livre
Chocolat - Joanne Harris
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 388 pages / 16,00 €
Résumé :
Lansquenet est un petit village reclus où les décisions d’un chacun dépendent de l’approbation de Reynaud, le curé du village. L’homme en noir dirige ses ouailles comme un maire, poussant ses croyances dans un extrémisme effrayant. Lorsque Vianne, jeune mère célibataire, décide de s’installer avec sa fille Anouk, dans l’ancienne boulangerie pour ouvrir une confiserie, le curé ne le voit pas d’un bon œil. « Pour qui se prend cette femme qui ne vient même pas à l’église écouter ses sermons ? » Reynaud ne tardera pas à faire son possible pour retourner les villageois contre elle, transformant la boutique sympathique en maison du diable qui pousse les gens au péché en pleine période de carême… Heureusement, l’esprit ouvert de Vianne, sa gentillesse et sa bonne humeur lui vaudront également de nombreux amis : comme Guillaume, dont le vieux chien est également son meilleur ami, Joséphine la femme battue du propriétaire du bar, ou Armande, seule véritable ennemie du curé…
Avis :
Il me tardait de lire ce roman à la couverture si appétissante ! Petite frayeur lors des premières pages qui étaient pratiquement que du récit… Heureusement, après une dizaine de minutes, je suis accroché ! La qualité du texte est telle que l’on ne peut que s’immiscer dans la trame, au sein des aventures des différents personnages. Le roman est alternativement conté par Vianne, notre héroïne, et par le curé Reynaud, de sorte que les deux parties sont ouvertement présentées au lecteur. L’histoire décrit très rapidement une ambiance chaleureuse : les descriptions des différentes confiseries conçues par Vianne ne peuvent que mettre l’eau à la bouche (un roman à ne pas lire en période de carême… ou de régime !!!). La boutique du personnage fait rêver : il est de ces lieux comme le Central Perk de « Friends » où l’on se sent immédiatement chez soi. Du coup, impossible de ne pas entrer dans l’histoire. Le livre prône évidemment la tolérance et décrit de nombreux problèmes de société, ce qui le rend encore davantage réaliste…. Effrayant également, lorsque l’on réalise l’étroitesse d’esprit et les abus auxquels peut conduire l’extrémisme religieux. Le prêtre Reynaud est en réalité un personnage très effrayant qui s’attribue une juridiction quasi divine. Il est d’autant plus terrifiant que l’on sait qu’il existe des gens comme lui dans la réalité… Heureusement, l’humour des autres personnages diminue la tension de Reynaud dans l’histoire et rend le roman très agréable. Pas étonnant que le livre ait été adapté en film ! Et même si la fin m’a un peu déplu, je dois dire que « Chocolat » est un roman enchanteur avec un petit côté fantastique et un grand côté gourmand !
Avis par Audrey :
En me lançant dans la lecture, j’avais en tête le film du même nom avec Juliette Binoche et Johnny Depp en tête d’affiche : un classique que j’ai toujours voulu voir mais que je n’ai jamais eu l’occasion de visionner. C’est donc avec envie et curiosité que j’entame ce roman au nom ultra gourmant ! Tout de suite, je suis séduite par l’ambiance un peu mystique du livre, par ses personnages, tout particulièrement la petite Anouk, fraîche vive et innocente et Armande aussi, la vieille au caractère bien trempée. L’histoire est originale par son côté ésotérique, tout en traitant de sujets relativement communs : la tolérance, la différence, les croyances religieuses, le fanatisme… Ce que j’ai apprécié dans ce roman, ce sont les histoires d’amitié qui se nouent au-delà des conventions, la construction du récit avec double narrateur, mais surtout le sujet essentiel du livre : la gourmandise (avec les description des confiseries, pâtisseries… qui donnent l’eau à la bouche !). La lecture a donc confirmé mon envie de voir le film. Ce que je me suis empressée de faire, et autant vous dire que je n’ai pas été déçu… ni par l’un… ni par l’autre.
