roman
Cinq jours - Douglas Kennedy
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 352 pages / 22,50 €
Résumé :
Laura et Dan vivent dans le Maine et sont mariés depuis une vingtaine d’années. Ils ont 2 enfants : Ben, artiste dépressif depuis sa récente rupture amoureuse et Sally, leur fille qui s’apprête à entrer à l’université. Laura est technicienne en radiographie mais depuis quelque temps, elle est de plus en plus affectée par la détresse de ses patients. Dan, au chômage depuis presque 2 ans ne lui est ni d’un grand soutien ni d’un quelconque réconfort. A 42 ans, Laura Warren sent qu’elle est à un tournant de sa vie car son couple n’est pas ce qu’elle en espérait. Son employeur lui propose alors d’assister à une conférence à Boston à sa place, histoire de lui changer un peu les idées et l’aider à prendre du recul. Elle accepte sans savoir que ces quelques jours vont bouleverser son existence.
Avis par Lolo :
Ce livre soulève bon nombre de questions quant aux choix que nous faisons dans la vie et notamment dans nos vies de couples. On pourrait dire : « c’est un beau roman, c’est une belle histoire… » Car finalement Laura n’a pas une vie si terrible que ça, elle est banale certes, mais la plupart des gens en sont là. Oui mais est-elle vraiment heureuse, ou bien vit-elle les jours les uns après les autres par habitude ? Laura est une femme authentique, mais elle a des attentes et va remettre en cause certaines choses afin d’y parvenir. Une rencontre peut parfois tout changer et nous faire entrevoir ce que serait le vrai bonheur : celui qui parle de l’âme sœur, de regarder à deux dans la même direction. Douglas Kennedy nous fait réfléchir à ce que sont les rapports conjugaux, au fait que nous n’avons qu’une vie et qu’il est important de ne pas la rater. Faut-il toujours se « sacrifier » ou au contraire se remettre en question quand l’amour se transforme en habitude ? L’écriture est très agréable et on a du mal à s’arrêter car somme toute il s’agit d’un récit sur 5 jours dans la vie des personnages. C’est raconté avec réalisme et pertinence et nous nous mettons inconsciemment ou pas à la place de Laura. Nous sommes responsables de nos choix encore faut-il avoir le courage de les assumer.
Le chevalier inexistant - Italo Calvino
Caractéristiques :
Genre : Roman
Format poche : 224 pages / 6, 60 €
Résumé :
Agilulfe des Guildivernes, est un soldat modèle, tellement parfait que tous les autres chevaliers le trouvent antipathique. Quelle n’est pas la stupéfaction de Charlemagne lorsqu’en passant ses troupes en revue, il constate que l’armure d’Agilulfe est vide ! Pourtant il existe bel et bien puisqu’il combat, donne des ordres et son avis à tout bout de champ et veille à ce que tout soit toujours parfait. Il va être affublé d’un serviteur nommé Gourdoulou, qui à l’inverse existe mais ne le sait pas vraiment. Va suivre alors tout un tas de péripéties auxquelles viendront se greffer d’autres personnages aussi rocambolesques que nos deux héros.
Avis par Lolo :
Avec ce volet, suite et fin de la trilogie « nos Ancêtres » d’Italo Calvino. Ce roman ne m’a pas autant emballée que les 2 autres. La trame est la même : partir d’un fait irréel inclus dans la réalité de l’époque. Le sujet n’est pas simple : bâtir tout un roman autour d’un personnage qui en fait n’existe pas et faire en sorte que l’histoire se tienne. On éprouve des sentiments contradictoires à l’encontre d’Agilulfe. Il nous fait peine car sa situation est compliquée. Il est toujours sérieux et c’est le preux chevalier par excellence. A l’opposé, nous avons le personnage de Gourdoulou qui est à l’extrême de l’absurde. Il traverse la vie sans se poser de questions et s’identifie à tout ce qu’il voit car il ne sait pas qu’il existe en tant que personne. Mais « heureux les simples d’esprit » car il ne pense qu’à profiter de l’instant en se moquant bien d’être parfois la risée des autres. Malgré des situations comiques et rocambolesques ce roman montre un certain pessimisme véhiculé par Agilulfe. Comme quoi, la vie ne serait finalement faite que d’apparences et de faux-semblants. A méditer.
