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Pierre, feuille, ciseaux - Catherine Kalengula
Caractéristiques :
Genre : Jeunesse / Roman
Grand format : 304 pages / 13,90 €
Résumé :
Alice vit avec sa grand-mère maternelle depuis qu’elle a perdu ses parents dans un accident de voitures. Elle n’a plus goût à rien et ne va d’ailleurs plus à l’école. Elle oscille entre un mutisme complet et des phases dépressives, ce qui conduit sa grand-mère à lui faire voir un psy. C’est après une crise de panique qui lui évite la session qu’elle se retrouver coincée dans l’ascenseur avec Shane. Shane est un jeune asiatique adopté, qui ne partage pas les objectifs de son père, et a été rejeté dans ses tentatives pour retrouver sa mère biologique. Le jeune homme se laisse aller sans rien faire de sa vie, vivant pour des conquêtes sans lendemain. Mais lorsque les deux se rencontrent, c’est l’étincelle. Avec une partie de « pierre, feuille, ciseaux », ils s’observent, et s’ouvrent plus qu’ils ne l’ont jamais fait jusque là…
Avis :
Si j’ai apprécié le personnage d’Alice, qui est plutôt réservé, cela n’a pas été du tout le cas avec Shane. En effet, le bad boy au cœur tendre blessé dans son estime et persuadé que sa famille ne l’aime pas ne m’a pas franchement convaincu. L’histoire entre Alice et sa grand-mère est très touchante. Quant à la meilleure (seule) amie d’Alice, j’ai trouvé que c’était le meilleur personnage du livre. Dommage qu’elle n’ait pas été davantage au centre de l’intrigue : sa façon d’aimer ses kilos et de ne pas être dérangée par l’œil de la société fait beaucoup réfléchir. La narration est bonne, cependant elle est au présent (question de goût, personnellement ça me rebute un peu). Si le livre s’adresse à un public plutôt ado, leurs parents seront sûrement choqués de certains termes employés décrivant des passages chauds… Le thème du deuil est assez intéressant, et les phases que vit Alice sont selon moi assez honnêtes et « vraies ». En revanche, la romance est bien trop exagérée… Des corps qui se « consument » ou qui « s’enflamment complètement » en présence l’un de l’autre, je n’en ai jamais rencontré dans la vraie vie… Mais peut-être est-ce ce que recherchnte les jeunes femmes qui cherchent à s’évader ? « Pierre, feuille, ciseaux » est un roman pour adolescentes qui ne m’aura malheureusement pas du tout conquis.
Silver spoon - Tome 03 - Hiromu Arakawa
Résumé :
Les vacances d’été se finissent pour Yago, qui les a passées dans la ferme de son amie Aki. Elles ont été riches en rebondissements, et vient l’heure de la remise du salaire du jeune homme. Mais celui-ci remet en question son mérite : après tout, il a fait plusieurs erreurs, qui ont évidemment coûté de l’argent à l’entreprise familiale agricole… A la rentrée, Yago remarquera que chacun est revenu transformé de l’été. Perte de poids, bronzage… Mais la grande majorité n’a pas été payée pour son travail, normal lorsque l’objectif est de reprendre la ferme familiale… Sauf que ce n’est pas vraiment le rêve d’Aki, qui n’ose pourtant pas le dire à ses parents. Shingo, le frère aîné en profite pour rendre visite à son petit frère lors d’une kermesse qui verra les élèves d’Ohezo se transformer en véritables morfales ! Quant à Côtelette, le petit porcelet nommé par Yugo, il s’est transformé en un porc digne de ce nom, dont le destin est malheureusement de finir dans une assiette… A moins que le salaire de Yugo soit utilisé à bon escient ?
