roman
Les puits de l'enfer - Graham Masterton
Caractéristiques :
Genre : Horreur
Format poche : 284 pages
Résumé :
Mason, plombier de son état, est appelé par ses amis qui s’interrogent sur l’eau de leur puits. En effet, l’eau est devenue jaunâtre et dégage une odeur désagréable de poisson pourrie… Lorsqu’il fait examiner la composition du liquide par son collègue Dan, les deux compères se rendent compte que des micro-organismes inconnus pullulent dans ce milieu, et y déversent une substance étrange qui donne ces caractéristiques étranges à l’eau… Les deux ne sont pas au bout de leur surprise, car quelque chose d’horrible semble arriver à quiconque – homme ou animal – qui ingère l’eau provenant des puits de la région… Une nouvelle espèce semble émerger, liée à un secret terrifiant gardé depuis des siècles. Et cette civilisation semble bien décidée à annexer la nôtre…
Avis par Jake :
Un roman qui oscille entre l’horreur et la science-fiction. La première partie, lorsque les personnages ignorent encore tout des transformations, et ne font qu’imaginer le pire est géniale. On gravit avec eux les escaliers de la maison des gens disparus, sans avoir ce que l’on est sur le point de découvrir (on sait simplement que l’on va avoir peur ^^). Masterton semble adepte de ce style, ce qui me convient parfaitement ! Sans que ses personnages soient particulièrement attachants (souvent même borderline antipathique, avec un paquet de défauts), la trame les entraînent dans des histoires incroyables et l’on en vient à les prendre en pitié. Le scénario est incroyable et s’inscrirait parfaitement dans un épisode de the X-Files (d’où pour moi son succès !). Les lieux sont très bien décrits, notamment les grottes et cavernes, ce qui nous embarque immédiatement dans les mésaventures des personnages. L’écriture est fluide, avec une traduction malheureusement à parfaire, étant donné que le livre date de 1991 (pour la version que j’ai lue)…
Le secret de Cracovie - Malgorzata & Michal Kuzminski
Caractéristiques :
Genre : Policier
Grand format : 415 pages / 24,90 €
Résumé :
Au printemps 1939, à Cracovie l’antiquaire juif Jacob Rosenberg reçoit un étrange manuscrit conservé depuis des siècles par la très grande société secrète : la Confrérie des Alchimistes. Ce document religieux, pourrait changer la face du monde si son contenu venait à tomber entre de mauvaises mains, comme les nazis par exemple qui vont tout mettre en œuvre pour le retrouver. Bien entendu ils ne sont pas les seuls dans cette quête. Le Vatican ainsi qu’un riche collectionneur américain vont partir eux aussi coûte que coûte à la recherche de ce trésor perdu.
Avis par Lolo :
Un roman policier qui se situe entre histoire et espionnage. D’abord ce que j’ai le moins apprécié c’est la taille des caractères (trop petits à mes yeux… au sens propre !) ainsi que les diverses citations et références avec notes quasiment une page sur deux. Heureusement il y a 15 grands chapitres (et nombreuses parties à l’intérieur) qui aèrent le livre et en rendent la lecture agréable. L’histoire est bien construite avec présentation de l’intrigue et de ses différents protagonistes d’emblée, ce qui nous captive immédiatement ! Les personnages principaux sont très différents les uns des autres et alternent au gré des chapitres. Le vrai héros est un prince Russe issu de la dynastie des Romanov, mais aussi Rebecca, la jeune fille juive qui n’est quasiment jamais sortie de son ghetto et qui cherche justement son « prince charmant ». Bref ce roman mêle habilement l’amour, l’espionnage et une page d’histoire avec le quotidien des Juifs dans un quartier de Cracovie à la veille de la Deuxième Guerre Mondiale.
