critique
Inferno - Dan Brown
Caractéristiques :
Genre : Policier
Format poche : 565 pages / 22,90 €
Résumé :
Robert Langdon, éminent professeur d’Harvard spécialisé en symbologie se réveille dans un hôpital de Florence, en Italie. Il n’a aucun souvenir des deux derniers jours, ne comprenant pas ce qu’il fait aussi loin des Etats-Unis. D’autant plus que quelqu’un a essayé de le tuer, lui causant une blessure à la tête, responsable de son amnésie. Attaqué dès son réveil, il parviendra à s’enfuir grâce à une très charmante doctoresse au QI incroyable : Sienna. Il trouvera en sa possession un petit objet qu’il ne reconnaît pas, simplement orné du symbole du danger biologique… Langdon se rendra rapidement compte que s’il espère s’en tirer vivant, il lui faudra se plonger dans l’enfer – l’inferno – de « La divine comédie » de Dante afin de comprendre qui est après lui, et pourquoi…
Avis :
Voilà le 4ème opus des aventures du célèbre Robert Langdon ! Et une fois de plus, Dan Brown parvient à surpasser toutes mes attentes ! Ce roman est exceptionnel ! L’auteur arrive avec brio à poser des questions extrêmement dérangeantes. Ici, à couvert de l’histoire, il pose le problème véridique du surpeuplement sur notre planète. Peut-on sacrifier certains pour sauver le plus grand nombre ? Quand ouvrirons-nous les yeux sur le calvaire que nous infligeons avec une rapidité croissante à la Terre ? Et surtout : combien de temps avant que nous en payons le prix ? L’écriture est absolument irréprochable. Les personnages sont bien campés : Langdon est certainement un des personnages littéraires les plus appréciables. Il est futé, malin et incroyablement cultivé (certes, c’est son boulot, mais quand même !). Quant à Sienna, le personnage est intelligent et complexe… Les rebondissements ne manquent pas et le suspense est omniprésent. L’histoire est contée avec brio, utilisant de manière savante les flashbacks pour améliorer le récit. Après « Anges et démons », nous visitons pour la seconde fois l’Italie, mais c’en est une autre partie qui nous révèle de nouvelles surprises. « La divine comédie » et la descente de Dante aux enfers forment une histoire passionnante et l’on apprécie (encore) l’exactitude des faits et des descriptions de l’auteur. C’est une course contre la montre qui ne vous laisse pas lâcher le roman ! Bref : vous l’aurez compris, Inferno est une des nouveautés incontournables de cette année qui nous démontre que Dan Brown est loin d’avoir perdu la main !
Avis par Lolo :
J'ai commencé la lecture avec joie car lorsqu'il s'agit d'un Dan Brown c'est synonyme d'histoire géniale et originale. Et ça partait pour, sauf qu'après les 50 premières pages, ça m'a carrément énervée. Il nous noie littéralement de détails concernant les oeuvres, les monuments architecturaux de Florence jusqu'à en devenir saoulant. Ensuite, il prend "La Divine Comédie" de Dante et la dissèque de la même façon en y mêlant un semblant d'intrigue policière pas crédible du tout. J'ai également noté plus d'une dizaine de fois des pages : "copiées/collées", comme si le lecteur était incapable de se rappeler ce qui était écrit le chapitre précédent. Ou plutôt serait-ce un manque d'inspiration ? Il y a aussi beaucoup trop de phrases entières en italien, traduites ou pas au gré de son humeur...De plus toute l'histoire se passe sur une seule journée !!! A la lecture on se rend compte que c'est matériellement impossible ! Le professeur Langdon lui-même arrive difficilement à nous entraîner dans cette course contre la montre et m'a même paru moins sympathique que dans les autres romans. Quant aux autres personnages, il y a trop de détails stériles qui ne sont là que pour "faire du remplissage". En conclusion, c'est long, rébarbatif peu crédible...Mais à conseiller comme guide historique et touristique si vous voulez visiter Florence dans ses moindres détails, ou si vous préparez une thèse sur "La Divine Comédie"...Sinon, grosse déception en tant que roman policier.
