critique
Maudit karma - David Safier
Caractéristiques :
Genre : Roman
Format poche : 342 pages / 7,20 €
Résumé :
Animatrice de talk-show, Kim Lange est au sommet de sa gloire quand elle est écrasée par une météorite. Arrivée dans l’au-delà, on lui signale qu’elle a accumulé trop de mauvais karma dans sa vie. Elle a non seulement négligé sa fillette de 5 ans, puis trompé son mari mais a été une vraie peste pour son entourage. La sentence tombe, elle va se réincarner en fourmi ! Mais le plus terrible c’est qu’elle va voir son ancienne meilleure amie Nina la remplacer auprès de son mari. Elle va devoir remonter l’échelle des réincarnations si elle veut essayer de regagner sa place parmi les humains. La route va être longue et semée d’embûches pour Kim qui va devoir changer radicalement de caractère si elle veut s’en sortir.
Avis par Lolo :
Un sujet original traité de manière drôle et légère. En effet, la réincarnation est un concept fascinant. L’auteur s’est donc amusé à nous raconter les différentes vies réincarnées de Kim. D’abord en fourmi avec tout ce que cela comporte comme situations amusantes mais surtout terrifiantes. En effet ayant été humaine Kim va alors réaliser à quel point la vie d’une fourmi tient à pas grand-chose. Mais ce qui est mené avec brio c’est la transformation de l’état d’esprit de Kim au fil de ses diverses réincarnations. Elle va percevoir les choses et les personnes de manière différente. De désagréable et complètement imbue d’elle-même au départ, ces métamorphoses successives vont l’interpeller. C’est divertissant et émouvant à la fois. Les dialogues quand Kim est réincarnée sont vraiment comiques. Le but du livre est de nous faire réfléchir sur la vie qui passe si vite et sur ce que nous en faisons. Il faut de temps en temps quelques rappels à l’ordre pour réaliser que notre situation pourrait être pire et que souvent le bonheur est à porté de main. Ce roman nous aide à ne pas l’oublier.
Femmes de l'Autremonde (3/ ?) Magie de pacotille - Kelley Armstrong
Caractéristiques :
Genre : Fantastique
Format poche : 544 pages / 8,00 €
Résumé :
Depuis la mort de sa mère Eve, adepte de la magie noire, Savannah vit avec Paige, une sorcière chef de son convent depuis la mort de sa propre mère. Dur de se retrouver avec une ado à charge, pourtant les choses ne se passent pas trop mal et Paige profite de la fougue et du talent de Savannah en magie pour tenter de faire évoluer la philosophie de son convent… Mais les problèmes retrouvent les deux sorcières lorsque Léah, la demi-démone qui avait assassiné la mère de Paige s’associe aux pouvoirs d’une cabale afin d’obtenir la garde de Savannah. Délaissée par son convent qui ne voit pas d’un bon œil d’avoir récupéré la fille d’une sorcière pratiquant la magie noire, Paige n’aura d’autres choix que de faire confiance à un mage jurant être avocat. Le très professionnel Lucas est pourtant le fils de la plus puissante des cabales… Alors souhaite-t-il réellement aider Paige et Savannah ? Ou n’est-ce qu’une machination pour tromper les deux sorcières ?
