critique
Au pays des kangourous - Gilles Paris
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 288 pages / 18,00 €
Résumé :
Simon petit garçon de 9 ans vit dans un bel appartement parisien avec ses parents. Son papa Paul écrivain s’occupe de tout car la maman qui travaille pour Danone est de plus en plus absente pour raisons professionnelles et à été récemment envoyée en mission « Au pays des kangourous ». Malgré tout le couple bat de l’aile depuis un moment déjà. Il y a aussi Mona la mère de Paul qui n’apprécie pas vraiment sa belle-fille et qui est très présente pour son petit-fils. Un matin au réveil Simon entre dans la cuisine et trouve son papa recroquevillé dans le lave-vaisselle, le regard perdu dans le vague. Simon se demande alors ce qui arrive à ce papa qui est tout pour lui.
Avis par Lolo :
Il y a tellement de choses à dire de ce magnifique roman que je ne sais par où commencer. Tout d’abord c’est le petit Simon 9 ans qui parle et qui nous touche et nous émeut avec sa façon de voir les choses et de les ressentir avec ses yeux d’enfants. Son papa ne va pas bien et doit partir se reposer et se soigner car ce mal horrible qui le ronge est la dépression. Mais Simon se demande dans un premier temps ce qu’il a bien pu faire et si ce n’est pas à cause de lui que son papa va mal et que sa maman reste en Australie. Heureusement Simon est bien entouré. Par Mona et ses « copines » appelées les « sorcières » qui vont s’évertuer à lui changer les idées et surtout par Lily une enfant pas tout a fait comme les autres qu’il va rencontrer à la maison de repos où se trouve Paul. Elle va lui dire la vérité sur ce que traverse son papa et va ainsi l’aider à mieux comprendre ce qu’il vit. Lily (jeune autiste) est comme une petite fée et on se demande souvent si elle existe vraiment car elle disparaît aussi mystérieusement qu’elle apparaît. Tout est dit et fait de manière subtile sans jamais tomber dans le mélo ou le pathos. On a souvent envie de pleurer mais en même temps de rire tellement c’est écrit avec justesse et tendresse. D’ailleurs, ce qui est formidable, c’est que Simon ne juge pas mais nous fait partager ses émotions, comme ses craintes. Je suis persuadée que l’auteur connaît bien cette terrible maladie, pour réussir à en parler de cette manière. C’est un roman écrit avec le cœur, tellement beau et porteur d’espoir qu’il fait vraiment beaucoup de bien. Un petit bijou de lecture.
Grands boulevards - Tonie Behar
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 402 pages / 18,00 €
Résumé :
Doria cherche à être comédienne, mais à part quelques pubs qu’elle râle à faire, il n’y a pas grand-chose à l’horizon… Côté cœur, elle vient de réaliser que son Don Juan la trompait… Alors que rien ne lui sourit, elle décide de retourner chez son père Max, qui habite les Grands Boulevards de Paris. Elle y retrouve son neveu, qui vit également avec son grand-père et apprend à connaître le voisinage. Si tout le monde tourne autour de Max et de ses parties de Poker, c’est que l’homme, loin d’être sénile, a un don pour vivre la vie sans soucis et pour créer une atmosphère de détente… Mais voilà que la petite vie tranquille du quartier est menacée, lorsque la banque propriétaire de l’immeuble décide de vendre. La société générale prévient chaque locataire de son expulsion prochaine… Doria, prête à tout pour aider son père à protéger le lieu dans lequel il vit depuis plus de quarante ans, va monter une véritable armée pour sauvegarder plus qu’un immeuble : un art de vivre.
Avis :
J’ai mis quelques pages avant de rentrer dans l’histoire, car elle est contée de la même manière que les personnages vivent leur vie : directement et sans artifices ! Mais au bout de vingt pages, c’est l’immersion totale dans un quartier de Paris dont je n’aurais jamais suspecté l’existence. Il émane de ce roman une ambiance assez singulière et rare, genre de mélange entre un Melrose Place et une Auberge espagnole. Tout le monde se connaît, tout le monde se côtoie et les drames et les passions se mélangent. Les personnages sont remarquables et assez bien trouvés : Doria qui n’a pas encore trente ans et qui souhaite réaliser ses rêves avant de vivre une vie plus terre à terre, Max qui n’a jamais cessé de vivre cette existence de célibataire mais très heureux de voir sa famille débarquer chez lui, et Simon, le petit fils qui manque de motivation et voit à travers ses aînés des (mauvais) exemples. Les personnages principaux sont entourés d’un grand nombre de secondaires : ce sont les autres habitants de l’immeuble. Ils sont pittoresques et s’incluent parfaitement dans la trame, créant des histoires secondaires que l’on préfèrera presque à la principale, grâce à leur humour. L’écriture est vive et sans longueur, parfois un poil trop « bilingual people » pour un personnage de plus de 60 ans, mais après tout : Max est très jeune dans sa tête ! En somme : un très bon moment de détente !