Finale - Becca Fitzpatrick
Caractéristiques :
Genre : Jeunesse / Fantastique
Format poche : 400 pages / 17,60 €
Résumé :
Nora est une Nephilim, et elle a dû prendre la place de chef après la mort de son père, le terrible Hank (qu’elle a tué elle-même). Mais les Nephilim ne lui font pas confiance, à l’exception de Scott… Elle doit faire ses preuves en détruisant les anges déchus, ce qui inclut Patch, l’être qu’elle aime plus que tout au monde… Mais si elle se refuse à cette décision, alors même qu’elle en a fait le serment auprès des archanges, Nora et sa mère devront mourir… La seule alternative est de trouver de quoi forcer les deux peuples à sceller une trêve. Peut-être que le démonium, cette substance si dangereuse, est la solution à ce dilemme. Mais les choses ne seront pas facilitées par l’arrivée de la demi-sœur de Nora sous son toit, ni au fait que Nora doive garder secrète sa relation avec Patch.
Avis:
Bien que n’ayant pas lu les trois premiers opus de cette saga, je peux dire que je n’ai pas adhéré complètement à ce roman. Il possède sans conteste de très grandes qualités : la narration est bonne, mais ce qui fait selon moi le succès planétaire de cet ouvrage, c’est l’originalité de cette histoire ! Utiliser plusieurs espèces différentes d’anges fait forcément rêver le lecteur : on a affaire à des créatures littéralement parfaites physiquement, avec des pouvoirs hors du commun. Le tout est très bien ficelé. De même, certains personnages secondaires sont très attachants. En particulier Scott qui est l’ami fidèle de Nora et qui l’aide coûte que coûte, ainsi que Vee, la best friend atypique de l’héroïne. En revanche, la saga doit cibler un lectorat certainement plus jeune que moi et probablement… Féminin ! En effet, je n’ai pas du tout apprécié l’aspect « mièvre » de la relation de Patch et Nora. Sa façon de la traiter avec des égards hyperprotecteurs, de l’appeler à tour de bras « mon ange »… Quant à elle qui essayait d’être forte mais avait constamment les larmes aux yeux… Ils s’aiment plus que tout, vont mourir l’un pour l’autre, ne peuvent pas vivre l’un sans l’autre. Bref, un peu trop fleur bleu à mon goût. Cela étant dit, je comprends que la saga puisse plaire, surtout eu égard des couvertures magnifiques des 4 tomes…
Le manipulateur - John Grisham
Caractéristiques :
Genre : Policier
Format poche : 384 pages / 21,50 €
Résumé :
Le juge fédéral, Ray Fawcett et sa secrétaire sont retrouvés assassinés dans sa maison de campagne. Il semblerait que cela soit le crime parfait : pas d’empreinte, pas de lutte, pas de témoin. Rien, mis à part un coffre-fort ultra performant…mais vide. A quoi servait-il alors que le juge n’était pas riche ? L’enquête piétine, le FBI n’avance pas, alors un fait nouveau se produit. Malcom Bannister, avocat noir de 42 ans envoyé en prison par le FBI pour 10 ans pour un crime qu’il n’a pas commis annonce qu’il connaît le meurtrier du juge. Il lui reste 5 années à faire, il propose donc un marché au FBI. En vertu de l’article 35 du code fédéral, un détenu qui permet l’arrestation d’un criminel peut être libéré sans condition. Il livrera le coupable en échange de sa liberté immédiate, de la récompense des 150 000 $ et d’un changement de nom et de visage dans le cadre de la protection des témoins. Il devient donc Max Baldwin. Mais ce que ne sait pas le FBI c’est qu’il veut se venger de la justice incompétente qui lui a volé 5 années de sa vie. Il va alors mettre en place une incroyable manipulation…
Avis par Lolo :
Jubilatoire !!! Plus de 20 ans après « la firme » Grisham est toujours aussi prompt à nous décrire les erreurs du système judiciaire américain. L’intrigue est géniale, l’histoire en elle-même fabuleuse, le héros tout simplement parfait ! La transformation de Malcom Bannister en Max Baldwin est incroyable. En effet le roman commence « tranquillement » sur la vie carcérale de Malcom son attitude exemplaire de détenu, l’aide qu’il apporte aux autres de par son savoir faire « d’avocat », bref tout semble tellement simple. Pendant 5 longues années il va réfléchir à la façon de s’y prendre pour se venger de manière « légale » d’une justice qui l’a bafoué. Alors, vient le deal avec le FBI, et là il devient Max. Petit à petit son plan se met en place de manière précise et bien huilée. L’interrogatoire subi par le coupable (noir lui aussi) est saisissant de vérité et nous en apprend de belles sur les techniques des agents du FBI ! Tout se met en place au fil du roman pour Max qui est vraiment quelqu’un de bien. Le revirement de situation est grandiose, c’est Max qui tire les ficelles et qui va mener la danse face aux tous puissants décideurs du FBI. Mais sera-t-il assez fort et bien entouré pour réussir ? Ici plus qu’ailleurs on constate que la vengeance est un plat qui se mange froid.