Coldtown - Holly Black
Caractéristiques :
Genre : Science-fiction
Format poche : 471 pages / 18,00 €
Résumé :
Les vampires ont vécu en secret pendant des centaines d’années, jusqu’à ce que l’un d’entre eux – un nouveau né – ne défie les règles en contaminant les villes sur son passage. Car lorsque le virus s’instille en vous après une morsure, s’ensuivent 88 jours durant lesquels la faim de sang se fait dévorante… Mais une seule goutte de sang humain vous transforme à votre tour en vampire. Personne n’a pu arrêter l’épidémie, des villes entières ont été changées en quarantaines : en Coldtowns. Tana est une lycéenne vivant dans une ville relativement tranquille, mais lorsqu’elle se réveille dans la baignoire d’un de ses amis qui a fait une fête assez arrosée, tout le monde est mort dans la bâtisse. C’est un véritable bain de sang. Seul son ex petit ami Aidan est attaché à un lit, infecté par l’une des créatures. A côté de lui, un étrange vampire est également prisonnier… A trois, ils vont fuir le massacre et tenter de rentrer dans la plus grande Coldtown du monde…
Avis:
Sur la 4ème de couverture, vous pouvez lire « Un ton acide et de l’humour noir au service d’un univers vampirique pas comme les autres »… Et l’intitulé ne ment pas ! Là où ce roman se démarque des autres livres de vampires, est qu’il le traite à la manière d’un virus (comme habituellement sont contées les sagas de morts-vivants à la « Resident Evil »). Le genre bascule donc du fantastique à la science-fiction. Le thème est alors nouveau et parle de vampirisme comme d’une maladie qu’il est difficile à enrayer. Rien que cette idée était novatrice et géniale ! Mais la qualité d’écriture est également au rendez-vous ! Le texte est cynique mais très fluide. L’auteur parvient à décrire un univers tout à fait concevable et la narration parsemée de chapitres flash-back est très bonne ! Personnellement, j’ai adoré la première partie : le « road trip » qui conduit Tana et ses compagnon vers Coldtown. Les personnages sont très bien conçues : ni trop courageux, ni trop vertueux, encore une fois très réalistes. Et même s’il est question de romance, elle ne prend pas le pas sur la trame principale (ce qui est malheureusement souvent le cas en bit-lit). Bref : j’ai adoré ce roman qui parvient à remettre au goût du jour un thème qui avait été vu et revu. A lire !
Vent de glace - Patricia Cornwell
Caractéristiques :
Genre : Policier
Grand format : 416 pages / 21,50 €
Résumé :
Une paléontologue solitaire disparaît mystérieusement alors qu’elle effectuait des fouilles au fin fond du Canada. Parallèlement à cela la célèbre Kay Scarpetta reçoit une vidéo lui laissant penser que cette femme s’est faite tuée. Peu après, elle doit s’occuper de repêcher un cadavre de femme dans le port de Boston et va se demander si les 2 affaires sont liées et s’il ne s’agit pas d’un tueur en série. Il semblerait en effet que certains éléments dans plusieurs affaires non résolues ouvrent une nouvelle piste avec ces nouveaux cadavres.
Avis par Lolo :
Fidèle lectrice de Patricia Cornwell, ses 5 derniers romans m’avaient déçue tant et si bien que je m’étais jurée d’arrêter de lire les suivants. J’ai quand même voulu faire l’effort pour voir si elle s’était ressaisie, mais malheureusement, je trouve que celui-ci n’échappe pas à la règle. Toujours pareil, tout tourne toujours autour de Kay Scarpetta (qui doit avoir un ego surdimensionné, à force !). Son entourage ne varie pas non plus : son mari Benton présent mais distant toujours profileur au FBI. Sa nièce Lucie toujours hackeuse, rebelle, ne sachant plus quoi faire de son argent et l’inspecteur Pete Marino un des seuls finalement à évoluer mais qui devient au fil des romans de plus en plus déjanté. Pourtant l’histoire commençait bien avec une intrigue plutôt originale qui hélas s’essouffle vite. On tombe alors dans des descriptions médico-légales si poussées qu’il faudra bientôt le même doctorat que Kay Scarpetta pour y comprendre quelque chose. Mais ce que je n’apprécie guère, c’est que le dénouement est trop facile. En effet celui-ci survient trop rapidement comme par miracle, dans les dernières pages. Dommage car on est loin des Cornwell du début. Espérons que ce passage à vide ne dure pas.
