Zoo - James Patterson & Michael Ledwidge
Caractéristiques :
Genre : Policier
Format poche : 368 pages / 22,00 €
Résumé :
Qu’est-il arrivé pour que soudain les animaux sauvages mais aussi les domestiques deviennent d’une férocité sans limite à l’encontre des hommes ? Partout à travers le monde les cas se multiplient de personnes attaquées par leur chien ou lors de simples safaris en Afrique. Une seule personne semble consciente de l’imminence du désastre. Il s’agit du biologiste Jackson Oz qui essaie en vain depuis plusieurs années de prévenir ses pairs, en ayant toute une théorie sur ce qu’il appelle le CHA : Conflit Humano Animal. En effet la planète toute entière ne sera bientôt plus qu’un vaste zoo contrôlé par les animaux, sans protection aucune pour l’Homme. Dès lors, le compte à rebours de l’apocalypse vient de commencer…
Avis par Lolo :
C’est la première fois que j’ai l’occasion de lire cet auteur et j’ai adoré ! C’est bien simple j’ai dévoré le livre je n’ai pas pu poser. Le sujet catastrophe que représentent les animaux contre les hommes est original dans sa conception. Le roman se compose de 4 grandes parties avec des chapitres bien aérés, qui nous amènent progressivement au cœur de l’intrigue. La montée en puissance de l’agressivité des animaux est terriblement réaliste ainsi que le comportement de la plupart des humains face à un tel événement. Le personnage principal Oz est criant de vérité. Il y a bien sûr beaucoup d’autres individus qui gravitent autour de lui, mais très bien intégrés au fil du roman, ainsi que les faits qui se produisent en simultané de par le monde. On est complètement dans l’histoire dès le début et on tremble avec les protagonistes. C’est écrit de telle façon que James Patterson arrive à nous convaincre qu’une telle situation pourrait bien se produire si nous n’y prenons pas garde. Bref, un suspense haletant du début à la fin mené avec brio. Je vais dans la foulée me plonger avec joie dans un autre roman de Patterson tant celui-ci m’a plu.
L'encre et le sang - Franck Thilliez & Laurent Scalese
Caractéristiques :
Genre : Policier
Format poche : 118 pages / 2,90 €
Résumé :
William Sagnier est bien décidé à se venger de ceux qui lui ont volé son manuscrit et en ont fait un best seller. Il s’agit de Cassandra son ex amante et de Jack Malcombe (nouvel amant de cette dernière) qui l’on détruit et se sont réfugiés à Hong Kong. William décide de s’y rendre pour les tuer. Hélas ce n’est pas si simple. Dépité, il erre dans les bas fonds de la ville quand soudain elle est là et semble l’appeler, une vieille machine à écrire aux pouvoirs magiques. En effet, tout ce que l’on tape se réalise… Cependant il manque la lettre « G » et il faut alors ruser pour n’employer que des mots où elle n’apparaît pas à commencer par le nom de William qui de Sagnier va devenir Sa. William comprend alors qu’il tient l’instrument de sa vengeance et que ceux qui l’ont humilié et bafoué vont payer.
Avis par Lolo :
Cette petite nouvelle écrite à 4 mains par 2 excellents auteurs de thrillers ne pouvait que donner un super roman. J’ai adoré le thème essentiel à savoir : que ferions nous si un tel pouvoir nous était donné. Si nous avions la chance de voir ce que nous écrivons se réaliser l’utiliserions nous à bon escient ? Ou alors n’en profiterions nous pas aussi pour régler nos comptes et faire payer ceux qui le mérite ? Cette histoire est à mi-chemin entre le polar et le fantastique et nous tient en haleine du début à la fin. Ca déroule et on ne s’ennuie pas une seconde, on va de rebondissements en rebondissements. Quel est le véritable maître de cette mystérieuse machine à écrire ? Les personnages ne sont pas du tout sympathiques et pour cause ! De plus on ressent bien toute la magie et le mystère d’une des villes les plus fascinantes d’Asie à savoir Hong Kong. Nous sommes nous aussi transportés au cœur de cette stupéfiante mégalopole pour notre plus grand bonheur. La fin de l’histoire en surprendra plus d’un ! Thilliez et Scalese, une belle association à réitérer !