Les agents de M. Socrate (4/4) L'île des damnés - Arthur Slade
Caractéristiques :
Genre : Jeunesse / Fantastique
Format poche : 327 pages / 12,50 €
Résumé :
Modo est un jeune homme extraordinaire. Abandonné à sa naissance à cause de son physique monstrueux, il possède la capacité incroyable de modifier son apparence. Il est recueilli par M. Socrate, un Britannique en charge de l’organisation perpétuelle qui vise à contrer les plans machiavéliques de la confrérie de l’horloge. Une nouvelle enquête conduit Modo et sa collègue Octavia en France. Il semblerait que la confrérie de l’horloge ait retrouvé les parents biologiques de Modo et se servent des spécificités de leur sang pour créer une nouvelle race de monstres, particulièrement difficiles à tuer. Modo recevra l’aide de Colette Brunet, l’espionne française (qui a été témoin de son visage difforme) afin de retrouver la trace de ses parents, et de tenter de contrer une nouvelle fois la confrérie de l’horloge…
Avis :
« L’île des damnés » appartient à un genre rare que je n’ai pas l’habitude de lire… J’ai été d’autant plus surpris d’adorer ce roman ! En effet, l’histoire se déroule à la fin du XIXème siècle, pourtant il est bien question de fantastique étant données les différentes capacités de Modo. Ce mélange des genres est une superbe réussite ! On se retrouve dans une ambiance qui n’est pas sans rappeler les sociétés secrètes à la « James Bond ». Le personnage principal est attachant et attendrissant, et le lecteur adorera ses relations avec Octavia et Colette (le trio ne peut que faire rire et sourire !). Les autres héros sont bien développés et l’organisation perpétuelle ressemble alors à une famille – un peu dysfonctionnelle, certes… Le réalisme dans l’histoire (la mort de certains personnages) renforce le suspense et la crédibilité du récit. La trame (qui penche vers le monstre de Frankenstein) est très bonne et j’ai apprécié le tiraillement de Modo entre sa famille adoptive et génétique qui l’a abandonnée… La fin m’a particulièrement plu ! (Mais je ne vous en dis pas plus pour ne pas tout gâcher !) Oui, il s’agit d’un livre jeunesse, pourtant il est également adapté aux adultes car l’écriture est fluide sans jamais être enfantine. C’est un roman qui se lit très bien et qui peut s’apprécier indépendamment des autres tomes de la saga, même si je dois avouer qu’il donne particulièrement envie de se plonger dans les opus précédents !