Le baron perché - Italo Calvino
Caractéristiques :
Genre : Roman
Format poche : 400 pages / 7,70 €
Résumé :
Nous sommes en 1767 et étant l’aîné d’une noble famille de Ligurie, Côme Laverse du Rondeau dans sa douzième année voit son avenir tout tracé. Cependant suite à une altercation avec son père au sujet d’escargots qu’il refuse de manger, Côme va se réfugier dans les arbres en décrétant qu’il n’en redescendra jamais plus.
Avis par Lolo :
Deuxième volet de la trilogie « nos Ancêtres », c’est encore un conte philosophique bien fantaisiste qu’a écrit là Calvino. C’est dans la continuité du précédent (Le Vicomte pourfendu). On part de la situation improbable d’un enfant qui décide de vivre dans les arbres, à des faits logiques qui se déroulent en parallèle. Ce Baron n’est pas sans rappeler le « Candide » de Voltaire qui porte lui aussi un regard bien particulier sur la société de l’époque. Toute cette vie que le Baron va passer dans les arbres va se révéler riche d’enseignements. Il va nous faire voir le monde d’une toute autre façon, avec un certain recul et une certaine hauteur. Il va d’ailleurs rencontrer toutes sortes de gens très différents et même Napoléon ! C’est dire comme une telle vie paraît simple et facile….Tellement vrai. J’ai trouvé ce livre vraiment incroyable. C’est plein de situations drôles voire cocasses, on voudrait tellement y croire. C’est une belle leçon pour essayer de s’élever physiquement et spirituellement face au monde qui nous entoure. C’est aussi d’une certaine façon une manière de refuser de vieillir, que de grimper dans les arbres en décidant d’y rester jusqu’au bout. Un roman à lire et à relire rien que pour le plaisir.
Le vicomte pourfendu - Italo Calvino
Caractéristiques :
Genre : Roman
Format poche : 158 pages / 5,20 €
Résumé :
Parti lutter contre les Turcs, le vicomte Médar de Terralba chevalier génois est coupé en deux par un boulet de canon. Les médecins vont alors s’acharner à sauver une des 2 moitiés de ce corps au détriment d’ailleurs d’autres blessés moins endommagés. Que va-t-il alors se passer quand cette « moitié » va revenir sur ses terres ? Quelle vie va donc s’offrir au vicomte et surtout aux habitants de son vaste domaine ? Que dire, si jamais sa seconde moitié réapparaissait ?
Avis par Lolo :
Ce livre est le premier d’une trilogie consacrée à « nos Ancêtres » et qui relate des aventures qui se passent au 18°siècle. Tout d’abord, c’est le neveu du vicomte âgé d’une dizaine d’années qui sert ici de narrateur. Il en résulte alors une espèce de naïveté quand il raconte le comportement cruel de son oncle, mais à contrario quand de belles choses se produisent, il exulte littéralement. On part alors d’une situation complètement loufoque à savoir « un homme coupé en deux vivant parfaitement bien », qui s’intègre malgré tout dans un monde réaliste et implacablement logique. C’est un conte philosophique plein d’humour (noir parfois !!!) et de cynisme. On y voit par exemple des lépreux remplis d’une incroyable joie de vivre, mais « parqués » dans une ville qui leur est reservée. Ce vicomte est une belle leçon de vie qui nous explique qu’il y a toujours en nous 2 facettes : le bien et le mal. Tout n’est pas blanc ou noir et souvent il faut un drame pour s’en rendre compte. Il faut tout le génie de Calvino pour créer ce genre de situations farfelues avec des passages très drôles et bien sûr une morale à la fin…Que je ne vous dévoilerai pas !