Avis :
La nouvelle saga « Silver spoon » surf sur le succès, et l’on comprend pourquoi ! Ce troisième tome ne fait que confirmer une réussite évidente : le manga est un subtil mélange d’humour omniprésent, d’aventures, de relations et de rêves avoués ou non. Une découverte du soi que l’on suit grâce à Yugo, un garçon qui a la base n’a rien à faire dans un lycée agricole. La fin de l’été est teinté de tristesse car Yugo a vécu de grandes péripéties, pourtant, il en sort évidemment grandi, comme le fait remarquer avec beaucoup de sagesse l’aïeule d’Aki (qui est hilarante, surtout lorsqu’elle effraie les vaches !). L’entrée en scène de Shingo, le grand frère de Yugo est une idée géniale qui nous permet d’en apprendre davantage sur sa famille. On assiste également à une conversation téléphonique qui nous confirme que le père des deux garçons ne supporte pas les choix professionnels de ses enfants (ce qui les a probablement poussés dans cette voie). Contrairement à son frère, Shingo est sûr de ses choix et persiste à aller vers son rêve. J’étais très heureux de retrouver l’ambiance bon enfant d’Ohezo et tous les amis de Yugo. Le quiproquo de sa relation avec Mayumi donne lieu à des moments très drôles ! Enfin, le futur de Côtelette m’a beaucoup surpris (et je dois le dire, m’a fait de la peine), mais j’imagine que c’est en prenant par surprise que la mangaka réussit continuellement à plaire et à produire des succès… L’idée tellement originale d’un manga dans le domaine agricole ne finit pas de plaire : vivement le tome 4 !
Double jeu - Judy Blundell
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 387 pages / 16,50 €
Résumé :
1950. Kitty n’est pas encore majeure, pourtant elle a quitté sa petite ville pour gagner New York et tenter de se faire une place à Broadway. Mais très rapidement, les choses ne tournent pas comme elle se l’imaginait : le père de son ex fiancé, Nate Benedict vient la voir et la force pratiquement à habiter dans un de ses appartements… Il lui trouve également un nouveau travail comme danseuse. Il prétend qu’il ne cherche qu’à se rapprocher de son fils, qui devrait être envoyé sous peu en Corée. Mais Kitty sait que le célèbre avocat trempe dans des affaires louches, et ne tarde pas à regretter d’avoir accepté l’aide de Nate… Loin de sa famille, elle ne pourra compter que sur elle-même et ses voisins, de braves professeurs accusés d’être des « Rouges » dans ce climat difficile où la guerre au communisme fait rage…
Avis :
La couverture de ce roman m’a longtemps attiré, sans que pour autant je me décide à le lire… La superbe illustration me parlait, mais le sujet me semblait éloigné de mes préférences… Quelle bonne décision que de l’avoir finalement ouvert ! Le livre est extrêmement prenant et l’on se retrouve dans un New York des années 1950 criant de vérité ! Le personne principal est très intelligent, malgré certaines faiblesses (après tout, elle n’a que 17 ans), et Kitty devient très rapidement attachant. Sa passion pour ses rêves, pour la danse, fait chaud au cœur… La trame est très très bien menée, grâce à de brillants flash-backs qui nous ramènent au début de la liaison entre Kitty et Billy, et allant même jusqu’à la génération du dessus (je n’en révèlerai pas plus !). Ce roman dégage une atmosphère cosy, alors même que dans certains passages, les personnages sont plongés dans une Crise qui a ébranlé les Etats-Unis, mais lorsque Kitty s’installe dans « son » appartement, on ne peut s’empêcher d’emménager avec elle. Loin d’être exclusivement destiné à un public adolescent, ce livre très bien mené cultive le suspense et en fait une lecture idéale quelque soit l’âge. Le monde de Broadway, sans oblitérer l’histoire en elle-même, l’agrémente superbement ! Bref, vous l’aurez compris… Ceci est un coup de cœur !
Saint Seiya The lost canvas chronicles - Tome 02 - Masami Kurumada & Shiori Teshirogi
Résumé :
La jeune Sasha a été ramenée au sanctuaire, mais il est dur pour une jeune femme de savoir qu’elle est en réalité la réincarnation d’une déesse ! Elle n’hésitera pas à interpeller Kardia, chevalier d’or du Scorpion pour se changer les idées… Ignorant qui est réellement Sasha, le chevalier fougueux va l’amener en voyage, la traitant affectueusement comme une enfant embêtante, ce qui sera une bouffée d’air frais pour la déesse. Mais alors qu’ils atterrissent dans une auberge, les deux amis vont être confronté à un clan qui idolâtre une divinité dangereuse qui pourrait bien signifier la destruction de l’Humanité et l’instauration d’un nouvel ordre. Le pouvoir du soleil développé par le leader du clan des Jaguars devra s’opposer à Antares, l’étoile rouge symbolisant le cœur de l’armure du Scorpion, et de son chevalier : le courageux Kardia.
