critique
Quantex (1/3) Le songe des immortels - Ludovic Albar
Caractéristiques :
Genre : Science-fiction
Format poche : 438 pages / 19,00 €
Résumé :
La vie s’est propagée depuis la Terre jusqu’à de nombreuses colonies, dont la lune, Mars et dans la plupart des planètes terraformées du système solaire. Mais là où les colonies ont proclamé leur indépendance pour édifier à leur tour des démocraties, la Terre s’est transformée… En effet, sa population s’est réduite pour ne former qu’une caste nommée « les immortels », des gens ayant maîtrisé le clonage et le transfert d’âme afin de vivre pour toujours. Lewis Khandra n’est qu’un petit garçon lorsqu’on lui annonce que son père – ancien membre de l’armée Martienne – est décédé. Il est recueilli par un ancien camarade de son père, dont la mentalité est très différente de celle qui lui a été inculqué jusqu’alors… Lewis est devenu un des meilleurs espions de la Fédération qui compte l’envoyer sur Terre, afin d’infiltrer un groupuscule révolutionnaire dont il apprendra que son père n’était pas complètement étranger…
Avis :
Fans de véritable SF, vous serez ravis ! Il est rare que l’on trouve du space opera écrit par des auteurs français, et c’est pourtant ici le cas. Les conflits sont nombreux et la composante politique très importante (comme c’est souvent le cas dans la SF). On sent clairement l’influence de Franck Herbet (« Dune ») dont l’auteur admet être fan, et certaines ambiances dégagées par l’histoire ne sont pas sans rappeler les histoires des sables… Mais je trouve également par moments que le genre ressemble à Peter Hamilton (grand champion anglais de la SF). « Le songe des immortels » n’est que le premier tome d’une grande trilogie qui passionnera les fans. Complexe, poussé et abouti, le texte nous propose plusieurs personnages extrêmement différents. J’ai particulièrement apprécié Loïs (le clone soldat) qui est presque comme un robot (avec une absence d’éducation puisqu’elle est née en cuve). L’assaut final signe le début des réelles hostilités qui prendront certainement toute leur ampleur dans le prochain tome. A lire pour tous ceux qui ne seront pas effrayés par la taille de ce pavé de SF conséquent.
Dans la peau du diable - Luke Delaney
Caractéristiques :
Genre : Policier
Grand format : 420 pages / 20,00 €
Résumé :
Sean Corrigan est un inspecteur hors norme de la police de Londres. Est-ce parce qu’il a été maltraité et abusé par son père dans son enfance qu’il arrive à deviner la part sombre des individus ? En tous cas il a la faculté de ressentir les choses les plus terribles sur les scènes de crime et réussi quasiment à se mettre dans la peau des tueurs. Cependant, il va se trouver confronté à l’assassin le plus tordu et intelligent qui existe. En effet, il ne laisse aucun indice et va même jusqu’à choisir des victimes très différentes les unes des autres pour qu’on ne fasse pas le rapprochement entre les crimes. Mais Sean est certain qu’ils sont l’œuvre d’un seul et identique meurtrier, le plus difficile pour lui sera d’arriver à le prouver.
Avis par Lolo :
Excellent !!! Décidément les éditions MA gagnent à être connues ! C’est mon troisième thriller de cette maison d’édition et je peux dire qu’ils sont fabuleux ! (Voir commentaires « Chambre froide » et « Le code du démon »). Celui-là est incroyable à tous points de vue. D’abord le fait que le tueur en série n’ait jamais le même « modus operandi », ensuite l’inspecteur Corrigan est lui aussi étrange avec cette sorte de vision qu’il a des crimes qui l’amène à douter de son état mental. Car enfin, il se met dans la peau des tueurs, ce qui traduit quand même une personnalité pour le moins tourmentée. Le roman est écrit, avec alternance de chapitres concernant l’enquête et les policiers d’une part et de l’autre le monologue de l’assassin. On nous présente ce dernier dès le début (original ça aussi !). Il se raconte avec souvent pas mal d’humour d’ailleurs. La double personnalité du tueur justement s’imbrique de manière parfaite tout au long du livre. Enfin la description de l’enquête saisissante de réalisme ! Mais il faut savoir que l’auteur fait partie de la police Londonienne depuis plus de 30 ans, il sait donc de quoi il parle. Toutes les émotions y passent au fil des pages et la fin est tout simplement géniale. Une grande réussite donc que ce thriller qu’il est impossible de lâcher une fois commencé.
