regroupent, vont ensemble chez le coiffeur, jouent au scrabble, prennent le thé, ou l’apéro et passent leur temps à commenter les infos et à critiquer leurs enfants. C’est leur quotidien. Aussi quand Nicole une petite jeune de 60 ans tout juste retraitée débarque dans leur immeuble en même temps que l’annonce par les médias d’une catastrophe imminente nos « vieilles » vont réagir de manière singulière…
Avis par Lolo :
Le mot qui me vient naturellement à l’esprit après cette lecture est : caustique !! C’est bien écrit et on se laisse vraiment aller de chapitres en chapitres. L’histoire est originale même si la fin m’a semblée tour à tour dingue, loufoque, trop facile ? Bref, j’ai trouvé le descriptif des vieilles trop vrai et c’est d’ailleurs ce qui m’a fait le plus peur. Elles sont criantes de vérité : J’en ai reconnu quelques-unes de mon entourage…Qui fait la sourde quand elle ne veut pas entendre ce qu’on lui dit, qui ne comprend rien au simple fonctionnement d’un téléphone, qui ne veut pas voir ses enfants mais pourtant leur reproche de la laisser seule…Plus toutes leurs manies et habitudes de vieilles qui ne se soucient plus que d’une chose : leur propre personne. Heureusement il y a quand même 3 figures masculines dans le livre. Un marathonien nonagénaire, un curé, et un jeune et beau garçon qui s’occupe du crématorium…Ils pimentent tous les 3 le roman, chacun à leur manière, et sont eux très sympathiques. En ce qui concerne les vieilles ça ne donne pas envie de leur ressembler mais en même temps on dirait que c’est inéluctable ! A lire donc sans tarder si on veut en vitesse prendre le contre-pied de ce qui pourrait nous « pendre au nez ».
Un père idéal - Paul Cleave
Caractéristiques :
Genre : Policier
Format poche : 432 pages / 7,60 €
Résumé :
Jack Hunter est un mari et un père idéal, un homme bien sous tous rapports excepté une horrible manie, le meurtre sanguinaire de prostituées. Aussi quand la police vient l’arrêter, son fils alors âgé de 9 ans se retrouve sous le choc. En effet, son père devient le premier serial killer de la ville de Christchurch Nouvelle-Zélande. Vingt ans plus tard, Edward Hunter citoyen modèle, est devenu comptable s’est marié à Jodie qu’il aime et avec qui il a une adorable fillette Sam. Ils ont la vie idéale à une semaine de Noël tout semble parfait. Edward a tout fait pour oublier le terrible passé de son père. Cependant le jour où sa femme est sauvagement assassinée sous ses yeux, il va reprendre contact avec son père toujours en prison pour essayer de comprendre. Devra t-il faire justice lui-même ? Est-ce que cet instinct de tueur est héréditaire ? Est-il maudit lui aussi ?
Avis par Lolo :
La première partie, sert à camper l’histoire puis tout s’accélère. Le récit se déroule en fait sur toute la semaine qui précède Noël et qui correspond à chaque fois à un nouveau chapitre. Quand Edward parle, c’est à la première personne ce qui fait que l’on est d’emblée dans sa peau. C’est incroyable car on devient Edward et on subit avec lui sa descente aux enfers physique mais surtout psychologique. Il se bat très fort contre ses démons étant donné le lourd héritage génétique qu’il porte. Il doit aussi lutter à la fois avec et contre son père qui ne cesse de le harceler de manière incessante afin qu’il cède à ses pulsions. Il y a aussi le flic blasé Schröder qui va faire tout ce qui est en son pouvoir pour aider Edward. Les dialogues entre eux sont rondement menés. Les méchants sont de vrais psychopathes et certaines morts sont vraiment « sanglantes ». L’écriture est parfaite, tout s’enchaîne de façon magistrale, l’ambiance est noire au possible, l’action file à 100 à l’heure, c’est terrible et hallucinant ! Mais la véritable question soulevée ici, c’est de savoir si un enfant traumatisé ainsi dans son enfance peut lui-même devenir une « bombe à retardement » pour la société ? Tout a basculé quand il avait 9 ans et 20 ans après ça recommence. Est-on capable d’endurer de tels chocs psychologiques ? Où se situe la goutte d’eau ? La violence engendre t'elle obligatoirement la violence ? Un thriller époustouflant.