Le premier qui pleure a perdu - Sherman Alexie
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 281 pages / 14,50 €
Résumé :
Junior est un indien Spokane miraculé. Il a survécu à une grave affection du cerveau qui n’aurait pas du le laisser s’en tirer… Il vit avec sa mère, son père alcoolique et sa sœur au sein d’une réserve. Il est condamné à y subir le même sort que ses pairs : alcoolisme, pauvreté, manque d’éducation… et mort. Mais contrairement aux autres, Junior refuse son sort. Il va changer de lycée, et intégrer un établissement juste à l’extérieur de la réserve. Un lycée de blancs. En devenant l’étranger, il tourne également le dos à son peuple qui le rejette, et seul le soutien de sa famille lui permettra de tenir, au départ… Puis bientôt, Junior réalisera qu’il s’est ouvert une porte, et que la vie n’est pas en blanc et en noir…
Avis par Jake :
Cela fait plusieurs romans que je lis et qui porte la mention « plein d’espoir »… Plusieurs romans où malheureusement je ne vois pas l’espoir caché derrière les malencontreuses aventures des personnages… Et bien voilà enfin un livre qui tient parole ! « Le premier qui pleure a perdu » est une perle ! Cet ouvrage est vraiment magnifique ! Comment ne pas être touché par les tribulations de son personnage principal courageux face à l’adversité ? Si effectivement, des tragédies frappent le héros, cela ne l’empêche pas de persévérer et d’être bourré d’humour. D’ailleurs, c’est tout le roman qui est hilarant ! Junior s’adresse au lecteur comme à un complice, sans pudeur ni censure. C’est incroyablement rafraîchissant et tellement plus réaliste ! La trame en elle-même prône l’espoir et la persévérance. Chaque relation est unique, et les révélations que se fait Junior sont celles que l’on peut avoir à n’importe quel moment de nos vies. L’écriture et la narration sont intimistes, parfois, j’avais l’impression de voir des passages de « Forrest Gump », d’autres, c’était la beauté des œuvres de Patrick Cauvin que je retrouvais dans des morceaux plein de candeur. Vous l’aurez compris, c’est un coup de cœur pour ce livre qui s’adresse aux plus jeunes, comme aux autres. Simplement pour se faire du bien. MAGNIFIQUE !
La maison de la nuit (2/?) Trahie - PC Cast & Kristin Cast
Caractéristiques :
Genre : Jeunesse / Fantastique
Grand format : 354 pages / 15,20 €
Résumé :
De part son affinité avec les cinq éléments, Zoey est devenue très en vue à la maison de la nuit. Elle a remis Aphrodite a sa place et est devenue l’apprentie Prêtresse, avec l’aval de Neferet. Elle a également un petit ami en 3ème année, mais cela ne l’empêche pas de flirter avec un professeur, et de revoir son ex petit-ami humain pour boire son sang… En parallèle, ces pouvoirs seront bientôt mis à l’épreuve pour élucider un mystère que la police semble incapable de résoudre : plusieurs de ses anciennes connaissances du lycée se mettent à disparaître mystérieusement… Pour cela, il lui faudra également accepter l’aide de la dernière personne en qui elle aurait voulu faire confiance…
Avis par Jake :
Comme vous l’aurez peut-être compris grâce à l’ironie déjà présente dans le résumé, je n’ai pas du tout accroché avec ce roman. J’avais laissé le bénéfice du doute au premier tome en me disant que c’était dirigé vers une population plus jeune que moi, et qu’en le lisant avec légèreté je passerais un bon moment. Et bien ici, ce n’était même pas le cas. Si j’avais eu affaire à un film, j’aurais dit que c’était « sur-joué », et bien ici je dirais donc que c’est « sur-écrit ». Les personnages ne semblent pas capables de fonctionner indépendamment dans la trame. Les clichés se multiplient. L’héroïne est égocentrique, c’est la plus forte et la plus puissante. Elle ne fait preuve d’aucune modestie… D’autre part, elle a beau avoir le petit ami de ses rêves, cela ne l’empêche pas de flirter avec un autre, et de boire le sang d’un troisième (ce qui a des caractéristiques érotiques dans le livre)… Je crois qu’il y a un terme pour ce genre de filles, mais contrairement à ce roman, je ne serai pas suffisamment vulgaire pour l’employer. Franchement, il y a tellement mieux à lire que j’abandonne complètement la saga « La maison de la nuit »… Une fois n’est pas coutume : « déconseillé ! ».