Le code du démon - Adam Blake
Caractéristiques :
Genre : Policier
Grand format : 420 pages / 19,90 €
Résumé :
Heather Kennedy ancienne enquêtrice à la police de Londres est appelée par un ami pour résoudre le problème d’un étrange cambriolage au British Museum. Bien que rien ne semble avoir disparu Heather va rapidement découvrir qu’un livre ancien manque à l’appel. Ecrit par Johann Toller prophète illuminé du 17°siècle il prédit toute une série de catastrophes précédant l’Apocalypse. Heureusement, pour l’instant aucune ne s’est produite… Aidée d’une très jeune fille, d’un ancien mercenaire et de Ben Rush, jeune homme chargé de la sécurité du musée, Heather et ses acolytes vont essayer de découvrir ce que cache réellement ce livre et interrompre le cours impitoyable de ces horribles prophéties.
Avis :
Il faut savoir que ce roman vient après « L’évangile des assassins » (que je n’ai pas encore lu) mais ça n’est pas un problème car c’est une histoire à part entière. On y retrouve les personnages principaux : Heather Kennedy ancienne flic, Léo Tillman ancien mercenaire, et Diema la jeune fille qui fait partie du « peuple de Judas » qui est une sorte de tribu ancienne vivant en marge de la société moderne. Nous avons là le trio gagnant à savoir un homme et une femme aidé d’une enfant pour sauver le monde. Et bien sûr en face, il y a les méchants qui sous couvert de puissance et de religion vont cautionner leurs actes. La première grande partie du livre campe l’intrigue et les personnages. Beaucoup d éléments divers et enrichissants pour l’histoire. A noter la touche un peu drôle si je puis dire avec Ben Rush le personnage qui amène un peu d’humour dans sa façon d’être. Nous en apprenons davantage sur « le peuple de Judas », ses origines, son fonctionnement… D’ailleurs cela nous montre qu’il peut y avoir d’autres modes de vie et de pensée, d’autre codes en fait. La deuxième partie est plus dans l’action et le combat, mais j’ai trouvé qu’il y avait quelques longueurs. La fin appelle une suite qui concernera encore je pense le « peuple de Judas ». En conclusion, c’est un roman bien ficelé avec tout ce qu’il faut de mystère et d’aventure, bien aéré avec de nombreux chapitres et 6 grandes parties qui donnent un ensemble bien structuré. Les amateurs du genre seront ravis.
Bonbek numéro 4 « Monstres »
Concept :
Bonbek est un magazine qui sort de l’ordinaire, véritable ovni dans sa catégorie, il joue sur la tendance mix « culture / Arts / Jeunesse / Do it yourself ! Il se veut innovant et avant-gardiste, loin des traditionnelles histoires et des ateliers prout-prout ! Bonbek compte plusieurs sections très sympathiques : des petits passages de BD, du coloriage, une proposition de chorégraphie, une « grande » histoire en français et en anglais (pour créer les bilingues de demain !), du découpage pour habiller des bonshommes, des recettes de cuisine marrantes à faire en famille, et un jeu des onze erreurs, où il faudra découvrir les différences dans une chambre d’enfants !