Les anges s'en mêlent - Debbie Macomber
Caractéristiques :
Genre :Fantastique
Format poche : 224 pages / 16,00 €
Résumé :
Le soir du nouvel an, sur Time square, l’ambiance est à son comble. Quand sonnent les douze coups de minuit, Lucie et Aren, deux inconnus l’un pour l’autre vont être amenés à échanger un baiser. Tout aurait pu s’arrêter là, mais sentant bien que quelque chose se passe entre eux, ils décident de faire un peu plus connaissance. Cependant, quand la soirée touche à sa fin, la réalité les rattrape. Ce n’est pas le moment idéal pour Lucie de faire une rencontre. Ainsi, ils se fixent une semaine de réflexion avec à son terme, un rendez-vous au sommet de l’Empre State Building s’ils décident de se laisser une chance. Leur histoire n’était pas vraiment écrite comme ça : en effet, Shirley, Goodness, Mercy et Will, leurs anges gardiens ont un peu dérapé ce soir là… Ils n’auraient pas du se rencontrer si tôt alors que tant d’impératifs les poussent à se séparer. Les anges feront alors tout ce qui est en leur pouvoir pour aider le jeune couple à se retrouver.
Avis par Audrey :
C’était pour moi un grand plaisir de découvrir un nouveau livre de Debbie Macomber dont j’avais adoré un de ses romans publié aux éditions Charleston : « La maison d’hôtes ». Cependant, dès les premières pages, j’ai été plutôt surprise. Je ne m’attendais pas à un registre fantastique, du moins pas aussi prononcé avec des anges commandés par Gabriel… Cela étant dit, après l’étonnement est venu le plaisir de lire l’histoire de la rencontre entre Lucie et Aren qui se passe dans une ambiance très particulière (le nouvel an, esprit de fêtes, environnement chaleureux). J’ai apprécié le récit de la romance entre les deux personnages, même si à mon sens c’était quelque fois un peu trop « romantique » justement. La chose avec laquelle j’ai eu un peu plus de difficulté est l’aspect fantastique qui enlève toute vraisemblance à l’histoire. Toutefois j’aimerais noter un point qui me parait important : en quatrième de couverture, on peut lire « un roman romantique plein d’espoir digne des plus beaux miracles de Noël ». Et je pense en effet que ce roman peut avoir un véritable charme s’il est lu au moment des fêtes de fin d’année, avec toute la magie qui entoure ces soirées hivernales…
La maison de la nuit (1/?) Marquée - PC Cast & Kristin Cast
Caractéristiques :
Genre :Jeunesse /Fantastique
Format poche : 336 pages / 7,30 €
Résumé :
Zoey est une lycéenne normale, qui essaie désespérément de larguer son petit copain Heath, qui ne pense qu’à boire et fumer de la marijuana, et de plaisanter avec sa meilleure amie pour supporter sa mère dont l’attitude est déplorable depuis qu’elle s’est remariée… Mais les choses se compliquent lorsqu’un jeune homme la marque… la condamnant à devenir un vampire, ou à mourir. Elle suit donc le seul chemin qui peut lui permettre de survivre, et se présente à la maison de la nuit, où elle suivra des cours qui la prépareront à devenir vampire. Mais elle n’est pas comme les autres élèves… Sa marque est tellement prononcée que l’on dirait une véritable vampire, quant à ses capacités magiques, elles ne sont pas celles d’une première année. Tout cela ne lui fera pas que des amis… Pourtant, elle se trouvera une véritable place et débutera sa nouvelle vie.