Avis :
Une réussite ! Au lieu de suivre Elena Michaels, la seule femelle loup-garou qui nous avait conté ses aventures dans les deux premiers tomes de cette saga « Femmes de l’Autremonde », c’est sur Paige que l’objectif est tourné. J’ai beaucoup aimé le rapport entre Paige et Savannah : une relation pas simple qui oscille entre mère/fille et amies. Paige, de même qu’Elena (mais c’est un trait de caractère propre aux héroïnes de Kelley Armstrong) est une personne très forte, parfois un peu cynique mais relativement optimiste. Son amour pour Savannah est touchant, et on sent qu’elle cherche un peu à transposer la relation qu’elle-même avait avec sa mère. La trame est assez bonne et signe le retour de Léah l’opportuniste. Elle est également l’occasion d’en apprendre plus sur les cabales et les semi-démons (une ouverture sur de prochains tomes ? Probablement). Aucune longueur et l’écriture est parfaite et fluide. La romance n’est pas au centre de l’intrigue mais s’intègre parfaitement. Lucas est un personnage assez complexe, mais j’aime beaucoup son calme et son doigté. Il est réfléchi et cela contraste bien avec le caractère impulsif des sorcièrs. Avec sa saga, Armstrong parvient à créer des histoires qui se ramifient et nous offrent toujours des personnages attachants. On aime réellement entrer dans cet univers surnaturel. Tous les ingrédients du succès !
La BD de Soledad
Résumé :
Voici une compile des planches de BD de Soledad publiée dans le ELLE Magazine depuis Mai 2012. Avec humour et légèreté, Soledad répond à des questions essentielles telles que : « C’est quoi une fille « bonne » ? », « Votre mari vous laisse sa carte bleue, vous achetez quoi ? », « Pourquoi faut-il faire un régime avant l’été ? », et bien d’autres sujets encore…
Avis par Audrey :
Depuis des années, je suis une grande fan du travail de Soledad, de son humour décalé et bien senti. Comme beaucoup de lectrices de ELLE, je me régale à lire ses planches de BD chaque semaine. C’est donc avec un grand plaisir que j’ai lu cette super compile absolument hilarante. J’adore ces dessins simples mais drôles et les sujets qu’elle aborde : loufoques, mais qui font tout de suite écho à notre vraie vie. Bref, une BD à se procurer d’urgence pour une tranche de fou rire garanti. Si comme moi vous êtes Soledad-addict, vous aurez peut-être le plaisir de lire votre compile en dégustant un thé dans une tasse dessinée par Soledad herself !
Zoo - James Patterson & Michael Ledwidge
Caractéristiques :
Genre : Policier
Format poche : 368 pages / 22,00 €
Résumé :
Qu’est-il arrivé pour que soudain les animaux sauvages mais aussi les domestiques deviennent d’une férocité sans limite à l’encontre des hommes ? Partout à travers le monde les cas se multiplient de personnes attaquées par leur chien ou lors de simples safaris en Afrique. Une seule personne semble consciente de l’imminence du désastre. Il s’agit du biologiste Jackson Oz qui essaie en vain depuis plusieurs années de prévenir ses pairs, en ayant toute une théorie sur ce qu’il appelle le CHA : Conflit Humano Animal. En effet la planète toute entière ne sera bientôt plus qu’un vaste zoo contrôlé par les animaux, sans protection aucune pour l’Homme. Dès lors, le compte à rebours de l’apocalypse vient de commencer…
Avis par Lolo :
C’est la première fois que j’ai l’occasion de lire cet auteur et j’ai adoré ! C’est bien simple j’ai dévoré le livre je n’ai pas pu poser. Le sujet catastrophe que représentent les animaux contre les hommes est original dans sa conception. Le roman se compose de 4 grandes parties avec des chapitres bien aérés, qui nous amènent progressivement au cœur de l’intrigue. La montée en puissance de l’agressivité des animaux est terriblement réaliste ainsi que le comportement de la plupart des humains face à un tel événement. Le personnage principal Oz est criant de vérité. Il y a bien sûr beaucoup d’autres individus qui gravitent autour de lui, mais très bien intégrés au fil du roman, ainsi que les faits qui se produisent en simultané de par le monde. On est complètement dans l’histoire dès le début et on tremble avec les protagonistes. C’est écrit de telle façon que James Patterson arrive à nous convaincre qu’une telle situation pourrait bien se produire si nous n’y prenons pas garde. Bref, un suspense haletant du début à la fin mené avec brio. Je vais dans la foulée me plonger avec joie dans un autre roman de Patterson tant celui-ci m’a plu.