Bleach - Tome 54 - Tite Kubo
Résumé :
Les shinigamis sont à la fin de leur affrontement contre les Fullbringers. Les fullbringers ne tardent pas à plier les uns après les autres contre leurs opposants… Ichigo se mêle d’ailleurs au combat contre Kûgo Ginjo (et ses pouvoirs de Hollow) qui s’apprête à lui faire une grande révélation sur la Soul Society et sa façon de traiter ses shinigamis. Cette grande surprise changera-t-elle l’issue du duel qu’il mène contre Ginjo, ou son respect envers la Soul Society Rukia, elle, parvient enfin à se libérer de la peluche dans laquelle elle était enfermée.
Avis :
Je découvrais avec ce tome le monde de Bleach, donc forcément, difficile de prendre le train en marche après 53 opus ! Pourtant, j’ai rapidement accroché ! Les dialogues assez minimalistes n’aident pas forcément à prendre l’histoire en cours de route, mais rien que la lecture de quelques tomes ne puisse faciliter ! Les dessins sont très précis, parfois au détriment des « fonds », mais cela donne lieu à de magnifiques doubles pages (notamment dans le combat d’Ichigo contre Ginjo). Certains personnages sont d’ores et déjà attachants, j’ai particulièrement aimé Rukia sous forme de peluche ! Les combats sont bons, quoi que les dessins soient un peu rapides parfois. La trame en elle-même m’attire beaucoup, les histoires de shinigamis sont souvent passionnantes, mais le rôle de la Soul Society est encore plus intriguant. Ce qui pour moi signe le deal, c’est les petites notes d’humour qui parsèment le manga : les réflexions et expressions faciales qui donnent un tait de légèreté à l’œuvre… Bref, je compte bien approfondir mes connaissances de Bleach !
Dans la peau de Meryl Streep - Mia March
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 368 pages / 19,50 €
Résumé :
Deux sœurs : June, Isabel et leur cousine Kat se retrouvent à la demande de Lolly la mère de cette dernière dans son auberge. En effet, elle les a réunies pour leur faire une importante révélation. Cela ne semble pas gagné d’avance car bien que parentes, les 3 jeunes femmes ne s’entendent plus depuis le drame survenu dans leur enfance. Malgré tout, elles acceptent et participent également à la soirée ciné organisée chaque semaine par Lolly. Cette fois ci il s’agit de l’actrice Meryl Streep qui au fur et à mesure de ses films va apporter des réponses aux questions de ces femmes qui petit à petit vont commencer à parler, à se révéler et à débattre ensemble de leurs problèmes.
Avis par Lolo :
D’abord le titre m’a accrochée car je suis une grande fan de Meryl Streep. Ensuite j’ai trouvé le sujet drôlement original. En effet, organiser des cycles autour d’acteurs/actrices comme le fait Lolly dans sa maison d’hôtes est tout simplement génial ! D’autant plus qu’avec une filmographie aussi exceptionnelle que celle de Meryl Streep, chacune va se retrouver dans l’un ou l’autre de ses films. Les débats qui suivront les projections vont les aider à comprendre les situations qu’elles sont en train de vivre. Ce roman sans fioriture nous raconte l’histoire somme toute banale de 3 jeunes femmes. Leurs vies, leurs sentiments, leurs peines de cœur. Mais c’est tellement prenant et si proche de nous à tous les niveaux qu’on partage avec elles joies et désillusions. Elles sont toutes attachantes, captivantes et criantes de vérité. On rit, on pleure aussi mais on ne reste pas indifférent. Pas besoin de dire qu’à la fin du livre on a qu’une envie c’est de se faire ou plutôt se refaire les films de Meryl Streep !