Résumé :
Ce numéro de Bonbek est entièrement consacré aux monstres…de quoi donner de vrais frissons à nos chers bambins mais rassurez-vous les monstres de ce magazine n’ont d’effrayant que l’apparence. Vous y retrouverez une BD affreusement drôle, une grande histoire bilingue sur la planète monstre et les us et coutumes de ses habitants, une proposition de chorégraphie démoniaque sur « Thriller » de M. Jackson, des coloriages giga gigantesques, et plein d’autres monstruosités encore…
Avis :
Nouveau Bonbek, nouvelle réussite ! Loulou et Moi, on ne se lasse pas de découvrir et redécouvrir ce petit magazine aux dessins percutants et aux phrases drôles et bien pensées. Ici, nous avons adorée la grande histoire qui présente les monstres sous leur meilleur jour…en effet, sur la planète 333, un monstre n’a rien d’horrible alors que nos enfants se rassurent et en finissent avec leur peur irraisonnée de ces mignonnes petites bébêtes à poils ! Coup de cœur également pour la BD « Maurice » qui inaugure ce numéro…on a toujours plaisir à retrouver notre fidèle « petit » Maurice toujours aussi drôle et touchant. Donc ne vous étonnez pas si à la fin de la lecture, votre chérubin vous demande « Dis maman ! Tu voudrais pas faire sortir le monstre de dessous mon lit pour qu’il vienne lire Bonbek avec nous ? »
Laurent - Valérie Fignon
Caractéristiques :
Genre : Témoignage
Grand format : 272 pages / 19,00 €
Résumé :
Laurent Fignon double vainqueur du tour de France en 1983 et 1984 a passé les 15 derniers mois de sa vie à lutter contre un cancer des poumons diagnostiqué tardivement. Il décède le 31 août 2010 après s’être battu de manière exemplaire contre cette terrible maladie. Sa femme Valérie témoigne dans ce livre de façon émouvante ce qu’ils ont vécu et subi à travers le cancer. Nous verrons hélas comment l’entourage médical peut se révéler inhumain et sans empathie envers les malades et leurs proches. Michel Cymes (médecin animateur du « magazine de la santé » et « Allô Docteurs » sur France 5) qui a participé à l’élaboration du livre nous donnera son point de vue sur ces maladresses et manques de considération que le couple Fignon a enduré.
Avis par Lolo :
Ce livre est l’hommage magnifique d’une femme à son mari mais également à tous ceux qui sont concernés par le cancer. L’écriture est simple, claire et tout est relaté de manière authentique, c’est ce qui frappe en le lisant. Valérie raconte sa rencontre avec son futur époux Laurent Fignon figure emblématique du cyclisme des années 80. Leur vie tranquille et heureuse jusqu’au jour où on annonce à Laurent de but en blanc qu’il a un cancer, mais sans savoir lequel…Tout bascule mais Laurent est un battant. Il va et doit vaincre la maladie. Sa femme va décrire son combat et sa façon de continuer comme si de rien n’était, mais également la foi qu’avait Laurent dans ses médecins. Elle va aussi donner sa version des faits concernant la façon dont certains « grands pontes » se sont conduits vis-à-vis de Laurent. En alternance, le témoignage de Michel Cymes après certains chapitres, nous prouve que malheureusement la brutalité « morale » de certains médecins a des conséquences terribles sur les malades et entourage proche. Les médias ont joués un rôle « intrusif » alors que le respect de l’intimité doit être primordial quand on est dans ce degré de souffrance. Le cancer détruit Laurent mais également Valérie qui se doit pourtant d’être forte afin d’aider Laurent à survivre. Se posent alors les terribles questions : Pourquoi moi ? Aurais-je pu éviter ce cancer ? Etais-je génétiquement prédisposé ? Ce témoignage ne laisse pas indifférent, on sourit parfois, on pleure et on a la gorge qui se serre en lisant certains chapitres surtout quand malheureusement on y est confronté. C’est un récit plein de courage, d’émotions et d’espoir qu’il faut garder malgré tout.