Avis :
Comme promis par la mangaka dans son petit mot aux lecteurs, Teshirogi a tenté avec ce tome 2 de la nouvelle saga Chronicles du Lost Canvas de « retranscrire l’atmosphère des mangas des années 80 »… Et c’est le cas ! Si la trame de ce tome est un peu simple : Kardia est confronté à ce qui serait de nos jours une secte, l’ambiance est tout à fait agréable, et cela ressort même dans les dessins, qui sont moins « lourds » que parfois dans Lost Canvas. Les dialogues sont également allégés, et les combats laissent davantage la place à des moments de complicité entre Kardia et Sasha. C’est d’ailleurs là, tout l’intérêt de ce tome, d’après moi. La relation entre la jeune Athéna qui a du mal à accepter son nouveau statut, et Kardia, un chevalier d’or qui pense avoir affaire à une simple fillette. L’amitié qui va les lier et très touchante, et le personnage de la belle aubergiste est très réussi ! En effet, elle apporte du sarcasme et de la répartie à la grande bouche qu’est le chevalier d’or du Scorpion. Les dessins sont magnifiques, et si cela paraît ridicule, j’étais ravi de voir enfin un chevalier d’or avec son casque ! Surtout que celui de Kardia a un visuel génial ! Contrairement au précédent tome, cet opus nous permet de croiser également deux autres chevaliers d’or : celui du Sagitaire et mon préféré : Dégel du Verseau, espérons que dans les prochains tomes, les autres chevaliers se mêleront également ! D’ailleurs, le numéro 3 qui sort en Octobre risque de beaucoup me plaire !!!
Une saison en bikini - Mélissa de la Cruz
Caractéristiques :
Genre : Jeunesse / Roman
Grand format : 330 pages / 13,70 €
Résumé :
C’est l’été, ce qui est désormais synonyme de « Hamptons » pour Mara, Jacqui et Eliza ! Jacqui a passé l’année avec la famille Perry, en vue d’entrer dans l’université de New York, dont elle attend la réponse à sa demande d’équivalence. Quant à Mara, sa relation avec Ryan s’apprête à devenir parfaite : le beau jeune homme lui a proposé de passer l’été avec lui sur son bateau. En parallèle, elle a obtenu un boulot dans un des journaux les plus lus des Hamptons ! Eliza, quant à elle, fait un stage chez un grand stylist et poursuit sa passion des beaux vêtements en ajoutant sa touche, à la griffe du couturier. Si seule Jacqui est fille au pair chez les Perry durant l’été, cela ne signifie pas que les trois amies vont se perdre de vue ! Bien au contraire, elles auront besoin de leurs soutiens mutuels pour supporter les déconvenues de l’été !
Avis :
Ce troisième tome renoue avec le succès, en devenant mon préféré des trois premiers ! En effet, il y est moins questions d’idylles adolescentes (même si Jacqui parvient à sortir avec trois garçons en même temps… Chapeau ^^), mais davantage des rêves des trois jeunes femmes ! La famille Perry est plus au centre de l’histoire (avec la menace de divorce des parents) et l’on retrouve avec plaisir les bambins horribles du premier tome, qui ont bien grandi et sont devenus plus vivables ! De plus, l’immersion dans le monde du travail donne lieu à de nouvelles trames : Mara dans le monde du journalisme est une très bonne idée, quant à Eliza, elle nous fait découvrir l’univers sans pitié des stylistes et des mannequins. On reste sur une histoire légère sans prise de tête qui permettra aux ados de passer un bon moment autour de la piscine, en rêvant au succès et à la richesse de la jeunesse des Hamptons ! L’écriture de Melissa de la Cruz est toujours irréprochable, et je viens d’apprendre qu’elle a également écrit une saga fantastique (« Les vampires de Manhattan », toujours chez Wiz) qui pourrait plus correspondre à mes goûts !