Angela Sloan - Whorton James Jr.
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 256 pages / 19,50 €
Résumé :
Ray Sloan alcoolique, agent de la CIA va sauver Angela alors que toute sa famille est massacrée par les Simbas au Congo dans les années 1960. Il va adopter la fillette et la ramener avec lui aux Etats-Unis. Il est enseignant à « La Ferme » nom de code de la CIA et à en quelque sorte pris sa retraite alors qu’Angela est collégienne. Tout bascule lorsqu’un ancien agent surnommer TAON contacte Ray pour une nouvelle mission. Ce dernier va se retrouver mêler au scandale du Watergate et va prendre la fuite avec Angela au début puis seul car sa paranoïa lui fait se méfier de tout et tout le monde. Angela se retrouve donc isolée avec de faux papiers, une vieille voiture et quelques rudiments pour la conduire.
Avis par Lolo :
Je pensais vraiment trouver un roman d’espionnage avec en toile de fond le « Watergate scandal » mais rien du tout !!! Ou si peu ! De plus Ray le personnage principal disparaît de l’histoire comme par magie. Il faut également savoir que la quatrième de couverture raconte purement et simplement la quasi moitié du roman. Donc ce pour quoi j’avais envie de le lire était à mes yeux « une belle arnaque ». Mais bon voyons aussi le côté positif du livre à savoir le personnage d’Angela. On constate quand même qu’elle a retenu les leçons de son père adoptif en matière de filature et de débrouillardise, n’oublions pas qu’elle n’a que 14 ans et qu’elle va se retrouver livrée à elle-même. Elle va croiser quelques personnages plus dingues les uns que les autres. Notamment une serveuse chinoise maoïste sans papier et plus tard des hippies à fond contre l’impérialisme américain. Ces rencontres vont agrémenter le roman de passages assez marrants. C’est bien écrit et très aéré avec de nombreux chapitres très courts. Mais bon, il n’en reste pas moins que c’est une sorte de « road trip » du style de livres à la « Jack Kérouac » (que je n’apprécie pas) à réserver donc aux fans du genre.
Rouge baiser - George Cannon
Rouge baiser - George Cannon by Audrey
J’ai récemment pu déguster un thé vert au nom infiniment sensuel : « Rouge Baiser » produit distribué par Georges Cannon. Il est composé de thé vert de Chine, arômes de fruits noirs et rouges, vanille, caramel, fleurs, agrumes, pétales et morceaux de fruits séchés.
Voici ce qu’en dit la maison Cannon : « Ce thé vert'Rouge Baiser' est travaillée sur des bases de thés verts de Chine et du Japon, les saveurs d'agrumes et de fraises donnent un parfum ample et fruité à cette liqueur moderne, désirable et sensuelle ». Un mélange qui offre une tasse pleine de promesses où l’on a envie de plonger les lèvres pour en découvrir les saveurs.
Ainsi commence la dégustation ; le thé est agréable, pas trop amer, avec des notes de fruits noirs et rouges qui se démarquent nettement. Quant au reste des ingrédients (vanille, caramel, agrumes…), sans doute apportent ils une douceur à la boisson mais on ne les goûte pas. En définitive, je suis assez déçu par ce mélange qui n’est pas meilleur, à mon sens, qu’un banal thé aux fruits rouges.
Je dégusterais ce thé en lisant « Guide à l’usage des jeunes femmes à bicyclette sur la route de la soie » de Suzanne Joinson, pour le plaisir qu’il promet mais qui se solde à la fin par un sentiment de déception…
Paradis 05-40 - Charles Dellestable
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 300 pages / 14,00 €
Résumé :
Maurice a la mémoire qui flanche alors il préfère se taire. Pourtant, il aimerait raconter une période bien précise de sa jeunesse avant d’avoir tout oublié. Nathalie l’auxiliaire de vie qui s’occupe de lui veut faire quelque chose pour l’aider. Elle va alors lui lire le journal intime de sa soeur Diane afin que ne sombre pas dans l’oubli ce mois de mai 1940. A travers la voix de Nathalie associé aux souvenirs de Maurice ils vont nous faire partager l’ambiance si particulière de ce printemps 1940. Maurice dit « le frelon » à l’époque, sa sœur Diane à la veille de ses 18 ans, leur mère qui attend désespérément son mari envoyé au front, vivent dans une grande demeure familiale appelée « Le Paradis » en plein cœur du Périgord. Mais l’arrivée impromptue de 4 parisiens « artistes et mondains » va révolutionner leur quotidien.