La paille dans l'oeil de Dieu - Larry Niven & Jerry Pournelle
Caractéristiques :
Genre : Science-fiction
Format poche : 697 pages / 10,50 €
Résumé :
Les Humains se sont implantés sur de multiples planètes. En effet, une double technologie leur permet d’effectuer des bonds d’un système à l’autre. Alors qu’il revient d’une zone de combat, le vaisseau Mac-Arthur rencontre un objet extraterrestre. Le premier signe d’une quelconque forme de vie intelligente en plus de l’humanité. Son pilote est mort, mais le point d’origine de la sonde n’est pas difficile à déduire… La noblesse Humaine envoie donc un comité de rencontre, entouré d’un cortège militaire. Rien ne pouvait préparer les Humains au mode de vie et au développement des Pailleux. Les aliens sont divisés en plusieurs castes, qui semblent évoluer en symbiose sans problème. Pourtant, certains mystères planent sur l’espèce extraterrestre. Et de la même façon, les Hommes sont récalcitrants à l’idée de dévoiler une technologie qui permettrait à leurs nouveaux amis de se répandre dans l’univers…
Avis :
« La paille dans l’œil de Dieu » est typiquement le genre de science-fiction que j’adore ! Pour preuve : il m’a fallu 48h pour dévorer un peu moins de 700 pages (et pourtant, juré, j’ai un vrai travail et une famille ! ^^). Par là, j’entends que les auteurs ont une écriture fluide et ont su créer des personnages assez attachants (certains sont simplement hilarants). L’histoire est passionnante : on en apprend plus sur une civilisation complètement différente de la nôtre, sans que le texte soit lourd ! De la même façon, la partie militaire est relativement limitée au profit d’une inspection « anthropologique » de la nouvelle espèce. Le retour sur Terre traîne en longueur sur quelques pages, mais le reste se lit sans problème ! On remarque également un élément rare : le lecteur apprend la « Vérité » avant les personnages principaux (chose qui normalement se fait en même temps). Tout le long du roman, on se demande quelle va être la fin (donc un bon point pour le suspense !). Bref : j’ai simplement adoré ! Je dis OUI à ce genre de SF fluide et passionnante !
Hypérion (1/2) - Dan Simmons
Caractéristiques :
Genre : Science-fiction
Format poche : 282 pages / 15,00 €
Résumé :
La situation est tendue sur Hypérion où la guerre s’apprête à faire rage. Sept personnes aussi différentes que possible se retrouvent embarquées dans un pèlerinage vers Hypérion. Tous semblent avoir un lien avec le gritche, une créature aux pouvoirs incroyables vivant en dehors du temps et qui est l’objet d’un culte mystérieux. Il se pourrait bien que tous aient eu à un moment ou un autre un contact avec le monstre… Chaque protagoniste profitera du voyage vers Hypérion pour conter sa propre histoire. Car chacun d’entre eux a déjà visité la planète, et chacun a une raison bien précise pour y retourner une dernière fois… Le premier est un prêtre qui a connu une civilisation asexuée vivant en symbiose avec des créatures issues du temple du gritche. Le second est un ancien mercenaire qui a atterri accidentellement sur Hypérion. Le troisième est un poète célèbre dont la muse était le gritche en personne…
Avis :
« Hypérion 1 » est le premier tome d’une grande saga comptant huit volumes. L’imagination de Dan Simmons donne lieu à une vraie Science-fiction. A comprendre ici : des passages très précis, un texte parfois un peu lourd… Mais également une richesse incroyable d’informations et de civilisations ! Il m’a fallu une vingtaine de pages pour réellement entrer dans le roman. Mais dès que le premier récit commence (celui du prêtre), l’immersion est totale ! Le thème est à la croisée entre « L’aube de la nuit » de Peter Hamilton pour l’organisation de l’Hégémonie et le « Dune » de Franck Herbert pour ses descriptions des peuples aliens. L’écriture est très bonne et l’auteur parvient à donner à chaque protagoniste sa propre voix. Seul petit bémol inhérent à la SF : il est difficile de s’attacher particulièrement aux personnages… Ce tome n’est qu’une moitié et ne donne lieu qu’à trois « histoires » fondues dans la trame principale, le lecteur attend donc de nombreuses réponses ! (L’opus ne se suffit pas à lui-même). Le mystère reste entier et l’on ne peut s’empêcher de s’interroger sur la créature mystique qu’est le gritche ! Il me tarde de connaître la suite.