Autoportrait de l'auteur en coureur de fond - Haruki Murakami
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 220 pages / 7,50 €
Résumé :
De l’écriture à la course, il n’y a vraiment qu’un pas que franchit Murakami au début de sa trentaine. Il va décider de vendre son club de jazz afin de se mettre réellement à l’écriture. Il constate qu’il doit absolument changer sa façon de vivre. Il fume alors soixante cigarettes par jour et commence à avoir du ventre. Il va s’imposer une hygiène de vie exemplaire en commençant la pratique de plus en plus progressive et intensive de la course à pied. Les bienfaits physiques et psychiques de ce revirement vont se révéler positifs à bien des niveaux.
Avis par Lolo :
L’auteur nous raconte les débuts de sa vie de romancier qu’il a associés tout de suite à la course à pied. Il s’est rendu compte que sans une bonne forme physique, il lui était impossible d’écrire. Bien sûr, il commence par de petites distances mais tous les jours pour arriver à un rythme qui va lui permettre de viser le marathon. Courir est un état d’esprit qui forge le caractère, qui nous enseigne la persévérance, la patience aussi. En effet, le mental et le physique ne se transforment pas du jour au lendemain comme par magie ! L’auteur a une volonté et un courage terribles. Tous les coureurs se retrouveront dans son livre. Pour moi, qui pratique cette discipline tous les jours également, j’avais l’impression de lire exactement tout ce que je ressentais ! Quel bonheur de se sentir comprise ! Je trouvais déjà Haruki Murakami incroyable, dans sa façon d’écrire, mais en plus, partager sa passion pour la course en fait vraiment à mes yeux une personne remarquable !
Le goût des souvenirs - Erica Bauermeister
Caractéristiques :
Genre : Roman
Format poche : 270 pages / 17,00 €
Résumé :
Al est comptable et ne voit la vie que par les chiffres, ce qui a le don d’énerver sa femme Louise, et leur mariage n’est qu’une mascarade… Mais il trouve une confidente en la personne de Chloé, une jeune femme qui travaille pour devenir chef dans le restaurant de Lilian, une femme très positive qui a commencé une relation avec Tom, un veuf qui essaie de surmonter la mort de son épouse… Finnegan est un jeune homme dont la taille géante est proportionnelle à sa discrétion. Malgré sa maladresse, il fera tout pour conquérir Chloé. Cette dernière vit avec Isabelle, une vieille dame atteinte d’Alzheimer dont la fille aînée Abby se fait un sang d’encre, alors qu’elle est habituée à tout contrôler dans sa vie…
Avis par Jake :
Ce roman nous entraîne avec chaque chapitre dans les histoires personnelles de chacun des personnages, ce qui constitue au final une grande fresque relationnelle autour du petit restaurant délicieux de Lilian. Certaines histoires sont véritablement touchantes, comme celle de Finnegan, ce garçon fragile malgré sa constitution de géant ; ou celle de Tom qui essaie de refaire sa vie après la perte tragique de l’amour de sa vie. Abby également m’a touché, probablement parce que l’on se ressemble un peu : elle paraît dure, mais le fait d’essayer de tout contrôler n’est en fait qu’un moyen de se protéger… L’écriture et le style sont pour moi irréprochables. Malgré ces qualités indubitables, ce roman ne m’a pas plu. Ce n’est qu’une question de goût, mais plutôt que porteur d’espoir, je l’ai trouvé extrêmement démoralisant. Déconseillé par temps de pluie ou lors de déprimes ! La plupart des trames sont assez tragiques ou pathétiques (notamment le couple d’Al). Je regrette également que le restaurant et les plats de Lilian ne soient pas davantage mis en avant, car la gourmandise aurait pu relever un peu le moral de tout le monde !