Une chanson douce - Mary Higgins Clark
Caractéristiques :
Genre : Policier
Grand format : 400 pages / 22,90 €
Résumé :
En pleine nuit, un entrepôt de copies de meubles anciens ainsi que le magasin de précieuses antiquités attenant appartenant à la famille Connelly est réduit en cendres. Kate, une des héritières se trouvant sur les lieux en réchappe miraculeusement alors que Gus un ancien employé à qui elle avait donné rendez-vous sur le site va mourir dans l’explosion. Cependant Kate inconsciente et gravement brûlée va être transportée sans attendre à l’hôpital. Pour la police, nul doute que Gus et Kate deviennent les principaux suspects. Pourquoi étaient-ils à l’entrepôt en pleine nuit ? S’agit-il d’une fraude à l’assurance, d’un accident, d’un crime ? Bien décidée à faire la lumière sur ce drame, Hannah la sœur de Kate va tout mettre en œuvre pour découvrir la vérité, si effrayante soit-elle…
Avis par Lolo :
Lire, en avant-première, le tout dernier Mary Higgins Clark fut vraiment pour moi un immense plaisir. En effet, ses romans sont toujours pour moi synonymes de bon moment de lecture. Et encore une fois je n’ai pas été déçue. C’est bien la reine incontestée du suspense et là, j’ai vraiment été bluffée ! Comme d’habitude, il y a plein de personnages, mais toujours avec un recoupement à la fin. Ils apportent tous leur pierre à l’édifice de la résolution de l’énigme. Les 2 sœurs sont très proches et Hannah n’aura de cesse de mener l’enquête alors que Kate est dans le coma. Encore une fois il est très difficile de savoir qui sont réellement les gentils et les méchants et c’est là toute la subtilité du jeu d’écriture de Mary Higgins Clark. Les nombreux chapitres rendent la lecture de l’ouvrage fluide et agréable et nous incite à ne pas lâcher le livre pour savoir ce qu’il va se passer. Bref, nous sommes tenus en haleine jusqu’au bout pour un dénouement qui n’a pas fini de nous étonner ! J’ai adoré !
La mafia du chocolat - Gabrielle Zevin
Caractéristiques :
Genre : Roman
Format poche : 390 pages / 16,00 €
Résumé :
En 2083, le chocolat, la caféine et l’eau sont devenus des denrées rares, et les deux premières sont même illégales. Comme dans toute bonne société qui se respecte, les interdits ont mené à un commerce illégal : c’est l’émergence du marché noir. Annie est la fille du défunt parrain d’une grande Famille. Orpheline, elle vit avec sa grand-mère dont la santé décline de jour en jour, son grand frère handicapé intellectuellement depuis un accident, et sa plus jeune sœur. La vie n’est pas simple lorsque l’on est constamment montrée du doigt… Surtout lorsque l’ancien petit ami d’Annie manque de mourir à cause d’une tablette de chocolat empoisonnée ! Et c’est sans compter Win, le fils du procureur qui ne la rend pas indifférente…
Avis:
Coup de cœur ! Ce premier tome est une réussite totale ! Je ne l’ai pas mis dans la section jeunesse tout simplement car bien qu’il puisse combler les adolescents, il est également parfait pour les adultes ! (Alors pourquoi être restrictif ?). L’auteur utilise une narration brillante qui implique directement le lecteur au cœur de l’histoire. Evidemment, son personnage principal : Annie, n’est pas en reste. C’est une jeune femme intelligente, intuitive et qui a vu suffisamment de cruautés pour être forte et résistante. Elle porte le « fardeau » de sa famille sur ses épaules et réussit avec brio à jongler avec les différentes facettes de sa vie. Win, le fils du procureur, est également un personnage super. Il a tout pour lui : il est fidèle et loyal et sa relation avec Annie est superbement contée ! Le piment de leurs répartis rend le texte agréable et dynamique ! Les personnages secondaires telles que Natty, la sœur d’Annie et Léo, le frère handicapé sont très bien conçus et rendent l’histoire pittoresque et prenante ! Vous l’aurez compris : la raison pour laquelle je ne taris pas d’éloge sur ce roman est qu’il est absolument génial, et ce, sous toutes les coutures (notamment sa couverture superbe et originale !)… Un vrai coup de cœur dévoré en une demi-journée qui me pousse immanquablement à me plonger dans sa suite : « La fille du parrain » !
Les lames du cardinal - Pierre Pevel
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 400 pages / 7,50 €
Résumé :
Dans le Paris du roi Louis XIII, le cardinal Richelieu tente par tous les moyens de protéger le royaume de France de la guerre, des complots, de l’espionnage et surtout des dragons. Ces antiques créatures se fondent parmi les humains, complotant afin de prendre le pouvoir. Leur société secrète ayant déjà pris possession de la Cour d’Espagne, le cardinal Richelieu fait de nouveau appel à l’unité d’élite qu’il contrôlait. Ces cinq hommes et cette femme, bretteurs d’exceptions et fins aventuriers sous le commandement du capitaine La Fargue vont de nouveau former les Lames du Cardinal afin de protéger le royaume de la menace draconnique.
