critique
Magi - Tome 08 - Shinobu Ohtaka
Résumé :
Le combat immanquable entre Ali Baba et Qasim a enfin lieu ! En invoquant la magie des rockhs noirs, Qasim se transforme en un djinn à la puissance dévastatrice, qui est bientôt rejoint par Judal. Ce dernier prend le contrôle de Qasim et le lance contre nos amis. La force d’Amon ne suffit pas à empêcher Ali Baba de ployer face à son ancien ami, même avec l’aide de Morgiane et Sinbad qui se battent pourtant avec toute leur âme… Heureusement, Aladin arrive transformé de sa dernière rencontre avec Hugo. Les nouveaux pouvoirs du jeune garçon sont incroyables… même s’il ne peut plus compter sur la force de son ami. « Salomon » sera déterminant dans ce combat qui oppose les rocks blancs aux rocks noirs…
Avis par Audrey :
Ce huitième tome met fin au cycle de Balbad en un final explosif ! Tout ce que l’on attendait s’est produit (donc je ne suis pas déçue !). Le combat « fratricide » d’Ali Baba et Qasim arrive, et il est très bien dessiné. Qasim se transforme en un monstre épouvantable, mais c’est pourtant la rencontre des deux esprits qui est la plus frappante. Tous les sentiments revanchards et les jalousies cachées sont étalés. C’est la fin du conflit à Balbad, et c’est une bonne chose car on arrivait au bout de cette trame (la poursuivre aurait signifier tourner en rond). Comme on l’imaginait, le retour d’Aladin signifie la perte d’Hugo, mais le garçon a franchi un nouveau palier dans la découverte de ses pouvoirs et le résultat et magnifique, en particulier lorsqu’il invoque le seau de Salomon ! Chapeau sur les dessins et l’imagination : le lecteur est comblé. En présentant enfin « L’étoile à huit branches », le mangaka crée ainsi un méchant qui a un grand potentiel pour la suite de l’histoire. Le retour de Judal est une super idée, c’est un adversaire avec beaucoup de classe (et aucun scrupule) ! Donc un tome qui culmine à tous les niveaux ! Vivement la prochaine saga qui commence avec un retour dans le pays de Sinbad…
L'odeur du café - Dany Laferrière
Caractéristiques :
Genre : Roman
Format poche : 226 pages / 8,20 €
Résumé :
L'auteur raconte son enfance mais plus précisément ses vacances passées chez sa grand-mère Da dans un petit village en Haitï. Comme il a de la fièvre, il passe son temps sur la terrasse avec Da qui a toujours une tasse de café à portée de main pour les voisins et amis. L'enfant va alors s'occuper en regardant les fourmis, la pluie... et en observant les adultes tout au long de ces vacances fortement instructives...
Avis par Lolo :
Joli recueil de souvenirs d'enfance de l'auteur qui nous fait partager une partie des vacances passées en compagnie de sa grand-mère Da. Cette dernière est un peu le personnage "phare" et en quelque sorte le pilier du village, un peu comme un "sage". Les chapitres sont très courts et racontés par l'auteur alors âgé d'une dizaine d'années. Des histoires toutes simples sur les faits plutôt anodins qui se passent dans le village. Malgré tout, on sent quand même la présence du surnaturel avec la magie, les pactes passés avec le diable, bref les commérages des uns et des autres. Odeurs, couleurs et saveurs sont omniprésentes au fil de ce livre où le temps s'écoule avec la nonchalance et la lenteur qu'il peut avoir quand on est enfant.