Sang dessus dessous - Claude Izner
Caractéristiques :
Genre : Policier
Format poche : 254 pages / 7,50 €
Résumé :
A Paris en 1998, un libraire est retrouvé assassiné dans sa boutique la tête dans un sac plastique, poignardé post mortem qui plus est. De plus, à côté de lui se trouvent 2 Jules Verne de la prestigieuse édition HETZEL lacérés et posés sur la tranche. S’agit-il d’un meurtre isolé ou plutôt l’œuvre machiavélique d’un tueur en série ? Son ancien ami et collègue Milo Jassy bouquiniste sur les quais de la Seine va essayer d’en savoir plus afin d élucider ce drame.
Avis par Lolo :
Petit polar (moins de 200 pages) assez sympa car il se lit rapidement. L’intrigue criminelle qui en étant bien trouvée et originale aurait méritée d’être mieux exploitée, car j’ai parfois eu l’impression qu’elle était accessoire. Les personnages sont presque tous insignifiants sauf la pulpeuse Stella et le voisin de Milo, Monsieur Branchu qui colorent en grande partie le livre. Milo du genre déprimé et déprimant n’est pas très sympathique. Dommage, car encore une fois l’intrigue est bonne mais l’ambiance parfois trop axée sur des personnages secondaires. Ce qui fait qu’on a quelquefois l’impression que ça part dans tous les sens. J’aurais aimé que le côté mystérieux des « bouquinistes » soit plus développé. Mais quand même, l’écriture est fluide, le roman agréable à lire et l’aventure policière insolite.
Déjà dead - Kathy Reichs
Caractéristiques :
Genre : Policier
Format poche : 542 pages / 7,60 €
Résumé :
Le Dr Temperance Brennan est une anthropologue criminelle au Canada. Divorcée, mère d’une fille adulte et ancienne alcoolique anonyme, elle donne un coup de main important à la police afin d’élucider les meurtres, malgré la mauvaise volonté de l’inspecteur en chef. Leurs désaccords sont nombreux… Le dernier en liste : le Dr. Brennan pense avoir affaire à un serial killer qui s’en prend aux femmes et les démembre depuis un peu plus de deux ans, mais c’est sans succès qu’elle tente de faire entendre raison à son collaborateur. Elle se surprend donc à essayer de découvrir l’identité du tueur par elle-même. Les problèmes commencent véritablement lorsque le meurtrier se rend compte de l’implication de l’anthropologue, et lui envoie un message très clair…
Avis :
« Déjà dead » est le premier roman de l’auteur. Elle y présente le Dr Brennan qui donnera bien plus tard naissance au personnage du même nom de la série Bones qui conclut cette année sa 8ème saison. Bien sûr, le personnage est très différent : beaucoup plus humain, d’une part, mais également plein d’humour. Les sarcasmes intérieurs de Temperance ponctue tout le roman et le rende très agréable. Ces apartés, pour la plupart féministes et humoristiques, sont le gros point positif du roman, pour moi qui ne suis pas fan de thrillers. Pourtant, l’enquête en elle-même est bien trouvée et réjouira certainement les amateurs du genre ! Ce n’est pas pour rien que le livre a été un best-seller… Comme son auteur, les personnages vivent au Canada, et leur culture transparaît dans l’écriture, ce qui est également un plus ! En conclusion, on a affaire à un bon roman policier plein d’humour !
Bonbek numéro 5 « Chasse au trésor »
Concept :
Bonbek est un magazine qui sort de l’ordinaire, véritable ovni dans sa catégorie, il joue sur la tendance mix « culture / Arts / Jeunesse / Do it yourself ! Il se veut innovant et avant-gardiste, loin des traditionnelles histoires et des ateliers prout-prout ! Bonbek compte plusieurs sections très sympathiques : des petits passages de BD, du coloriage, une proposition de chorégraphie, une « grande » histoire en français et en anglais (pour créer les bilingues de demain !), du découpage pour habiller des bonshommes, des recettes de cuisine marrantes à faire en famille, et un jeu des onze erreurs, où il faudra découvrir les différences dans une chambre d’enfants !