Autobiographie d'une courgette - Gilles Paris
Caractéristiques :
Genre : Roman
Format poche : 265 pages / 4,90 €
Résumé :
Icare, dit la Courgette, vit seul avec sa mère. Son père est parti avec une poule (comprenez « une autre femme », là où la courgette comprend une volaille), quant à sa mère, depuis son accident, elle est accaparée par la télévision et la bière. Alors qu’il joue avec l’arme de sa génitrice dans l’intention d’abattre le ciel, responsable de tous ses maux, un drame se produit et la Courgette tire sur sa mère… Retrouvé par Raymond, un gendarme au grand cœur et après un passage devant un juge clément, la Courgette intègre un foyer. Il y découvrira l’affection et la réelle amitié. Mais son plus beau cadeau reste encore l’arrivée de Camille, son « ange ». La vie n’est plus du tout la même, mais difficile de dire si elle est meilleure ou pire… Une chose est certaine : elle est forte en émotions.
Avis :
Avant de commencer le roman, j’avais fait promettre à Gilles Paris que je n’entamerais pas une histoire qui se finissait mal… Il a tenu parole et m’a permis de découvrir un livre magnifique. L’ambiance de l’histoire, et le style de l’écriture m’a rappelé « Tout ce que Joseph écrivit cette année là » de Patrick Cauvin. L’auteur ici parvient parfaitement à incarner la Courgette et à retransmettre le mode de fonctionnement et de penser d’un enfant de cet âge. L’effet nostalgique est garanti ! L’écriture est fluide, légère et vraiment très drôle. Les personnages sont quant à eux extrêmement touchants : Icare est un jeune garçon que la vie n’a pas épargné mais qui a sauvegardé son innocence initiale. Raymond, le gendarme est un homme au grand cœur, tout comme chacun des « zéducateurs » qui travaillent au foyer et font preuve d’une dévotion hors du commun. La trame est triste par moment, belle à d’autres, toujours vraie. L’histoire, plutôt que de miner le moral, donne au contraire du baume au cœur. Ce roman est émouvant, drôle et touchant… Tout simplement brillant.
Au pays des kangourous - Gilles Paris
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 288 pages / 18,00 €
Résumé :
Simon petit garçon de 9 ans vit dans un bel appartement parisien avec ses parents. Son papa Paul écrivain s’occupe de tout car la maman qui travaille pour Danone est de plus en plus absente pour raisons professionnelles et à été récemment envoyée en mission « Au pays des kangourous ». Malgré tout le couple bat de l’aile depuis un moment déjà. Il y a aussi Mona la mère de Paul qui n’apprécie pas vraiment sa belle-fille et qui est très présente pour son petit-fils. Un matin au réveil Simon entre dans la cuisine et trouve son papa recroquevillé dans le lave-vaisselle, le regard perdu dans le vague. Simon se demande alors ce qui arrive à ce papa qui est tout pour lui.