Les puits de l'enfer - Graham Masterton
Caractéristiques :
Genre : Horreur
Format poche : 284 pages
Résumé :
Mason, plombier de son état, est appelé par ses amis qui s’interrogent sur l’eau de leur puits. En effet, l’eau est devenue jaunâtre et dégage une odeur désagréable de poisson pourrie… Lorsqu’il fait examiner la composition du liquide par son collègue Dan, les deux compères se rendent compte que des micro-organismes inconnus pullulent dans ce milieu, et y déversent une substance étrange qui donne ces caractéristiques étranges à l’eau… Les deux ne sont pas au bout de leur surprise, car quelque chose d’horrible semble arriver à quiconque – homme ou animal – qui ingère l’eau provenant des puits de la région… Une nouvelle espèce semble émerger, liée à un secret terrifiant gardé depuis des siècles. Et cette civilisation semble bien décidée à annexer la nôtre…
Avis par Jake :
Un roman qui oscille entre l’horreur et la science-fiction. La première partie, lorsque les personnages ignorent encore tout des transformations, et ne font qu’imaginer le pire est géniale. On gravit avec eux les escaliers de la maison des gens disparus, sans avoir ce que l’on est sur le point de découvrir (on sait simplement que l’on va avoir peur ^^). Masterton semble adepte de ce style, ce qui me convient parfaitement ! Sans que ses personnages soient particulièrement attachants (souvent même borderline antipathique, avec un paquet de défauts), la trame les entraînent dans des histoires incroyables et l’on en vient à les prendre en pitié. Le scénario est incroyable et s’inscrirait parfaitement dans un épisode de the X-Files (d’où pour moi son succès !). Les lieux sont très bien décrits, notamment les grottes et cavernes, ce qui nous embarque immédiatement dans les mésaventures des personnages. L’écriture est fluide, avec une traduction malheureusement à parfaire, étant donné que le livre date de 1991 (pour la version que j’ai lue)…
L'appel du coucou - Robert Galbraith
Caractéristiques :
Genre : Policier
Grand format : 576 pages / 21,50 €
Résumé :
Le top model Lula Landry est trouvée morte, défenestrée par une nuit d'hiver glaciale. La police conclut à un suicide et classe l'affaire. Cependant, son frère l'avocat John Briscow fait appel à un détective privé Cormoran Strike car il réfute la thèse du suicide. Strike, criblé de dettes accepte. Il sera aidé dans son enquête par Robin, une jeune intérimaire, virtuose du net et très psychologue. Ils vont faire un duo de choc et découvrir la face cachée du monde de la mode, des stars, et de tout le luxe qui va avec et qui est souvent : "l'arbre qui cache la forêt.
Avis par Lolo :
Un très bon polar à l'ancienne avec tous les ingrédients nécessaires, à savoir, les personnages, les mystères et intrigues, les rebondissements, vengeances et jalousies...sans compter la fin de l'histoire qui m'a vraiment prise au dépourvu. Le détective privé, Cormoran Strike est d'emblée attachant. Bien sûr, il est comme la plupart des détectives ou policiers, atypique. Ex militaire, il a perdu une jambe en Afghanistan, il est grand plutôt costaud et très poilu mais il est aussi hyper consciencieux et attire la sympathie. Robin, la jeune intérimaire va d'ailleurs tout de suite voir le potentiel de gentillesse de cet homme à l'aspect bourru et ils vont faire une super équipe. L'histoire se passe à Londres et l'auteur fait une telle description des lieux, personnages et autres que l'on s'y croit vraiment! Il n’y a aucune longueur et il règne une subtile harmonie entre l'enquête et la vie privée des différents protagonistes. Il y a aussi plein de répliques et de situations comiques, pour notre plus grand plaisir ! Vivement la suite des aventures de ce nouveau duo d'enquêteurs car c'est très agréable à lire.