Avis par Mathilde :
J’ai adoré me replonger dans l’univers des romans de cape et d’épées. Tout y est : rapière, mousquetaires, gardes du cardinal… et dragons ! J’ai beaucoup aimé cette idée d’integrer les dragons à la société, à la manière d’infiltrés. On ne peut pas savoir qui en est un ou pas. Ils sont là et ils complotent. Le récit est très bien mené. Pierre Pevel a un style très cinématographique ce qui sert beaucoup pendant les scènes d’actions mais qui fait peut être un peu « too much » à certains moments. C’est le seul bémol pour moi : les punchlines, c’est sympa à certains moments mais point trop n’en faut ! Sinon, on a des personnages attachants, une bonne part de mystère sur certains d’entre eux, et le plaisir d’avoir enfin une femme qui ne sert pas qu’a faire joli ! En tout cas, un très bon roman, bien mené et qui à l’avantage d’être disponible en intégrale chez Bragelonne (et qui commence à sortir en poche chez Folio).
Jimmy the kid - Donald Westlake
Caractéristiques :
Genre : Policier
Grand format : 230 pages / 7,15 €
Résumé :
John Dortmunder est un “truand à la petite semaine”, entouré d’une bande de « joyeux lurons » tous comme lui. Alors quand son ami Andy Kelp lui suggère un nouveau coup il est à l’écoute. Ce dernier propose ainsi de réaliser le parfait kidnapping en suivant une méthode lue dans le roman d’un dénommé …Richard Stark ! Il faut suivre point par point les indications du livre et tout devrait bien se passer. Dortmunder et ses acolytes décident alors de kidnapper Jimmy, le fils d’un très riche avocat de Wall Street. Il est prévu de l’enlever au moment où il se rend chez son psy. Mais il apparaît très vite que le QI du petit Jimmy est de loin supérieur à tous ses ravisseurs réunis…
Avis par Lolo :
C’est extraordinaire !!! C’est un polar sans en être un, bourré d’humour et de situations rocambolesques. Il faut savoir que Dortmunder, May sa femme, Andy Kelp (qui sert de cerveau), Murch (qui sert de chauffeur) la Maman de Murch sont impliqués dans bien d’autres romans de Westlake. Ils forment une bande de petits truands tellement sympathiques qu’on voudrait qu’un jour au moins ils puissent réussir leur coup. Ils sont incroyables car malgré tout ils continuent à s’embarquer dans des histoires pas possibles. Mais bien entendu rien ne se passe jamais comme prévu. Le petit Jimmy loin d’avoir peur est en fait futé et bien plus malin que ses ravisseurs. Il va d’ailleurs se faire une joie à les rouler dans la farine et littéralement prendre son enlèvement en main ! Autre personnage atypique, son père l’avocat qui ne va pas pouvoir s’empêcher de négocier la rançon. Mais aussi, le psy qui croit connaître le gamin alors que celui –ci s’est bien moqué de lui. Et bien sûr l’écriture du livre avec des passages incroyables comme la discussion entre les flics et les truands qui va dégénérer en polémique sur les problèmes des chauffeurs de taxi exploités par les syndicats. Les policiers qui ne supportent pas que les riches ne paient pas leurs PV…Bref, c’est drôle, pathétique, et incroyablement bien écrit. Si vous ne connaissez pas encore l’auteur foncez les yeux fermés car des heures de bonheur de lecture vous attendent. A noter aussi pour la petite histoire, mais pas des moindres, que Donald Westlake a écrit beaucoup d’autres romans sous le pseudonyme de Richard Stark (avec cette fois ci un vrai truand vainqueur le dénommé Parker). Il fait donc dans ce roman une auto critique de lui-même, c’est grandiose !!