Avis par Jake :
Pas étonnant que cette saga ait conquis des milliers de jeunes : elle réunit toutes les caractéristiques qui peuvent en faire un succès ! L’écriture est fluide, très légère et complètement adaptée aux ados. Le personnage principal, loin d’être faible, s’affirme et se pose en jeune femme forte (à la limite de l’arrogance parfois) qui ne se laisse pas faire (ce qui change des pauvres victimes !). La trame avance vite et ne connaît pas de lenteur. Elle embarque immédiatement son lecteur dans le monde de la magie et des vampires, présentant une nouvelle version des suceurs de sang, qui se rapproche plus d’un « Harry Potter » avec son école spécialisée, et ses différentes années d’étude. Je regrette un peu que Zoey soit immédiatement la plus forte, l’élue dans toute sa splendeur (cela paraît parfois un chouïa exagéré)… mais j’ai apprécié les caractères affirmés des amis qui ajoutent un plus à l’histoire. De même, la romance est traitée sans oblitérer le reste des événements, ce qui est très appréciable ! Reste que malgré de nombreux rebondissements, le lecteur en veut plus… Ce qui est bien vu puisque la saga compte déjà plus de 10 opus… Bref, une réussite qui comblera tous les ados !
La liste de mes envies - Grégoire Delacourt
Caractéristiques :
Genre : Roman
Format poche : 192 pages / 6,90 €
Résumé :
Jocelyne dite Jo est mercière à Arras. Elle est mariée à Jocelyn et ont 2 grands enfants plus un bébé mort né. Ce deuil à changer leurs rapports et quand Jocelyn est devenu méchant Jocelyne a subi sans rien dire. Elle est restée donc et avec le temps le couple semble assez bien cohabiter. Elle a ouvert un blog sur la dentelle qui est énormément suivi et a 2 amies sincères, les jolies jumelles de la boutique voisine. La vie suit son petit bonhomme de chemin jusqu’au jour où entraînée par les jumelles elle remplit elle aussi une grille de loto. Tout va basculer car elle devient d’un seul coup l’unique gagnante de plus de 18 Millions d’euros…
Avis par Lolo :
Un roman vrai du début à la fin. Les personnages sont proches de nous, on a l’impression de les connaître. Ils ont une existence toute simple avec des rêves et des envies. Il y a deux grands thèmes abordés dans le livre. D’abord celui du couple qui doit surmonter une épreuve terrible qu’est la perte d’un enfant et celui du gain incroyable au loto. Jocelyne est d’emblée sympathique et attachante alors que son mari n’a pas du tout le même niveau qu’elle. Pourtant leur couple dure. Alors est-ce par habitude, lassitude qu’ils continuent leur petit train-train ? Sont-ils heureux ainsi ? Quel va être l’impact du jackpot du loto dans leur existence ? On se voit bien à la place de Jocelyne faisant nous aussi « la liste de nos envies » si une telle chose nous arrivait. Alors se pose la vraie question : « l’argent fait-il le bonheur ? ». Quelles seront les conséquences dans leur quotidien ? Le bonheur n’est-il pas synonyme d’effort, et de plaisirs simples ? Le roman donne une vision réaliste sur ce qui compte vraiment dans la vie et sur les choses les plus précieuses qui ne peuvent s’acheter.
Et soudain tout change - Gilles Legardinier
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 384 pages / 19,50 €
Résumé :
A quelques mois du Bac, Camille et sa bande qui comprend Léa son amie de toujours, Axel, Léo, Marie et Tibor pour ne citer qu’eux, ne savent pas encore vraiment ce que l’avenir leur réserve. Ils ne se doutent pas que l’équilibre tient à peu de chose et que le destin va mettre leurs nerfs à rude épreuve. Pour l’instant, demain se résume à passer le Bac et profiter avec toute leur énergie des délires, des fous rires mais aussi des doutes et des déconvenues liés à cette période de la vie bien particulière qu’est la fin de l’adolescence.