Magi - Tome 07 - Shinobu Ohtaka
Résumé :
Ali Baba a réussi à maîtriser la force d’Amon, c’est ainsi qu’il parvient à utiliser sa très puissante épée et à se tracer un chemin jusqu’au palais où il insiste pour avoir un entretien avec le roi Abmad. Mais ce dernier refuse de renoncer à ses privilèges pour que son peuple survive… Ali Baba aura besoin de l’aide de son autre demi-frère pour faire en sorte que le royaume de Balbad change de gouvernement… Seulement, le changement de sera pas au goût de tous. Il faudra obtenir l’accord de la princesse de l’empire Kô, destinée au roi. De son côté, Aladin toujours inconscient retrouve Hugo qui lui explique tout ce qu’il s’est réellement produit depuis l’instant où le djinn a disparu… ainsi que la véritable nature des Rokhs. Enfin, Qasim révèle sa vraie nature…
Avis par Audrey :
Le tome 7 de Magi est un opus très « politique ». Ali Baba assoit une fois pour toutes ses opinions et met en branle une vague de changement qui inspirera tout le monde, à commencer par son demi-frère jusque là très en retrait (il est pour ainsi dire agoraphobe !). J’ai adoré l’apparition très remarquée de Morgiane qui vient donner un coup de main à son ami. Quant à Ali Baba, son utilisation de l’arme d’Amon est superbe ! Les dessins de ses combats sont magnifiques ! Je trouve que c’est d’ailleurs là que se révèle le plus le coup de crayon du mangaka ! La partie sur Aladin est très intrigante, mais n’en montre pas beaucoup malheureusement. Les dernières paroles d’Hugo laisse présager du pire en revanche, et on se demande ce qu’il va en advenir lorsqu’Aladin reviendra à lui… La princesse de Kô se montre bien différente là que lors de sa première apparition, il semblerait que le personnage ait beaucoup plus à offrir. Enfin, la vraie nature de Qasim ressort, et cela faisait un moment qu’on l’attendait ! Vivement d’ailleurs qu’Ali Baba réalise que son ancien « meilleur ami » n’est rien d’autre qu’un adversaire désormais. Un magnifique combat en préparation !
Le premier qui pleure a perdu - Sherman Alexie
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 281 pages / 14,50 €
Résumé :
Junior est un indien Spokane miraculé. Il a survécu à une grave affection du cerveau qui n’aurait pas du le laisser s’en tirer… Il vit avec sa mère, son père alcoolique et sa sœur au sein d’une réserve. Il est condamné à y subir le même sort que ses pairs : alcoolisme, pauvreté, manque d’éducation… et mort. Mais contrairement aux autres, Junior refuse son sort. Il va changer de lycée, et intégrer un établissement juste à l’extérieur de la réserve. Un lycée de blancs. En devenant l’étranger, il tourne également le dos à son peuple qui le rejette, et seul le soutien de sa famille lui permettra de tenir, au départ… Puis bientôt, Junior réalisera qu’il s’est ouvert une porte, et que la vie n’est pas en blanc et en noir…
Avis par Jake :
Cela fait plusieurs romans que je lis et qui porte la mention « plein d’espoir »… Plusieurs romans où malheureusement je ne vois pas l’espoir caché derrière les malencontreuses aventures des personnages… Et bien voilà enfin un livre qui tient parole ! « Le premier qui pleure a perdu » est une perle ! Cet ouvrage est vraiment magnifique ! Comment ne pas être touché par les tribulations de son personnage principal courageux face à l’adversité ? Si effectivement, des tragédies frappent le héros, cela ne l’empêche pas de persévérer et d’être bourré d’humour. D’ailleurs, c’est tout le roman qui est hilarant ! Junior s’adresse au lecteur comme à un complice, sans pudeur ni censure. C’est incroyablement rafraîchissant et tellement plus réaliste ! La trame en elle-même prône l’espoir et la persévérance. Chaque relation est unique, et les révélations que se fait Junior sont celles que l’on peut avoir à n’importe quel moment de nos vies. L’écriture et la narration sont intimistes, parfois, j’avais l’impression de voir des passages de « Forrest Gump », d’autres, c’était la beauté des œuvres de Patrick Cauvin que je retrouvais dans des morceaux plein de candeur. Vous l’aurez compris, c’est un coup de cœur pour ce livre qui s’adresse aux plus jeunes, comme aux autres. Simplement pour se faire du bien. MAGNIFIQUE !