Kane chronicles (2/3) Le trône de feu - Rick Riordan
Caractéristiques :
Genre : Jeunesse / Fantastique
Format poche : 448 pages / 17,00 €
Résumé :
Apophis, le terrible Dieu serpent est sur le point de faire son retour pour détruire le monde. De leur côté, Carter et Sadie Kane ont entraîné des nouveaux sorciers descendants des pharaons, mais ils ne sont pas suffisamment puissants pour se battre contre la menace qui se profile à l’horizon, pas même avec leurs alters égos : Horus et Isis. Pour espérer triompher, il leur faudra retrouver le livre de Rê afin de libérer le premier et plus puissant de tous les Dieux d’Egypte : le Dieu du soleil. Dans un même temps, Carter cherche désespérément Zia, celle dont l’oushebti a fait battre son cœur, alors que Sadie devra choisir entre Walt qui subit la malédiction de Toutânkhamon et Anubis, le Dieu des morts. Heureusement, les deux frère et sœur pourront compter sur Bès, le Dieu des nains et bon ami de Bastet…
Avis :
Encore une fois, l’humour est omniprésent dans la suite des aventures de Sadie et Carter Kane. On redécouvre l’Egypte et ses divinités à travers plusieurs périples et combats. J’ai particulièrement aimé la deuxième partie constituée du voyage du Dieu du soleil au cours d’une journée, sous ses trois différentes formes. La complicité du frère et de la sœur est désormais telle que la narration est très drôle. Le lectorat visé reste cependant un peu plus jeune que celui de Percy Jackson (qui pouvait s’adresser aussi bien aux ados qu’aux adultes !). Le début du roman est un peu rapide, ce que l’on regrette, surtout que le livre est plus court que le précédent (en étayant son introduction, Riordan aurait pu prendre davantage le lecteur et nous offrir quelques pages en plus…). Enfin, on regrette que les aventures de nos deux héros ne perdurent qu’avec le dernier tome de cette super trilogie ! Reste à espérer qu’il trouvera un moyen de nous les ramener ! (un crossover avec Percy ? ^^)
Le réveil des créatures - John & Carole Barrowman
Caractéristiques :
Genre : Jeunesse / Fantastique
Format poche : 290 pages / 15,90 €
Résumé :
Matt et Emily Calder vivent avec leur mère depuis que leur père a disparu alors qu’ils étaient tout petits. Les deux jumeaux partagent un lien tellement fort qu’ils sont capables d’échanger leurs pensées sans qu’un seul mot ne franchisse leurs lèvres. Pourtant, c’est bien le moindre de leurs talents, car ils possèdent également la capacité de donner vie à ce qu’ils dessinent. Lorsqu’une mystérieuse société s’en prend à eux, leur mère les amène en Ecosse pour qu’ils profitent de l’éducation de leur grand-père paternel : Renard. Le vieil homme leur révèlera leurs ascendances extraordinaires, et les enjeux qu’ils incarnent dans la course vers Hollow Earth : un endroit secret où seraient pris au piège tous les monstres de la création…
Avis :
« Le réveil des créatures » est un roman jeunesse écrit par John Barrowman, extrêmement connu pour son rôle dans les séries britanniques Doctor Who et Torchwood (dont il est le héros)… et on doit lui reconnaître un certain talent d’écriture. Si la structure du roman manque de rythme : l’action est répartie sans pic dans tout le livre, il est à noter que l’écriture est simplement parfaite. C’est vraiment quelque chose d’important et de rare dans la littérature jeunesse, et c’est extrêmement appréciable. Si le sujet et les protagonistes sont plutôt destinés à un lectorat d’adolescent, l’écriture est suffisamment bonne pour plaire à un adulte ! De plus, la relation des jumeaux est touchante : tous les enfants qui ont eu des frères ou sœurs ont un jour rêver de pouvoir converser par la pensée, à l’abri du reste du monde. L’imagination de l’auteur (comme celle de ses personnages) est très foisonnante et nous offre un sujet original (qui rappelle un peu la série « Sanctuary ») où les dessins d’Em et de Matt donnent naissance à des créatures incroyables. Notons que la couverture du roman est magnifique et renforce l’idée d’une société secrète avec son sigle mythologique simple (le griffon) sur fond coloré. On a l’impression d’avoir un grimoire entre les mains ! En somme : une histoire qui m’aura bien plu malgré quelques lacunes rythmiques et qui, forte de chapitres courts et accrocheurs, ravira les adolescents férus de fantastique ! A quand la suite ? (Car oui, c’est un premier tome !)