L'encre et le sang - Franck Thilliez & Laurent Scalese
Caractéristiques :
Genre : Policier
Format poche : 118 pages / 2,90 €
Résumé :
William Sagnier est bien décidé à se venger de ceux qui lui ont volé son manuscrit et en ont fait un best seller. Il s’agit de Cassandra son ex amante et de Jack Malcombe (nouvel amant de cette dernière) qui l’on détruit et se sont réfugiés à Hong Kong. William décide de s’y rendre pour les tuer. Hélas ce n’est pas si simple. Dépité, il erre dans les bas fonds de la ville quand soudain elle est là et semble l’appeler, une vieille machine à écrire aux pouvoirs magiques. En effet, tout ce que l’on tape se réalise… Cependant il manque la lettre « G » et il faut alors ruser pour n’employer que des mots où elle n’apparaît pas à commencer par le nom de William qui de Sagnier va devenir Sa. William comprend alors qu’il tient l’instrument de sa vengeance et que ceux qui l’ont humilié et bafoué vont payer.
Avis par Lolo :
Cette petite nouvelle écrite à 4 mains par 2 excellents auteurs de thrillers ne pouvait que donner un super roman. J’ai adoré le thème essentiel à savoir : que ferions nous si un tel pouvoir nous était donné. Si nous avions la chance de voir ce que nous écrivons se réaliser l’utiliserions nous à bon escient ? Ou alors n’en profiterions nous pas aussi pour régler nos comptes et faire payer ceux qui le mérite ? Cette histoire est à mi-chemin entre le polar et le fantastique et nous tient en haleine du début à la fin. Ca déroule et on ne s’ennuie pas une seconde, on va de rebondissements en rebondissements. Quel est le véritable maître de cette mystérieuse machine à écrire ? Les personnages ne sont pas du tout sympathiques et pour cause ! De plus on ressent bien toute la magie et le mystère d’une des villes les plus fascinantes d’Asie à savoir Hong Kong. Nous sommes nous aussi transportés au cœur de cette stupéfiante mégalopole pour notre plus grand bonheur. La fin de l’histoire en surprendra plus d’un ! Thilliez et Scalese, une belle association à réitérer !
Une histoire d'hommes - Zep
Résumé :
A l’époque, ils étaient un groupe de rock prometteur. Aujourd’hui, Sandro a réussi à percer dans le domaine de la musique, mais il a perdu son fils et sa femme est en dépression depuis. Les autres se sont reconvertis, tous avec leurs problèmes et leurs réussites propres. Sandro les invite tous à passer un week-end dans son manoir. C’est l’occasion de se rappeler l’amitié, de faire un bref bilan, et même pour certains : de faire des choix qui changeront le reste de leurs vies…
Avis :
Zep s’essaie dans un genre tout à fait nouveau. Pour avoir suivi ses œuvres précédentes, avec (pour les plus marquantes) : Titeuf, mais également la saga « Happy » pour un public plus âgé, j’étais forcément intéressé et curieux de voir ce que le célèbre dessinateur nous réservait… Et effectivement, j’étais pour le moins surpris : les dessins sont les mêmes, on retrouve la griffe de Zep, mais le scénario est une histoire à part entière. On aurait presque pu en faire un roman ! L’auteur nous entraîne dans une trame adulte, touchante par moment et très déprimante parfois : la vie, la vraie quoi ! Le scénario est très bien mené : l’histoire est entrecoupée de flashbacks qui nous permettent de mieux saisir les relations des personnages… Bref : une réussite pour ce nouveau genre de l’auteur.
J'aime pas les autres - Jacques Bertrand
Caractéristiques :
Genre : Roman
Format poche : 122 pages / 6,60 €
Résumé :
Depuis sa prime jeunesse, les autres n’arrêtent pas de mettre des bâtons dans les roues d’Anatole Berthaud. Sans leur existence, sa vie aurait pu être si heureuse ! A travers toute une série d’anecdotes plus drôles les unes que les autres, l’auteur nous donne son avis sur des choses aussi diverses et variées que la philosophie, le gruyère, le fait d’appartenir à un groupe et bien évidemment… les femmes ! Cependant il qualifie ces dernières « d’autres à part » étant donné la complexité qu’elles représentent.