Un été pour tout changer - Melissa de la Cruz
Caractéristiques :
Genre : Jeunesse / Roman
Grand format : 326 pages / 13,70 €
Résumé :
Mara est une jeune New Yorkaise modeste qui a découvert sur internet une annonce proposant un poste de fille au pair chez une richissime famille des Hamptons : les Perry. Eliza, elle, faisait partie de ce milieu huppé, jusqu’à ce que sa famille perde sa fortune est qu’elle soit exilée dans le Buffalo. Jacqui, quant à elle, est une jeune Brésilienne ultra sexy qui ne laisse aucun homme indifférent, et qui tente de retrouver l’amour perdu de ses deux semaines à Rio : Luca. Les trois jeunes femmes, très différentes se retrouveront sous le même toit pour s’occuper d’une marmaille effroyable (déficit de l’attention, boulimie, peur de l’eau). Les premiers temps sont difficiles et seule Mara prend réellement son travail à cœur, mais bientôt : un lien extrêmement fort viendra lier les trois adolescentes pour les projeter dans le monde « in » de la jet set…
Avis :
Le scénario du roman ressemble beaucoup à celui d’un film. En effet, on a affaire à trois jeunes femmes jolies projetées dans un monde des plus superficiels : celui des Hamptons, soit la résidence d’été de l’Upper East Side New Yorkais. La présentation du roman compare Melissa de la Cruz à Meg Cabot (et c’est ce qui m’a poussé à lire cet intégral sorti chez Wiz), et effectivement : l’écriture est fluide et vraiment très agréable. Le vocabulaire parfaitement abordable et le ton du récit en font un livre très facile à lire. En revanche, si certains livres en jeunesse plairont sans problème aux plus vieux, « Un été pour tout changer » est clairement écrit pour des jeunes femmes (de préférence adolescentes). En effet, la majorité de l’histoire est consacré aux histoires de cœur des trois protagonistes qui semblent tomber sous le charme au premier coup d’œil. Au départ, Mara est le seule personnage appréciable, les deux autres se comportant en sales ados égocentriques (même si Mara est parfois trop crédule). Heureusement, les choses évoluent avec les pages et les qualités des filles s’égalisent. Les passages les plus réussis étaient selon moi ceux que les filles passaient avec les enfants Perry. Elles deviennent alors bien plus abordables et appréciables en jouant un vrai rôle de filles au pair !
Les yeux du dragon - Stephen King
Caractéristiques :
Genre : Fantastique
Format poche : 381 pages / 6,10 €
Résumé :
Delain est un royaume où vit un roi apprécié de tous. Il n’est pas très intelligent, pourtant son peuple tient à lui, et grâce à son épouse, une femme bonne et douce, il élève ses deux enfants Peter et Thomas avec beaucoup d’amour. Seulement, son conseiller et magicien Flagg, complote depuis de très nombreuses années dans un seul but : créer le chaos dans le royaume de Delain. Il ne renoncera devant rien, pas même à se débarrasser de la reine, toujours présente pour contrecarrer ses plans démoniaques. Mais une autre épine est plantée dans son pied : le prince aîné Peter. Le jeune homme a hérité de la bonté de sa mère, de son intelligence et d’un sens aigu du devoir et de la justice. En revanche, son jeune frère Thomas, bien plus semblable au roi, ne peut que jalouser la perfection de son frère… Un sentiment qu’il sera facile d’utiliser par le sombre magicien Flagg…
Avis :
Ce roman de Stephen King rend son auteur encore plus brillant à mes yeux. Pourquoi ? Car plutôt que d’exploiter le même filon (sa recette à succès) : King parvient en changeant de registre à écrire une nouvelle fois une histoire palpitante qui tiendra en haleine son lecteur de la première page à la dernière. En effet, « Les yeux du dragon » est en faîte un récit médiéval qui nous est délivré par un conteur anonyme… Le conte ! Un genre pourtant peu en vogue ces dernières années, qui revêt pourtant une simplicité incroyable en nous dévoilant une histoire passionnante ! Les personnages sont entiers et très souvent attachants : le prince Peter et sa mère sont des exemples criants de sympathie. Thomas en revanche, est quelqu’un de très contrasté dont le conteur semble parfois prendre la défense… Flagg est un vrai bon méchant machiavélique trempant dans la magie noire. La trame n’est pas franchement originale car justement, le texte est assez manichéen : le gentil prince et le méchant sorcier. Mais l’écriture est tellement bonne et les personnages si « réussis » que le lecteur veut absolument connaître le fin mot de l’histoire et la façon dont les événements vont se jouer ! Ma conclusion ? Elle est simple : Stephen King est un Dieu vivant et je ne m’arrêterai jamais de lire avant d’avoir découvert toutes ses œuvres !