Une histoire d'hommes - Zep
Résumé :
A l’époque, ils étaient un groupe de rock prometteur. Aujourd’hui, Sandro a réussi à percer dans le domaine de la musique, mais il a perdu son fils et sa femme est en dépression depuis. Les autres se sont reconvertis, tous avec leurs problèmes et leurs réussites propres. Sandro les invite tous à passer un week-end dans son manoir. C’est l’occasion de se rappeler l’amitié, de faire un bref bilan, et même pour certains : de faire des choix qui changeront le reste de leurs vies…
Avis :
Zep s’essaie dans un genre tout à fait nouveau. Pour avoir suivi ses œuvres précédentes, avec (pour les plus marquantes) : Titeuf, mais également la saga « Happy » pour un public plus âgé, j’étais forcément intéressé et curieux de voir ce que le célèbre dessinateur nous réservait… Et effectivement, j’étais pour le moins surpris : les dessins sont les mêmes, on retrouve la griffe de Zep, mais le scénario est une histoire à part entière. On aurait presque pu en faire un roman ! L’auteur nous entraîne dans une trame adulte, touchante par moment et très déprimante parfois : la vie, la vraie quoi ! Le scénario est très bien mené : l’histoire est entrecoupée de flashbacks qui nous permettent de mieux saisir les relations des personnages… Bref : une réussite pour ce nouveau genre de l’auteur.
J'aime pas les autres - Jacques Bertrand
Caractéristiques :
Genre : Roman
Format poche : 122 pages / 6,60 €
Résumé :
Depuis sa prime jeunesse, les autres n’arrêtent pas de mettre des bâtons dans les roues d’Anatole Berthaud. Sans leur existence, sa vie aurait pu être si heureuse ! A travers toute une série d’anecdotes plus drôles les unes que les autres, l’auteur nous donne son avis sur des choses aussi diverses et variées que la philosophie, le gruyère, le fait d’appartenir à un groupe et bien évidemment… les femmes ! Cependant il qualifie ces dernières « d’autres à part » étant donné la complexité qu’elles représentent.
Avis par Lolo :
J’ai tout d’abord choisi ce livre car le titre m’a bien plu. En effet, comme le disait si justement Jean-Paul Sartre « l’enfer, c’est les autres ». Voilà donc comment Jacques Bertrand voit ceux qui l’entourent à commencer par son père instituteur mais aussi les commerçants, ses copains, les officiers de l’armée… Mais il le fait de manière légère et amusante avec tellement d’autodérision qu’en fait c’est tout le contraire. Anatole nous fait partager sa vie comme si nous étions un ami à lui. Il se compare à un « clown-poète », qui sera en fait sa philosophie pour se sortir de situations parfois difficiles. Cette autobiographie est remplie d’humour et de finesse mais tous les sujets sont juste survolés. C’est plaisant mais cela manque de profondeur à mon goût. A noter les discussions imaginaires entre Sartre et Beauvoir qui agrémentent joliment le récit.
Hunger games (1/3) - Suzanne Collins
Caractéristiques :
Genre :Science-fiction
Format poche : 382 pages / 18,15 €
Résumé :
Katniss vit dans un des 12 districts : un territoire reposant sur les cendres des Etats-Unis et souffrant d’une oppression hégémonique de la part du Capitole. Pour asservir davantage les 12 districts, le Capitole met en place chaque année les Hunger games : les jeux de la faim. Deux personnes – les tributs – de sexe différent sont choisies au hasard dans chaque district afin de s’affronter à mort dans une arène géante établie sur un lieu choisi par les organisateurs. Cette année, Katniss et Peeta sont désignés pour le district 12. Le garçon semble bien amoureux de sa compagne, mais n’est-ce pas là une simple mise en scène pour s’assurer sa confiance ? Car une simple règle régit les Hunger games : seul le vainqueur survivra. La pitié n’a pas la place dans ce jeu cruel : les 24 tribus réunis n’ont d’autres choix que de tuer leurs ennemis… ou de mourir.
Avis :
Je dois dire que je n’apprécie pas, en général, lire les romans qui ont déjà une quantité de fans incroyable… De plus, aux premières lignes, le temps présent et la narration à la première personne m’ont rebuté… Et puis je me suis complètement immergé dans l’histoire ! Pas le choix en fait… L’écriture est excellente, l’imagination de l’auteure a réussi à mettre en œuvre un monde post apocalyptique où les plus faibles n’ont d’autre choix que de vivre selon les lois des plus forts. La critique de la téléréalité en elle-même est évidente et très réussie. Quant aux personnages, ils sont aussi différents que réalistes. Tour à tour, attachants ou révoltants. Peeta est mon personnage préféré : il a un grand cœur, et répond toujours présent. La relation qui unit Rue à Katniss, à la fois magnifique et tragique ne peut qu’émouvoir le lecteur. Car en plus de moments haletants de suspense et de combat, Collins parvient à transmettre des émotions avec une facilité déconcertante. Aucun doute que j’ai complètement quitté notre époque pour me retrouver juste derrière Katniss dans les Hunger Games, à craindre le prochain danger. Les sentiments que partagent (ou pas, d’ailleurs) Katniss et Peeta sont complexes : on n’est pas du tout sur une romance simple et irréaliste, mais sur quelque chose de très « pratique » et concret. Beaucoup plus fidèle à la réalité. En fait, le plus grand talent de l’auteure est certainement de réussir à nous faire croire à un tel monde. Les Hunger Games m’ont obnubilé tout le long des jours où j’ai lu ce roman… Bref : c’est un réel coup de cœur pour ce premier tome d’une trilogie qu’il me faut absolument finir ! C’est addictif !