Avis par Lolo :
Il y a tellement de choses à dire de ce magnifique roman que je ne sais par où commencer. Tout d’abord c’est le petit Simon 9 ans qui parle et qui nous touche et nous émeut avec sa façon de voir les choses et de les ressentir avec ses yeux d’enfants. Son papa ne va pas bien et doit partir se reposer et se soigner car ce mal horrible qui le ronge est la dépression. Mais Simon se demande dans un premier temps ce qu’il a bien pu faire et si ce n’est pas à cause de lui que son papa va mal et que sa maman reste en Australie. Heureusement Simon est bien entouré. Par Mona et ses « copines » appelées les « sorcières » qui vont s’évertuer à lui changer les idées et surtout par Lily une enfant pas tout a fait comme les autres qu’il va rencontrer à la maison de repos où se trouve Paul. Elle va lui dire la vérité sur ce que traverse son papa et va ainsi l’aider à mieux comprendre ce qu’il vit. Lily (jeune autiste) est comme une petite fée et on se demande souvent si elle existe vraiment car elle disparaît aussi mystérieusement qu’elle apparaît. Tout est dit et fait de manière subtile sans jamais tomber dans le mélo ou le pathos. On a souvent envie de pleurer mais en même temps de rire tellement c’est écrit avec justesse et tendresse. D’ailleurs, ce qui est formidable, c’est que Simon ne juge pas mais nous fait partager ses émotions, comme ses craintes. Je suis persuadée que l’auteur connaît bien cette terrible maladie, pour réussir à en parler de cette manière. C’est un roman écrit avec le cœur, tellement beau et porteur d’espoir qu’il fait vraiment beaucoup de bien. Un petit bijou de lecture.
Grands boulevards - Tonie Behar
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 402 pages / 18,00 €
Résumé :
Doria cherche à être comédienne, mais à part quelques pubs qu’elle râle à faire, il n’y a pas grand-chose à l’horizon… Côté cœur, elle vient de réaliser que son Don Juan la trompait… Alors que rien ne lui sourit, elle décide de retourner chez son père Max, qui habite les Grands Boulevards de Paris. Elle y retrouve son neveu, qui vit également avec son grand-père et apprend à connaître le voisinage. Si tout le monde tourne autour de Max et de ses parties de Poker, c’est que l’homme, loin d’être sénile, a un don pour vivre la vie sans soucis et pour créer une atmosphère de détente… Mais voilà que la petite vie tranquille du quartier est menacée, lorsque la banque propriétaire de l’immeuble décide de vendre. La société générale prévient chaque locataire de son expulsion prochaine… Doria, prête à tout pour aider son père à protéger le lieu dans lequel il vit depuis plus de quarante ans, va monter une véritable armée pour sauvegarder plus qu’un immeuble : un art de vivre.
Avis :
J’ai mis quelques pages avant de rentrer dans l’histoire, car elle est contée de la même manière que les personnages vivent leur vie : directement et sans artifices ! Mais au bout de vingt pages, c’est l’immersion totale dans un quartier de Paris dont je n’aurais jamais suspecté l’existence. Il émane de ce roman une ambiance assez singulière et rare, genre de mélange entre un Melrose Place et une Auberge espagnole. Tout le monde se connaît, tout le monde se côtoie et les drames et les passions se mélangent. Les personnages sont remarquables et assez bien trouvés : Doria qui n’a pas encore trente ans et qui souhaite réaliser ses rêves avant de vivre une vie plus terre à terre, Max qui n’a jamais cessé de vivre cette existence de célibataire mais très heureux de voir sa famille débarquer chez lui, et Simon, le petit fils qui manque de motivation et voit à travers ses aînés des (mauvais) exemples. Les personnages principaux sont entourés d’un grand nombre de secondaires : ce sont les autres habitants de l’immeuble. Ils sont pittoresques et s’incluent parfaitement dans la trame, créant des histoires secondaires que l’on préfèrera presque à la principale, grâce à leur humour. L’écriture est vive et sans longueur, parfois un poil trop « bilingual people » pour un personnage de plus de 60 ans, mais après tout : Max est très jeune dans sa tête ! En somme : un très bon moment de détente !