La maison de la nuit (2/?) Trahie - PC Cast & Kristin Cast
Caractéristiques :
Genre : Jeunesse / Fantastique
Grand format : 354 pages / 15,20 €
Résumé :
De part son affinité avec les cinq éléments, Zoey est devenue très en vue à la maison de la nuit. Elle a remis Aphrodite a sa place et est devenue l’apprentie Prêtresse, avec l’aval de Neferet. Elle a également un petit ami en 3ème année, mais cela ne l’empêche pas de flirter avec un professeur, et de revoir son ex petit-ami humain pour boire son sang… En parallèle, ces pouvoirs seront bientôt mis à l’épreuve pour élucider un mystère que la police semble incapable de résoudre : plusieurs de ses anciennes connaissances du lycée se mettent à disparaître mystérieusement… Pour cela, il lui faudra également accepter l’aide de la dernière personne en qui elle aurait voulu faire confiance…
Avis par Jake :
Comme vous l’aurez peut-être compris grâce à l’ironie déjà présente dans le résumé, je n’ai pas du tout accroché avec ce roman. J’avais laissé le bénéfice du doute au premier tome en me disant que c’était dirigé vers une population plus jeune que moi, et qu’en le lisant avec légèreté je passerais un bon moment. Et bien ici, ce n’était même pas le cas. Si j’avais eu affaire à un film, j’aurais dit que c’était « sur-joué », et bien ici je dirais donc que c’est « sur-écrit ». Les personnages ne semblent pas capables de fonctionner indépendamment dans la trame. Les clichés se multiplient. L’héroïne est égocentrique, c’est la plus forte et la plus puissante. Elle ne fait preuve d’aucune modestie… D’autre part, elle a beau avoir le petit ami de ses rêves, cela ne l’empêche pas de flirter avec un autre, et de boire le sang d’un troisième (ce qui a des caractéristiques érotiques dans le livre)… Je crois qu’il y a un terme pour ce genre de filles, mais contrairement à ce roman, je ne serai pas suffisamment vulgaire pour l’employer. Franchement, il y a tellement mieux à lire que j’abandonne complètement la saga « La maison de la nuit »… Une fois n’est pas coutume : « déconseillé ! ».
Autoportrait de l'auteur en coureur de fond - Haruki Murakami
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 220 pages / 7,50 €
Résumé :
De l’écriture à la course, il n’y a vraiment qu’un pas que franchit Murakami au début de sa trentaine. Il va décider de vendre son club de jazz afin de se mettre réellement à l’écriture. Il constate qu’il doit absolument changer sa façon de vivre. Il fume alors soixante cigarettes par jour et commence à avoir du ventre. Il va s’imposer une hygiène de vie exemplaire en commençant la pratique de plus en plus progressive et intensive de la course à pied. Les bienfaits physiques et psychiques de ce revirement vont se révéler positifs à bien des niveaux.
Avis par Lolo :
L’auteur nous raconte les débuts de sa vie de romancier qu’il a associés tout de suite à la course à pied. Il s’est rendu compte que sans une bonne forme physique, il lui était impossible d’écrire. Bien sûr, il commence par de petites distances mais tous les jours pour arriver à un rythme qui va lui permettre de viser le marathon. Courir est un état d’esprit qui forge le caractère, qui nous enseigne la persévérance, la patience aussi. En effet, le mental et le physique ne se transforment pas du jour au lendemain comme par magie ! L’auteur a une volonté et un courage terribles. Tous les coureurs se retrouveront dans son livre. Pour moi, qui pratique cette discipline tous les jours également, j’avais l’impression de lire exactement tout ce que je ressentais ! Quel bonheur de se sentir comprise ! Je trouvais déjà Haruki Murakami incroyable, dans sa façon d’écrire, mais en plus, partager sa passion pour la course en fait vraiment à mes yeux une personne remarquable !