Bonbek numéro 8 « C'est la rentrée ! »
Résumé :
« C’est la rentrée ! » entendons-nous scander par tous… Ca tombe bien, c’est aussi le titre du dernier Bonbek. Le mag / book pour enfants qui rend jaloux les parents. Au programme : le fidèle Maurice et sa page de BD désopilante, une petite histoire et une plus grande sur le thème choisi, un atelier chorégraphie « Non, mais hallo ! ween », un atelier recette, des coloriages, des pages à découper, d’autres à plier (pour faire des avions), j’en passe et des meilleures…
Avis :
Voilà enfin un cahier que nos enfants ne voudront pas refermer ! Quoi de plus amusant que des pages de jeux et de lecture à n’en plus finir ? J’ai beaucoup aimé la grande histoire « L’école à l’envers », mais gros bémol par rapport aux numéros précédents : il ne propose plus la version bilingue, ce qui pour moi constituait un véritable plus dans ce magazine… Les coloriage comme toujours sont à tomber et l’atelier de fabrication d’avions en papier est original et ludique, même s’il peut inciter nos bambins à chahuter en classes ! Quant aux recettes, elles sont calquées sur le magazine en lui-même : l’originalité avant tout (Apprenez vous-même à faire vos petits écoliers !).
Freaky Fridays - Brigitte Aubert
Caractéristiques :
Genre : Policier
Grand format : 221 pages / 15,00 €
Résumé :
Active sexagénaire vivant seule à Deauville depuis la mort un an plus tôt de son mari Joe, Mamie Hélène prépare et vend ses gâteaux « faits maison » dans les environs. Ce vendredi 13 alors qu’elle se rend chez ses riches voisins les Devauchelle, pour une livraison, elle assiste médusée au massacre de la quasi-totalité de la famille. Seule la petite Gaétane « un peu attardée » et le chien ne devront leur salut qu’à Mamie Hélène. Cependant ayant laissé sa carte de visite sous le gâteau elle est persuadée que les 2 tueurs slaves vont la traquer et la voici donc qui se met en cavale. Pour sauver sa peau Mamie Hélène n’a pas le choix elle doit redevenir celle qu’elle était avant… à savoir Véra Lopez…
Avis par Lolo :
Un Brigitte Aubert différent de ses thrillers habituels pour notre plus grand plaisir ! Elle signe ici un polar comme je les aime : bourré d’humour, décapant comme cette Mamie de 62 ans dont personne ne se méfie et qui est en fait une « James Bond Grand’ma ». Elle va bluffer les truands et semer les cadavres à la même vitesse qu’elle fait ses gâteaux. Les dialogues sont très drôles et encore une fois Brigitte Aubert ne se gêne pas pour donner son avis à travers des messages bien percutants. Il y a beaucoup de caricatures notamment sur les Russes et bien sûr les Américains. Personne n’est épargné ! On a l’impression que Joe est présent car Hélène/Véra se demande toujours ce qu’il ferait à sa place et se rappelle tout ce qu’il lui a appris. En effet, dans un passé lointain ils étaient plus ou moins agents secrets en Amérique et formaient un couple très amoureux. On passe de situations cocasses et imprévisibles en scènes calquées sur la réalité des magouilles politico-financières. Aucun temps mort donc pour ce polar à la fois drôle et touchant. On en redemande !
Dragon Ball Z - Film 03 Le combat fratricide - Akira Toriyama
Résumé :
Alors que Gohan, Krilin, Oolong et Bulma sont en camping dans la forêt, un feu démarre et brûle les étendues vertes. Seuls les pouvoirs de Gohan et Krilin permettent d’éviter la mort des animaux. Grâce au dragon sacré, les amis permettent de redonner vie à la forêt… C’est sans savoir que ce qui a causé le drame est en fait le vaisseau spatial de Tullece, le frère de Son Goku et des ses sbires… Sans attendre, les extraterrestres plantent la graine de l’arbre mystique, un végétal qui ne tarde pas à devenir immense, puisant dans la Terre entière des ressources, quitte à détruire des villes entières, ainsi que la faune et la flore. Mais nos héros se dressent bientôt devant lui, et Tullece se rend vite compte que Gohan est également un saïyen et tentera de l’associer à son équipe. Il faudra à Goku puiser dans une réserve d’énergie inattendu pour défaire son propre frère : c’est un combat fratricide qui se prépare !