Résumé :
Ce volume est consacré à la chasse au trésor ! En petite histoire : Monsieur Klobuk est à la recherche de tous les trésors du monde ! Puis, chorégraphie sur « money, money, money » du groupe ABBA ! Ensuite, apprendre à construire sa propre carte au trésor ! Une grande histoire sur une voleuse rattrapée par sa morale… De magnifiques coloriages sur une pêche au trésor ! Comment cuisiner des malles de smarties-joyaux ! De nouvelles cartes à collectionner et des heures de bon temps avec un jeu de plateau nommé « Le trésor de Toutenkarton » !
Avis :
Une nouvelle fois, ce numéro cache de véritables pépites ! Des histoires originales aux graphismes magnifiques et singuliers… Le summum de la modernité ! Mention spéciale à la grande histoire du fascicule intitulée « La voleuse » : elle a autant plu à mon loulou qu’à moi. Tout est plaisant dans cette revue : des images à croquer, des activités sympas et faciles à mettre en pratique…en effet, nos petits aventuriers vont se régaler à construire leur propre carte au trésor. Alors, surtout, savourez pleinement ce numéro de Bonbek car, croyez-le, pendant un long moment, il sera aux yeux de votre enfant son bien le plus précieux !
Tradeuse, les aventures d'une fille à Wall Street - Erin Duffy
Caractéristiques :
Genre : Roman
Format poche : 376 pages / 18,00 €
Résumé :
Alex Garrett est fille de banquier, et elle rêve depuis toujours d’être tradeuse pour intégrer le milieu si huppé de Wall Street. Ses rêves se réalisent lorsqu’elle parvient à entrer en tant qu’interne pour un poste d’analyste… Ou c’est ce qu’elle croit… Loin d’intégrer l’équipe immédiatement, elle subit les rancunes des uns, et l’amour vache des autres. Pour couronner le tout, elle se voit contrainte de traîner avec elle une chaise pliable sur laquelle est inscrit son charmant sobriquet : « La fille ». Dur dur, de se motiver pour gravir les échelons dans ce monde principalement masculin. Mais lorsqu’elle commence à faire ses preuves, Alex se rendra compte qu’elle a intégré une véritable famille, où même elle peut trouver sa place. Reste qu’avec la bourse comme avec l’amour, il y a des hauts et des bas… C’est ce qu’elle va découvrir, dans les deux domaines, d’ailleurs…
Avis par Jake :
Méga coup de cœur ! (Comment ça j’exagère ? Non, j’exagère pas, la preuve :) Ce livre est hilarant ! Alex Garrett est un personnage en or comme on en fait peu. Elle est, de la même manière que ce roman : intelligente, subtile, maligne, drôle. Tout au long du récit que nous suivons à travers sa vision des événements, elle ponctuera le texte de ses pensées pour la plupart sarcastiques ou ironiques. Elève exemplaire élevée à la dure par ses pairs dans ce milieu hard core de la finance, elle prendra son mal en patience et ne fera que s’améliorer. L’équilibre dans ce roman est parfait : lorsqu’elle est sur le point de baisser les bras (et que le lecteur est usé de la voir vivre des revers), un de ses collègues bourrus montre sa véritable personnalité attachante. Au dessous de cette ambiance difficile de travail, se trouve un esprit d’équipe fantastique. Ils sont incroyablement soudés, ce qui donne à l’histoire une atmosphère de franche camaraderie. La romance n’est pas en reste (même si ce n’est pas là le véritable enjeu du récit), et elle est très bien contée. D’ailleurs, je ne changerais pas une virgule de ce roman. Il est de ces rares livres qui vous touchent et vous font tellement rire que vous pourriez les relire indéfiniment ! « Tradeuse » est le premier roman d’Erin Duffy, mais il en fait immédiatement pour moi une auteure incontournable que je compte suivre de près ! Je ne peux que vous conseiller à tous de lire ce roman, qui restera sans conteste l’un de mes préférés à ce jour !