Avis par Lolo :
Dès les premières pages l’auteur campe son intrigue. D’un côté nous avons Maurice et Nathalie de nos jours et de l’autre ce même Maurice enfant au sein de sa famille en pleine France profonde. Ce qui semble banal à première vue ne l’est pas, car cela se passe au printemps 1940, époque du terrible Exode des Français vers des contrées neutres ou loin de la guerre qui s’annonce. De plus l’arrivée des 2 couples d’inséparables amis Parisiens va fasciner cette famille et va lui faire vivre des choses peu banales. Les liens qui vont se tisser entre ces personnes si différentes en si peu de temps sont incroyables. Ces personnages d’ailleurs sont très attachants. Le climat de la guerre qui s’annonce crée une alternance de sentiments et d’états comme l’insouciance et la légèreté qui contrastent avec la peur et l’horreur. Il y a aussi l’attente sans faille de la mère de Maurice pour son mari mobilisé et la fuite des 4 amis qui se doutent que plus rien ne sera jamais comme avant. Le livre se lit de manière fluide et ses multiples rebondissements viennent pimenter le suspens. C’est une belle histoire malgré le terrible contexte et c’est à mon avis une superbe prouesse de l’auteur.
Mort aux cons - Carl Aderhold
Caractéristiques :
Genre : Roman
Format poche : 409 pages / 7,10 €
Résumé :
Confronté au départ par un chat qui l’énerve le héros ne trouve rien de mieux que de le « balancer par la fenêtre ». Puis des chiens vont suivre et finalement toute personne qui va se mettre en travers de sa route et qu’il va considérer comme faisant partie des cons.
Avis par Lolo :
J’ai été séduite par le titre en premier lieu et je dois reconnaître que j’ai trouvé l’histoire originale, drôle et agissant comme un vrai « défouloir » au début. En effet, qui n’a jamais songé à se débarrasser du chat ou du chien pénible de ses voisins ? Qui n’a jamais rêvé de voir mourir sur l’instant tous « les cons » qui pour diverses raisons nous pourrissent la vie au travail, en voiture, dans les administrations ? Mais bon à ce rythme là, on se rend vite compte qu’il serait vain de s’atteler à une telle tâche et combien la liste est longue…Ca ne fait pourtant pas peur à notre héros et c’est dommage car ça traîne malheureusement en longueur et d’amusant il en devient très vite agaçant voire même… « con ». J’ai été effrayée quand il s’est mis à parler du « con citoyen » qui je cite : « trie ses ordures avec méticulosité, allant jusqu’à laver ses pots de yaourt avant de les jeter »… Mais bon si je fais ça c’est juste pour ne pas « salir mon sac de recyclage » et ainsi le faire durer, écologie oblige ! Heureusement que nos routes ne se sont pas croisées !!! L’arrivée dans le roman de l’inspecteur de police qui va quasiment devenir son meilleur ami apporte un léger sursaut à l’histoire, mais dommage vraiment que le roman s’essouffle à cause de certaines longueurs et à une fin trop facile.