Avis:
Cet opus a toujours été un petit peu à part pour moi, il est d’ailleurs un pivot entre le monde de Dragon Ball (présence de Bulma, Oolong et tous leurs amis) et celui de DBZ avec ses saïyens, ses kaoiokens… Mais ce qui rend ce tome si spécial, est l’ambiance qui s’en dégage : si l’amitié entre Gohan et le dragon est des plus touchante, la transformation de la Terre en planète morte par l’arbre mystique est assez glauque. Le combat fratricide en lui-même revêt une dimension plus sombre que celui de Goku avec Radditz. J’ai beaucoup aimé la présence d’aliens, avec leurs détecteurs. La transformation de Gohan en gorille géant est un gros clin d’œil à l’univers Dragon Ball et sa réaction face au petit dragon est une belle preuve d’amitié. L’idée de l’arbre mystique est très originale et on ne le retrouve pas dans la saga traditionnelle de DBZ. Tullece est un bon méchant, sa ressemblance frappante avec Goku en fait vraiment son opposé : ce qu’il aurait pu devenir si… Bref, encore une histoire géniale de Dragon Ball, on ne s’en lasse pas !
Rien que nous - Kristin Halbrook
Caractéristiques :
Genre : Jeunesse / Roman
Grand format : 325 pages / 13,90 €
Résumé :
Zoé a 15 ans et vit avec son père depuis la mort de sa mère. Mais l’homme est agressif, surtout lorsqu’il boit, et Zoé vit continuellement dans la peur, devant faire comme si ses bleus et marques n’existaient pas… Will, quant à lui, a été abandonné par sa mère et après être passé de famille d’accueil en famille d’accueil, il a atterri en foyer spécialisé à cause de certaines erreurs qu’il a commises. Finalement, Will convainc Zoé de partir avec lui. Elle abandonne tout en pleine nuit et ils partent juste tous les deux en voiture. Direction Végas, avec des rêves de mariage et d’une autre vie… Zoé pourrait finir ses études pendant de Will travaillerait pour s’occuper d’elle. Mais si les instants à deux sont magiques et les poussent encore plus proche l’un de l’autre, les problèmes s’accumulent : Will est majeur, et il a pris Zoé sans le consentement de son père, quant à l’argent, il vient vite à manquer… Ce qui pourrait pousser les deux jeunes à faire des choses qu’ils regretteraient…
Avis :
« Rien que nous » est un roman jeunesse qui peut plaire aux ados autant qu’aux jeunes adultes, et m’est avis qu’il comblera également les attentes de certains adultes qui pourront se sentir concernés… Car en fait, le livre traite de fuite : d’un désir de quitter la vie misérable que l’on peut avoir. En fait, il s’agit d’espoir. De croire que l’on peut s’en sortir (avec la personne que l’on aime). La trame n’est pas sans rappeler le génial « Thelma et Louise » : ici aussi il est question d’un road trip, et comme dans le film, les choses dégénèrent plus que de raison. L’histoire est touchante, et la narration alternée est un plus incontestable ! La fin est assez inattendue, mais n’attendez pas votre happy ending sans quoi vous serez déçus. C’est la partie un peu « dure » du roman, qui ne manquera pas de vous émouvoir. J’étais agréablement surpris par la profondeur de certains problèmes soulevés, notamment les problèmes de Will. Les questions sur l’inné et l’acquis : a-t-il des problèmes à cause des déconvenues qu’il a eu jusqu’alors, ou est-ce que ce sont ces problèmes qui sont la source des déconvenues… La romance est parfois un peu trop « fleur bleue » à mon goût, mais Zoé n’a que 15 ans, et Will n’est pas un modèle de stabilité, il n’est donc pas surprenant que leur relation soit parfois un peu utopique. Le tout donne un roman très mur pour les ados, qui fera relativiser beaucoup de choses et qui donne à penser…