Avis par Lolo :
Encore une fois Gilles Legardinier nous comble avec ce roman. C’est admirable et vraiment incroyable cette faculté qu’il a, à se mettre dans la peau des personnages. Cette fois ci, il devient littéralement Camille, jeune fille de terminale qui ne cesse de se poser tout un tas de questions sur sa vie, sur l’amitié et aussi bien évidemment l’amour. C’est vraiment bluffant et criant de vérité. Les personnages, qu’ils s’agissent des ados ou des adultes, sont attachants et bien réels. On ne peut s’empêcher de se rappeler cette époque où l’insouciance était le maître mot. C’est aussi la période des grandes questions philosophiques, le moment où l’on se projette dans le futur. L’auteur arrive à nous faire passer du rire aux larmes en un rien de temps. C’est touchant sans pourtant tomber dans le « mélo ». Les sujets les plus graves sont abordés mais de manière subtile et en les positivant. Toujours de façon à voir le « verre à moitié plein ». Une histoire magnifique, belle et émouvante comme on aimerait en lire plus souvent. Monsieur Legardinie,r vos livres agissent sur le moral comme de puissants anti-dépresseurs avec des effets secondaires magiques ! Un vrai rayon de soleil à travers ce début d’automne.
Avis par Jake :
Un livre qui ne peut que toucher son lecteur. J’ai personnellement trouvé des ressemblances entre le style d’écriture de Legardinier et celle du fantastique feu Patrick Cauvin. Peut-être est-ce dû au fait que le personnage principal de ce roman est une adolescente ? Le ton est très optimiste, bien que l’auteur se lance tout de même sur un terrain délicat : la fin de l’innocence, la mort, les interrogations sur le futur… Certains passages sont simplement hilarants ! Et cela est certainement dû au fait que l’écriture est très bonne et imagée. On voit donc complètement les scènes se dérouler devant nos yeux. J’ai adoré la relation de Camille avec ses amis, c’est le rêve de chaque ado d’avoir un groupe de copains soudés comme ceux là. Sa relation avec sa famille est très fidèle à ce qui peut arriver à tout un chacun, c’était très « juste ». Cependant, la trame est également très triste, puisqu’elle traite de la maladie (grave) chez des jeunes. Difficile pour un sentimentaliste comme moi ! ^^ C’était le premier roman de l’auteur qu’il m’ait été donné de lire (et on me l’a garanti, également le plus triste), et je renouvellerai bien volontiers l’expérience, en espérant que ses autres œuvres contiendront le même état d’esprit positif, la même légèreté et le même entrain pour la vie…
Avis par Audrey :
Un livre qui trouvera un écho en chacun de nous. D’abord, parce qu’il évoque les années lycée d’un groupe de copains, les premières amours, les premières prises de conscience, les premières trahisons… Mais aussi parce qu’il renvoie aux sentiments vrais, à ce que la vie peut nous réserver de meilleur mais aussi de pire. Il nous apprend de façon plus éloquente que ce dont on a l’habitude, que la vie est précieuse, que chaque instant est important, et qu’il ne faut pas attendre d’être au pied du mur pour en prendre conscience. On observe une dualité dans la lecture du roman : à mon sens, une première partie complètement hilarante (j’ai rarement autant ri en lisant un bouquin !), et une seconde partie plus dramatique, tout en restant cependant optimiste… Mais il faut bien le dire : nettement moins drôle ! Peut-être est-ce justement un stratagème de l’auteur qui vise à montrer à son lecteur que dans la vie, tout peut basculer du jour au lendemain, et comment on peut être poussé à grandir d’un coup… Un livre émouvant, touchant, qui nous fait à proprement parler, passer du rire aux larmes.
Le pays du nuage blanc - Sarah Lark
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 643 pages / 23,95 €
Résumé :
Londres, 1952, une petite annonce est publiée : des jeunes femmes honorables sont recherchées afin de contracter un mariage avec des messieurs résidant en terre nouvellement conquise, la Nouvelle Zélande. Hélène, jeune préceptrice londonienne, choisira de partir vers ces contrés inconnues afin de se marier avec « un homme à la réputation irréprochable ». Au cours de la traversée qui la conduira en Nouvelle Zélande, elle fera la connaissance de Gwyneira, une jeune et belle aristocrate au tempérament de feu, elle aussi destinée au mariage. A partir de cet instant, elles ne se quitteront plus et seront toujours là l’une pour l’autre afin de traverser les joies, les imprévus, et les tourments de leur nouvelle vie au pays des Maoris. Réussiront-elles à se faire à leur nouveau quotidien ? Leurs époux, jusque là inconnus, répondront-ils à leurs attentes ? Que leur réserve la cohabitation avec le peuple indigène Maori ?