Pierre, feuille, ciseaux - Catherine Kalengula
Caractéristiques :
Genre : Jeunesse / Roman
Grand format : 304 pages / 13,90 €
Résumé :
Alice vit avec sa grand-mère maternelle depuis qu’elle a perdu ses parents dans un accident de voitures. Elle n’a plus goût à rien et ne va d’ailleurs plus à l’école. Elle oscille entre un mutisme complet et des phases dépressives, ce qui conduit sa grand-mère à lui faire voir un psy. C’est après une crise de panique qui lui évite la session qu’elle se retrouver coincée dans l’ascenseur avec Shane. Shane est un jeune asiatique adopté, qui ne partage pas les objectifs de son père, et a été rejeté dans ses tentatives pour retrouver sa mère biologique. Le jeune homme se laisse aller sans rien faire de sa vie, vivant pour des conquêtes sans lendemain. Mais lorsque les deux se rencontrent, c’est l’étincelle. Avec une partie de « pierre, feuille, ciseaux », ils s’observent, et s’ouvrent plus qu’ils ne l’ont jamais fait jusque là…
Avis :
Si j’ai apprécié le personnage d’Alice, qui est plutôt réservé, cela n’a pas été du tout le cas avec Shane. En effet, le bad boy au cœur tendre blessé dans son estime et persuadé que sa famille ne l’aime pas ne m’a pas franchement convaincu. L’histoire entre Alice et sa grand-mère est très touchante. Quant à la meilleure (seule) amie d’Alice, j’ai trouvé que c’était le meilleur personnage du livre. Dommage qu’elle n’ait pas été davantage au centre de l’intrigue : sa façon d’aimer ses kilos et de ne pas être dérangée par l’œil de la société fait beaucoup réfléchir. La narration est bonne, cependant elle est au présent (question de goût, personnellement ça me rebute un peu). Si le livre s’adresse à un public plutôt ado, leurs parents seront sûrement choqués de certains termes employés décrivant des passages chauds… Le thème du deuil est assez intéressant, et les phases que vit Alice sont selon moi assez honnêtes et « vraies ». En revanche, la romance est bien trop exagérée… Des corps qui se « consument » ou qui « s’enflamment complètement » en présence l’un de l’autre, je n’en ai jamais rencontré dans la vraie vie… Mais peut-être est-ce ce que recherchnte les jeunes femmes qui cherchent à s’évader ? « Pierre, feuille, ciseaux » est un roman pour adolescentes qui ne m’aura malheureusement pas du tout conquis.
Silver spoon - Tome 03 - Hiromu Arakawa
Résumé :
Les vacances d’été se finissent pour Yago, qui les a passées dans la ferme de son amie Aki. Elles ont été riches en rebondissements, et vient l’heure de la remise du salaire du jeune homme. Mais celui-ci remet en question son mérite : après tout, il a fait plusieurs erreurs, qui ont évidemment coûté de l’argent à l’entreprise familiale agricole… A la rentrée, Yago remarquera que chacun est revenu transformé de l’été. Perte de poids, bronzage… Mais la grande majorité n’a pas été payée pour son travail, normal lorsque l’objectif est de reprendre la ferme familiale… Sauf que ce n’est pas vraiment le rêve d’Aki, qui n’ose pourtant pas le dire à ses parents. Shingo, le frère aîné en profite pour rendre visite à son petit frère lors d’une kermesse qui verra les élèves d’Ohezo se transformer en véritables morfales ! Quant à Côtelette, le petit porcelet nommé par Yugo, il s’est transformé en un porc digne de ce nom, dont le destin est malheureusement de finir dans une assiette… A moins que le salaire de Yugo soit utilisé à bon escient ?
Avis :
La nouvelle saga « Silver spoon » surf sur le succès, et l’on comprend pourquoi ! Ce troisième tome ne fait que confirmer une réussite évidente : le manga est un subtil mélange d’humour omniprésent, d’aventures, de relations et de rêves avoués ou non. Une découverte du soi que l’on suit grâce à Yugo, un garçon qui a la base n’a rien à faire dans un lycée agricole. La fin de l’été est teinté de tristesse car Yugo a vécu de grandes péripéties, pourtant, il en sort évidemment grandi, comme le fait remarquer avec beaucoup de sagesse l’aïeule d’Aki (qui est hilarante, surtout lorsqu’elle effraie les vaches !). L’entrée en scène de Shingo, le grand frère de Yugo est une idée géniale qui nous permet d’en apprendre davantage sur sa famille. On assiste également à une conversation téléphonique qui nous confirme que le père des deux garçons ne supporte pas les choix professionnels de ses enfants (ce qui les a probablement poussés dans cette voie). Contrairement à son frère, Shingo est sûr de ses choix et persiste à aller vers son rêve. J’étais très heureux de retrouver l’ambiance bon enfant d’Ohezo et tous les amis de Yugo. Le quiproquo de sa relation avec Mayumi donne lieu à des moments très drôles ! Enfin, le futur de Côtelette m’a beaucoup surpris (et je dois le dire, m’a fait de la peine), mais j’imagine que c’est en prenant par surprise que la mangaka réussit continuellement à plaire et à produire des succès… L’idée tellement originale d’un manga dans le domaine agricole ne finit pas de plaire : vivement le tome 4 !