Le mystère du Dô - Cédric Mossaz
Caractéristiques :
Genre : Fantastique
Grand format : 332 pages / 22,00 €
Résumé :
Solal vit sur la Terre dans une ère bien loin de la nôtre, après que la civilisation a créé un cataclysme qui aura eu raison de la plupart des terres émergées, laissant des contrés désolées. La technologie a été effacée en même temps que l’ancien monde, et seules quelques civilisations ont évolué pour survivre… Solal fait parti des Descendeurs, il accomplit un rite de passage dans les montagnes, lorsque son Don, un sentiment étrange qui le poursuit depuis son plus jeune âge, le pousse à rentrer chez lui. Il n’y trouve que chaos et désolation. Pour retrouver sa petite sœur Eloa, il devra joindre ses forces à ses alliés de toutes les civilisations, et en apprendre plus sur son Don. Car son pouvoir a un rôle à jouer dans le destin de ce nouveau monde. Il faudra à Solal trouver les autres élus, ceux qui comme lui, présentent des capacités extraordinaires…
Avis :
« Le mystère du Dô » n’est pas sans rappeler « Le seigneur des anneaux ». En effet, de nombreuses similitudes existent : tout d’abord, bien que se fixant sur un fond de réalité (on part du même monde que le nôtre, ce qui aurait pu en faire un roman de SF), le texte se classe sans aucun doute dans le registre de la Fantasy. Les divers peuples et races sont bien présents, et l’imagination de l’auteur fait plaisir (coup de cœur pour les Aérolfiers, ces créatures qui font penser à des anges). De même, l’écriture est n’est pas légère (parfois même un peu lourde) et suit les aventures des héros, comme dans une grande épopée. Le début du roman manque un peu de dialogue, mais cela est vite rectifié lorsqu’enfin Solal rencontre ses nouveaux compagnons. J’ai personnellement apprécié le récit de la fin de nôtre ère : on est plongé dans un genre de Terminator (une vision futuriste contée d’un point de vue encore plus éloigné). Même si la fantasy n’est pas mon genre préféré, « Le mystère du Dô » présente de belles qualités et ravira sans aucun doute les fans du genre ! A noter que la couverture est magnifique et illustre parfaitement les pouvoirs de Solal… qui d’ailleurs, seront certainement à l’honneur lorsque le tome 2 de cette saga sortira ! La quête du Dô ne fait que commencer…
Les variants - Robison Wells
Caractéristiques :
Genre : Science-fiction
Grand format : 329 pages / 17,00 €
Résumé :
Benson, adolescent orphelin, pense avoir gagner le jackpot lorsqu’il parvient à décrocher une bourse dans un lycée loin de sa famille d’accueil. Malheureusement, il met les pieds dans un endroit autrement pire… Le lycée est une prison de laquelle personne ne s’est jamais enfui ! Les prisonniers sont divisés en trois gangs : la Société, qui obéit au doigt et à l’œil aux ordres invisibles des gérants du lycée, le Chaos qui cherche par tous les moyens à causer du grabuge, et les V… V pour Variants, que Benson rejoint immédiatement, seul véritable groupe solidaire et dont l’objectif est de s’enfuir. Mais les murs ont des oreilles, et les trouble-fêtes disparaissent aussitôt, probablement tués par les instigateurs du concept de ce lycée étrange… Mais bien d’autres mystères planent sur les lycéens, de sorte que vous ne pouvez faire confiance à personne…
Avis :