Avis par Audrey :
Comme vous avez déjà pu le constater, je suis une grande amatrice de ce type de romans, celui qui allie voyage, Histoire et destins de femmes fortes. C’est donc avec joie et curiosité que je me suis plongée dans la lecture de ce roman. Dès les premières pages, j’ai été intriguée par l’histoire mais j’ai trouvé qu’elle traînait un peu en longueur… Elle se perdait un peu dans des détails superflus. A vrai dire, je n’ai vraiment été captivée par le texte que vers la 200ème page (après le récit de la traversée). Et à 200 pages de la fin, le livre est tout simplement devenu passionnant ! Autant dire que mon intérêt est allé crescendo… Ce qui m’a plu : c’est l’histoire d’amitié profonde et sincère entre les deux héroïnes, le récit de l’adaptation de ces femmes fortes et battantes, la cohabitation avec les Maoris, les rebondissements qui touchent vraiment l’intimité de chaque protagoniste. Pour conclure : c’est un bon roman, même s’il faut s’accrocher au début. Mais quand on a terminé de le lire, on n’est pas déçu et on peut se satisfaire d’avoir lu une « vraie jolie histoire »…
L'envol - Rinsai Rossetti
Caractéristiques :
Genre :Fantastique
Grand format : 332 pages / 15,00 €
Résumé :
Frenenquer Paje est une jeune femme presque majeure vivant dans une oasis, au fond d’un désert. Depuis toujours, elle est prisonnière d’une famille où le père fait montre d’une tyrannie sans commune mesure, cherchant toujours à la rendre parfaite à son image : d’une soumission et d’une discrétion à toute épreuve. Sa mère, quant à elle, semble invisible et rajoute à sa fille de la pression, car chaque faute de Frenenquer est susceptible de retomber sur elle. La jeune femme n’a pour échappatoire qu’une amie originale et des piles de livres qui envahissent sa chambre. Lorsqu’elle décide de sauver la vie d’un chat en piteux état, elle se voit retirer sa porte sur l’extérieur : ses précieux livres… Mais elle obtient en échange quelque chose d’incroyable : une Créature Libre. Le chat parlant, capable de se transformer en garçon ou en n’importe quelle autre créature imaginable lui apprend ce qu’est réellement la liberté.
Avis :
« L’envol » est un roman qui a été récompensé dès sa sortie, et l’on comprend pourquoi. Etonnant d’ailleurs, qu’il ne soit pas rentré plus tôt dans la grande littérature et que l’on ne l’étudie pas à l’école. Poignant, le livre traite d’un sujet extrêmement sensible : la liberté. La condition de Frenenquer est horrible, et son père est un être abject qui dès le départ se met à dos le lecteur. Difficile pourtant d’en vouloir à la jeune femme de ne pas se rebeller : le conditionnement qu’elle subit depuis son plus jeune âge transmet une émotion très forte qui vous touchera forcément. Si « L’envol » est idéal pour la jeunesse, il convient parfaitement aux adultes et fait réfléchir. Secondaire, la relation « amoureuse » (un mot un peu fort) entre Sangris, la créature libre et Frenenquer est tout de même secondaire par rapport à celle de sa fille avec son père, qui se révèle très profonde et difficile à définir. Le père est-il simplement un tyran, ou plutôt un homme qui ne sait pas s’exprimer autrement et qui est tombé dans un excès effrayant ? Le livre fait immanquablement réfléchir, poussant le lecteur à s’interroger sur le rôle des parents, sur la liberté et sur les conditions des enfants et des femmes dans certaines parties du monde. Pour moi, « L’envol » entre dans la littérature classique, grâce à son thème et à sa touche de poésie…