Sixtine - Caroline Vermalle
Caractéristiques :
Genre : Policier
Grand format : 350 pages / 18,00 €
Résumé :
Jessica Desroches s’apprête à épouser Seth Pryce. Elle est amoureuse, et lui est complètement tombé sous son charme. Il est riche, célèbre et beau. Jessica a tout pour être heureuse… Sauf que dès que le mariage est prononcé, les choses se gâtent… Bientôt, on retrouve le jeune couple dans une pièce secrète d’une pyramide en Egypte. Lui est mort, avec une étrange croix tatouée sur le ventre. Elle, a passé des jours sans nourriture, sans eau et sans lumière. Elle est détruite et n’est plus Jessica. Elle est devenue Sixtine, une femme forte prête à tout pour connaître les responsables de sa tragédie. Mais ce ne sera pas chose aisée, car un complot semble bien être à l’origine de cette horreur, et certains Egyptiens sont bien déterminés à protéger leurs secrets…
Avis par Jake :
Tout d’abord, je dois avouer que je ne m’attendais pas à un roman d’aventures / policier, mais plutôt à un livre fantastique, étant donnés la couverture et le résumé… Heureusement, je n’ai pas été déçu pour autant. L’écriture est excellente, et lorsque le lecteur est lancé, il se prend au jeu et continue à lire jusqu’à la fin. Le personnage de Jessica / Sixtine est assez attachant (puis mystérieux) et c’est également le cas des personnages secondaires… On regrette simplement qu’il soit un peu nombreux, ce qui par moment peut perdre légèrement le lecteur. La trame est complexe, mais attrayante : le mystère est établi dès le début et pousse le lecteur à tenter de deviner avec les personnages qui est responsable de l’affaire. Ce roman s’inscrit dans une saga, et c’est un peu dommage, car arrivé à la fin, on est loin d’avoir toutes les réponses qui nous intéressent. C’est un point mitigé : oui, on veut ouvrir la suite rapidement, mais on aurait aimé également que le livre puisse se suffire à lui-même un minimum. Enfin, j’avais lu il y a peu de temps un roman de Christian Jacq, et le « retour en Egypte » était excellent et comblera tous les fans du genre !
Celui qui lisait dans les pensées - Nitya Varnes
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 266 pages / 16,00 €
Résumé :
Terence Redeleyn étudiant en philo à Princeton a le don de télépathie. Le problème, c’est qu’il ne le maîtrise pas complètement et de ce fait, les pensées des uns et des autres ont tendance à se mélanger aux siennes. Il va demander à Samuel un ancien ami de l’aide pour y voir plus clair ou pour essayer de se débarrasser de ce don qui le gêne plus qu’il ne lui est bénéfique. Il va alors faire connaissance avec des gens complètement différents de ceux qu’il fréquente habituellement.
Avis par Lolo :
Le sujet original m’a plu ainsi que la couverture du livre. Malheureusement j’ai vite déchantée ! Déjà les premiers chapitres sont très confus et ne servent pas à grand-chose. Je n’ai pas aimé les personnages principaux à savoir Terence qui n’a selon moi aucune personnalité et Samuel qui est trop manipulateur. Je ne parle même pas de tous ceux (amis et familles) qui gravitent autour d’eux !!! Et qui frisent l’absurde. Pourtant encore une fois, le sujet avait de quoi donner un livre intéressant. Mais c’est long et plat et vraiment sans intérêt. La fin est d’ailleurs aussi bizarre et confuse que le début ce qui est au moins une constante du roman.
Trois hommes, deux chiens et une langouste - Iain Levison
Caractéristiques :
Genre : Roman
Grand format : 266 pages / 10,50 €
Résumé :
Mitch, Doug et Kevin sont 3 jeunes adultes, loosers de surcroît qui passent leur temps libre à fumer des pétards. Ils vivent dans une banlieue minable du côté de Pittsburg aux Etats-Unis et rêvent à la belle vie. Malheureusement ils vont de petits boulots en licenciements et en ont marre de galérer. Ils vont alors décider de se rebeller contre le système en tentant un coup fumant pour se faire beaucoup d’argent illégalement bien sûr ! Mais comme ce sont des amateurs et qu’ils ont malgré tout du mal à se mettre d’accord, la situation va aller de mal en pis…
Avis par Lolo :
Je dois avouer que le titre et la couverture m’ont attirés. Je me suis dit : « chouette un roman drôle », que j’ai finalement trouvé très moyen à ce niveau là. D’abord j’ai tout de suite détesté cette équipe de bras cassés porteuse de mouise. Il n’y en a pas un pour relever l’autre et l’association des 3 donne effectivement quelque chose de détonnant. Bien sûr il y a la crise et dans leur banlieue, les entreprises ferment les une après les autres. Donc quand on est déjà marginal au départ et que l’on va de situations dramatiques en désespérées, il est presque logique de franchir « la ligne jaune ». J’ai trouvé le roman triste et grave en fait car il révèle une terrible réalité. Quel est l’avenir quand on n’a pas vraiment fait d’études et que l’on attire toujours les mauvaises personnes ? Malgré tout le roman est bien écrit et j’ai relevé pas mal d’ironie. Le pathétique faisant hélas complètement partie du quotidien de ces 3 jeunes qui sont d’ailleurs plus ados qu’adultes. On note aussi de nombreuses situations cocasses voir loufoques. Cependant, même si l’atmosphère générale était trop pesante à mon goût, je constate néanmoins que ce livre m’a fait réagir car il ne m’a pas laissé indifférente.