Une saison en bikini - Mélissa de la Cruz
Caractéristiques :
Genre : Jeunesse / Roman
Grand format : 330 pages / 13,70 €
Résumé :
C’est l’été, ce qui est désormais synonyme de « Hamptons » pour Mara, Jacqui et Eliza ! Jacqui a passé l’année avec la famille Perry, en vue d’entrer dans l’université de New York, dont elle attend la réponse à sa demande d’équivalence. Quant à Mara, sa relation avec Ryan s’apprête à devenir parfaite : le beau jeune homme lui a proposé de passer l’été avec lui sur son bateau. En parallèle, elle a obtenu un boulot dans un des journaux les plus lus des Hamptons ! Eliza, quant à elle, fait un stage chez un grand stylist et poursuit sa passion des beaux vêtements en ajoutant sa touche, à la griffe du couturier. Si seule Jacqui est fille au pair chez les Perry durant l’été, cela ne signifie pas que les trois amies vont se perdre de vue ! Bien au contraire, elles auront besoin de leurs soutiens mutuels pour supporter les déconvenues de l’été !
Avis :
Ce troisième tome renoue avec le succès, en devenant mon préféré des trois premiers ! En effet, il y est moins questions d’idylles adolescentes (même si Jacqui parvient à sortir avec trois garçons en même temps… Chapeau ^^), mais davantage des rêves des trois jeunes femmes ! La famille Perry est plus au centre de l’histoire (avec la menace de divorce des parents) et l’on retrouve avec plaisir les bambins horribles du premier tome, qui ont bien grandi et sont devenus plus vivables ! De plus, l’immersion dans le monde du travail donne lieu à de nouvelles trames : Mara dans le monde du journalisme est une très bonne idée, quant à Eliza, elle nous fait découvrir l’univers sans pitié des stylistes et des mannequins. On reste sur une histoire légère sans prise de tête qui permettra aux ados de passer un bon moment autour de la piscine, en rêvant au succès et à la richesse de la jeunesse des Hamptons ! L’écriture de Melissa de la Cruz est toujours irréprochable, et je viens d’apprendre qu’elle a également écrit une saga fantastique (« Les vampires de Manhattan », toujours chez Wiz) qui pourrait plus correspondre à mes goûts !
Aliénor (2/2) L'alliance brisée - Mireille Calmel
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 484 pages / 20,90 €
Format poche : 573 pages / 7,60 €
Résumé :
1172. Henri Plantagenêt, roi d’Angleterre, n’est plus du tout l’homme qu’il fut jadis. Mari fourbe et trompeur, roi sans scrupule, père égoïste et menteur et ami infidèle, il s’attirera les foudres de ses proches comme des ses gens. Au temps de céder le trône à ses enfants devenus adultes, il refusera de perdre son précieux statut, n’hésitant pas ainsi à provoquer une guerre de générations entre lui et ses propres fils. Aliénor (la reine) et Loana de Grimwald, se joindront à ses derniers afin de destituer Henri. Mais la bataille ne sera pas sans danger : beaucoup sont ceux qui y perdront ou devront faire de grands sacrifices…
Avis par Audrey :
Un Calmel à la hauteur de mes attentes ! J’adore les livres de cette auteure et celui-ci ne fait pas exception. C’est à la fois un roman d’aventures, d’amour, d’amitiés, d’Histoire, de passions, de guerres et d’épées, de magie (pouvoirs de Prêtresse…) et de contes (légendes Arthuriennes, références à Merlin l’enchanteur ou encore Robin des bois). Une œuvre complète dans les sujets qu’elle traite et les émotions qu’elle nous fait éprouver. J’aime tout particulièrement me plonger dans cette époque moyen-âgeuse, avec tout ce qu’elle propose de rois et reines aux destins bouleversés, de coutumes ancestrales, de troubadours et leurs cansoumes, de passions contrariées par le Devoir… Un roman très bien mené avec ce qu’il faut de rebondissements pour nous tenir en haleine tout du long. Je ne me lasse pas de lire les aventures d’Aliénor rédigées par la plume de M. Calmel que je suis pourtant depuis plus de dix ans maintenant (et dont la suite vient d’ailleurs de sortir chez XO Editions !).