Avis par Lolo :
Premier livre de l’auteur et j’espère que ça ne sera pas le dernier ! C’est frais, vivant, réaliste et elle aborde des sujets délicats de manière humoristique. En effet, on pourrait penser que le monde de la finance et notamment celui des traders qui plus est à Wall Street serait un sujet pesant et rébarbatif. Que nenni ! Car à travers les yeux d’Alex « l’héroïne du roman », c’est abordé de façon simple et vraie mais sans trop entrer dans les détails lourds du fonctionnement de la Bourse, car c’est expliqué avec ses mots et son ressenti. Du coup, on comprend mieux comment ça fonctionne, et on se prend au jeu d’aimer cela. Alex nous montre également le côté «humainement invivable » il faut le dire de cette profession qui doit être une passion si on veut tenir la distance, et surtout qu’il faut être prête à tout. On réalise aussi hélas ! Que le bizutage n’est pas réserver au monde étudiant mais aussi à celui du travail. Bien sûr les thèmes de parité, de la condition et la considération des femmes dans une profession quasi masculine sont abordés ici mais avec humour et surtout d’un point de vue féminin et ça c’est extra ! Alex est géniale et on adore d’emblée son personnage. De même, ses répliques d’un côté et ce qu’elle pense de l’autre rendent le livre très drôle. On constate que dans le monde cruel du travail règne malgré tout une réelle solidarité, heureusement. Un roman que j’ai dévoré car vraiment très agréable et optimiste en dépit des apparences.
Chambre froide - Tim Weaver
Caractéristiques :
Genre : Policier
Grand format : 415 pages / 20,00 €
Résumé :
David Raker, ancien journaliste et expert en investigation arrête de travailler quand il apprend que sa femme Derryn est atteinte d’un cancer incurable, afin de passer le plus de temps auprès d’elle. Entre temps, il commence à se mettre au service de personnes dont les enfants ont disparus. Ainsi, un an après la mort de sa femme une amie Mary Towne lui demande s’il peut partir à la recherche de son fils Alex. Ce dernier disparu 5 ans auparavant est théoriquement mort dans un accident de voiture l’année précédente. Mais voilà, Mary affirme l’avoir vu dans la rue, elle est formelle c’était bien lui. David accepte non sans mal et va découvrir au fur et à mesure de son enquête qu’Alex fréquentait des individus si terribles et dangereux que ceux qui les connaissent préfèrent mourir plutôt que de parler…
Avis par Lolo :
Premier roman de l’auteur qui s’impose d’emblée parmi les plus grands maîtres du thriller ! Comme résumé dans la quatrième de couverture, l’histoire commence quand Mary est sûre d’avoir vu son fils dans la rue, alors qu’il a été tué dans un accident de voiture. Elle va réussir à persuader David de l’aider et il va se lancer à corps perdu dans cette traque. Il va se retrouver embarquer dans des situations terriblement dangereuses qui vont l’amener à se dépasser mais il ira jusqu’au bout de l’enfer …L’intrigue est géniale, efficacement menée avec un héros attachant, complètement perdu depuis la mort de sa femme et je pense qu’en partant à la recherche d’Alex il espère inconsciemment retrouver cette dernière. En plus du polar il y a donc toute une réflexion sur les sentiments de perte et de manque de l’être cher. David est à la fois un héros sensible mais aussi tellement fort qu’il ne reculera jamais devant l’ennemi même si cela doit lui coûter la vie. L’histoire se passe en Angleterre ce qui pour moi est un plus pour un roman noir. Que dire du suspense et des incroyables rebondissements de l’affaire : tout simplement hallucinant ! Pour un coup d’essai c’est vraiment un coup de maître que ce roman et j’attends avec impatience la suite de cette trilogie avec David Raker comme héros. A découvrir absolument !