Timeville - Tim Sliders
Caractéristiques :
Genre : Roman
Format poche : 380 pages / 19,50 €
Résumé :
David Cartier est un businessman qui a percé, et a installé de grands restaurants aux quatre coins du monde. Mais c’est également un père de famille dont le divorce est sur le point d’être prononcé, et qui n’entretient avec ses enfants et sa future ex-femme que des rapports à peine cordiaux… Alors qu’il se prend une dérouillée par un duo de cambrioleurs atypique, il perd connaissance et se réveille chez lui… En 1980 ! Mais il n’est pas seul : à l’étage, son fils, sa fille et sa future ex-femme. Avec un retour trente ans en arrière, à l’aube des 80s, David n’a pas le succès qu’il connaissait en 2012… Pire : il est obligé de vivre avec une famille qui a une bien piètre image de lui, et d’ouvrir une « minable » brasserie. Un retour en arrière difficile pour les Cartier, qui les poussera peut-être à reconsidérer leur vie…
Avis :
Une réussite ! Avec une touche de science-fiction, ce roman nous (r)apporte dans le début des années 80, une période simplement mythique pour sa musique (et désastreuse pour sa déco !). La trame parle à tout le monde : un homme dont le succès financier a fait éclater la vie de famille. Le bond dans le temps (un thème que j’apprécie particulièrement !) est l’occasion rêvée pour un nouveau départ. Tout y est : le côté aventure des cambrioleurs, la romance à refaire, le mystère du voyage dans le temps… Le personnage principal n’est pas particulièrement attachant au départ, puis l’auteur parvient à révéler certains aspects de sa personne qui font que le lecteur se met à l’apprécier. Reste que mon personnage préféré est sans conteste la fille aînée (adolescente), qui dit à haute voix ce que tous les autres pensent. Se retrouver dans un monde dépourvu de la technologie actuelle (Facebook, portables, consoles de jeux…) est clairement quelque chose qui effraierait n’importe quel jeune (et probablement de nombreux adultes adeptes des réseaux sociaux !). L’histoire donne lieu à beaucoup de situations et dialogues comiques, le texte est riche en humour, et c’est très appréciable… C’est un roman qui se lit avec beaucoup de plaisir, et que l’on ne souhaite pas lâcher : il apporte une certaine nostalgie bienveillante. On regrette cependant l’absence d’une conclusion un peu plus claire pour le voisin, et les cambrioleurs (comme si l’auteur avait oublié un passage ?)… Mais « Timeville » est sans conteste un livre qui vous plongera dans une ambiance que vous adorerez revivre, ou découvrir pour la première fois…
Avis par Lolo :
D’abord le sujet très « alléchant » : Une famille toute entière passe du jour au lendemain de l’an 2012 au début des années 1980. Comment vont-ils s’en sortir ? Surtout Agathe l’ado rebelle pour qui cela correspond à l’âge de pierre. Comment vont-ils faire pour « rentrer » dans leur époque ? Est-ce que ce « transfert » va changer leur vie ? Vont-ils saisir cette seconde chance ? Mais la grande question est : « qu’est ce que le bonheur finalement ? ». C’est le message qu’a voulu faire passer l’auteur à travers un sujet original. Il y a pas mal de situations drôles forcément. Toutefois les 2 cambrioleurs sont à mon avis en trop car on ne saisi pas vraiment ce qu’ils apportent en plus à l’histoire et je les ai trouvé vraiment très « limités » intellectuellement. J’ai remarqué qu’il y avait un grand nombre de personnages célèbres qui gravite autour de la famille Cartier,ce qui est assez déconcertant et du coup moins crédible. Mais c’est une bonne comédie, divertissante et très amusante surtout quand on a bien connu les années 1980 !