Gone (3/6) Mensonges - Michael Grant
Caractéristiques :
Genre : Jeunesse / Science-fiction
Grand format : 442 pages / 19,30 €
Résumé :
Zil et sa bande font toujours des ravages en liguant les « normaux » contre les mutants. Mais le nouveau conseil municipal empêche Sam de régler leurs comptes à ces dissidents, même lorsqu’ils s’en prennent à une jeune fille… D’ailleurs, les tensions entre Astrid et Sam ne cessent de s’accumuler. La présidente du conseil pense en effet que Sam ne peut pas décider de prendre les choses en main dès qu’il le décide. De son côté, Sam trouve que le conseil se protège derrière des lois, mais il est fatigué d’être toujours le héros que l’on appelle à la rescousse… Caine, Diana et leurs suiveurs sont isolés et n’ont plus rien à manger. Mais Bug se souvient que sur une île près de Perdido Beach, deux stars du cinéma vivaient avec leurs enfants… Peut-être y trouveront-ils de la nourriture ? En parallèle, Orsay - dit « la prophétesse » - qui a la capacité de lire les rêves des gens annonce qu’elle parvient à entrer en contact avec les adultes à l’extérieur de la Zone…
Avis par Jake :
Encore un très bon tome de « Gone » qui se dévore en quelques heures ! Le roman porte bien son nom de « Mensonges », car effectivement on ne sait trop que croire ! Les scènes de l’extérieur sont elles réelles ? Drake est-il réellement vivant ? Est-ce que le Gaïaphage a survécu ? Beaucoup de questions et beaucoup d’action. Peu de « décès » à déplorer, même si l’histoire de Mary prend toute son importance et est assez tragique. Il s’agit d’un des personnages les plus sympathiques de la trame… Le conflit Sam / Astrid arrive quasiment à son paroxysme. Même si les paroles de la jeune femme ont du sens, son personnage m’énerve. Elle est vraiment trop hautaine et n’est que trop peu confrontée à la réalité du quotidien dans la Zone. Côté écriture, le lecteur est complètement inclus, ce qui est très appréciable. Je trouve également que les caractères et comportements qui transparaissent sont réellement ce que l’on pourrait retrouver dans de pareilles circonstances. Le chaos s’installe progressivement à mesure que chacun essaie de survivre… L’ajout des nouveaux personnages (les enfants des stars) est une très bonne idée, ils sont très sympathiques et ajouteront du piquant lorsqu’ils se mêleront à la population de Perdido Beach. Allez, vite le tome 4 !
Le goût des souvenirs - Erica Bauermeister
Caractéristiques :
Genre : Roman
Format poche : 270 pages / 17,00 €
Résumé :
Al est comptable et ne voit la vie que par les chiffres, ce qui a le don d’énerver sa femme Louise, et leur mariage n’est qu’une mascarade… Mais il trouve une confidente en la personne de Chloé, une jeune femme qui travaille pour devenir chef dans le restaurant de Lilian, une femme très positive qui a commencé une relation avec Tom, un veuf qui essaie de surmonter la mort de son épouse… Finnegan est un jeune homme dont la taille géante est proportionnelle à sa discrétion. Malgré sa maladresse, il fera tout pour conquérir Chloé. Cette dernière vit avec Isabelle, une vieille dame atteinte d’Alzheimer dont la fille aînée Abby se fait un sang d’encre, alors qu’elle est habituée à tout contrôler dans sa vie…
Avis par Jake :
Ce roman nous entraîne avec chaque chapitre dans les histoires personnelles de chacun des personnages, ce qui constitue au final une grande fresque relationnelle autour du petit restaurant délicieux de Lilian. Certaines histoires sont véritablement touchantes, comme celle de Finnegan, ce garçon fragile malgré sa constitution de géant ; ou celle de Tom qui essaie de refaire sa vie après la perte tragique de l’amour de sa vie. Abby également m’a touché, probablement parce que l’on se ressemble un peu : elle paraît dure, mais le fait d’essayer de tout contrôler n’est en fait qu’un moyen de se protéger… L’écriture et le style sont pour moi irréprochables. Malgré ces qualités indubitables, ce roman ne m’a pas plu. Ce n’est qu’une question de goût, mais plutôt que porteur d’espoir, je l’ai trouvé extrêmement démoralisant. Déconseillé par temps de pluie ou lors de déprimes ! La plupart des trames sont assez tragiques ou pathétiques (notamment le couple d’Al). Je regrette également que le restaurant et les plats de Lilian ne soient pas davantage mis en avant, car la gourmandise aurait pu relever un peu le moral de tout le monde !