« Les variants » est un roman génial ! L’auteur fait preuve d’énormément d’originalité en développant un sujet qui est sûr de plaire : un genre de huit clos géant où le mystère règne en permanence ! Benson est un personnage auquel on s’identifie immédiatement : il n’est pas le garçon le plus courageux qui soit, et place sa liberté avant tout. C’est seulement après un moment qu’il se met à tenir à certains de ses camarades, ce qui donne lieu à des passages très touchants ! Les relations entre les personnages ne sont donc pas en reste, et c’est la force de ce livre qui mêle habilement les passages jouant sur les émotions, et l’action. Il n’y a aucun passage à vide, aucune lenteur. Ce roman n’est pas sans rappeler « Sa majesté des mouches » à qui il fait un clin d’œil dès le début ! Les nombreux personnages aux personnalités très différentes donnent une grande richesse au texte. La fin l’oriente plutôt vers une science-fiction légère, mais il faudra s’empresser de lire la suite (dès qu’elle paraîtra) pour confirmer ou infirmer. En bref, « Les variants » est un page-turner géniallissime à découvrir sans tarder ! Personnellement, vous l’aurez compris : j’ai adoré !
Silver spoon - Tome 02 - Hiromu Arakawa
Résumé :
L’objet insolite découvert par Yûgo n’est autre qu’un four à pizza en pierre. Lorsqu’il parle de sa découverte à ses nouveaux amis, il réalise bien vite que ces gens de la campagne profonde n’ont jamais vraiment eu l’occasion de déguster des pizzas livrées à domicile comme c’est le cas pour n’importe quel citadin… Yûgo est donc chargé de faire découvrir ce plaisir ! Tout le monde mettra la main à la patte, de l’élaboration de la pâte, jusqu’à chacun des constituants de la pizza : tout provient de la ferme Ohezo ! Puis l’heure vient pour chacun de retourner à son domicile pour les vacances d’été… Yûgo est loin d’être impatient et décroche son premier boulot rémunéré : il ira travailler dans la ferme familiale de la belle Aki, qui ne le laisse pas indifférent ! C’est l’occasion pour lui de découvrir les endroits où vivent ses amis, et toutes les formes différentes d’élevage qui existent. La vie à la ferme est bien difficile, surtout pour trouver une place au milieu des élevages intensifs et internationaux… Yûgo quant à lui, se retrouve face à un choix difficile lorsqu’il s’agit de prouver qu’il peut se comporter en vrai fermier…
Avis :
Avec ce second tome, Arakawa prouve qu’elle tient la route avec un manga très original qui sort de tout ce que l’on peut lire habituellement ! Les aventures de Yûgo nous tiennent en haleine avec un parfait mélange d’humour (certains passages sont simplement hilarants, je pense notamment à la toute dernière page… « C’est dégueu ! ») et de réalisme. En effet, Yûgo est confronté comme n’importe quel citadin à la dureté de la vie agricole : ce tome rapproche notre héros de la réalité. Il doit dépecer un faon, une créature par définition paisible. La mangaka transmet vraiment bien toutes les émotions que ressentent Yûgo : son cœur lui dit de ne pas le faire, mais la logique veut que l’homme se nourrisse de l’animal. Le manga est également très honnête car il présente les différentes versions de l’agriculture, allant de la plus humaine à la plus industrielle. Certains personnages principaux sont moins présents, puisque la plupart des aventures de ce tome ne se passe pas au lycée, mais c’est également l’occasion de diversifier la trame. On apprend ainsi à connaître bien mieux Ichiro, le voisin d’Aki, qui jusque là était assez réservé… Les dessins sont toujours superbes et plein d’humour, et c’est un moment de détente assuré à la lecture de ce tome… Je n’ai qu’une seule crainte : que le pauvre petit cochon « Côtelette » ne passe à la casserole au prochain tome ! ^^