Silo - Hugh Howey
Caractéristiques :
Genre : Science-fiction
Grand format : 557 pages / 23,00 €
Résumé :
Des siècles après une guerre nucléaire dévastatrice, ce qui reste de l’humanité est contraint de vivre sous terre, terré dans un immense Silo de 144 étages de profondeur. Pour survivre et maintenir des conditions de vie décentes, la loi qui régit le Silo contrôle jusqu'à l’existence même : Pour avoir le droit de faire un enfant, les couples doivent s’inscrire à une loterie dont le nombre de gagnants dépend du nombre de morts, afin d’éviter toute surpopulation. Et surtout, règle primordiale, il est strictement interdit d’évoquer ne serait-ce que l’envie de sortir du Silo. Toute personne transgressant ces lois sera « lâché » à l’extérieur du Silo, dans l’univers désormais toxique et hostile de la Terre avec pour mission de nettoyer les caméras du Silo, seul contact de ses habitants avec l’extérieur. Ces caméras et les écrans géants ou les images sont transmises sont aussi le moyen qu’ont les dirigeants pour rappeler aux habitants que le monde extérieur est leur ennemi. Suite au désir soudain de sortir qui à conduit à la mort de son épouse, le shérif Holston commence à se demander si cette vie est bien la seule possible et surtout si le monde a toujours été ainsi, comme l’affirment les dirigeants du Silo.
Avis par Mathilde :
Au premier abord, on peut s’étonner qu’Actes Sud publie de la science-fiction. Et ouvre une collection spécialement pour ce titre. Cela n’est pas sans rappeler l’ouverture de la collection Actes Noirs pour la trilogie Millenium. Alors, intrigué, on ouvre le livre. Et on comprend. En tout premier lieu, il faut dire que c’est un roman très très (oui deux « très », c’est dire) bien construit. La succession des personnages est superbement orchestrée faite de manière tellement subtile qu’on ne comprend ce qui nous arrive une fois le changement opéré ! Le roman à été à la base auto publié aux états unis sur internet sous forme de feuilletons, tous réunis dans ce livre. Cela se sent complètement à la lecture mais au lieu de fragmenter le récit, cela lui donne un rythme haletant, ponctué par les cliffhangers. Quand j’ai commencé ma lecture, j’ai tout de suite été happée par le récit et l’histoire du shérif, puis par l’enchainement des évènements. L’auteur arrive à enchainer des moments haletants ou le suspense est omniprésent avec des moments plus calmes ou il prend le temps de poser la politique interne du Silo ainsi que le fonctionnement de celui-ci. Finalement c’est un roman beaucoup plus complexe en dense qu’il n’y parait. Le fonctionnement du Silo est simple au premier abord : Un maire, un shérif, des adjoints répartis dans les étages, des fermes, les Machines…tout ce qu’il faut pour qu’il soit autosuffisant. Mais au fur et à mesure du récit, il s’avère beaucoup plus complexe. Surtout ce mystérieux étage informatique qui œuvre dans l’ombre… Les personnages principaux sonnent justes et sont très attachants. Le personnage de Juliette tout particulièrement ainsi que celui de l’adjoint du shérif qui savent rester intègrent sans sombrer dans le piège facile de la niaiserie. Au fur et à mesure qu’il pose le décor, Hugh Howey distille des éléments donnant encore plus de profondeur au récit. D’une dystopie, des éléments de roman noir, puis de thriller s’ajoutent, avec toujours le post-apocalyptique en toile de fond. Une très grosse réussite, donc, qui justifie à l’image de Millenium il y a quelques années l’ouverture d’une collection sur-mesure pour accueillir cet ovni !