Avis par Lolo :
J’ai tout d’abord choisi ce livre car le titre m’a bien plu. En effet, comme le disait si justement Jean-Paul Sartre « l’enfer, c’est les autres ». Voilà donc comment Jacques Bertrand voit ceux qui l’entourent à commencer par son père instituteur mais aussi les commerçants, ses copains, les officiers de l’armée… Mais il le fait de manière légère et amusante avec tellement d’autodérision qu’en fait c’est tout le contraire. Anatole nous fait partager sa vie comme si nous étions un ami à lui. Il se compare à un « clown-poète », qui sera en fait sa philosophie pour se sortir de situations parfois difficiles. Cette autobiographie est remplie d’humour et de finesse mais tous les sujets sont juste survolés. C’est plaisant mais cela manque de profondeur à mon goût. A noter les discussions imaginaires entre Sartre et Beauvoir qui agrémentent joliment le récit.
Hunger games (1/3) - Suzanne Collins
Caractéristiques :
Genre :Science-fiction
Format poche : 382 pages / 18,15 €
Résumé :
Katniss vit dans un des 12 districts : un territoire reposant sur les cendres des Etats-Unis et souffrant d’une oppression hégémonique de la part du Capitole. Pour asservir davantage les 12 districts, le Capitole met en place chaque année les Hunger games : les jeux de la faim. Deux personnes – les tributs – de sexe différent sont choisies au hasard dans chaque district afin de s’affronter à mort dans une arène géante établie sur un lieu choisi par les organisateurs. Cette année, Katniss et Peeta sont désignés pour le district 12. Le garçon semble bien amoureux de sa compagne, mais n’est-ce pas là une simple mise en scène pour s’assurer sa confiance ? Car une simple règle régit les Hunger games : seul le vainqueur survivra. La pitié n’a pas la place dans ce jeu cruel : les 24 tribus réunis n’ont d’autres choix que de tuer leurs ennemis… ou de mourir.
Avis :
Je dois dire que je n’apprécie pas, en général, lire les romans qui ont déjà une quantité de fans incroyable… De plus, aux premières lignes, le temps présent et la narration à la première personne m’ont rebuté… Et puis je me suis complètement immergé dans l’histoire ! Pas le choix en fait… L’écriture est excellente, l’imagination de l’auteure a réussi à mettre en œuvre un monde post apocalyptique où les plus faibles n’ont d’autre choix que de vivre selon les lois des plus forts. La critique de la téléréalité en elle-même est évidente et très réussie. Quant aux personnages, ils sont aussi différents que réalistes. Tour à tour, attachants ou révoltants. Peeta est mon personnage préféré : il a un grand cœur, et répond toujours présent. La relation qui unit Rue à Katniss, à la fois magnifique et tragique ne peut qu’émouvoir le lecteur. Car en plus de moments haletants de suspense et de combat, Collins parvient à transmettre des émotions avec une facilité déconcertante. Aucun doute que j’ai complètement quitté notre époque pour me retrouver juste derrière Katniss dans les Hunger Games, à craindre le prochain danger. Les sentiments que partagent (ou pas, d’ailleurs) Katniss et Peeta sont complexes : on n’est pas du tout sur une romance simple et irréaliste, mais sur quelque chose de très « pratique » et concret. Beaucoup plus fidèle à la réalité. En fait, le plus grand talent de l’auteure est certainement de réussir à nous faire croire à un tel monde. Les Hunger Games m’ont obnubilé tout le long des jours où j’ai lu ce roman… Bref : c’est un réel coup de cœur pour ce premier tome d’une trilogie qu’il me faut absolument finir ! C’est addictif !