Double jeu - Judy Blundell
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 387 pages / 16,50 €
Résumé :
1950. Kitty n’est pas encore majeure, pourtant elle a quitté sa petite ville pour gagner New York et tenter de se faire une place à Broadway. Mais très rapidement, les choses ne tournent pas comme elle se l’imaginait : le père de son ex fiancé, Nate Benedict vient la voir et la force pratiquement à habiter dans un de ses appartements… Il lui trouve également un nouveau travail comme danseuse. Il prétend qu’il ne cherche qu’à se rapprocher de son fils, qui devrait être envoyé sous peu en Corée. Mais Kitty sait que le célèbre avocat trempe dans des affaires louches, et ne tarde pas à regretter d’avoir accepté l’aide de Nate… Loin de sa famille, elle ne pourra compter que sur elle-même et ses voisins, de braves professeurs accusés d’être des « Rouges » dans ce climat difficile où la guerre au communisme fait rage…
Avis :
La couverture de ce roman m’a longtemps attiré, sans que pour autant je me décide à le lire… La superbe illustration me parlait, mais le sujet me semblait éloigné de mes préférences… Quelle bonne décision que de l’avoir finalement ouvert ! Le livre est extrêmement prenant et l’on se retrouve dans un New York des années 1950 criant de vérité ! Le personne principal est très intelligent, malgré certaines faiblesses (après tout, elle n’a que 17 ans), et Kitty devient très rapidement attachant. Sa passion pour ses rêves, pour la danse, fait chaud au cœur… La trame est très très bien menée, grâce à de brillants flash-backs qui nous ramènent au début de la liaison entre Kitty et Billy, et allant même jusqu’à la génération du dessus (je n’en révèlerai pas plus !). Ce roman dégage une atmosphère cosy, alors même que dans certains passages, les personnages sont plongés dans une Crise qui a ébranlé les Etats-Unis, mais lorsque Kitty s’installe dans « son » appartement, on ne peut s’empêcher d’emménager avec elle. Loin d’être exclusivement destiné à un public adolescent, ce livre très bien mené cultive le suspense et en fait une lecture idéale quelque soit l’âge. Le monde de Broadway, sans oblitérer l’histoire en elle-même, l’agrémente superbement ! Bref, vous l’aurez compris… Ceci est un coup de cœur !
Saint Seiya The lost canvas chronicles - Tome 02 - Masami Kurumada & Shiori Teshirogi
Résumé :
La jeune Sasha a été ramenée au sanctuaire, mais il est dur pour une jeune femme de savoir qu’elle est en réalité la réincarnation d’une déesse ! Elle n’hésitera pas à interpeller Kardia, chevalier d’or du Scorpion pour se changer les idées… Ignorant qui est réellement Sasha, le chevalier fougueux va l’amener en voyage, la traitant affectueusement comme une enfant embêtante, ce qui sera une bouffée d’air frais pour la déesse. Mais alors qu’ils atterrissent dans une auberge, les deux amis vont être confronté à un clan qui idolâtre une divinité dangereuse qui pourrait bien signifier la destruction de l’Humanité et l’instauration d’un nouvel ordre. Le pouvoir du soleil développé par le leader du clan des Jaguars devra s’opposer à Antares, l’étoile rouge symbolisant le cœur de l’armure du Scorpion, et de son chevalier : le courageux Kardia.
Avis :
Comme promis par la mangaka dans son petit mot aux lecteurs, Teshirogi a tenté avec ce tome 2 de la nouvelle saga Chronicles du Lost Canvas de « retranscrire l’atmosphère des mangas des années 80 »… Et c’est le cas ! Si la trame de ce tome est un peu simple : Kardia est confronté à ce qui serait de nos jours une secte, l’ambiance est tout à fait agréable, et cela ressort même dans les dessins, qui sont moins « lourds » que parfois dans Lost Canvas. Les dialogues sont également allégés, et les combats laissent davantage la place à des moments de complicité entre Kardia et Sasha. C’est d’ailleurs là, tout l’intérêt de ce tome, d’après moi. La relation entre la jeune Athéna qui a du mal à accepter son nouveau statut, et Kardia, un chevalier d’or qui pense avoir affaire à une simple fillette. L’amitié qui va les lier et très touchante, et le personnage de la belle aubergiste est très réussi ! En effet, elle apporte du sarcasme et de la répartie à la grande bouche qu’est le chevalier d’or du Scorpion. Les dessins sont magnifiques, et si cela paraît ridicule, j’étais ravi de voir enfin un chevalier d’or avec son casque ! Surtout que celui de Kardia a un visuel génial ! Contrairement au précédent tome, cet opus nous permet de croiser également deux autres chevaliers d’or : celui du Sagitaire et mon préféré : Dégel du Verseau, espérons que dans les prochains tomes, les autres chevaliers se mêleront également ! D’ailleurs, le numéro 3 qui sort en Octobre risque de beaucoup me plaire !!!










